Salut, salut ! Alors comment vous allez ? Les cours ? La vie, la famille ? Tout se passe bien ? Tant mieux ! En tout cas, voici le nouveau chapitre, j'espère qu'il va vous plaire ! Bon courage à tous
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Fred prit une grande inspiration et regarda Hayden dans les yeux.
– On va aller rendre visite à ta mère, répéta-t-il.
– On a déjà tout prévu, continua Leslie. George et Fred viendront avec nous, parce qu'ils sont plus âgés et seront prit un peu plus au sérieux…
– On ne va rien faire ! coupa Hayden, en criant presque. Mais vous êtes complètement malade ?! Comment est-ce que ça a pu vous venir à l'esprit ?
– Il faut que tu le fasse Hayden, fit George. On le voit bien dans tes yeux que tu as envie de la voir, de la rencontrer.
– Ma mère est folle. Elle est dans un hôpital psychiatrique, qu'est-ce que tu veux de plus ?!
– Mais tu veux la voir et-
– Et de toute manière en quoi ça vous regarde ?! hurla Hayden en dévisageant chacun d'entre eux. De quoi vous vous mêlez ! Je décide ce que j'ai à faire et j'irai voir ma mère quand je l'aurais décidé !
Hayden transplana dans sa chambre, sans attendre que les autres répondent. Elle était folle de rage. Comment pouvaient-ils se permettre de faire ça ?! Comment avaient-ils osé se mêler de ce genre d'affaire !
La jeune fille posa ses mains sur son bureau, tentant de se calmer alors que la chambre était de plus en plus froide.
– Foutus amis de merde.
Elle détestait ça. Comment avaient-ils pu lui faire ça ?! A elle ! Elle n'avait jamais rien fait contre eux ! Alors pourquoi ils lui affligeaient ça ?!
Hayden tenta de respirer le plus calmement possible, mais ses émotions prenaient complètement le dessus de ses pensées. Elle ne faisait pas une crise, ou ne perdait pas le contrôle de son pouvoir, comme les autres fois, non, cette fois-ci, c'était vraiment ses sentiments qui s'échappaient sauf que ça avait une influence sur son pouvoir.
La jeune fille sortit deux bougies qu'elle avait au fond du placard. Elle les alluma et une douce odeur d'hellébore et de fleurs de cerisier en sorti. Hayden s'allongea sur son lit, tentant de se calmer. Pourquoi est-ce qu'ils avaient fait ça ? Pourquoi se mêlaient-ils de ça ? Chaque fois qu'elle commençait à reprendre contrôle de ses pouvoirs, cette question resurgissait. Elle se releva, tentant de s'imprégner du parfum, qui jusque là avait réussi à ne pas la faire craquer. Mais aujourd'hui, elle avait besoin de plus. Elle avait besoin de-
La porte s'ouvrit violemment alors que Fred entra, le front en sueur.
– Tu étais bien là.
Hayden lui jeta un regard noir.
– Et où veux-tu que je sois ?
– Tu viens de guérir de ta maladie, Hayden, ne fait pas l'idiote…
– Non ! C'est vous qui faites les idiots ! cria-t-elle alors que une vitre cassa. Vous vous prenez pour qui, sérieusement ?! Vous pensez vraiment pouvoir débarquer dans ma vie et juste la… Détruire ! Et la chambouler comme ça ?!
– On a pas l'intention de détruire ta vie ! On veut juste t'aider ! On sait que tu as des problèmes chez toi et on pensait que rencontrer ta mère pourrait t'aider !
– Ce qui se passe chez moi ne vous regarde pas ! M*rde alors !
Un vent étrange se mit à souffler dans la chambre alors que Hayden sentait sa colère monter de plus en plus le long de sa gorge.
– Je ne vous aie rien demandé !
– Mais on sera là ! Et tu peux rien y faire ! On va pas bouger Hayden ! Alors t'as intérêt à te faire à l'idée qu'on va se mêler de tes affaires, on va chambouler ta vie, on va la détruire pour la reconstruire en 100 fois mieux. Alors ouais. Tu vas devoir t'y faire.
