Auteur : JCM-EFD
Titre : Harry Potter 8, Le dénouement.
Cette fanfiction est la suite directe de l'histoire «Harry Potter 6, De la Haine à l'Amour» et «Harry Potter 7, Le Déchirement »
Rated : M (scènes de sexe explicites entre hommes)
Couple : Severus / Harry
Genre : Romance / Drame
Situation : Se passe pendant la supposée septième année d'Harry.
Autres : Les tomes 1, 2, 3, 4, 5 de JKR sont respectés. Rogue sera appelé ici Severus Snape.
Béta correctrice : Vivi64
Particularité : Cette fanfiction est écrite à 4 mains, les deux d'Emmoirel écrivent tout ce qui concerne Harry, les deux mains de Jes Cullen-Malfoy, elles, écrivent en revanche tout ce qui concerne Severus.
Note Jes : Kikou ^^ Avant tout, un grand merci à ceux qui ont laissé un petit mot au chapitre précédent, ils m'ont tous fait plaisir. Ca aide pas mal et remonte le moral. J'espère que ce chapitre vous plaira. C'est l'avant-dernier, vu qu'il ne reste que l'épilogue, qui, je le rappelle, ne sera écrit que par moi. Du coup, j'hésite à le publier à la suite, ou le publier sur mon compte et mettre un lien ici. Je verrai bien au moment de la publication :-) Bonne lecture !
Ps : Étant malade et la fièvre ne voulant quasiment pas me quitter, je m'excuse pour les réponses reviews minimalistes et neutre envoyées.
Note Vivi : Bouhouhouh ! C'est bientôt la fin T_T Vous croyez qu'on verra bébé ? Si oui, j'espère que tout se passera bien ? Bonne lecture ^^
Chapitre 35 (Coécrit)
POV Severus (Plus d'un mois plus tard - nuit du 27 au 28 décembre 2007)
Cela faisait une petite demi-heure que nous avions quitté nos invités, Draco, Hermione et Cissy, et j'étais fatigué.
Cela faisait trois nuits que j'étais réveillé par Eileen qui faisait sûrement des cauchemars.
- Mon amour ? Murmurai-je en me plaçant sur le flanc afin de voir son visage.
Je pus me rendre compte qu'il ne dormait pas.
- Oui ?
- En discutant avec Draco tout à l'heure, je me suis rendu compte d'une chose à laquelle nous n'avions pas pensé.
Je caressai sa joue avec affection et me rapprochai de lui. Je devais avouer qu'il commençait à beaucoup me manquer. J'avais hâte de pouvoir le reprendre dans mes bras comme avant.
- Et c'est quoi ?
- Eileen a été abandonnée dans une vulgaire poubelle à l'âge d'un an, dis-je alors que je savais qu'il le savait.
- Oui, et ? Demanda-t-il en se tournant légèrement vers moi.
- Et je pense que... ce n'est peut-être pas de simples terreurs nocturnes, mais la peur qu'on l'abandonne à la naissance du bébé, expliquai-je.
Il frissonna à l'entente de mes mots et se colla plus à moi.
- Peut-être en effet. Il va falloir la rassurer, il est hors de question de l'abandonner ou de faire une distinction entre elle et notre bébé à venir. Elle est notre fille à part entière et je ne veux pas qu'elle pense le contraire, s'emballa-t-il en gesticulant des mains.
- Du calme mon amour, le pressai-je. Je pense la même chose que toi et elle s'en rendra compte d'elle-même quand son frère sera là, qu'on l'aimera comme avant, si pas plus. Nous ne pouvons rien faire. J'ai déjà passé plus de temps avec elle, laissant la boutique fermée les après-midi. Nous ne pouvons rien faire de plus.
Je me penchai et posai mes lèvres sur les siennes, et après un baiser langoureux, je soufflai :
- Nous devons patienter deux petites semaines et tout sera terminé. Mais calme-toi, redemandai-je.
- Je connais un très bon moyen de me calmer, dit-il avec un sourire espiègle.
- Je te vois venir, mais je n'ai pas la tête à ça Harry.
- Comme trop souvent, marmonna-t-il pensant que je ne l'entendrais pas.
- Désolé de ne pas te contenter, répliquai-je, froid.
Me sentant ridicule, je me plaçai sur le dos et ajoutai :
- Oublie ce que je viens de dire, je suis sur les nerfs. Je réfléchis beaucoup ces derniers temps, à l'arrivée du bébé, notre vie.
- Pourquoi ? Quelque chose ne te plait pas dans notre vie ?
