J'ai oublié de le préciser dans le précendent chapitre mais Vinvin est toujours ma correctrice.
Reviews
FX je suis heureux qu'elle t'ai plut. en meme temps gacher un week end pour lire ma fic alors qu'il faisait si beau dehors ... enfin presque beau ... quand il ne pleuvait pas
Virg05 Clair qu'ils ont des problèmes de communication, quant à ta supposition qui sait, peut etre sera t il le cas
Namyothis Non, ils ne vont vraiment pas y arriver
Vinvin Lol tu prends très facilement la mouche.Non, je ne suis pas une mauvaise langue, je raconte seulement ce que je voie ;) Pour la faute, tu auraus pu me prévenir quand je t'ai soumis le résumé. Tant mieux que tu ne révèle pas la suite sinon je t'aurai pendu par les pieds au dessus d'une cheminée.
Latitemery Et non toujours pas de réconciliation pour Ron et Hermione, il va falloir attendre encore un peu. Si Harry et Ginny auront des problèmes, d'une certaine manière, encore plus grave que ceux de Ron et Hermione. Lol, sans les jumeaux, ça n'aurait pas été aussi drôle.
rapide résumé de la prophétie : Il y a
environ mille ans, le fondateur de la ligné Weasley a été
victime d'une malédiction lancée par l'un des plus
terribles mages noirs de l'époque mais dont le nom c'est
perdu bien qu'on ait quelques doutes. Cette malédiction
stipule qu'il ne naîtrait que des garçons mais lorsque
sa lignée, celle du mage noir, serait près s'éteindre
alors une fille naîtrait. Or à la même époque,
une prophétie a été faite et elle aussi parle de
notre famille, elle dit que la première fille Weasley serait
une faiseuse et que si jamais elle mourait avant d'accomplir sa
destiné, la lignée Weasley s'éteindrait et le
monde des sorciers connaîtrait une période de trouble
sans fin.
Résumé de l'histoire :
Lors de son arrivé à Grimmaurd Square, avant de sa sixième année, Harry
apprends que la famille Weasley possède un livre de prophéties vieux de
mille ans. Ron lui dévoile que d'après ce livre, la fille qui l'aime
malgré lui prononcera des paroles qui sauveront sa soeur Ginny de qui
Harry est tombé amoureux. Il lui révèle peu après qu'elle ai rompu
d'avec Dean. De leur coté, Ron et Hermione jouent au chat et à la
souris, Ron surprend une conversation qui ne lui était pas destinée
entre Harry, Ginny et Hermione et croyant que celle-ci n'est pas
amoureuse de lui, quitte le chateau juste avant le bal de Noël. Quand
il revient, il traite froidement Hermione et va jusqu'à l'insutler mais
tout rentre dans l'ordre après une discussion et ils commencent à
sortir ensemble. Ils découvrent dans la bibliothèque, gravé sur la
pierre, un autre livre d' Helga Poufsouffle qui leur indique comment
peuvent être détruit les protections de Poudlard. Après que Ron ai fait
une blague à Drago, Hermione
reçoit une lettre de Krum qui prétends que Ron l'a insulté, Hermione le
menace de le quitter s'il ne s'excuse pas mais Ron prétends qu'il n'y
ai pour rien, ils se séparent.
Chapitre 35
Harry discutait avec Ron pendant que celui-ci rangeait sa malle quand de petits coups brefs furent frappés à la porte. Sans attendre de réponse, ils virent Hermione entrer, jeter un regard dans la pièce puis se tourner vers Harry.
-Harry, tu pourrais… commença-t-elle avant de pivoter vers Ron. Qu'est ce que tu fais ?
-Ça ne se voit pas ? Ma malle !
-Où est-ce que tu vas ? Pourquoi est ce que tu ne m'as rien dit ?
-Il vaudrait mieux que je vous laisse, dit Harry en se levant.
-Reste ! dit Ron. Je ne vais pas tarder à partir et puis Hermione voulait te parler.
-Pour le moment, c'est à toi que je parle ! s'exclama Hermione. Tu vas répondre à mes questions !
-Parce que tu nous as dits où tu étais l'été dernier peut-être ? dit Ron avec colère.
Harry vit Hermione pâlir.
-Tu le savais?
-Tu me prends vraiment pour un imbécile ? Ce n'est pas parce que je ne suis pas un génie comme toi que je ne sais pas additionner un et un ! Maintenant si tu veux bien me laisser passer, je dois partir.
Il la poussa et sortit en traînant sa malle.