Hayden sentit la colère lui monter à la tête, alors, elle prit l'objet le plus proche d'elle, qui était un coussin et elle le lança sur Fred. Celui-ci n'eût pas le temps de l'esquiver et se le prit en pleine figure.
– La ferme !
Le garçon saisit le coussin, secouant la tête pour regagner ses esprits.
– Oh, tu veux jouer à ça !
Il se rua alors vers Hayden, lui plaquant le coussin sur le visage. Ils tombèrent tous les deux sur le lit mais Hayden poussa Fred avec le pied et il tomba de l'autre côté, elle se releva et prit alors l'autre coussin pour se protéger.
– Tu as besoin de nous Hayden, et tu vas venir avec nous demain.
– Je ne viendrais pas !
Fred lança le coussin qu'il avait dans les mains sur Hayden, mais elle le rattrapa facilement et lui rejeta à la figure. Elle ne pouvait pas l'accepter, elle ne voulait pas.
– De quoi est-ce que tu as peur, Hayden ?! On sera là ! Tu ne vas pas être seule. On ne t'abandonnera pas. On te comprend !
Hayden serra les poings sur son coussin.
– Non ! Tu ne comprends pas ! Bien sûr que non ! Tu as toujours eu ce que tu voulais ! Tu as une famille qui t'aime !
Hayden lâcha le coussin et prit un livre sur la table de nuit, la lançant sur Fred.
– Tu as des frères pour te soutenir, t'encourager et te garder sur le droit chemin !
Elle lança un pot de fleur.
– Tu as une sœur a aimé !
Elle prit un autre livre et lui lança dessus.
– Tu as un jumeau avec qui tout partagé ! Tu as un père pour t'aider ! Tu as une mère pour t'aimer ! Je n'ai rien de tout cela moi ! Je n'ai jamais rien eu !
La jeune fille laissa tomber ses mains le long de son corps, elle prit de grandes inspirations et se couvrit le visage.
– Ma mère à moi ne m'aimait pas, Fred, dit Hayden d'une voix brisée. Elle a même tenté de me tuer. J'ai une cicatrice sur le cœur. Elle voulait... m'éventrer.
Fred laissa tomber ses mains, lui aussi, il regarda cette Hayden qu'il appréciait tant. Il ne savait pas quoi faire.
– Tu ne vas pas être seule quand tu iras la voir, Hayden, on sera tous là. On va t'aider et si elle… Si elle te fait quoi que ce soit. On va réagir, on ne la laissera pas te faire de mal.
Mais il ne comprenait pas. Hayden n'avait pas peur de la douleur physique. Ce dont elle avait peur, c'était un autre rejet. Elle ne pourrait pas vivre avec ça. Elle avait déjà assez souffert. Elle ne voulait pas.
– On sera toujours là.
Mais Fred voyait que Hayden ne bougeait pas, elle ne répondait pas. Gardant ses mains sur son visage, silencieuse, et il prit peur. Il pensait l'avoir fait pleurer, il ne voulait pas la faire pleurer. Une fois était bien trop. Il ne pouvait pas l'accepter.
La température chutait de plus en plus. Tellement que une fumée blanche s'échappait de la bouche de Fred à chaque expiration. Il regarda Hayden pendant une bonne minute, puis, ne sachant pas quoi faire. Il lui lança le coussin en pleine figure.
Hayden abaissa ses mains, jetant un regard noir à Fred. Elle ne pleurait pas. Mais alors, un petit sourire malin apparut sur ses lèvres. Elle prit à son tour un coussin et le jeta sur Fred qui l'arrêta juste devant son visage.
– Tu ne peux pas gagner contre moi, Palmer.
Hayden eut un rire jaune et elle monta sur le lit, se jetant sur Fred.
Le fait est que Hayden ne se rendit même pas compte que la température était de nouveau normal, que sa colère avait totalement disparu et que tous ses sentiments négatifs s'étaient transformés en rire.
Au bout de vingt minutes de bataille, ils s'allongèrent tous les deux sur le lit, Hayden avait oublié sa colère et Fred avait oublié sa frustration. Alors, ils regardèrent tous les deux le plafond, silencieux. Un sourire débile sur le lèvre. Chacun plongé dans ses pensées.