Je fermai les yeux un moment, tentant de trouver les mots justes. Si, j'aimais ma vie, mais je voulais retrouver celle d'avant, avec les enfants en plus. Je ne cessais de tout faire pour rendre heureux tout le monde, prendre soin d'Harry, d'Eileen. Sans oublier la boutique et autres soucis. La grossesse de mon mari en premier plan. Mais qui prenait soin de moi ?
C'était égoïste en un sens, mais j'avais hâte qu'Harry accouche afin de le retrouver, que notre fils fasse partie de nos vies, qu'Eileen aille mieux.
Soupirant, je décidai de répondre :
- Non, tout va bien mais... j'ai hâte que tout ça se termine. Je prends soin de tout le monde, pense à trop de choses et en fin de compte, je... J'ai envie de te retrouver mon amour, de voir notre fils, les sourires d'Eileen. Je ne sais pas si je suis clair, ris-je en espérant ne pas l'avoir vexé.
- Si, j'ai compris. Je te promets que quand notre vie reprendra son cours normalement, je m'occuperai de toi comme tu le mérites. Je sais tout ce que tu fais pour nous, et je sais que tu t'oublies un peu dans tout ça, dit-il sérieusement en gesticulant dans tous les sens pour faire je ne savais quoi.
Je ris, ne pouvant m'en empêcher, et étant rassuré qu'il ne soit aucunement vexé par mon explication, je demandai :
- Tu fais quoi au juste ?
- J'essaie de tourner mon corps vers le tien pour commencer à m'occuper de toi à ma manière, expliqua-t-il en arrêtant de bouger et en faisant glisser sa main sur mon entrejambe pour me montrer de quelle manière il voulait s'occuper de moi.
- Harry, murmurai-je.
- Mais quoi ? Tu as besoin qu'on s'occupe de toi, et moi j'ai envie de toi !
- Justement, j'ai envie qu'on s'occupe de moi, mais pas comme ça.
Je retirai sa main et murmurai :
- Depuis un certain temps, j'ai ce manque, mais pas sexuel. Plutôt affectif, un manque de câlins. Comme avant, après qu'on ait fait l'amour.
- Eh bien justement ! Faisons l'amour et après je te promets toute une nuit de câlins rien que pour toi, argumenta-t-il en réussissant à se tourner vers moi, un sourire victorieux sur les lèvres.
Je souris, mais m'écartai un peu de lui. Je posai toutefois la main sur sa hanche et avouai :
- Tu... tu essaies de combler ton envie en prétendant que c'est pour moi. Harry, tu deviens vraiment un vrai Serpentard. Mais je n'ai toujours pas envie mon amour et je suis fatigué qui plus est.
- Mais j'ai toujours eu un côté Serpentard. S'il te plait, Severus, mon amour, le seul et unique homme que j'aime et aimerai, fais-moi l'amour, tenta-t-il encore une fois en me faisant sa moue.
- Écoute, je veux bien te soulager, mais je ne te ferai pas l'amour. En plus, si près du terme, je ne sais pas si c'est vraiment recommandé, tentai-je afin qu'il accepte mon offre.
- Mais je ne veux pas être soulagé ! Je te veux toi, te sentir en moi, te sentir m'aimer. Malgré mon état je n'ai jamais manqué à te donner des moments de tendresse. Je ne te demande pas la lune que je sache, je te demande juste de me faire l'amour ! S'emporta-t-il, laissant ainsi Grincheux reprendre le dessus.
- Si, tu me demandes la lune. Je te dis que je suis fatigué, que je n'ai pas envie, mais tu ramènes encore la chose sur le tapis. Bon sang, je t'aime Harry, mais quand je n'ai pas envie, je n'ai pas envie.
- Ca fait des semaines que tu n'en as pas envie, je commence à connaître le refrain ! Aide-moi à me tourner s'il te plait.
- Des semaines ? Répétai-je ahuri.
Nous avions fait l'amour une dizaine de jours auparavant !
Néanmoins, je consentis à l'aider à se tourner et ruminai :
- Je t'ai fait l'amour il y a moins de deux semaines.
- Ah oui, c'est vrai. Et ça faisait combien de temps déjà que tu ne m'avais pas fait l'amour à ce moment-là ? Trois semaines ? Quatre ? Alors tu m'excuseras mais deux fois en près de deux mois...
Il ne finit pas sa phrase et tira les couvertures sur lui de manière à se cacher la moitié du visage.
- Je ne désire pas aggraver ta grossesse. Tu es de plus en plus fatigué. Je ne sais même pas où tu trouves la force et l'envie de faire l'amour. Moi, ce n'est pas le cas. Pardon, mais est-ce si grave ? Je suis là...