-Harry, on se revoit dans trois semaines, fit Ron avant de descendre l'escalier.
-Il savait et il ne l'a jamais dit, marmonna Hermione en s'asseyant sur le lit de Ron.
-Hermione, de quoi parliez-vous ?
Son amie évita de croiser son regard.
-L'été dernier, j'ai encore été invité avec mes parents par Viktor en Bulgarie et j'ai finalement cédé…
-Et tu as préféré ne rien nous dire à cause de Ron.
-Je savais comment il réagirait… enfin je croyais savoir. Je comprends maintenant pourquoi il pensait que je lui préfère Viktor… Il faut que je lui parle avant qu'il ne parte…
Elle se leva et descendit quatre à quatre les escaliers avec Harry à sa suite mais quand ils arrivèrent dans le hall, ce fut pour voir Ron et sa tante disparaître à l'aide d'un Portoloin.
-Et merde ! S'emporta Hermione.
-Hermione, voyons ! S'offusqua Mme Weasley. Je t'ai connu moins grossière.
-Je voulais parler à Ron.
-Il faudra attendre son retour, le professeur Dumbledore a lancer un sortilège envoyant tous les hiboux qui lui sont destinés ici, pour éviter d'éveiller les soupçons sur son départ. Tu ne pourras donc pas lui écrire ma pauvre chérie.
-Merci, Mme Weasley.
Celle-ci retourna dans la cuisine d'où des bruits d'une discussion leur parvenaient
-Ils ne sauront donc jamais fermer une porte.
Hermione se tourna vers Harry.
-Tu étais au courant de son départ et tu ne m'as rien dit !
-Euh ! … Je …
-Pourquoi ?
-Il m'avait fait promettre ?
-POURQUOI ?
-Tu connais Ron aussi bien que moi, quand il a besoin de réfléchir, il faut qu'il s'isole et …
-Il ne pouvait pas le faire ici peut-être ?
-C'est à propos de toi, enfin de vous qu'il doit réfléchir et il n'aurait pas pu le faire en te sachant dans la pièce à coté.
-Il n'avait qu'à me demander de repartir chez mes parents, j'aurai été ravie de le faire !
-Hermione, tu es aussi butée que lui, fit Ginny en descendant l'escalier. Il n'aurait jamais osé faire ça, ce n'est pas le rustre qu'il paraît être.
-Tu as peut-être raison … fit mollement Hermione. Mais si j'avais su, si j'avais pu lui parler, il serait éventuellement rester…
-Je l'ignore, fit sombrement Ginny.
-Comment ça ? fit Harry surpris.
-Avant qu'il ne lise dans le Livre des Prophéties, un peu avant le mariage de Bill, il t'aurait probablement écouté …
-Qu'est ce qu'il a lu dedans ? s'écria Hermione.
-Je l'ignore. Le Livre s'ouvre, semble-t-il, au hasard et la personne qui découvre le passage qui lui est destiné est le seul qui pourra le retrouver jusqu'à sa mort ou que la prédiction soit réalisée … mais en attendant, il a paru ébranler parce qu'il a lu.
-Pourquoi ce foutu bouquin vient-il encore me gâcher la vie cet été !
Harry eut un petit rire en repensant à l'attitude de Ron, l'année précédente.
-Qu'est ce qu'il y a de si drôle ? Lui demanda Hermione hargneusement.
-La prophétie que Ron a lu dans le livre l'année dernière ne te concernait qu'indirectement.
-C'est vrai qu'il t'en a parlé, fit Ginny. Mais je n'ai jamais compris pourquoi tu disais qu'elle s'était réalisée…
-J'ignore si je dois vous le dire, fit Harry.
-Tu en as déjà trop dit, fit Hermione en brandissant sa baguette sous son nez.
-Très bien mais vous devez me promettre que vous ne lui révélerez jamais que je vous l'ai dit.
Les deux jeunes filles le lui jurèrent.
-La raison pour laquelle Ron était si perturbé l'été dernier est qu'il avait lu que celle qui l'aimerai malgré lui dirait une chose qui pourrait sauver Ginny et il a passé une bonne partie de l'année à se demander qui s'était et si ça pouvait être toi, Hermione et la seconde moitié à essayer de savoir ce que tu avais pu dire…
-C'est pour ça qu'il cherchait tant à savoir ce que je pouvais dire… mais pourquoi faut-il qu'il soit aussi secret !
Sur ces mots, elle monta dans sa chambre et Harry vit des larmes couler sur ses joues.