Puis, Hayden se tourna vers Fred et elle croisa son regard. Il lui sourit de toutes ses dents. Ce sourire carnassier qui lui donnait tant de charme. Il lui suffit seulement de croiser ce regard et ce sourire pour que enfin elle poussa un soupir et dit :
– Je veux bien aller rencontré ma mère.
Le sourire de Fred s'agrandit encore, il se leva et s'assit en tailleur. Hayden limita, se posant en face de lui.
– Vraiment ?
– Vraiment.
– Vraiment, vraiment, vraiment ?
Hayden souffla, un sourire sur les lèvres.
– Vraiment, vraiment, vraiment.
Mais sa voix était tremblante et elle ne savait pas si elle pourrait parler à sa mère arriver là-bas. Peut-être qu'elle se ferait rejeter, à vrai dire, il y avait 99 % de chance qu'elle se fasse rejeter. Et Fred avait bien vu cette terreur qui illuminait son regard. Alors il lui prit la main, Hayden tressaillit à ce contact mais ne la retira.
– On ne va pas t'abandonner, dit-il. On va rester avec toi, aussi longtemps qu'il le faudra.
La jeune fille leva les yeux et regarda Fred, il faisait des ronds avec son pouce sur le dos de la main de Hayden, mais il ne semblait même pas s'en rendre compte. Elle plongea son regard dans le sien et fit un petit sourire, hésitant, que Fred lui rendit en plus grand, plus sincère et plus joyeux.
– D'accord, dit Hayden d'une voix blanche.
– On part demain matin, on posera nos affaires à la maison et on prendra la route pour l'hôpital. J'ai dis à mes parents que tu avais une course à faire à Londres, ils vont vouloir que je vienne avec toi. Là-bas, on retrouvera Leslie et on ira tous ensemble.
Hayden hocha de la tête, incapable de parler à cause de la peur. Il y avait 99 % de chance qu'elle se fasse rejeter, mais peut-être allait-elle parié sur ce 1% de chance que tout ira bien.
Fred resta avec Hayden jusqu'à la nuit tombée, ils ne parlaient presque pas, mais bizarrement, c'était parfait. Fred semblait occupé à créer une nouvelle potion, il avait été soudainement prit par l'inspiration du moment, et Hayden, elle, était retournée dans un de ses livres. Tentant de s'échapper de la réalité du mieux qu'elle pouvait.
Lorsque Fred s'en alla, Hayden se changea et retourna dans son lit. Mais elle ne pouvait pas dormir. Elle avait des idées pleins la tête, des espoirs plein le cœur et ses mains tremblaient de peur et d'excitation. Alors, au bout de 20 minutes à tenter de dormir, elle se leva et alla arpenter les couloirs.
Ça faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas fait. Ça faisait si longtemps et elle était si heureuse. Encore en pyjama, elle passa devant la salle commune des Gryffondor, le Cavalier qui remplaçait désormais Laurenda hurla 'Bien le bonjour, mademoiselle Palmer, passez une bonne nuit'. Hayden exécuta une charmante révérence en descendant bien bas pour montrer son respect au chevalier. Puis retourna se promener.
Hayden aimait beaucoup Poudlard en pleine journée, ses couleurs, sa chaleur et son ambiance étaient totalement différentes, mais la nuit, elle se sentait plus à sa place, elle était beaucoup plus confiante, elle se tenait droit, le menton levé et déambulait d'un air presque arrogant.
Elle resta ainsi jusqu'à presque quatre heure du matin, elle ne croisa personne, pas même Argus, tout le monde préparait ses affaires pour demain ou dormait tôt pour prendre le train. Ce qui la rendait encore plus joyeuse.