Je me rapprochai de lui et embrassai son épaule tout en essayant de retirer le drap qu'il avait ramené sur son visage, mais je n'y parvins pas.
- Non ce n'est pas si grave. C'est juste que j'ai toujours cette impression, erronée je sais, mais elle est toujours là. Cette impression que tu ne m'aimes plus comme avant, que je ne t'attire plus, tout ça parce que j'ai doublé de volume. Si toi tu es en manque de câlins, moi je suis en manque d'assurance. Je n'ai plus confiance en mes capacités à te garder, expliqua-t-il en découvrant son visage, d'une voix plus calme.
- Et cela n'est pas le cas. Je t'aime et je suis attiré par ton corps que je trouve magnifique. Tu es enceint de notre amour. Et puis, même énorme, je te trouve beau. Tes yeux, ton nez, ta bouche, ton ventre. N'aie crainte, c'est juste moi qui... qui ne suit pas axé sur le sexe depuis quelques temps, je l'avoue. Mais tu n'es en rien le responsable mon amour.
- Tu vois, tu le dis toi-même, je suis énorme.
- Oui, je ne vais pas mentir, tu as pris du poids mon amour. Mais tu es... toi, même avec des kilos en trop.
- Mouais... Toujours est-il que nous ne ferons encore rien ce soir, ronchonna t-il.
- Non, mais je peux te masser le dos, lui proposai-je.
- Ou me prendre dans tes bras ? Vu que tu aimerais un câlin que je ne peux pas te faire pour cause de gros ventre, ce serait une manière comme une autre d'en avoir un, non ?
- En effet. Viens là mon amour.
Je joignis le geste à mes paroles et me rapprochai, conscient qu'il devrait encore se dandiner dans le lit pour se coller à moi. Une fois mon corps contre le sien, je soupirai d'aise, mais déchantai bien vite, entendant des pleurs.
- Désolé Severus. Je veux bien y aller, mais pour ça il faut que tu m'aides à me lever.
- Non, laisse. Je vais aller la chercher et la faire dormir avec nous, si tu n'y vois pas d'inconvénient.
Je me levai du lit et enfilai ma robe de chambre.
- D'accord. Promis, je t'attends et ne m'endors pas avant que tu reviennes, promit-il en baillant.
- Je vais faire vite.
Je me rendis dans la chambre d'Eileen et la vis, là, debout, pleurant. Mon cœur se fendit et j'allai la prendre dans mes bras.
- Papa est là ma chérie.
Je tapotai son dos et embrassai son front. Je vérifiai sa couche et me rendis compte qu'elle était sèche. De toute manière, je pensais déjà depuis quelque temps lui enlever cette dernière. Elle devenait propre la nuit.
- Tu as faim ? Demandai-je.
Tout en continuant de pleurer, mais de manière moins forte, elle fit non de la tête, mit son pouce en bouche et se cala contre moi.
- Allez viens, on va rejoindre Papa Ry pour faire un bon gros dodo.
Je pus voir une lueur apparaître dans les yeux de ma fille et me dis que j'avais peut-être vu juste. Une fois dans la chambre, je fus attendri par la vision de l'homme que j'aimais comme un fou, endormi, serrant mon oreiller qu'il avait sûrement eut du mal à attraper.
- Papa Harry a déjà commencé sans nous, dis-je en allant dans le lit.
Je plaçai ma fille sur mon torse et embrassai une fois de plus sa tête et murmurai ensuite :
- Dors ma puce. Et n'oublie pas que tes papas t'aiment très fort.
- Dodo, murmura-t-elle doucement, toujours le pouce en bouche.
OoOoOoOoO
(Deux jours plus tard - le 29 décembre 2007)
Je venais de quitter les elfes avec les instructions pour le repas et montais pour rejoindre Harry ainsi que notre fille dans la chambre. J'aurais bien voulu passer voir si tout allait bien avec Hermione, qui avait accouché la veille, mais je préférais les laisser en famille. Et puis, si quelque chose n'allait pas, Draco n'avait qu'un couloir à traverser pour venir me le dire, ou même appeler une des elfes.
Je pénétrai désormais dans la chambre, et vis avec joie notre fille jouer avec ses peluches, étalées sur le tapis de la chambre. J'allai l'embrasser, mais Trulli, la girafe, me fit passer au second plan.
Je fus d'ailleurs ravi de l'entendre parler à ses jouets. Je pouvais entendre qu'elle améliorait certaines dictions. Nos cours, ou plutôt lectures à Harry et moi, portaient leurs fruits.
- Quand tu as soif ou faim, dis-le-moi ma puce.
- Oui papa !
