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Annonce : Des parties du texte appartiennent à J.K.R. … Bonne lecture !

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Chapitre 38 : Légères réconciliations

Eloïse faisait de son mieux pour ne pas croiser trop souvent ses amis, et restait à l'écart de sa classe. Ses notes étaient de plus en plus hautes, ce qui était normal vu le nombre d'heures durant lesquelles elle travaillait. Le plus souvent elle était cloîtré dans un coin de la bibliothèque et des professeurs étaient obligés de venir la tirer des livres pendant les week-ends pour qu'elle n'oublie pas de manger. Elle restait aussi souvent chez son père avec qui elle rigolait de temps en temps. Des fois, devant la glace, elle s'amusait à imiter son père.

- Eloïse ! avait dit son père sur un ton de pitié.

- Oui ? sursauta la jeune fille.

- Il faudrait que tu arrêtes de m'imiter, je risquerai de croire que j'ai un jumeau avec des cheveux longs, tu m'étonnes que ton groupe de 5ème année se plaigne en te voyant arriver dans un couloir, croyant que c'est moi, tandis que je suis juste derrière eux… Ca m'éviterait des fous rires.

- Oh, désolée papa ! Fit Eloïse en riant.

Père et fille rirent pendant un bon moment, puis Rogue continua.

- En fait, je voulais te dire que je suis très fier de toi. Tes notes sont excellentes, et Remus se plaint de devoir te mettre des 20 tout le temps, il a peur que l'on te prenne pour l'élève préférée de l'équipe pédagogique, ce qui d'ailleurs est l'avis général de tout les professeurs !

- En gros, il faudrait que j'aie de moins bonnes notes ? Demanda Eloïse en haussant le sourcil gauche.

- Elo ! Qu'est-ce que je viens de te dire !

- Ok, mais ça va être difficile de ne plus t'imiter ! Je suis quand-même ta fille, non ? demanda la jeune fille sur un ton qui se voulait plaintif.

- Mais oui petite princesse, tu es ma fille, rien qu'à moi… répondit Rogue en prenant sa fille dans ses bras.

- En fait, tu trouves comment Didier ? lança Eloïse en se serrant contre son père.

Rogue soupira, puis répondit…

- Eh bien, il a l'air gentil, il est bon élève, et je ne peux pas dire qu'il n'est pas beau.

Eloïse, surprise par la réponse de son père, le regarda dans les yeux.

- Tu m'as posée la question, je trouve normal de te répondre franchement.

- Merci papa. Moi aussi je l'apprécie beaucoup. Il est attentif, et travailleur... et un très bon ami... murmura Eloïse en remettant sa tête dans le cou de son père.

Eloïse se remémora la première rencontre avec son ami. C'était le premier jour de réels cours l'année précédente. C'était un garçon assez grand, les cheveux châtains virant vers le gris-blond, en bataille et courts.

Il ne lui avait pas demandé ou fait de remarques, contrairement aux autres, sur son nom de famille. Il avait tout de suite était le confident de la jeune fille habituellement méfiante. Une confiance sans limite s'était formée entre eux. Les professeurs leurs confiaient toujours les tâches les plus difficiles ou importantes, ce qui agaçait le second préfet, Florian Ross. Le père de Didier travaillait au ministère, auprès d'Arthur Weasley. Didier voulait lui aussi travailler au ministère, il était qualifié comme le meilleur sous-préfet de Gryffondor après la fille de Rogue. Les deux jeunes gens faisaient un beau couple. Eloïse allait sur ses 13 ans et Didier avait 15 ans depuis le dix septembre. Mais ils étaient avant tout de très très bons amis.

Le mois de décembre commença, avec les premières neiges bloquant l'accès à l'extérieur pendant une journée complète, tandis que le professeur de sortilèges et Rusard faisaient équipe pour faire disparaître la montagne de neige devant les portes.