-Je vais devoir attendre qu'il revienne pour lui parler, l'entendit-il marmonner.
Pendant trois semaines, Hermione ne quitta qu'exceptionnellement sa chambre en dehors des repas, prétextant qu'elle travaillait sur ses devoirs de vacances. L'une de ces exceptions fut lorsque Mme Weasley organisa une fête pour l'anniversaire de Ginny et l'autre quand elle reçut sa lettre du professeur McGonnagal lui annonçant qu'elle avait été désignée comme étant préfète en chef. Harry et Ginny eurent bien du mal à la convaincre de descendre mais ils y réussirent néanmoins. Hermione sembla retrouver la sérénité qu'elle avait l'année précédente, elle sourit même une ou deux fois aux blagues de Fred et George et éclata même de rire lorsque Harry et Ginny se retrouvèrent coller l'un à l'autre après qu'ils eurent bu un verre d'un des nouveaux produits des jumeaux.
Toutefois sa bonne humeur naissante ne résista pas le lendemain matin à la lettre que la famille Weasley reçut de la part de Ron. Il y donnait de ses nouvelles et avais mis un mot pour chacun des membres de sa famille ainsi que pour Harry mais aucun pour Hermione.
-C'est parce qu'il pense que je ne l'aime plus et qu'il n'y a plus aucune chance pour nous deux… je lui dirais qu'il a tort… dit-elle en retournant s'enfermer dans sa chambre.
Comme l'année précédente, Mme Weasley se rendit seule au Chemin de Traverse pour aller chercher les fournitures scolaires dont Harry allait avoir besoin mais elle avait prévenu Harry et Ginny qu'elle ne serait pas longtemps absente et que de toute manière, Remus Lupin allait passer la journée avec eux.
Quand Mme Weasley revint avec les différents paquets, Hermione descendit pour récupérer le sien et remonta aussitôt dans sa chambre, Harry et Ginny restèrent à discuter avec Lupin du choix de leurs options.
-Harry, je n'ai pas eu l'occasion de te parler depuis le mariage, lui dit Lupin après le repas. Je voulais savoir comment tu te sentais depuis que tu as lu les lettres de tes parents et de Sirius.
-Ça va, Ginny étais avec moi et …
-Ne te fatigue pas à m'expliquer, je crois avoir compris… Vous ressemblez énormément à tes parents… Vous vous regardez de la même manière…
-Comment étaient-ils ensemble ?
Remus Lupin resta un long moment sans parler, les yeux perdus dans le vague.
-Comme tu le sais, leurs débuts ont été quelques peu chaotique, ce n'est qu'en septième année qu'ils ont réellement commencée à sortir ensembles, on peut dire que sur ce point, tu en avance sur ton père mais dès qu'ils ont été un couple, ils ont été sur un petit nuage. Ils passaient quasiment tout leur temps ensemble à se bécoter dans un coin, au point que Sirius a tenté une fois de les séparer. Quand ton père s'en est aperçu, ça a failli gâcher leur amitié mais ta mère a réussi à le calmer… Après cela Sirius a voué un quasi-culte à ta mère… parfois même, je me suis demandé si luiaussi n'en étais pas un petit peu amoureux…
Harry eut un petit sourire.
-Ton père ne semblait être vraiment heureux que lorsque Lily était dans les parages. Elle a été la première à connaître nos secrets… Comme ton père et Sirius, elle a plutôt bien accepté le mien et elle m'a même confié qu'elle s'en doutait de quelques temps déjà… elle a trouvé que la forme d'animagus de Sirius lui correspondait bien et que celle de James reflétait son âme… Elle aurait pu fuir ou nous dénoncer mais elle n'en a rien fait et nous a même couverts une ou deux fois.
-Un peu comme Hermione avec Ron et moi, dit Harry en esquissant un sourire.
-Un peu sauf qu'elle ne nous suivait pas nos excursions, rétorqua Lupin du tac au tac.
Harry et Ginny remarquèrent qu'Hermione semblait être de plus en plus nerveuse au fur et à mesure que la date du retour de Ron approchait.
-Qu'est ce que tu comptes lui dire ? Lui demanda Harry, la veille de son arrivé.
-Je l'ignore. A votre avis, je dois lui dire quoi ?
-La vérité ! Lui répondit Ginny. Soit franche.
Quand Ron revint, il salua avec chaleur sa famille et Harry mais il évita dans un premier temps Hermione. Toutefois il était évident que son éloignement lui avait fait du bien.
