Disclamer : Avengers(1& 2), Captain America (1&2), Iron Man (1,2&3), Hulk, Thor (1&2), Agents of SHIELD et tout le reste le l'univers Marvel n'est pas à moi. (Ce qui est bien dommage, j'aurai adoré être libre de pouvoir totalement tortu... pardon... joué ? Non, ce n'est pas le bon mot. Voilà, je sais quel est le bon mot, écrire. J'aurai adoré pouvoir écrire tout et n'importe quoi avec mes personnages préférés).

Titre : Hiccup

Résumé : Un accident de parcours est si vite arrivé. Au début, c'était juste une mauvaise rencontre. Puis, c'est devenu à celui qui faisait le plus de vacherie à l'autre. Mais dès le départ, ça ressemblait à une mauvaise blague de bistrot. C'est l'histoire d'une analyste, d'un singe et d'un soldat... (Post CA2)

Note de l'auteur : Je tiens à vous dire que j'ai bien reçu toutes vos menaces de morts, et qu'elles m'ont bien fait rire parce que je vous signale que si je meure, il n'y a plus de chapitres ^^.

Ce chapitre m'a fait peur, il s'était planqué et je n'arrivais plus à le retrouver, ce qui était assez problématique.

Une lectrice m'a signalé que Joyce ressemblait à Skye dans Agent du SHIELD. Oui, je reconnais, mais, je dois vous signaler que j'ai commencé à travailler sur le plan de cette fic avant de voir la série. Donc, beaucoup de ressemblances sont accidentelles, et il y en a, je vous en demande pardon à l'avance.

J'ai vu Avengers 2, et vous savez quoi ? Vous avez été vengés, je dois réécrire une partie de ce que j'avais prévu. Mais bon, ça va, j'ai encore de la marge pour boucler les chapitres concernés ^^.

Bonne lecture.


Réponses aux reviewers anonymes :

Bee : D'un autre côté, s'ils ne le faisaient pas, ça ne serait pas drôle.

Isy : Tout le monde y a presque cru, c'est pour ça que c'était drôle de ne pas le faire. Sadique ? Sans doute un peu. Tout le monde n'est pas comme Joyce, et ils ne sont pas doués. Carl ou un autre, tant que ça leur colle les flics au cul, Joyce s'en moque un peu, ce n'est pas le genre de femmes à réfléchir trois ans sur un sujet dont elle sait qu'elle ne sera jamais certaine de la véracité de la réponse.

Andrea : C'est la fin du chapitre ^^.


Chapitre 36 : Je ne suis pas infirmière, faut pas croire ce que disent les circonstances.

Ou comment ne pas perdre son sang froid.

D'un geste du bras, James m'avait plaqué contre mon siège, me coupant le souffle au passage. Je sortis mon arme alors que le moteur de ma voiture rugit. Le bon côté, c'était que James ne m'avait pas encore embrassé. J'allais finir par croire qu'il y a quelqu'un quelque part de particulièrement sadique avec nos foutues hormones. Un souci en plus pour moi. Mais bon, le sujet actuel, c'était que quelqu'un voulait nous tuer. Certains vous diront que ça ne change pas de d'habitude, mais ceux-là ne se sont jamais fait tirer dessus. J'ai horreur de me faire tirer dessus. À vrai dire, je préfère me faire frapper parce que dans ce cas-là, je peux répliquer, les types sont obligés de s'approcher de moi. Je jetai un coup d'oeil à James et peinai à retenir un cri horrifié. Malgré l'obscurité, je voyais du sang s'échapper d'une plaie à l'épaule. Bon Dieu ! Si je ne voulais pas qu'il se vide de son sang, il fallait que je lui fasse un pansement compressif.

-Arrête-toi !

Certes, ce n'était pas l'idée du siècle, mais c'était la meilleure que j'avais : je voyais bien qu'il avait mal et qu'il luttait pour rester concentrer sur la route.

-S'il te plaît, James, le suppliai-je.

J'avais une drôle de boule au ventre. Je savais bien que ce n'était pas dû à la peur de me prendre une balle, mais bel et bien dû à celle de le perdre lui. Non, cette idée ne me faisait pas peur. Elle me terrifiait. J'avais l'horrible impression d'être Maria lorsque Tony meurt dans ses bras. Non, je ne serais pas Maria. Je ne voulais pas être Maria. Elle était bien trop naïve. Et puis, elle s'y était mal pris pour sortir avec Tony. Il ne fallait pas se cacher et revendiquer le fait d'être amoureuse. Bref, je n'allai pas être comme elle, parce que j'allais prendre les choses en main. Et damned. Je ne devais vraiment pas être bien pour partir dans un délire comme ça. Qu'est-ce que j'étais entrain de dire comme bêtises ? Et puis, je n'étais pas une Maria. Je n'avais jamais été une Maria. Moi, j'étais plus une Fiona. Je voulais bien attendre le grand d'amour, mais au bout d'un moment, je me tire. Et s'il faut me battre, je le fais moi-même. Et puis, na !

