NDA:

Rating : K+

Cette fiction a été écrite dans sa totalité par trois auteures différentes :

POV Alyssa - Charliflex

POV Louna - DoraFlickFlack

POV Léna - Tanounette

Elle se situe à la fin de la saison 6 et c'est donc la SUITE DE LA SÉRIE, attention aux possibles spoilers.

Elle respecte entièrement le script et le canon de la série, les personnages morts resteront donc morts (désolées).

Disclaimer : Teen Wolf ne nous appartient (malheureusement) pas.

oOo

Bonjour à vous !

Tout d'abord joyeux Noël ! Légèrement en avance, mais pour une fois qu'on n'est pas en retard, personne ne va s'en plaindre, hein ! Bon, en ce qui concerne la publication…une, deux, (trois ?) semaines de retard…on ne change pas les bonnes habitudes XP

Plus sérieusement, nous avons été très touchées par l'attentat de Strasbourg, cette magnifique ville qui nous a vu naître, celle que nous aimons de tout notre cœur. Nous transmettons tout notre soutien aux familles des victimes, à défaut de pouvoir faire plus pour protéger notre ville brisée.

Pour en revenir à notre chapitre, au programme : une première petite escapade, et une deuxième petite escapade.

Bonne lecture !

oOo

Chapitre 38

« Un voyage de mille milles commence par le premier pas. »

~POV Louna~

La nuit a largement eu le temps de tomber lorsque je toque à la fenêtre de la chambre à Isaac. Le visage à deux centimètres de la vitre, où mon souffle s'échoue dans un nuage de buée, je m'accroche fermement à la rambarde, histoire de ne pas m'écraser comme une crêpe quatre mètres plus bas. Je scrute avec attention la pièce plongée dans l'obscurité jusqu'à ce que mon regard se porte sur une forme indéterminée, avachie sur son bureau, l'air très profondément prostré dans les bras de Morphée.

Bah génial, j'ai volé un vélo pour traverser la ville en pyjama et finalement je me retrouve coincée dehors… Je songe un instant à aller sonner à la porte d'entrée, mais Mélissa est bien trop adorable pour que je ne puisse m'imaginer la réveiller en pleine nuit. Tant pis. Aux grands mots les grands moyens. Je dégaine mon portable puis presse la touche d'appel, sans aucun remord pour ma victime. Instantanément, le portable de mon petit-ami se met à vibrer contre sa joue tandis qu'une musique rock s'échappe des haut-parleurs. Sa réaction ne se fait pas attendre : il bondit littéralement de sa chaise pour se ratatiner au sol moins d'un mètre plus loin. Quelle chochotte. Il met quelques secondes à se remettre les idées en place puis tend un bras vers son portable, avec hésitation :

- Oui ?

Je me retiens difficilement de rire. Au ton de sa voix, il a sans doute l'impression de planer.

- Espèce de cacahuète, ouvre-moi la fenêtre ou je passe par la cheminée ! je hurle dans le combiné.

Grâce à ma super vision, je vois ses sourcils se froncer à la Derek, puis il tourne d'un coup la tête dans ma direction. Je lui fais un grand sourire de psychopathe et agite les doigts de ma main, l'air de dire « coucou c'est moi », comme si tout était parfaitement normal.

Il ne cherche même pas à comprendre mais se grouille de m'ouvrir la fenêtre, peut-être par peur que je mette ma menace à exécution. A peine m'a-t-il ouvert que je lui saute dessus, mes bras croisés derrière sa nuque et mes jambes crochetées l'une à l'autre dans son dos.

Alors qu'il s'apprêtait à ouvrir la bouche, je le coupe en pressant mes lèvres sur les siennes avec ardeur. D'abord les bras ballants, il place ensuite ses mains sous mon fessier -pour éviter que je finisse le cul parterre une fois de plus-, puis me plaque en douceur contre le premier mur venu. Malgré tout, la « délicatesse » dont il a fait preuve n'a pas su empêcher la cloison de trembler, comme si elle s'était prise un coup de cul de la part d'un éléphant.