Ravi de sa réponse, j'allai rejoindre Harry sur le canapé, qui avait été ajouté aux meubles de la chambre suite à son état.
- Et toi amour, besoin de quelque chose ? Un baiser, un baiser ou... un baiser ?
- Plutôt un médicomage, si tu en as un en stock, répondit-il en serrant les dents.
- Qu'as-tu ? Demandai-je en le regardant sous toutes les coutures.
- J'ai mal au ventre et aux reins. Ca me lance par vagues.
- Par vagues... comme des contractions ? Me risquai-je.
- Je n'en sais rien, je n'en ai jamais eues. Mais ça se peut.
- Reste là, je reviens tout de suite.
Je pris la direction de la porte et revins sur mes pas. Je lui dis :
- C'est...
Je fermai la bouche et sans rien ajouter de plus, sortis de la chambre. J'appelai Gaïa sur le chemin et lui demandai de veiller sur Harry et Eileen, autant jouer la prudence.
Une fois au petit salon, je passai un appel de cheminette au Gynécomage qui avait pris en charge Harry. Il répondit à mon appel et promis d'être là dans moins de cinq minutes. Je passai ensuite un appel à Minerva, afin qu'elle demande à Poppy de venir au manoir. Harry et moi l'avions choisie pour assister le Gynécomage lors de l'accouchement. Nous avions opté pour le faire ici afin de garder notre intimité. Harry était le premier homme enceint depuis des lustres. Et puis, Harry restait leur Sauveur...
Soupirant et Minerva me promettant d'avertir Poppy au plus vite, je cessai la communication et repris le chemin de la chambre. Une fois arrivé, je demandai à l'elfe d'accueillir le personnel médical à leur arrivée.
- Alors ? Demandai-je à Harry en allant m'asseoir près de lui.
- J'ai mal mais je peux attendre. Occupe-toi plutôt de rassurer Eileen. Elle a senti que j'allais mal et elle n'est pas bien, répondit-il en me montrant notre fille qui le regardait sans bouger, des larmes aux coins des yeux.
Je ne me le fis pas dire deux fois et allai la prendre dans mes bras. Je revins ensuite près d'Harry et dis, afin de rassurer notre fille :
- Papa va bien, c'est juste le bébé qui arrive peut-être.
Elle me sourit à pleines dents et me dit d'un air sérieux :
- C'est parce que je jouais. Il a été sage dans le ventre de papa. Alors il a le droit de venir jouer avec moi.
- Je t'expliquerai, me dit Harry devant mon incompréhension.
- D'accord. Tu ressens encore tes vagues de douleurs ?
- Pourquoi il a fait mal à papa mon petit frère ? Il est gentil papa, faut pas lui faire mal, dit Eileen avant qu'Harry puisse répondre.
- C'est normal ma puce, dit-il en venant caresser sa joue tout en continuant de serrer les dents. Oui, me répondit-il ensuite en ancrant son regard au mien.
Je me sentis tout chose, à l'idée de voir mon fils avec deux semaines d'avance.
- Bien, murmurai-je.
Je me levai et pris ma fille dans les bras tout en lui disant :
- Allez viens ma chérie, papa va faire sortir ton petit frère... Tu veux aller voir le bébé de parrain et marraine ?
- Celui qui est venu hier ? Et qui a fait crier très fort parrain et marraine ? Demanda-t-elle en me montrant la porte de la chambre.
Je ris légèrement, et lui répondit en sortant de la pièce :
- Oui. Et dans quelques heures, tu auras un petit frère aussi petit que lui.
- Je pourrai jouer avec ?
Je lui embrassai le front et tentai de lui expliquer les choses afin qu'elle les comprenne un peu :
- Il sera trop petit au début ma chérie. Mais tu pourras t'en occuper avec nous, lui donner le biberon. Il faudra juste que tu sois très sage. Mais on te montrera, ma puce.
- D'accord.
Une fois devant la porte de la chambre attribuée à mon filleul et sa femme, je frappai deux coups à la porte. J'entendis un faible "entre", ce que je fis. Je pus voir en ouvrant ladite porte que le couple était allongé, Cissy et Scorpius dormant entre eux. Je pénétrai dans la chambre, tout en posant mon doigt sur la bouche afin qu'Eileen comprenne qu'elle ne devait pas faire de bruit et murmurai :
- Je peux vous la laisser ? Harry commence à ressentir des contractions.
Draco se redressa, sans toutefois perturber le sommeil de ses enfants et dit :
- Bien sûr. Tu veux un câlin de ton parrain ? Fit-il en tendant les bras vers Eileen.
- Oui, mais aussi de marraine.