Les cours étaient un peu moins intensifs, mais les 5èmes années avaient toujours autant de devoirs. Eloïse, Caroline, Didier, Florent et Hugo se retrouvaient souvent à la bibliothèque, jusqu'à ce qu'un jour, Hermione vint s'asseoir en face d'Eloïse qui lisait un livre sur les métamorphoses du Moyen-âge.

- Hely, je voudrais te parler… murmura Hermione.

- Hermione ! sursauta Eloïse. Tu m'as fais peur. Oui, bien sûr, on va dans le couloir ? répondit d'une traite la jeune fille.

- Oui, je veux bien.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Eloïse en s'adossant contre un mur du couloir.

- On ne te voit pas souvent en ce moment. Je sais que tu as beaucoup de travail, et je sais aussi ce qu'il s'est passé, mais…

- Ecoute, je ne veux aucunement vous faire la tête, répliqua Eloïse qui voyait où son amie voulait en venir. C'est juste que les paroles de Ginny m'ont blessée, et j'aimerais qu'elle vienne s'excuser. Mais ce n'est pas pour ça que je ne veux pas vous aider ! Vous savez que si vous avez un problème je suis là.

- Et Harry ? Il m'a dit que…

- Oui, lui aussi aurait pu tenir sa langue. Mais bon, passons.

- D'accord… Tu restes ici pour les vacances de noël ?

- Oui, et toi ?

- Oui, normalement je devais partir mais Harry a de plus en plus peur. J'aimerais que tu viennes dans la Salle Commune ce soir… si ça ne te dérange pas ! En plus, je n'arrive pas à leur faire comprendre comment formuler le sortilège de Rongifors, pourtant on l'a déjà vu l'année dernière…

- Pour la métamorphose particulière d'un objet en souris ? Bon, d'accord, je viendrais après le dîner.

- Merci.

- De rien, c'est normal ! Bon, désolée je dois finir un devoir en Métamorphose, j'y vais.

Eloïse sourit à son amie puis retourna dans la bibliothèque.

La journée de dimanche passa rapidement, et le soir, comme promis, elle se dirigea vers la salle commune de Gryffondor, Didier la suivant.

- Eloïse, t'es sûr que tu vas les supporter ? Je ne veux pas qu'ils te démoralisent !

- Didier ! Ne t'inquiète pas, ça va aller. Tu restes près de nous ? Comme ça, je n'aurais pas besoin de t'expliquer ma soirée demain matin, répliqua Eloïse d'un ton ironique.

- Bien sûr Hely chérie, répondit le jeune garçon d'un ton amoureux, ce qui fit rire les deux amis.

Eloïse annonça le mot de passe, puis ils entrèrent dans la salle. La jeune fille se dirigea directement vers le trio qui lui sauta pratiquement dessus. Eloïse fut soulagée de remarquer que personne ne releva l'histoire avec Ginny.

- Harry, ça va ? Demanda Eloïse, après avoir expliqué pour la énième fois le sortilège de métamorphose.

- Oui… répondit-il vaguement.

Eloïse le regarda étrangement, puis se mit en face de son ami.

- Ecoute, ça va aller Harry. Tu sais déjà ce qu'il faut faire, tu y arriveras, j'en suis sûre. Il le faut. Surtout que tu es un champion de Poudlard, donc à mon avis tout ira pour le mieux, surtout avec le renforcement de sécurité.

- Mais si, à la fin du tournoi… Cedric…

- N'y pense pas, répondit doucement Eloïse. N'y pense pas, fait de ton mieux pour ne pas te faire tuer, c'est tout ce qu'on te demande. Tu as tous les atouts pour gagner, et je peux te jurer qu'à la dernière tâche il y aura des rondes autour du stade. Tu ne seras pas seul.

Eloïse regarda son ami dans les yeux pendant quelques minutes, puis le quatuor recommença à travailler.

Didier regardait sa petite princesse rire avec ses amis, ils avaient oubliés leurs différents à cause de la petite Weasley, et c'était tant mieux. Ginny était revenue de la Grande Salle, et se dirigea vers le quatuor plié de rires.

- Bonsoir…

Les quatre amis se retournèrent, et Eloïse se leva.