-C'est extraordinaire là bas, il y a des quartiers grands comme Poudlard dans quasi toutes les grandes villes, et il n'y a que des sorciers qui y vivent… Et j'ai pu visiter un de leurs instituts, celui où Tante Betsy enseigne habituellement. Là bas, les élèves peuvent rester pendant les vacances d'été s'ils le souhaitent… J'ai rencontré des personnes géniales. Il y avait un professeur, le docteur Strange, je l'ai vu faire des choses ! … Il arrivait à se défendre contre cinq personnes en même temps et sans baguette en plus ! Et…
-Ron, je pourrais te dire un mot, fit Hermione au bout d'une heure du quasi-monologue de Ron.
-Euh ! … Je ne sais pas … bégaya-t-il.
-Ginny, je crois que ta mère vient de nous appeler, fit Harry en la traînant hors de la pièce.
-Qu'est ce que tu fais ?
-Je leur donne l'occasion de parler.
-Mais je veux savoir ce qu'ils vont se dire.
-Comme nous ! Firent les voix de Fred et George.
-Qu'est ce que vous faites ? s'exclama Harry. Je vous croyais dans votre boutique.
-Passez-moi un de vos oreilles à rallonges, fit Ginny en tendant la main.
-Nous avons pris notre journée, dit George, dès que nous avons su que Ron revenait. Nous ne voulions pas manquer le match retour Ron/Hermione alors que nous avions manqué l'allé.
Fred sortit de longs rubans couleur chair qu'il tendit à sa sœur et à Harry qui le prit après un bref instant d'hésitation.
-… Ron, j'ai beaucoup réfléchi cet été et Harry et Ginny m'ont aidé à comprendre que j'ai eu tort en juin. Je me suis conduite comme une idiote en t'accusant d'avoir écrit à Viktor…
Harry n'eut aucune peine à imaginer Ron en train de serrer le poing à s'en faire blanchir les phalanges ou être prêt à sortir à Hermione une réplique cinglante.
-… sur l'unique preuve de sa parole mais à l'époque, j'étais stressée à cause des examens et de l'attaque … et j'avais besoin de décharger mes nerfs et sa lettre a été le parfait moyen de le faire. J'en suis désolée et j'aurai aimé le faire sur quelqu'un d'autre mais ça n'a pas été le cas et les mots ont dépassé mes pensées. Je ne voulais pas qu'on se sépare, surtout pour une raison aussi triviale. Je savais pertinemment que tu n'aurais pas réécrit à Viktor alors que tu m'avais promis que tu ne le referais pas, je lui ai donc demandé qu'il m'envoie ta lettre… enfin non pas ta lettre mais plutôt celle qu'il avait reçue. J'ai tout de suite vu que ce n'était pas ton écriture…
Harry s'attendit à ce que Ron s'emporte et lui dise qu'elle aurait pu s'en apercevoir plus vite et apparemment Hermione aussi puisqu'elle se tut mais Ron ne pipa mot.
-… Ron, je tiens à toi et je ne veux pas te perdre. Je voudrais que l'on recommence …
Il y eut un long silence avant que Ron ne prenne la parole.
-Ah ! … Je ne sais pas quoi dire…
-Dis simplement oui, fit Hermione d'une voix implorante.
-Ce n'est pas aussi si simple… J'ai moi aussi beaucoup réfléchi durant ces trois semaines et j'en suis arrivé à la conclusion que c'était mieux ainsi…
-Quoi ! Qu'est ce que tu veux dire ? Que tu ne m'aimes plus ? Expliques-moi pourquoi ! Tu as rencontré quelqu'un aux USA ?
-Si tu me laisses finir, je t'expliquerai tout. Pour commencer, non, je n'ai rencontré personne et je t'aime toujours mais si je ne veux plus sortir avec toi, c'est parce que j'ai le sentiment que si nous continuons ensemble, notre vie ne sera qu'une succession de disputes et de réconciliation à plus ou longs termes et ce n'est pas ce que je veux…
-Mais je t'aime, je ferais des efforts … Je lirais moins… Je serais moins à cheval sur le règlement, je … Je …
-Moi aussi, je t'aime mais nous savons tous les deux que malgré toute notre meilleure volonté, rien n'y changera et nos habitudes reviendront aux galops. Je sais que l'amitié n'est plus possible entre nous … plus après cette année … enfin plus celle que nous connaissions avant mais j'aimerai que nous restions amis ou au moins que nous essayons.