Je décolle mes lèvres de celles d'Isaac et échange un regard avec lui. Oups. Pétrifiés à l'idée de nous faire débusquer, nous restons immobiles, dans une position plus que délicate, malgré nos super-pouvoirs. Le cœur battant la chamade et le souffle haletant, Isaac appuie son front contre le mien, mélangeant à nouveaux nos respirations devenues encore plus rapides par la peur de se faire surprendre, comme si nous étions juste des ados comme les autres, qui transgressent les lois fixées par leurs parents. Après quelques minutes sans aucun signe qui indiquerait qu'on se soit fait prendre, nous éclatons d'un petit rire hystérique.

- Que me valait cette petite visite à l'improviste ? me demande-t-il alors d'une voix rauque.

- J'en avais juste envie.

Il me sourit puis me dépose sur le lit et en profite pour gauger ma tenue du regard.

- Tu m'expliques ce que tu fous en pyjama ?

- C'est plutôt moi qui devrais te demander pourquoi TU es encore HABILLÉ. Mais comme je ne te pose pas cette question, ne me la pose pas non plus.

- Mmh, je vois, abdique-t-il en se laissant choir à mes côtés.

- Tu faisais quoi ? A part baver sur ton bureau, j'veux dire.

- Des papiers. Rien d'important, dit-il rapidement avant de changer de sujet : tu veux me parler de demain ?

Ah oui, c'est vrai. On a prévenu les gars de notre petite virée i peine quelques heures, et aucun d'eux n'a eu l'air de s'en offusquer.

Je détourne le regard vers le plafond et secoue négativement la tête, avant d'ajouter :

- Je n'ai rien à en dire.

- Tu vas faire face à ton passé, ce n'est pas rien. Retourner à Eureka, c'est un grand pas pour toi.

- On ne part à Eureka, pour commencer. Je ne veux plus remettre les pieds là-bas. Je ne veux plus en entendre parler.

- C'est de là d'où tu viens, Lou. On ne doit jamais oublier d'où l'on vient.

- Tu sais Isaac, ça m'arrive encore de me réveiller en sursaut et de ne plus savoir où je suis. De ne plus savoir si c'est un cauchemar ou la réalité. Et c'est douloureux.

- Ouais, je sais ce que sais. Crois-moi, je comprends tout à fait ce que tu ressens.

- Ce n'est pas pour moi que ça sera le plus dur. Je survivrais à une petite visite à l'asile, mais pour elle, ça sera bien plus difficile…

- Pour Léna ?

Je tourne à nouveau la tête vers lui en acquiesçant.

- Je ne sais pas si ce que je vais dire fait de moi un monstre, mais ça fait déjà un bon moment que la mère à Léna appartient au passé, tu sais. Elle n'a jamais pu être là pour sa fille, et ça faisait souffrir Léna, même si elle se cachait derrière son sourire de façade.

Isaac passe une main dans ma chevelure avant de me murmurer à l'oreille d'une voix douce :

- Elle vous a, Aly et toi. Ce n'est pas rien. Et nous sommes sa meute, maintenant.

Un petit sourire tristounet se forme sur mes lèvres alors que j'acquiesce une nouvelle fois.

- Merci, je murmure à mon tour en lui déposant un baiser volage au coin des lèvres.

Il se redresse alors en m'ébouriffant les cheveux au passage, puis me demande l'air à nouveau tout guilleret :

- Ça te dit de la glace ? Vanille aux pépites de chocolat ?

J'en ai de la chance, d'avoir un Isaac Lahey.

~POV Léna~

- On y va ? questionne Alyssa en me fixant dans le rétroviseur.

- Oui. Oui on y va, je réponds en serrant la main de mon petit copain.

Je regarde Théo, il me sourit et embrasse ma main. Louna pose sa main sur mon épaule. Mon amie rousse démarre la voiture et s'embarque rapidement sur la route principale pour retourner à l'asile, voire ma mère. On a plus de dix heures de route et c'est pour ça que nous partons à cinq heures du matin. Les garçons nous accompagnent sous l'ordre de Scott. Du coup Nolan est sur le siège avant avec Alyssa, derrière eux il y a Théo et moi puis tout derrière, Isaac et Lou. J'enlace mes doigts avec ceux de Théo et pose ma tête sur son épaule.