- Je… je suis désolée Eloïse, la dernière fois je…

- Ne t'inquiète pas, ce qui compte c'est que tu te sois excusée. Je comprends que tu sois jalouse, même si tu n'as pas à l'être. Bon, rassure-moi, tu sais pratiquer le sortilège de Rongifors ? Répondit la jeune fille en lançant un regard noir à Ron.

- Oui, pourquoi ? Fit Ginny, étonnée par l'attitude sympathique d'Eloïse.

- Parce que ton frère n'arrive pas à métamorphoser un objet en souris, pourtant c'est du niveau de troisième année, répondit Eloïse en se rasseyant.

Ginny se mit à rire avec les autres, puis montra à son frère comment faire, au bout d'une heure de travail avec Hermione, Harry et Ginny, Ron finit enfin par y arriver et des cris de joies et de soulagements fusèrent dans la salle commune de Gryffondor. Le tableau s'ouvrit dans un bruit sourd.

- Jeunes gens, je tiens à vous préciser l'heure tardive à laquelle nous sommes, serait-il possible que vous alliez vous coucher ? Demanda un professeur.

- Oui professeur, désolée, fit Hermione en rougissant.

- Excusez-nous professeur Lupin, rajouta Ginny.

- Eloïse, je te raccompagne chez ton père, Monsieur Perkins, le professeur Dumbledore veut vous voir dans son bureau demain à 10h, bonne nuit ! répondit Lupin en souriant et prenant sa « petite sœur » par les épaules.

Didier, qui était resté exprès pour sa petite souris, embrassa Eloïse sur la joue, puis se dirigea avec Harry et Ron dans leur dortoir en parlant des cours.

- Perkins a l'air de beaucoup tenir à toi ! Fit Lupin, à Eloïse.

- Oui, il est super sympa. Pourquoi parrain veut le voir ?

- Pour lui parler de son orientation, il veut travailler dans le ministère, et Dumbledore voudrait l'aider pour choisir ce qu'il voudrait exactement…

- D'accord.

- Mais fais attention, ton père risque d'être jaloux de lui, rajouta Lupin sur un ton moqueur, avant de se prendre un léger coup de poing dans le bras gauche.

- Tu sais très bien, et Didier aussi, que papa sera toujours en première position dans mon cœur. Alors arrête de dire ce genre de choses, t'as de la chance que je t'aime bien ! lança la jeune fille d'un ton sarcastique.

- Severus a beau dire, mais tu lui ressemble de plus en plus p'tite sœur !

Cette phrase lui valut un deuxième coup de poing, puis ils partirent dans un fou rire. Rogue les attentaient à l'entrée de la tour.

- Eh bien, vous vous amusez bien on dirait ! lança Rogue sur le même ton que sa fille quelques minutes avant, ce qui fit sourire Remus qui était enfin arrivé à se calmer.

- Mais oui, moi aussi je t'aime papa ! lança Eloïse en embrassant son père sur la joue avant de le pousser pour pouvoir entrer.

- Merci Remus.

- De rien, bonne nuit !

Lupin fit un clin d'œil à Eloïse, puis s'en alla vers son appartement. Rogue ferma la porte de la tour, puis parla un peu de la journée avec sa fille qui caressait inlassablement son chat.

Eloïse laissa sortir Joyaux dans le jardin, tandis qu'elle allait se laver, puis alla se coucher. Rogue corrigea quelques copies, puis fit rentrer le chat et le posa sur le lit de sa fille qu'il embrassa sur le front avant d'aller, à son tour, se coucher.

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La dernière semaine de cours passa rapidement, et l'anniversaire d'Eloïse approchait. La jeune fille avait remarqué l'attitude étrange entre de Didier et Remus, mais ne préféra rien dire. Elle les avait vue plusieurs fois parler dans des coins du château, mais dès qu'elle s'approchait, ils changeaient de discussion, comme si de rien n'était.

Beaucoup d'élèves repartaient pour les vacances de noël. Le jour du départ, Eloïse alla dans le parc avec son chat pour se changer les idées, après tous les devoirs qu'elle avait eus.