-James, je n'ai pas envis de devoir javelliser ma voiture parce que tu te seras vidé de ton sang dedans.

-Ce n'est qu'une égratignure.

Barnes donna un violent coup de volant et je fus projetée sur la portière de mon côté. J'allais l'injurier lorsque je ne rendis compte qu'il l'avait fait pour éviter la voiture qui nous fonçait dessus. Nom de Dieu ! La voiture sortie de la route, et par miracle, s'arrêta sans se retourner. Avec un gémissement, je défis ma ceinture de sécurité. Sans elle, je serais surement morte. Il y avait un truc poisseux et chaud sur mon front. J'avais dû me cogner la tête. Je me tournai vers mon compagnon d'infortune, il était dans un sale état, encore pire que le mien. Moi, j'avais surtout des bleus, lui, il perdait beaucoup trop de sang. Il aurait fallu que je l'emmène à l'hôpital, mais je ne pouvais pas le faire. Qu'aurai-je pu dire à l'accueil ? Ça faisait longtemps que le numéro de sécurité sociale de James n'était plus valable. Je posai ma main sur sa joue, il me jeta un coup d'oeil.

-Aie confiance en moi, lui dis-je.

Bon conseil, je devrai suivre le même. Je sortis lentement de la voiture. Il fallait que je reste calme, où, sinon, j'allais me faire tuer. Je vérifiai la charge de mon arme. Si je voulais tuer quelqu'un en provocant un accident de voiture, je retournerai vérifier que j'ai fait du bon boulot, juste pour ne pas me faire tuer par mon patron. Les battements de mon cœur se calmèrent. Agir ou mourir. J'étais en terrain connu, et je savais ce que j'avais à faire. Je m'éloignai de mon véhicule, c'est le premier endroit où ils se seraient attendus à une riposte. J'entendis une voiture arrivée. Je la reconnus, c'était celle qui nous avait poussés hors de la route. Je m'obligeai à respirer calmement et visai. Il y a longtemps, le SHIELD m'avait payé une formation de spineur. Et lorsque la voiture de nos poursuivants explosa, je sus que ce n'était pas de l'argent jeté par les fenêtres. Je fis demi-tour et regagnai la voiture. C'était à ce moment que je réalisai que je boitais. Damned ! Et je suis sure qu'en plus, mes chaussures sont foutues. J'ouvris la portière du côté conducteur, James n'avait pas bougé, mais, il semblait un peu plus éveillé, ce qui n'était pas plus mal. J'allais lui demander de faire un truc dont il a horreur.

-Décale-toi, lui ordonnai-je.

Il ne bougea pas d'un pouce. Même lorsqu'il sera mort, je devrais me battre avec lui pour pouvoir conduire. Je ne sais pas pourquoi, mais il n'aime pas quand je le fais. Sans doute parce que je suis une femme, mais, à vrai dire, je n'en ai aucune idée. Je suis bien plus à jour sur le code de la route que lui. Dans une autre situation, je me serais sans doute contenté de lever les yeux au ciel, mais nous n'avions pas le temps pour ça. Je lui lançai mon regard le plus noir.

-James, toi et moi savons parfaitement que tu n'es pas en état de conduire.

Il me jeta un coup d'oeil avant de se déplacer difficilement sur le siège du mort. Je pris place derrière le volant et remerciai le ciel dans un murmure lorsque le moteur parti. Je tendis ma veste à James pour qu'il puisse se faire des bandages de fortunes pendant que je conduirai. Mon père a raison sur un point, rien ne vaut les voitures américaines. Je réussis à faire regagner la route à notre véhicule. Ça aurait pu être pire, ça aurait pu être la voiture de Feu-Follet, mon amie m'aurait arraché les yeux à mains nues avant de me les faire manger. Maintenant, il fallait que je regagne le Bourg. Au Bourg, je serais en sécurité. Il y a encore quelques années, en cas d'émeute, personne ne songeait à envoyer un seul flic au Bourg, ce n'est pas la peine lorsque plus de les habitants sont sur-armés sans aucune raison et croient dur comme faire à la légitime défense. Je me sentais comme une enfant qui joue à chat et qui court se réfugier dans la maison pour ne pas se faire toucher. C'était un peu ça. D'ailleurs, c'était l'image qu'avait utilisée Coulson lorsqu'il me formait, à l'époque, il voulait à m'apprendre comment réagir dans une situation comme celle-là. Sans quitter la route des yeux, je m'obligeai à respirer calmement. Ce n'était pas le moment de faire une crise de nerfs. Je n'avais pas conduit comme ça depuis ma formation. Généralement, c'était une autre personne qui conduisait lors des courses-poursuites, surtout lorsque c'était moi qui était poursuivie.