- Je n'y vois pas de problème. Laisse-la-nous Severus, et repars t'occuper d'Harry, fit Hermione en caressant les cheveux de Cissy.
Draco me prit Eileen des bras et cette dernière se pencha pour regarder le bébé qui dormait.
Elle me regarda ensuite et dit :
- Il sera aussi petit que ça ?
- Oui ma puce, c'est pour ça que tu ne pourras pas jouer avec lui tout de suite.
Elle n'ajouta rien, trop prise à s'amuser avec les cheveux de Draco. Je quittai la chambre et pus entendre :
- Si jamais tu as besoin de moi pour Harry, je suis là.
J'étais reconnaissant envers mon filleul, mais j'espérais ne pas devoir faire appel à lui, le Gynécomage et Poppy étaient bien assez.
Une fois de retour dans la chambre, je demandai sans attendre :
- Du changement ?
Je vis à cet instant le Gynécomage sur ma gauche et Harry me répondit :
- Les contractions s'accélèrent. Je vais bientôt devoir être... Ahhhh... anesthésié pour procéder à la césarienne, dit-il en crispant les mains sur son ventre.
- Pouvez-vous vous lever Monsieur Potter-Snape, afin que je puisse modifier le lit ? Demanda l'homme qui avait suivi la grossesse d'Harry.
Harry hocha la tête et je l'aidai à se lever. En quelques sorts, le lit fut remonté afin que le personnel médical puisse l'opérer sans se casser le dos. Harry, une fois assis de nouveau, fut convié à se déshabiller. Je m'en chargeai et étrangement, c'était la première fois que je le faisais sans ressentir le moindre désir. Une fois Harry nu, je le fis s'allonger sur le lit et le Gynécomage le recouvra d'un drap en attendant le moment de pratiquer son opération.
- Ne devons désormais attendre que les contractions soient suffisamment rapprochées.
- Vous ne pouvez vraiment pas m'endormir maintenant ? Ou au moins me donner quelque chose pour calmer la douleur ? Elles ont bien ça les femmes.
- Malheureusement non. Ni potion, ni calmant. J'en suis désolé, ajouta l'homme.
- Tu es fort mon amour, une petite douleur ne peut pas te tuer, hum, dis-je en prenant place assise près de lui.
- Une petite douleur ? Tu veux mesurer à quel point elle est petite la douleur d'une contraction ? Demanda-t-il en ancrant son regard au mien et en me tendant la main.
Le souvenir de la main d'Harry cassée à l'accouchement d'Hermione me décida à ne pas lui donner la mienne et je répondis, prenant une voix repentie :
- D'accord, ce n'est pas juste une petite douleur. Mais tu es bien plus fort que ça. Et puis, murmurai-je à son oreille, dis-toi que cette douleur annonce notre future liberté sexuelle.
- Mouais, pas convaincu. Mais je n'ai pas le choix de toute façon.
Poppy arriva quelques minutes après, sa sacoche de soins avec elle. Elle s'excusa du retard, un élève s'étant présenté à l'infirmerie.
Le temps sembla long, entre les cris de douleur de plus en plus rapprochés d'Harry et les deux diplômés en Médicomagie qui discutaient de l'opération d'Harry.
- Tu veux un peu d'eau ? Demandai-je en le voyant devenir de plus en plus rouge et en sueur.
- Non, une bouteille de Pur Feu, comme ça je ne sentirai plus rien quand je l'aurai fini, dit-il la voix cassée et les yeux suppliants.
- L'alcool vous est...
- Vous la ferme ! Je cherche une solution pour moins souffrir, moi au moins ! S'exclama Harry en coupant la parole à l'homme qui allait bientôt lui ouvrir le ventre.
Le Gynécomage rougit et Poppy secoua la tête. Moi, je devais avouer que j'étais heureux qu'Harry dirige sa colère envers cet homme, plutôt que sur moi.
Soupirant, je posai la main sur l'épaule dénudée de mon mari et me fis silencieux.
Une trentaine de minutes passèrent encore avant que Poppy tende une potion à Harry en disant :
- Nous pouvons commencer. Buvez ceci et vous vous réveillerez papa d'un magnifique garçon.
Il prit la fiole tendue et la porta à sa bouche avant de se raviser.
- Severus ?
- Oui mon amour ?
- Embrasse-moi avant s'il te plait. Au cas où... tu sais... Enfin voilà quoi. On ne sait jamais et...
Ma bouche se posa sur la sienne et après un baiser rempli de tout mon amour, je murmurai :
- Arrête de dire des bêtises, sale morveux. Tout va bien se passer. D'accord ?!
- D'accord, murmura-t-il avant d'avaler le liquide qui allait le priver de la naissance de notre fils.