- Dis donc, Joyaux à l'air d'apprécier la neige ! Fit une voix derrière la jeune fille.

- Oh, salut Didier ! Oui, il aime beaucoup l'eau. Il est magnifique.

- Oui, adorable, je n'avais pas encore vu de chat noir avec les yeux bleus jusque-là !

- Ouais, c'est un fléreur. Tu ne pars pas avec les autres ?

- Non, finalement je reste, mes parents partent en Tunisie, et j'avais envie de rester avec toi. Mon père doit travailler pour un dossier avec le père de Ron.

- D'accord, c'est génial ! Tu seras là pour mon anniversaire !

- Oui ma petite pétale, répondit Didier.

- Et bah ! Je vais en avoir des surnoms si ça continue ! fit Eloïse en rigolant. En plus, pétale, c'est masculin !

Les deux jeunes amis partirent dans un fou rire, puis commencèrent une bataille de boules de neige, puis allèrent prendre le déjeuner en compagnie du trio et de Chris et de tout le groupe d'amis de cinquième année. Ils mangèrent tous à la table Gryffondor, avec l'accord de Dumbledore.

Eloïse avait fini tous ses devoirs de vacances en moins de trois jours. Son anniversaire serait le lendemain, il était dix heures du soir et son père était parti faire un tour dans la salle commune de Serpentard pour rappeler le règlement à des deuxièmes années déchaînés.

Elle repensa à l'ami fidèle qu'elle s'était fait puis aux années passées.

- En plein moment de nostalgie ? lança une voix glaciale derrière la jeune fille.

Eloïse se retourna, surprise.

- Je t'ai fait peur ? Demanda Rogue, moqueur.

- Oui, un peu. Désolée je suis crevée…

- Je vois ça ! Ca fait cinq bonnes minutes que tu contemples la porte de ta chambre !

- Désolée, répéta Eloïse.

- Aller, file te coucher. A demain ma puce !

Rogue embrassa sa fille puis redescendit.

Eloïse se réveilla à l'aube. Le soleil levant traversait les rideaux et donnait une teinte dorée et vert clair aux murs. La jeune fille ouvrit les fenêtres et regarda les flocons de neige tomber du ciel.

Le lac s'était peu à peu transformé en une patinoire. Eloïse s'imagina avec Didier, Chris, Hugo, Florent, Ron, Harry, Hermione et Ginny, en train de patiner difficilement sur le lac gelé.

- Heli ? Fit doucement Rogue en venant derrière sa fille.

- Oui ? Bonjour papa…

Eloïse fit un bisou sur la joue de son père et continua de regarder par la fenêtre. Rogue, derrière sa fille, entoura la taille d'Eloïse de ses bras.

- Ça fait bizarre quand-même… Tu es si gentil avec moi ! murmura Eloïse, brisant le silence qui s'était posé.

Rogue sourit puis fit retourner sa fille face à lui.

- Tu me fais confiance ?

- Bien sûr ! Je t'aime papa… s'écria Eloïse, en se lovant dans les bras de son père.

- Joyeux anniversaire ma puce, murmura le professeur de potions en caressant les cheveux de sa fille.

Rogue emmena sa fille pour le petit déjeuner. Eloïse avait 13 ans dès ce jour, et restait la meilleure élève de Poudlard.

Noël à Poudlard fut aussi magique que l'an passé, et le nouvel an était accompagné d'un magnifique bal avec les champions du Tournoi. Tout s'était passé à merveille.

La première tâche commença donc à la rentrée de Janvier, et Harry n'était pas très rassuré, même si il connaissait le déroulement du Tournoi à peu près par cœur.

Chris posait des questions sur les vacances car il avait dû partir voir ses parents en Amérique.

- Ton anniversaire s'est bien passé Elo ?

- Oui ! Mon père et Didier m'ont gâté c'était hallucinant !

- Je suis désolé de ne pas avoir pu rester…

- Ce n'est pas grave ! Il n'y avait que Didier et le trio. Les autres sont partis après le dîner d'anniversaire.