Fred, George, Harry et Ginny entendirent Hermione qui s'était mise à sangloter, murmurer un oui entre deux reniflements. Harry retira l'oreille à rallonge et la rendit à George alors que Ginny en faisait de même avec Fred, ils descendirent dans la cuisine mais ils trouvèrent porte close. Quand ils essayèrent d'y entrer, la porte se révéla verrouiller, Mme Weasley entrouvrît la porte.
-Oh ! Vous pouvez attendre un instant, il y a une réunion de l'Ordre… Vos valises sont prêtes ?
-Non, fit Ginny en essayant de voir qui était dans la cuisine.
-Alors allez les faire, je vous appellerai lorsque la réunion sera finie et que le dîner sera prêt, dit Mme Weasley avant de refermer la porte sans leur laisser le temps de répliquer.
En remontant, ils croisèrent Fred et George qui leur annoncèrent que Hermione et Ron s'étaient réfugiés dans leurs chambres respectives. Ginny monta en courant les escaliers pour gagner la chambre qu'elles partageaient tandis qu'Harry alla dans la sienne. Lorsqu'il y entra, il vit Ron allongé sur le lit, les mains croisées derrière la tête et fixant le plafond.
-Alors de quoi avez-vous parlé Hermione et toi ? Lui demanda-t-il.
-J'ai repéré les oreilles à rallonges.
-Ah ! … Euh ! … Ce n'est pas que nous voulions vous espionner mais …
-N'essaie pas de m'expliquer, je comprends. Vous vous inquiétiez pour Hermione.
-Pas uniquement ! A propos de toi aussi… Tu pensais ce que tu as dit ?
-Je pensais chaque mot et je peux te dire que ça n'a pas été évident d'arriver à cette conclusion… Va plutôt voir Hermione, elle a certainement plus de besoin de toi que moi.
-Ron, ton attitude a-t-elle un rapport avec ce que tu as lu dans le livre de ta famille ?
Harry vit son ami se raidir et ses oreilles rougirent mais il ne bougea pas plus que ça.
-Non, ça n'a aucun rapport, répondit Ron avec un rien de brusquerie dans la voix.
Harry sortit de la chambre, non sans jeter un dernier regard à son ami qui restait figé dans la même position. Dans la chambre des filles, Harry découvrit Hermione pleurant dans les bras de Ginny.
-Ça va ? demanda-t-il timidement.
Ginny le regarda comme s'il venait de dire une énormité, Hermione, elle, étouffa un nouveau sanglot.
-Je lui ai dit que j'ai été une idiote, que je l'aimais, que je voulais qu'on retourne ensemble, que s'il le fallait, je ferais des efforts… Je lui ai dit des choses qui si ça avait été un autre, je n'aurais jamais dit et lui, il me dit non ! Pourquoi me fait-il ça ? Il a du rencontrer quelqu'un là-bas … et il veut qu'on redevienne amis, je ne pourrais jamais le supporter.
Elle continua à sangloter jusqu'à ce qu'elle s'endorme. Lors du dîner, Mme Weasley s'inquiéta de son absence en fixant Ron qui feignait de ne pas s'en apercevoir.
-Elle dort, répondit laconiquement Ginny à la question de sa mère.
-Moi qui espérais que t'éloigner te mettrait un peu de plomb dans la tête et te ferais réfléchir, je me suis lourdement trompée. J'ignore ce que tu as bien pu lui dire, Ron, et je préfère l'ignorer mais tu me déçois grandement. Ton père et moi ne t'avons pas éduqué ainsi, dit Mme Weasley en se tournant vers son fils qui soutient sans sourciller son regard.
-Molly ! Tente d'intervenir son mari en faisant signe à son fils de partir. Il est majeur, il fait ses choix.
-Je me demande ce qu'il a dans la tête pour faire de tels choix alors. Aucun de ses frères n'aurait été assez stupide pour les faire, dit-elle d'une voix forte alors que Ron refermait la porte.
Celle-ci se rouvrit aussitôt avec fracas et Harry compris que la mère de Ron venait de dire une chose que celui-ci ruminait depuis des années.
-Arrête de me comparer à eux ! Depuis que je suis tout petit, tu ne cesses de me dire que je ne suis pas aussi beau que Bill, aussi sportif que Charlie, aussi intelligent que Percy, aussi drôle que Fred et George ! Je sais que je suis un minable ! Jamais tu ne m'as complimenté ! Enfin si, une fois quand je suis devenu préfet et encore je suis certain que tu croyais que c'était une blague et qu'en réalité, c'était Harry. J'en ai marre que tu ne me respectes pas pour ce que je suis et que me compares sans cesse à mes frères.