Une fois la potion faisant effet, Poppy retira le drap qui recouvrait son corps et appliqua une sorte d'onguent sur le ventre. Puis tout se déroula très vite.
Ils ouvrirent Harry et la vue du sang s'échappant du corps de mon mari me fit peur. Mais Poppy administra une potion de régénération sanguine et le Gynécomage continua son travail. Il écarta avec dextérité et douceur les intestins qui lui obstruaient la vue et ouvrit bientôt la poche de magie qui avait accueilli le bébé.
Mon cœur se gela à cette vue, prenant peur soudain que quelque chose ne rate. Mais je pus voir quelques minutes plus tard un bébé être sorti de là. Il était couvert de... de choses hideuses, mais malgré tout ça, son visage... c'était mon fils, notre fils.
Je le trouvai magnifique et je fis un pas en avant, mais Poppy arriva avec un linge pour nettoyer son visage avec douceur, avant que le Gynécomage ne lui lance trois sorts, sûrement pour veiller à sa santé.
Puis il me fut placé entre les mains et je dus couper le cordon ombilical.
Mon fils était là, dans mes mains, plus dans le ventre d'Harry.
- Bonjour mon bébé, murmurai-je ému.
Je relevai ensuite les yeux et vis qu'ils refermaient Harry. Le bébé gigota un peu et Poppy vint près de moi et me dit :
- Nous devrions aller laver ce petit bout.
Je hochai la tête et la suivis dans la salle de bains qui avait été aménagée. Je ne savais même pas qui avait fait ça.
Je suivis les conseils de cette femme et lavai mon enfant, avec toute la douceur dont je pouvais faire preuve. Étrangement, mon fils cessa de pleurer une fois dans l'eau et je souris, à sa tête.
Une fois lavé et séché, je l'habillai d'un ensemble qui avait aussi été apporté dans la pièce et revins ensuite dans la chambre. Harry dormait encore et le Gynécomage était devant lui, un parchemin à la main. Il me dit :
- Ses constantes sont bonnes, son noyau magique n'est pas altéré. C'est une vraie réussite.
- Merci, ainsi qu'à vous aussi Poppy.
- Il va se réveiller d'ici quelques minutes. Je pense que nous allons vous laisser en famille. S'il y a le moindre souci, je serai joignable par cheminette à toute heure du jour comme de nuit.
Il me salua et quitta la pièce. Poppy le suivit. Je ne perdis pas de temps et déposai mon fils dans son berceau, qui était près du lit d'Harry. Puis je pris soin de recouvrir ce dernier. Je revins ensuite prendre mon fils dans mes bras, qui s'était remis à pleurer et attendis avec impatience le réveil d'Harry.
POV Harry (Deux jours après l'accouchement - le 31 décembre 2007)
Je sortais de la salle bains, habillé d'un tee-shirt et d'un caleçon. Il était très tôt et j'avais été prendre une douche pour me changer les idées suite à mon rêve et les pleurs d'Albus qui m'en avaient sorti. Avant d'y aller, j'avais déposé mon fils dans les bras de Severus. Puis j'avais vu Eileen arriver en disant que son petit frère l'avait réveillée. Alors je lui avais proposé de rejoindre son père ainsi que son frère dans le lit pour continuer sa nuit.
Chose qu'elle s'était empressée de faire en se glissant contre Severus qui l'avait entourée de son bras libre instinctivement. Le tableau qu'ils formaient tous les trois gonflait mon cœur de bonheur.
Je pus aussi me remémorer l'accouchement que Severus m'avait montré par Légilimencie et j'en étais heureux. Voir mon fils naître avait été une joie sans nom. Et puis, les voir là, tous les trois, était un grand bonheur. Je devais aussi avouer que je ne regrettais pas d'avoir appelé notre fils Albus. Et j'aimais encore plus mon mari suite au deuxième prénom.
Sirius…
Un hommage à mon parrain mort, cet homme qui avait été accusé à tort.
Je sortis de mes pensées et profitai de cette heure matinale pour m'asseoir sur le fauteuil qui faisait face au lit et observai mon petit monde dormir. Severus avait le visage détendu et un sourire prouvait qu'il était bien. Il serrait nos deux enfants contre lui, un dans chaque bras. Eileen s'était rendormie, la tête posée sur le torse de son père. Et Albus, qui était réveillé, faisait des bulles de salive en jouant avec une mèche de cheveux de Severus.
Tout en regardant ma famille, je me repassai en tête toutes les épreuves que nous avions eues pour en arriver là. Et comment tout avait démarré. Certains moment de notre histoire étaient encore douloureux, mais beaucoup moins avec le temps. Et je préférais cent fois plus repenser à ces moments douloureux qu'à ce que j'avais rêvé cette nuit.