Au bout de six heures de conduite, Alyssa s'arrête à San Francisco et laisse Isaac prendre le relais. Comme je n'ai pas le permis et que Louna n'est pas chaude à conduire, Isaac est notre dernier espoir d'arriver à bon port. Louna et Isaac échangent de place avec Alyssa et Nolan. Je me tourne vers eux et ils ne tardent pas à s'endormir. Nolan a la tête posée sur le rebord de la fenêtre et mon amie à la tête sur son épaule. Je repose la tête sur Théo et ferme les yeux.

- On est arrivés, Léna.

- Mmh.

Je relève la tête et remarque que nous sommes arrêtés sur le parking de l'hôpital. Je regarde mes amies, leurs petits-copains, puis Théo. J'ai une peur bleue de rentrer là-dedans. J'ai vraiment peur de découvrir dans quel état est ma mère. Je sais que tout le monde dans la voiture ressent mon stress et ça m'angoisse encore plus. On sort tous de la voiture et au moment de partir avec les filles je me colle à Théo et il me serre contre sa poitrine. Il passe sa main dans mon dos pour me rassurer.

- Ne panique pas Léna, tu as fait le bon choix de venir la voir. On est tous avec toi, chuchote Théo.

Je l'embrasse et m'en vais avec mes meilleures amies. Les garçons nous attendront dans la voiture. Je serre les mains d'Alyssa et de Louna et nous passons le portail de l'hôpital. Arrivées dans la cour il ne nous reste que quelques mètres à franchir avant d'entrer dans le bâtiment principal. Quand Louna pousse la porte je soupire et ferme les yeux. La voix de ma mère qui appelle à l'aide résonne dans ma tête.

Quand on arrive à l'intérieur, une femme d'environ trente ans nous attend à l'accueil. Elle a des cheveux blonds et des lunettes sur le nez. Elle porte une blouse bleue et nous sourit quand on s'approche d'elle.

- Bonjour mesdemoiselles, que puis-je faire pour vous ?

- Nous aimerions voir madame Tyler, demande Alyssa.

- Madame Tyler ? Megan Tyler ?

- Oui, il y a un problème ? je questionne, paniquée.

- C'est-à-dire que ça fait bien longtemps que plus personne ne lui rend visite.

- On peut quand même la voir ? reprend Aly.

- Mais qui êtes-vous pour elle ?

- Je suis sa fille.

- Oh, et bien, je, elle, attendez, je vais appeler le responsable de son service. Patientez ici, s'il vous plait.

La jeune femme se rue sur le téléphone fix et semble paniquée quand elle appelle son supérieur. Elle raccroche au bout de quelques échanges et ce dernier ne tarde pas à venir. C'est un homme de cinquante ans environ. Il est bien plus grand que nous trois et porte une blouse blanche avec son nom inscrit dessus docteur Klein. Il nous tend la main pour nous saluer et nous demande de bien vouloir le suivre dans l'aile gauche du bâtiment.

On traverse un long couloir qui ne semble pas s'arrêter. Des dizaines et des dizaines de chambres remplissent ce couloir. On s'arrête au bout du couloir après quelques minutes de marche. Sur notre droite, un micro-couloir se dessine. En effet, il ne mène qu'à une seule chambre, la numéro cent-onze.

- Votre mère se trouve derrière cette porte, déclare le docteur en me regardant et en pointant la porte du doigt. Votre mère n'est plus très en forme, ces derniers temps. Ses pouvoirs l'affaiblissent de trop et je crains qu'il ne lui reste que très peu de temps à vivre.

- Ses pouvoirs ? Vous êtes au courant ? demande subitement Louna.

- Oui bien sûr, je suis un druide, je sais parfaitement qui vous êtes. Quoi qu'il en soit, allez-y doucement avec votre mère, mademoiselle Tyler, conclut le docteur.

Je lui souris pour le remercier et les filles me prennent dans leurs bras.