- Ah, d'accord…

- Bon, aller, viens on va rejoindre les autres, j'ai un dernier truc à dire à Harry.

- Oui, il va avoir besoin de courage ! Il paraît que les épreuves sont très difficiles…

Eloïse ne répondit rien, personne mis à part le trio, Dumbledore et son père, était au courant des livres.

Elle vit Harry entrer dans la tente et se faufila entre les personnes du ministère et de l'organisation pour pouvoir rassurer son ami une dernière fois.

- Harry !

- Oh, Eloïse ! Merci d'être venue… mais tu n'as pas le droit ! Fit le jeune garçon, inquiet.

- Ne t'inquiète pas pour moi. Sois prudent, c'est tout ce que je te demande. Ça va bientôt commencer, je file. Bonne chance !

- Merci… murmura Harry en retournant vers le fond de la tente des joueurs.

Il entendit du bruit derrière, puis Hermione se jeta sur lui.

- Oh, que c'est beau l'amour… fit une voix doucereuse.

Au même moment un flash éblouit les deux amis.

Rita Skeeter sourit puis prit sa plume. Les trois autres joueurs arrivèrent.

- Sorrrtez madame ! s'écria Krum. Ici c'est un endrrroit pour les amis aussi.

- Et vous n'en faites pas partie ! Rajouta Fudge qui arrivait avec Lucius Malefoy et Dumbledore.

- Bien, sortez miss Granger. Nous allons passer à l'explication.

- Dé, désolée professeur… fit Hermione en sortant de la tente juste après la journaliste.

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Les trois candidats étaient passés, ne restait plus que Harry. La tente était vide, et la voix de Mr Verpey allait l'appeler. Sa gorge était si serrée qu'il dû reprendre son souffle trois fois pour ne pas montrer la panique évidente qui montait en lui.

- Voici maintenant le tour de Mr Potter !

Un silence pesant s'était posé sur le stade. Harry sortit de la tente, avec la vague impression que ses jambes s'étaient transformées en coton. Il passa devant un bosquet d'arbres, puis franchit l'entrée du terrain. Il regarda devant lui, puis contourna une pierre. Il vit des centaines de visages tournés vers lui, puis le Magyar à pointes qui lui faisait face. En effet, comme dans le livre, Harry avait pioché le Magyar, même si Dumbledore avait demandé qu'il pioche le premier. Le jeune garçon serra ses poings, puis scruta la dragonne, puis l'œuf qu'elle couvait, ses grands yeux jaunes fixaient Harry, et renferma ses ailes à demi sur son œuf, cracha du feu. Le jeune Gryffondor évita de justesse la flamme, puis se concentra pleinement sur ce qu'il se devait de faire.

- Accio Eclair de feu ! cria-t-il.

Eloïse, aux côtés d'Hermione et Ron, retenait son souffle, puis eu un soupir de soulagement en voyant un balai voler vers Harry.

- Il va y arriver, il le faut… murmura Hermione.

Harry monta sur son balai, puis évita une nouvelle attaque du dragon. Il jeta un coup d'œil en direction de l'œuf d'or, puis attira le Magyar de l'autre côté du terrain. Un bout de sa robe prit feu, mais s'éteignit grâce au coup d'accélération du jeune garçon. Harry reprit confiance en lui, il y avait enfin un élément familier dans cette expérience. Il était enfin sur son balai. La peur qui l'envahissait quelques minutes auparavant s'envola, puis l'épreuve commença réellement. Il ne fallait plus que récupérer cet œuf, sans se faire attraper par cet adversaire repoussant.

Un virage à droite, un à gauche, et encore un à droite, puis un tour complet de l'animal, et le Magyar s'effondra, étourdit.

Harry soupira, puis descendit en piquet pour tendre la main vers l'œuf. Au dernier moment, la dragonne leva la patte puis griffa la robe du jeune sorcier, qui remonta immédiatement le cœur battant contre sa poitrine.