-Calme-toi, si tu continues comme ça, tu vas faire une névrose, m'encouragea-t-il.

-Non, je ne suis pas stressée. C'est juste que la dernière fois, j'étais censée être morte, je ne risquai rien. Et ma voiture ? Tu as pensé à ma voiture ? Qui va payer pour la faire réparer ? Et je ne suis pas névrosée ! Une personne névrosée est une personne qui souffre d'anxiété, des troubles d'ordre compulsif et aussi de mal-être ! J'ai juste un type qui est entrain de se vider de son sang dans ma voiture, nom de Dieu ! Et bordel de merde ! Compresse ta putain de plaie !

James osa hausser un sourcil et un instant, je réfléchissais à l'abandonner et le laisser vider de son sang. Ça ne serait pas juste, mais pour le coût, ça me soulagera. Oui, l'idée était tentante. Mais je ne pouvais pas me résoudre à le laisser en plan. Déjà, on était dans ma ville natale, mais en plus, ma maison n'était pas loin. Le seul problème, c'était qu'il risquait de saloper ma voiture. Bon, d'accord, vu l'état de la carrosserie, ce n'était quelques taches de sang qui allait lui changer la vie. Et puis, ce n'était pas la première fois qu'il était blessé en me protégeant. Et ce n'était pas la première fois que j'allai le soigner dans une salle de bains. Sauf, que depuis la première fois, j'avais repris des cours de premiers soins. Et puis... Bon, d'accord, je suis peut-être un peu névrosée, mais tout juste ce qu'il faut pour être mignonne. Ou pas, mais ça, c'est une autre histoire. Et, je devais reconnaître que je passai mes nerfs sur lui.

Je m'obligeai à respirer calmement en réfléchissant aux points positifs de cette situation. James me laissait conduire, ce qui soit voulait dire qu'il se mettait à accepter qu'une femme sache conduire, ou soit il était entrain de mourir. Je repris une grande bouffée d'air, non, je n'allais pas faire une névrose. Quoique...

-Si tu meurs, j'aurai de la paperasse à remplir, alors si tu oses passer l'arme à gauche, je te tue, le prévins-je.

James me fit un sourire qui tient légèrement de la grimace due à la douleur. S'il avait mal, il pouvait le dire, ce n'est pas comme si je ne m'en doutais pas. Bon, d'accord, il était le Soldat de l'hiver, ce n'était pas une blessure par balle qui allait lui faire dire « aie ». Mais ça pourrait finir par le tuer, et je ne savais pas si je le supporterai. Je ne pouvais pas le conduire à l'hôpital. Il y aurait trop de réponses, j'allais donc devoir m'occuper de lui moi-même en priant pour réussir à le soigner. Il faut vraiment que je prenne des vacances, je l'avais déjà fait, j'ai même pris des cours pour être sure de ne pas faire de conneries. Je pouvais le faire. Quand cette histoire sera terminée, je pars pendant plusieurs mois en voyage. Nous finîmes par atteindre le Bourg, et je me rendis compte que j'avais cessé de respirer. C'est avec soulagement que nous arrivâmes chez moi, et je garai la voiture dans le garage. Je me précipitai pour fermer la porte coulissante avant qu'un voisin ne voie l'état de ma voiture. Autant éviter que radio-potin se mette en route durant la nuit.

C'est en prenant appuie l'un sur l'autre que nous gagnâmes la cuisine. James ne disait rien, mais, je pouvais deviner qu'il avait mal rien qu'au bruit de sa respiration. Je l'aidai à s'installer sur une chaise. Le plus simple allait d'être de me mettre sous la bouche et de le soigner après. Mais il aurait fallu le faire monter un étage. Je sortis une trousse de premiers soins de l'un de mes placards et retourna vers lui. Je l'aidai à enlever son haut, et malgré ça, il était couvert de sang. Couvert de son sang. Je pris un saladier que je remplis d'eau et attrapai un torchon propre.

-Je peux m'en occuper seul, me dit-il alors que j'allais m'attaquer aux vêtements qui le recouvraient de la taille aux pieds.