Je fus sorti de mes pensées par Severus qui me demanda, sûrement à cause de la tristesse qui s'était installée sur mes traits :
- Quelque chose ne va pas ?
Je secouai la tête et repris mon sourire, heureux de pouvoir aller embrasser mon Amour qui était enfin réveillé et me levai pour joindre le geste à la pensée. Arrivé à coté du lit, je me penchai et l'embrassai avant de lui répondre :
- Si, si. Tout va bien. Je repensai juste à mon rêve quelque peu déstabilisant.
Il avança afin de m'embrasser à nouveau et souffla ensuite, contre mes lèvres :
- Quel rêve ?
Je pris Albus dans mes bras et fis signe à Severus de se décaler un peu pour nous laisser plus de place.
- Je te raconterai une fois que je serai installé.
Il se décala donc et je plaçai Albus à côté de sa sœur puis m'allongeai près de lui. Nous étions Severus et moi aux extrémités du lit, nos enfants entre nous.
- En fait, j'ai rêvé de ce qu'aurait été ma vie sans toi, répondis-je enfin à sa question.
- Ta vie sans moi ? Répéta-t-il de façon interrogative.
- Oui, affirmai-je en grimaçant.
- Et... comment se passait-elle ? Demanda-t-il tout en caressant les cheveux d'Eileen
- C'était horrible... et triste.
Il sourit et murmura :
- Je dois dire que je préfère ça. Si elle avait été mieux que celle où je suis, je l'aurais un peu mal pris.
Je tendis mon bras au-dessus de nos enfants pour poser ma main sur sa joue et lui souris aussi.
- Tu n'as aucune crainte à avoir. Ma vie actuelle est mille fois mieux que celle que j'ai vue cette nuit. Tu veux que je te raconte mon rêve ?
Il tourna la tête et embrassa mes doigts avant de répondre :
- Oui, raconte-moi mon amour.
J'allai attraper sa main pour entremêler nos doigts et les fis ensuite glisser sur nos enfants, les posant sur eux comme une protection, puis commençai mon récit.
- En fait, mon rêve a commencé pendant la guerre. Dans la cabane hurlante, là où...
Je m'arrêtai là, bloquant sur les mots qui allaient rappeler à Severus le moment où il avait failli mourir.
Je le vis d'ailleurs devenir pâle et jeter un coup d'œil aux enfants, avant que son regard ne happe le mien. Il était intense et... rempli d'une lueur que je ne pouvais identifier. Il ouvrit la bouche, mais ne dit rien. Il me fit alors un geste de la tête pour que je continue mon récit.
- Tu es sûr que tu veux que je continue ? Demandai-je en serrant sa main.
- Oui...
- Très bien. En arrivant dans la cabane, nous avons vu, Ron, Hermione et moi, Nagini se jeter sur toi sur l'ordre de Voldemort. Je t'ai vu mourir sans chercher à y changer quoi que ce soit. Après les images ont défilé et je me suis vu au Terrier... pour mon mariage avec Ginny. Il y avait énormément de monde. La famille, les amis, les gens du Ministère. Tous étaient là pour assister au mariage du siècle, celui du Sauveur, grimaçai-je à l'utilisation de ce surnom.
- Dans une vie sans moi, tu te maries à Ginny ?
Je pus voir qu'il était partagé par le rire et l'indignation.
- Apparemment. Et le pire, c'est que nous nous reproduisons. Albus m'a sorti de mon rêve au moment où je me voyais dire des mots rassurants à mon fils sur le quai de King Cross. Et il y avait deux autres enfants près de Ginny, une fille et un garçon.
- Je ne sais pas quoi dire Harry. C'est en effet, un drôle de rêve.
- Mais qui ne vaut pas la réalité. Déjà, jamais je n'aurais pu épouser Ginny. Et surtout, jamais je n'aurais pu vivre sans toi, dis-je en m'avançant un peu vers lui, dans la limite du possible à cause de nos enfants, pour tenter de l'embrasser.
Il se rapprocha aussi, il restait encore quelques centimètres à franchir, ce qui nous était impossible. Severus dit alors :
- Me voilà priver de tes lèvres...
Je rigolai et lui répondis entre deux rires :
- C'est la dure loi de la vie de parents. Les enfants empêchent leurs parents d'avoir de l'intimité. Je te propose quelque chose. Je ramène Eileen dans son lit et toi tu ramènes Albus dans le sien vu qu'il vient de se rendormir.