- On t'attend ici, Léna. Ne stresse pas. Vas-y calmement.

- Merci les filles, je vous aime.

Je les embrasse chacune sur la joue et me tourne pour entrer dans la chambre numéro cent-onze. J'inspire et expire fortement quand j'arrive devant la porte. Je pose la main sur la poignée et ferme les yeux quelques instants. J'entends à nouveau les appels au secours de maman et ouvre la porte doucement.

Je passe un pied dans la pièce et au moment de fermer la porte je jette un dernier coup d'œil aux filles. Je me mets dos à la porte et observe la pièce. Une atmosphère morbide plane là-dedans. Les murs sont blancs. Un lit se trouve en face de moi. Il est si bien fait que j'ai du mal à croire que maman l'utilise. Deux fenêtres laissent entrer la lumière. Elles sont grandes et on des barreaux, comme dans les prisons. Je souffle une nouvelle fois et porte mon attention sur la chaise à bascule au milieu de la pièce. Maman est assise dessus et se balance. Il n'y a rien d'autre dans cette pièce.

Je lâche la poignée et m'avance vers ma mère. Je marche lentement jusqu'au fauteuil. J'essaie de ne pas faire trop de bruit. Je me mets face à elle et la regarde. Ses lèvres sont bleues et son regard est plongé dans le vide. Je m'accroupis et prends ses mains dans les miennes. Elles sont froides. Je la regarde de haut en bas pour mémoriser chaque parcelle de son corps. Le regard dans le vide elle murmure :

- Léna…Billy… Freshwater… Beaucoup trop… Léna… Billy… Freshwater… beaucoup trop…

- Maman, maman, c'est moi, Léna, je murmure.

- Léna…Billy… Freshwater… Beaucoup trop…

- Beaucoup trop de quoi, maman ?

- Léna…Billy… Freshwater… Beaucoup trop…

- Maman, maman, regarde-moi je suis là.

- Léna…Billy… Freshwater… Beaucoup trop…

Je me lève et me penche vers ma mère. Nos visages sont à quelques centimètres.

- Maman ! je m'exclame.

J'arrive à capter son attention et elle me fixe droit dans les yeux.

- Léna…Billy… Freshwater… Beaucoup trop…

Je vais perdre patiente. Je baisse la tête et soupire. Calme-toi, Léna, zen. Il ne faut pas la brusquer. C'est une banshee super puissante, on ne sait pas de quoi elle est capable. Je relève la tête et la fixe à nouveau.

- Beaucoup trop de quoi, maman ?

- Léna…Billy… Freshwater… Beaucoup trop de morts…

- Trop de morts ? Maman, réveille-toi, maman !

- Léna…Billy… Freshwater… Beaucoup trop de morts…

Je recule de quelques centimètres et fais les cent pas devant elle. Je prends ma tête entre les mains et grogne. Je m'arrête devant la fenêtre et regarde au loin. Pourquoi elle ne réagit pas. Pourquoi je n'arrive pas à lui faire dire autre chose ? D'ailleurs, qui est ce Billy et pourquoi elle répète Freshwater ? Je retourne vers ma mère et place mes mains sur les accoudoirs pour qu'elle arrête de se balancer puis m'approche d'elle.

- Maman, qui est Billy ? Pourquoi Freshwater ?

- Léna… Billy… Freshwater… Beaucoup trop de morts…

- Maman ! je hurle avec ma force de banshee.

Non, non pourquoi j'ai fait ça ? Elle se lève et se met à hurler à son tour ce qui me fait voler en arrière. Je me retrouve projetée contre le mur. Je tombe au sol et quand je relève la tête, maman est assise sur le fauteuil comme si de rien n'était et murmure à nouveau les mêmes mots.

Louna et Alyssa entrent en trombe dans la pièce et se précipitent vers moi pour me relever.

- Léna, tu vas bien ? Que s'est-il passé ? demande Aly.

- J'ai craqué, je lui ai hurlé dessus. Elle répète les mêmes mots depuis vingt minutes et je n'y comprends rien.