Toute cette escapade l'ayant épuisée, elle s'allongea sur son lit, sans même mettre sa couverture, et elle sombra dans un sommeil profond. Elle rêva de Harry, plus vieux, qui lui souriait de toutes ses dents, elle rêva aussi de cette femme aux cheveux bruns-roux qui elle, tournait la tête de droite à gauche d'un air presque réprobateur mais des yeux pétillants d'amusement. Hayden ne savait pas pourquoi ils avaient tous les deux ce type de visage. Mais alors, arriva la femme blonde, ses cheveux en pétard, ses yeux bleus glaçant, elle regarda Hayden avec haine et hurla 'Tu n'es pas ma fille !'. Et c'est à ce moment-là que Hayden sentit un poids lui écraser la poitrine.
– Debout, Belle au Bois Dormant ! cria Leslie.
Hayden ouvrit les yeux et poussa Leslie du plus fort qu'elle pouvait, mais ses bras étaient bloqués par la couverture.
– Lex ! gémit-elle, dégaage !
– Fred nous a dit que tu as décidé de venir, finalement, alors debout ! Le train est dans deux heures ! Et il faut manger !
Leslie laissa Hayden se relever, la regardant avec un grand sourire. La jeune fille s'assit sur le lit. Regardant la couette qui la couvrait avec curiosité.
– Qu'est-ce qu'il y a ? demanda George.
Hayden se tourna vers lui, les yeux encore mi-clos.
– Rien, dit-elle de sa voix fatiguée. J'ai juste fais un rêve assez bizarre.
– Vraiment ?
– Ouais, mais je ne me rappelle plus quoi…
Leslie tira la couverture, avec excitation.
– On s'en moque de ton rêve ! Va te laver et change toi ! On t'attend. On peut faire ta valise en attendant. Où sont tes affaire ?
Hayden sortit de son lit, balayant la chambre du regard.
– Le pull et le pantalon là-bas et le T-Shirt et la jupe de ce côté. Le reste est dans la valise.
– Bah ca va ! Aller zou !
Hayden ne se fit pas prier et se dirigea dans sa salle de bain. Elle se déshabilla et se regarda dans la glace. Elle n'avait pas l'air fatiguée le moins du monde, mais son teint était légèrement plus pâle que d'habitude. Ce qui faisait ressortir la couleur noir de ses cheveux et ses yeux verts émeraudes. Elle s'observa un instant, puis s'attacha les cheveux pour éviter de les mouillés, ce qui dévoila sa cicatrice. Un '1' à l'envers, juste sur le cœur. Hayden ne comprenait même pas pourquoi le cœur. Si tu veux tuer quelqu'un, viser la tête serait beaucoup plus logique.
Somnolante, elle entra sous la douche et laissa l'eau chaude coulée sur son corps. Le rêve qu'elle avait fait… Qu'est-ce que c'était déjà ?
Hayden poussa un soupir et commença à se laver, en 5 minutes chronos, elle était déjà habillée et coiffée, elle sortit de la petite salle de bain et regarda ses amis en haussant les sourcils. Ils étaient dans trois coins de la chambre complètement opposée, fouillant dans la commode et la bibliothèque ainsi que la table de nuit.
– Je peux savoir ce que vous chercher ? fit Hayden.
Tous sursautèrent, se tournant vers Hayden les yeux écarquillés.
– D'autres habits, dit Leslie en mettant une main sur son cœur. Ne fait plus ça, tu nous as foutu une de ces trouilles.
– Je n'en ai pas d'autre, dit Hayden en haussant les épaules et ramassant un livre sur le sol.
– Quoi ? Mais tu n'as littéralement que 4 tenues.
– Je sais, dit Hayden, et c'est largement suffisant !
Elle le jeta dans sa valise pour avoir de la lecture et se tourna vers les autres.
– On va manger ?
Leslie sortit la première, suivit de George mais Fred attendit que Hayden passe pour refermer la porte derrière elle.
– Tu as quelque chose à me dire, Weasley ?
Fred sortit alors deux photos de l'intérieur de sa robe et tendit la première à Hayden.
– Tu ne m'as pas dit qu'on avait une photo ensemble.
Hayden eut un petit sourire en regardant la photo. Elle ne s'était jamais vu aussi heureuse.
– J'ai probablement oublié, dit-elle.
– J'en veux une copie.
La jeune fille leva les yeux pour regarder Fred, il avait l'air on-ne-peut-plus sérieux.