Harry s'attendit à ce que le tableau de la mère de Sirius se mette à hurler à son tour avant qu'il ne se rappelle qu'il avait été enlevé l'été précédent.
-Je n'aurai pas à le faire si tu avais une once de qualité ! La seule bonne chose que tu ais fait, il a fallu que tu la quittes, rétorqua sa mère.
-Molly ! Intervint une nouvelle fois M. Weasley.
-C'est ce que tu penses, MAMAN ! dit froidement Ron. Tu ignores pourquoi j'ai fait ça mais comme à ton habitude, tu juges sans savoir.
Mme Weasley s'approcha de son fils et lui flanqua une gifle magistrale.
-Je ne te permets pas de me parler ainsi, je suis ta mère et tu me dois le respect !
-Parce que tu me respectes peut-être ?
Ron ressortit de la cuisine en refermant violemment la porte.
-Dehors ! Tous dehors ! dit dans un souffle rauque Mme Weasley.
Tout le monde sortit sans un mot. M. Weasley essaya bien de rester avec sa femme pour lui parler mais elle le poussa en dehors de la pièce et verrouilla la porte d'un sortilège. M. Weasley eut un petit sourire triste et fit signe à sa famille de partir.
-Harry, je pourrais te dire un mot.
Harry et M. Weasley attendirent que les autres ne soient plus à portée d'oreilles, même à rallonge pour que celui-ci prenne la parole.
-J'aimerai que tu ailles parler à Ron et que tu essaies de le raisonner.
-Pourquoi moi ?
-Il te fait confiance et il sait que tu ne lui mens pas, que pour toi, c'est lui le meilleur Weasley … enfin si on ne compte pas Ginny, dit-il avec un petit sourire.
-D'accord… Je peux vous demander pourquoi il a réagi de cette façon… enfin, non, j'ai quelques doutes mais …
-Ça fait des années que je dis à Molly qu'elle devrait arrêter d'essayer de le motiver en le comparant à ses frères mais elle n'en fait qu'à sa tête. Je savais qu'avec le caractère explosif qu'il a hérité d'elle, ça allait dégénérer un jour ou l'autre… D'ailleurs je crois que Ginny en a aussi hérité, dit-il avec un nouveau sourire. Quoiqu'il en soit, si l'un d'eux devait mourir d'ici Noël, je n'aimerai pas qu'ils soient toujours fâchés l'un envers l'autre. Promets-moi que tu vas essayer de raisonner Ron.
-Je vais essayer M. Weasley, fit Harry un poil désarçonné.
D'habitude M. Weasley était d'un naturel plutôt débonnaire et il se mettait en général à l'écart quand une dispute éclatait entre sa femme et l'un des ses enfants, attendant qu'ils se réconcilient d'eux même ou alors il agissait dans l'ombre, poussant ses autres enfants à faire offices de médiateur mais c'était la première fois qu'Harry le voyait agir ouvertement. Il avait essayé de parler à Ron mais dès que celui-ci avait compris le sujet de la discussion, il s'était renfermé sur lui-même et refuser de parler.
Durant les deux jours qui se déroulèrent entre la dispute et le départ pour Poudlard, les résidants permanents et occasionnels virent M. Weasley se démener comme un beau diable pour essayer de réconcilier son épouse et son fils et même l'aide de ses autres enfants et d'Harry ne suffit pas. Hermione, instruite par Harry et Ginny le lendemain de la dispute, se montrait, quant à elle, assez troublée. Elle comprenait certes le ressentiment qu'éprouvait Ron à l'égard de sa mère mais elle lui en voulait encore d'avoir rompu avec elle, bien que ce soit déjà effectif depuis quelques semaines.
Sur le quai 9 ¾, M. Weasley fit une dernière tentative.
-Dites-vous au moins au revoir. Vous vous voyez peut-être pour la dernière fois. Vous ne voudriez pas partir fâcher l'un envers l'autre.
-Arthur, il me semble t'avoir déjà dit plusieurs fois que je lui pardonnerai ses paroles que lorsqu'il viendra s'excuser. D'ici là, je n'ai plus que six enfants, fit Mme Weasley d'un ton dur.
M. Weasley se tourna vers son fils qui lui tourna ostensiblement le dos. Il vit donc le Poudlard Express partir sans que deux des êtres auxquels il tenait le plus ne soient réconciliés.