Je baissai la tête dans l'espoir de lui cacher mes joues brûlantes. Ce n'était pas la première fois que je le voyais torse-nu, alors pourquoi mes hormones venaient jouer avec mes nerfs ? Je commençai à désinfecter sa blessure. Je ne voyais pas son visage, mais, je savais que rien indiquait s'il réalisait que l'alcool le piquait. Après, je retirai la balle et refermai la blessure avec du fil chirurgical. Oui, j'ai acheté une vraie trousse de secours lorsque je me suis installée ici.

-Tu as investi... Constata-t-il.

Sa voix était mi-amusée, mi-attendrie. J'aurai voulu avoir une réplique sanglante à lui jeter au visage, mais, ces cicatrices me rappelaient qu'il avait été torturé et utilisé par l'HYDRA pendant plus de soixante-dix ans. De plus, il s'était pris cette balle à ma place. Alors, je me tus. Stoïque, il n'avait pas dit plus de trois mots durant toute l'opération. Pourtant, il avait dû avoir mal. Je ne voulais pas penser à tout ce qu'il avait dû subir avant que je le rencontre. J'avais connu ce que l'homme a de plus mauvais en lui... Mais James avait connu l'enfer. Il n'en parlait pas, et je savais que même s'il le faisait, certaines de ses blessures ne guériront jamais. Délicatement, il posa sa main sur ma joue et me redressa la tête.

-Le plus gros du travail est fait, je peux faire le reste tout seul, me dit-il. Va t'occuper de toi.

Moi, j'étais sure de guérir rapidement. Lui aussi, sans doute, à vrai dire, j'ignorai totalement jusqu'à quel point l'HYDRA avait modifié son corps. Je le savais plus résistant et plus fort que les autres hommes, mais je ne savais pas s'il se remettrait plus vite de ses blessures ou pas. Il me prit la main. Je le regardai fixement. J'étais bien trop fatiguée pour me battre avec lui juste pour avoir la conversation que j'évite depuis des jours avec lui. Je voulais me laver les mains. Je ne voulais plus avoir de trace de son sang sur ma peau. J'ignore ce qu'il lut dans mes yeux, mais il finit par me lâcher et je quittai la pièce quasiment en courant. Je me déshabillai. Malgré le tissu qui l'avait recouvert, du sang souillait ma peau. Je me précipitai sous la douche. L'eau froide me frigorifiait, mais n'arrivait pas à m'obliger à me vider la tête. La douleur que tout ce froid provoquait dans mon corps n'arrivait pas à me donner envis de pleurer. Cœur de glace. Une nouvelle fois, ce surnom revenait me tourmenter. Je venais de tuer plusieurs personnes de sang-froid. Et je n'avais aucun remords. Je criai et me laissai tomber le long du mur en octant. Pour le coup, j'allais l'avoir ma crise de nerfs. Je sentis des bras me redresser et quelqu'un s'asseoir près de moi. Je me blottis contre James.

-Comment fais-tu pour ne jamais craquer ? Lui murmurai-je.

-Tu es glacé...

L'eau qui coulait devint plus chaude, et je me blottis tout contre lui. J'avais moins froid comme ça.

-Tout ce que tu dois te dire, c'était que si tu n'avais rien fait, ils t'auraient tuée.

-Je pensais avoir laissé tout ça derrière moi.

Je sentais des larmes couler le long de mes joues, mais je m'en moquais. J'étais fatiguée de cette vie. Pourquoi fallait-il toujours que quelque chose se passe mal ? Carl, et maintenant mes nerfs qui lâchent. Je n'en pouvais plus. J'aurai voulu que l'on me laisse être morte. Sous terre, j'aurais été tranquille et je n'aurais jamais eu autant de problème. James finit par arrêter l'eau et me fit me relever. Il attrapa une serviette et m'en couvrir. J'avais l'impression d'être une enfant perdue qu'un bon samaritain aidait. Jamais je n'étais tombée aussi bas. Barnes me sécha les cheveux le mieux qu'il pouvait.

-Tu te rappelles la première nuit où nous avons dormi dans la même pièce.

Oui, je m'en rappelai très bien. J'avais fait un vol planer pour finir par chanter une berceuse et ne pas dormir de la nuit. Après ça, Carl s'était foutu de ma gueule pendant trois jours.

-Tu avais toutes les raisons de me détester et de ne rien faire, pourtant, tu m'as aidé, me dit James. Si tu n'étais pas quelqu'un de bien, c'est ce que tu aurais fait. Tu aurais même profité de mes cauchemars pour me tuer et t'enfuir.

À l'époque, je n'y avais même pas songé. Je crois que j'avais tellement pitié de lui que je ne pouvais pas me résoudre à le laisser seul alors qu'il était autant tourmenté.