– Je n'ai aucune idée de comment c'est possible, répondit-elle dans un rire.
– Alors je m'en chargerais.
- Et je suis littéralement en train de t'humilier sur cette photo. Pourquoi est-ce que tu la veux ?
Fred haussa les sourcils
- C'est un bon souvenir.
Il récupéra la photo pour la remettre dans sa poche intérieur avant de tendre l'autre image à Hayden, c'était les parents de Harry, le jour de leur mariage.
– Pourquoi est-ce que tu as ça ?
Hayden poussa un soupir en observant la photo.
– Harry n'en voulait pas, je pense…
– Pourquoi ?
Hayden regarda Fred dans les yeux.
– Je ne sais pas, mentit-elle.
Fred avait bien reconnu le mensonge, mais il ne dit rien et Hayden observa la photo encore un peu. Il passa devant, descendant les marches en silence.
Hayden continua de regarder la photo, concentrée. C'était étrange mais, elle avait un sentiment… De déjà vu.
Elle observa les témoins du mariage. Sirius Black, James Potter, Lily Evans et Remus Lupin. Elle regarda encore et encore la photo, tous les autres étaient déjà descendu et sûrement en train de l'attendre en bas des escaliers jusqu'à ce qu'elle s'en rende compte avec un 'duh' résonnant dans tout son crâne. Lily Evans ! C'était la femme qu'elle voyait quand les Détraqueurs s'approchaient un peu trop ! Pourquoi voyait-elle la mère de Harry dans chacune de ses visions ? Quel lien y avait-il avec son 'plus mauvais souvenir' ?
– Hayden ! Dépêche toi ! Il nous reste 1h30 ! cria Leslie.
La jeune fille rangea la photo dans sa poche et descendit les escaliers à la quatrième vitesse, c'était le genre de question qu'elle pouvait se poser après avoir rencontrer sa mère. Et qui sait ? Avec un peu de chance, elle pourrait avoir des réponses de sa part, tout simplement.
Arrivée en bas, ils prirent tous leur petit déjeuner en se pressant, Hayden ne put avaler qu'une tartine, la boule dans son ventre était bien trop grande. Elle avait affreusement peur mais en même temps, elle ne semblait pas réaliser que dans quelques heures, elle allait rencontrer sa mère.
Lorsque tout le monde eut fini, les professeurs emmenèrent tous les élèves jusqu'au train qui les attendait à l'entrée du Pré-au-Lard. Hayden regardait la neige avec émerveillement, les yeux grands ouverts. Ça faisait plusieurs jours qu'elle tombait mais elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de l'apprécier. Alors, elle l'observait maintenant. C'était merveilleux, un vrai voile de magie et d'espoir, cachant la boue et la saleté du sol. C'était la première fois que Hayden quittait Poudlard durant Noël et bizarrement, elle était confiante. Elle savait qu'elle ne perdrait pas le contrôle.
Ils montèrent tous dans le train, dans le compartiment 'réservé', comme d'habitude, Leslie les regardait avec de gros yeux.
– Vous avez réussi à réserver ce compartiment ?! Est-ce que vous savez combien de fois mon père a essayé sans réussir ?!
Hayden eut un petit rire.
– Ils n'y arriveront jamais. Ce compartiment m'est spécialement réservé. Personne ne peut le prendre en dehors de moi… Et de ceux que j'autorise.
Leslie haussa un sourcil.
– Pourquoi ?
– C'est une longue histoire.
– Pousse-toi, Lex ! dit une voix.
Hayden se pencha sur le côté pour voir un petit garçon aux mêmes cheveux blonds que Leslie et aux yeux marrons.
– Dylan. Comment ça va ?
Le petit garçon leva les yeux au ciel avant de tenter de pousser sa sœur, mais celle-ci refusait d'avancer.
– Lex, je rigole pas ! Je dois rejoindre mes amis !
– Tes amis ? demanda Lex en haussant un sourcil.
– Oui, Colin m'attend dans le compartiment.
– Co-Colin ?
Leslie se tourna vers Hayden avec un regard appuyer, ce à quoi elle répondit par un large sourire.
– Oui ! S'teu plaît ! Bouge !