Eloïse laissa échapper un juron et frappa son poing sur la barre de protection avant de se prendre un drapeau de Durmstrang en pleine figure, sous le sourire narquois de Rogue, tandis qu'Harry recommençait sa tentative.

« Cette fois-ci sera la bonne » se dit-il. Et en effet, il attrapa à bout de bras l'œuf, avant de remonter en chandelle, et lança un cri de douleur. Son épaule droite était en sang, mais il respira un bon coup en reprenant sa manœuvre. Tout cela avait duré quelques centièmes de seconde, et il entendit des hurlements de joie provenant des tribunes, et aperçu un sourire de soulagement de la part de ses trois amis.

Madame Bibine, le professeur de vol, accouru vers le jeune garçon pour l'emmener de force vers l'infirmerie, tandis qu'Hermione pestait contre la foule qui l'empêchait de retrouver son ami. Ron et Eloïse mirent du temps avant de rentrer au château, et parlèrent de tout et de rien. Ron ne s'entendait plus aussi bien avec ses frères, et la jeune fille promit de leur parler.

Quand le dîner prit fin, tout le monde se dirigea vers sa salle commune respective, et une ambiance de fête régnait chez les Gryffondor. Eloïse avait ramené ses amis, puis décida de parler aux jumeaux Weasley.

- Fred ? Je peux te parler, avec ton frère ?

- Oui Elo, mais ça ne peut pas attendre demain ?

- Non, venez, on va dans le couloir. Il y a trop de bruit ici, rajouta Eloïse.

Fred et George, surprit de cette demande d'entrevue, la suivirent jusque dans le couloir sombre en face du tableau de la Grosse Dame.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda George.

- Rien de spécial, mis à part… commença Eloïse.

- Mis à part ? répéta Fred.

- Ron pense que vous lui faites la tête et il ne vous comprend plus. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais je pense que vous devriez parler tous les trois, ça ne pourra vous faire que du bien, lança la jeune fille en regardant l'un des jumeaux droit dans les yeux.

Un long silence prit place, puis George commenta :

- Moui, c'est vrai que ça fait longtemps qu'on n'a pas parlé, mais j'aurai trouvé plus normal qu'il vienne nous voir directement…

- Oui, moi aussi ça m'a fait bizarre quand il m'a dit ça…

- Peut-être est-il jaloux d'Harry ? pensa Fred à voix haute.

- Je ne pense pas, intervint Eloïse, à moins que ça ne soit une tête brûlée… Enfin, le plus important c'est que vous lui parliez, on verra après, ok ?

- Oui, on lui parlera ce soir, ou demain. Dès qu'on le voit, promis annonça Fred.

- Merci les garçons, c'est gentil… répondit Eloïse.

- En fait, avec Didier, ça en est où ? Lança George.

- Je… je ne sais pas… Tu sais, on n'est pas pressé…

- Toi non, mais lui peut-être… murmura Fred.

- Je ne sais pas. Je l'aime bien, mais…

- Tu es trop attachée à ton Rogue d'amour ? lança George avant de rire.

- Pas drôle ! répliqua Eloïse en faisant semblant de bouder.

- Il n'y a que la vérité qui blesse p'tite sœur ! taquina Fred avant de se prendre un coup de poing.

- En fait, heureusement que tu es notre sœur adoptive, et pas réelle, parce que tu es trop sadique…

- Tel père, telle fille, que veux-tu George ? se moqua son frère.

- Non mais, pour Didier, je pense que c'est juste une excellente amitié, tu sais George... Enfin. Certains moments, je préfèrerai être avec vous... Bon, je vais devoir retourner en bas, sinon mon père va me trucider… fit la jeune fille en faisant un petit sourire.

- A, enfin un sourire ! Bien, on te raccompagne, il fait noir.

- Hey ! Il ne va rien m'arriver !

- On ne sait jamais, avec Malefoy dans le château, vaux mieux se méfier, et ton père nous fait assez souffrir comme ça en nous forçant de te supporter…

Eloïse lança un regard noir aux garçons, puis se retourna avant de rire avec eux, tout en descendant vers les cachots.

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