-Tu as un cœur, Joyce. C'est juste que tu ne veux pas l'admettre.

Il hésita un instant avant de poser un baiser sur mon front. Cela me fit me sentir un peu moins seule, mais ne chassa pas les idées noires qui me trottaient dans la tête. Je gagnai ma chambre. J'attrapai le premier vêtement de nuit qui me tomba sous la main. Je me rendis compte une fois en le mettant qu'il s'agissait d'une nuisette idéal pour les chaudes nuits d'été. Je jetai un coup d'oeil au miroir de ma coiffeuse. Rien que ma tête devait être un moyen de contraception. Aucun homme ne voudrait d'une femme qui a l'air de s'être évadée de l'asile le plus proche. Par réflexe, je m'assis pour voir si je ne pouvais pas arranger mon apparence. Je passai un coup de brosse dans mes cheveux pour limiter les dégâts, lorsque l'on frappa à ma porte. J'expirai avant de parler pour avoir le ton le plus calme possible.

-Entrez, invitai-je.

James rentra. Il avait mis un pantalon et un T-shirt propres. Il me regarda d'un regard qui fit monter une bouffée de chaleur en moi, sans parvenir à me réchauffer. Notre vie à tous les deux aurait été beaucoup plus simple si le SHIELD m'avait laissé à la morgue.

-Tu regrettes d'avoir survécu à la blessure que je t'ai infligé, constata-t-il. Tu regrettes que ma balle ne t'ait pas été fatale.

-Ça aurait peut-être été mieux... Murmurai-je.

Le fait qu'il puisse lire en moi ne me gêna même pas. Je n'en avais rien à faire. En trois pas, James fut devant moi. Jamais, il ne m'avait semblé aussi menaçant. Mais, je n'avais pas peur. À ma grande surprise, je voulais qu'il me tue. Mais, il ne le fit pas. Il me caressa la joue avec une douceur inimaginable.

-Ne dis jamais plus ça, Joyce. Sans toi... Non, ne dis plus ça. Tu es la seule chose qui me rattache encore à ma part d'humanité.

Une nouvelle fois, j'avais l'impression d'être une biche sur le point d'être écrasée. J'étais terrifiée. Pas parce que James me faisait peur, mais parce ce que je ressentais à ce moment m'effrayait. Une partie de moi voulait qu'il m'embrasse. Je me levai et lui fis face. Je savais que là où j'étais, en trois pas, je me retrouverai coincer entre lui et le mur, mais, je m'en moquais. Je voulais que tout ça s'arrête maintenant.

-Tu vas essayer une nouvelle fois de fuir ce que tu ressens. Mais, je ne te laisserai pas faire. Plus nous avancerons en âge, moins nous aurons le courage de faire des folies.

Il avait raison, mais, sur le coup, fuir, ça me semblait une très bonne idée. Je reculai, et, le mur derrière moi finit par me bloquer la route. James se colla à moi, glissant sa jambe entre les miennes. J'étais coincée, fuir n'était plus une option pour moi. Mon cœur n'avait encore jamais battu aussi fort. Il m'embrassa. Son baiser se fit plus profond, plus insistant, plus exigeant, plus lascif. J'appuyais mes mains contre ses pectoraux, je sentais ses muscles se contracter sous mes doigts, son cœur battre. Cette sensation me rassurait. Je fermai mes yeux et me laissai aller. Lorsque nos lèvres se séparèrent, j'entrouvris les paupières, et l'intensité de son regard me transperça. Ses lèvres se posèrent sur les miennes, et sa bouche glissa sur mon menton, sur mon cou, sur ma clavicule... Plus de peur, plus de remords, plus rien à part l'envie irrésistible de le laisser aller plus loin.

-James, murmurai-je presque suppliante.

-Je ne suis pas quelqu'un de bien, me répondit-il.

Je le savais, et je voulais être avec lui pour, et surtout à cause, de ça. Il me poussa jusqu'à mon lit où je me laissai tomber. Je ne sais plus qui me retira ma nuisette, mais je sais que plus, nous nous touchions, plus nos baisers étaient fiévreux. Lui et moi... Nous savions que la vie pouvait être horriblement courte, et c'était comme si nous ne voulions pas perdre une seule seconde. Très vite, plus un seul morceau de tissu nous séparait. Le temps n'existait plus, seul comptait la chaleur de l'autre. Si une personne avait le contrôle de la situation, ce n'était pas moi et ça me posait aucun problème. Nous étions vivants, tout le reste n'avait aucune importance.


Je vous signale que ça fait un mois que ce chapitre est écrit. Voilà, tout est dit ;).

A la revoilure.