- Qu'est-ce qu'elle répète ?

- Ecoute par toi-même.

On se tourne vers ma mère.

- Léna… Billy… Freshwater… Beaucoup trop de morts… Léna… Billy… Freshwater… Beaucoup trop de morts…

- Pourquoi Billy et Freshwater ? questionne Louna.

- Je, je n'en n'ai aucune idée, je pleure.

- Léna, c'est rien, on va découvrir qui c'est.

- Arrête de pleurer ce n'est rien, ajoute Alyssa.

- Viens, on sort, déclare Lou

J'observe une dernière fois ma mère et me dirige vers la porte avec les filles. Au moment de franchir la porte, maman se lève et se tourne vers nous. Elle lève les mains devant elle et se met à hurler.

- Sortez ! je crie aux filles.

On se rue en dehors de la chambre et je bloque la porte en m'y collant. J'entends ma mère s'écrouler au sol. Je laisse couler une larme et m'effondre au sol. Je tiens ma tête dans les mains. Je ravale mes larmes quelques minutes plus tard et me redresse pour me précipiter vers l'accueil, les filles et le druide sur mes talons. A force de courir, je me retrouve en face de la blonde en moins d'une minute.

- Qui a rendu visite à madame Tyler ? je demande essoufflée.

- Pardon ?

- Qui. A. Rendu. Visite. A. Madame. Tyler ?

- Je, euh… je ne peux pas vous donner ces informations.

- Tout de suite ! Je veux savoir tout de suite ! j'aboie en tapant mes mains sur le bureau.

- Léna, calme toi.

- Non je veux qu'elle me réponde ! je crie.

- Lauriane, allez prendre l'air cinq minutes.

La femme s'en va en me lançant un regard noir. Je la fixe jusqu'à ce que je ne la voie plus. Je me tourne vers le druide qui a pris la place de la blonde derrière la vitre. Il pianote à une allure folle sur l'ordinateur. Je fais les cent pas devant le bureau sous le regard perdu de mes amies.

- Vous connaissez ce Billy ?

- Non, mademoiselle.

- Ce n'est pas possible ! je m'exclame la tête dans les mains en continuant de marcher. Vous savez qui lui a rendu visite en dernier ?

- Je cherche, je cherche.

- Un peu plus vite, je murmure pour moi-même.

Je vois Alyssa lever les yeux au ciel et sourire, elle m'a entendue. Le quarantenaire continue de pianoter sur le clavier de l'ordinateur.

- J'ai trouvé ! s'écrit l'homme.

Je me stoppe net et me précipite vers lui. Je pose les mains sur le bureau et le fixe à travers la vitre. Alyssa et Louna se tiennent à ma gauche.

- Alors ?

- Il s'agissait de deux femmes. Brooke Collins et Sonia Remy. Leur dernière visite remonte au jeudi 26 mars.

Je regarde mes amies à l'évocation du nom de leurs mères et sens une vague de tristesse qui les traverse. Je prends la main de Lou et la serre pour la rassurer comme elle le fait pour moi.

- C'est tout ? Pas de Billy ?

- Non, mademoiselle.

- D'accord, et bien, merci.

Je souris au barbu et sors de l'hôpital avec une idée bien précise en tête. Je marche d'un pas déterminé jusqu'au Van où nous attendent les garçons. Les filles me suivent sans vraiment trop comprendre. Je franchis le portail blanc et cours jusqu'à la voiture. Avant que je n'y arrive, Théo en sort et je me jette dans ses bras. Nous nous serons de toutes nos forces, c'est si bon d'être dans ses bras. Je me sens en sécurité et j'ai l'impression qu'il prend sur lui toutes mes peurs.
Nolan et Isaac sortent à leur tour de la voiture pour enlacer également les filles. Nolan tient Aly comme si sa vie en dépendait et Isaac et Louna ont été plus brefs. Je me détache des bras de Théo pour observer les autres. Je colle mon dos contre sa poitrine tandis que lui me tient par la taille.

- Tu vas nous dire ce que tu comptes faire ?

- Il faut qu'on retourne à Eureka.