Je me relevai et lui dis ensuite avec un air gourmand :
- Et comme ça nous pourrons nous occuper de nous et tu pourras me prouver que ma vie actuelle est beaucoup mieux que celle de mon rêve. Ca te tente ?
- Marché conclu ! Dit-il tout en se levant.
OoOoOoOoOoO
- Y a pas... de doute possible. Ma vie actuelle est... la meilleure, soufflai-je au creux de l'oreille de Severus en m'affalant sur lui.
Son sexe encore en moi, l'orgasme venant de nous terrasser l'un et l'autre.
- Ravi de savoir que notre vie est la meilleure, parce qu'elle va encore durer un certain nombre d'années mon Amour.
- J'espère bien. Je ne me vois pas en vivre une autre maintenant que j'ai eu un aperçu de ce que ça pourrait être.
- Tu vas bien ? Je veux dire, pas de douleur ? Demanda-t-il en changeant de sujet tout en passant sa main dans mon dos.
- Je vais très bien, affirmai-je en me redressant. Mais je crois que notre moment tranquille vient de prendre fin, ajoutai-je en tendant l'oreille pour entendre notre fils pleurer.
- Il doit avoir faim ou alors il faut changer sa couche. Tu y vas ou j'y vais ? Demanda-t-il en me serrant brièvement contre lui.
- On y va ensemble, proposai-je en allant l'embrasser. De toute façon Eileen ne va tarder non plus et il va bien falloir qu'on se lève. Et puis Teddy va aussi se lever.
- Allez, avant que je ne te refasse l'amour.
Je me levai avec paresse et enfilai mon caleçon qui trainait par terre ainsi que mon haut. Severus s'habilla lui aussi et nous partîmes dans la chambre de notre fils ensemble.
Ensuite nous nous dirigeâmes dans la cuisine où je préparais le biberon d'Albus pendant que Severus le faisait patienter en le berçant. Ce qui avait le don de le calmer immédiatement. Toujours cet attrait pour lui de la part des enfants. C'était quelque chose d'inexplicable.
Le biberon prêt, je lui tendis et Eileen arriva à ce moment précis avec Teddy. Notre trésor alla faire un bisou à son père, à son frère et vint m'en faire un aussi. Teddy en fit de même. Ils allèrent ensuite s'asseoir et je me fis un devoir de leur préparer le petit-déjeuner. Un de princesse pour Eileen : chocolat chaud, tartine beurrée, croissant et jus d'orange. Teddy, lui, préférant les œufs brouillés. Quand je déposai le tout sur la table, Eileen me fit un grand sourire et dit :
- Merci papa. T'es le meilleur.
- Et moi alors ? Demanda en riant Severus.
- Toi, t'es le meilleur pour raconter des histoires, répondit-elle en trempant sa tartine dans son bol.
- Tu es le meilleur Tonton Sevy, ajouta Teddy en riant entre deux bouchées.
Je souris en pensant qu'ils n'avaient pas tort. Severus était beaucoup plus doué que moi pour raconter les histoires et il était un tonton adorable et présent.
- Tiens mon Amour, le meilleur des conteurs, lui dis-je en lui posant sa tasse de thé devant lui.
Je pris ensuite ma tasse de café au lait et rejoignis ma famille à table.
- Merci... le meilleur préparateur de petit-déjeuner, rit-il en commençant à boire le contenu de sa tasse.
Le petit-déjeuner se passa dans la bonne humeur. Notre fils se rendormant dans mes bras après que Severus me l'ait passé, après son biberon. Notre fille nous raconta les histoires qu'il se passait parmi ses jouets, Severus et moi nous tenant par la main tandis que nous suivions et participions grandement à la discussion d'Eileen. Et Teddy, souriant, mangeant, était un peu la cerise sur le gâteau.
Voilà, le trente-cinquième chapitre est posté ! Il fait 18 pages et 5.685 mots.
Nous attendons avec impatience vos impressions !
Note Jes : Alors ? Ce chapitre vous a-t-il plu ? Sinon, afin de m'aider à prendre ma décision, cela serait bien de savoir si le fait de devoir aller lire l'épilogue sur mon compte auteur vous pose problème ou pas. Je ne dis pas que je ferai selon l'avis des lecteurs, mais cela peut m'aider dans ma décision. Allez, gros poutous à tous, lecteurs actifs ou passifs, et à très bientôt pour la toute fin *larmes aux yeux*
Note Vivi : Merci de laisser une trace de votre passage ^^
(^-^) Jes Cullen-Malfoy
ET
Emmoirel-For-Drarry and Emmoirel-For-Snarry
**Doublement « Yeux de Chat Potté »**
**Laissez-nous une review please**