La jeune fille se décida enfin à se coller au mur, observant son frère partir du coin de l'oeil. Lorsqu'il fut entrer dans compartiment, elle regarda Hayden les sourcils haussés.
– Colin Crivey ?
– Un garçon adorable, répondit Hayden. Un vrai petit ange !
Leslie poussa un soupir avant de se laisser tomber sur le siège.
– Il a quand même un an de plus que mon frère.
– Il connaît beaucoup de Gryffondor, crois-moi, il n'y a pas meilleur ami !
La jeune blonde eut un sourire en tournant doucement la tête de droite à gauche.
– Si tu le dis.
Hayden posa sa valise dans les filets et les jumeaux l'imitèrent.
– Donc, quel est le programme ? demanda la jeune fille d'une voix timide.
– Alors d'abord, dit Leslie, je rentre à la maison et je mange ! C'est pas que c'est long, mais quand même un peu.
– Ouais, on avait oublié de calculer le trajet… dit Fred.
– Comment ça ?
– On ira voir ta mère demain matin, poursuivit George. Parce que le temps qu'on arrive, il fera déjà nuit. C'est pas que le trajet jusqu'à Londres est grand mais quand même un peu.
– Tu prendras la chambre de Ron, continua Fred ou sinon tu dormiras avec Ginny, mais-
– Attendez, attendez, attendez ! Je dors chez vous ?
Fred et George échangèrent un regard.
– Évidemment, dirent-ils d'une même voix.
– On a tiré au sort. C'était où chez eux où chez moi. Mais vu qu'ils sont deux, ils avaient deux fois plus de chance. Où voulais-tu dormir ? finit Leslie.
– Je ne sais pas… dit Hayden d'une voix blanche, dans un hôtel pas très loin.
Fred eut un rire.
– Il n'y a pas d'hôtel à des kilomètres à la ronde !
– Eh bien tant pis, je ne veux pas vous déranger !
– C'est maman qui nous a dit de te ramener impérativement.
Hayden leva les yeux vers George, la gorge nouée.
– Vraiment ?
Les deux jumeaux hochèrent de la tête. Hayden commença à tripoter son bracelet, nerveusement.
– D'accord…
A peine eut-elle prononcé ces mots que Cédric Diggory entra dans le compartiment, avec un soupir de soulagement.
– Je ne sais pas ce que j'aurais fais si ce n'était pas vous ! s'écria-t-il.
Il récolta un regard noir de la part des deux jumeaux alors que Leslie tapota gentiment le siège à côté d'elle.
– Bienvenue à bord du 'Compartiment réservé de Hayden Palmer'.
Hayden soupira en regardant le garçon entrer, elle était presque soulagée de le voir arriver. Ce trop plein d'émotion commençait à l'étouffer.
Cédric s'assit à côté de sa meilleure amie, en face de Hayden, lui tendant un de ses charmants sourires.
– Alors ? Pas trop stressée ? dit-il.
– Tu parles ! répondit Hayden. J'ai jamais eu aussi peur de ma vie.
C'était la première fois que Hayden dévoilait ses sentiments aussi rapidement, et tout le monde sembla tiquer, sauf Cédric. Leslie haussa les sourcils, Fred et George échangèrent un de leur fameux regards alors que Hayden plaqua sa main contre sa bouche par la surprise.
– T'en fais pas, dit Cédric dans un rire. Je suis sûr que tout va bien se passer.
Hayden rabaissa sa main.
– C'est toi qui le dit.
Le garçon lui répondit par un sourire encourageant, il était vraiment charmant, il ne fallait pas se mentir. Mais ce n'est pas ce qui traversa vraiment l'esprit de Hayden à ce moment-là. Non, ce qui l'intriguait c'est comment avait-elle pu dévoiler ses sentiments avec autant de facilité alors qu'elle ne connaissait Cédric qu'à peine ! C'était vraiment étrange.
Mais elle mit de côté ces questions, encore une fois, car peu importe pourquoi, elle revenait toujours à une seule et même question : qu'allait-elle faire une fois qu'elle sera devant sa mère ?
Hayden posa ses pieds sur le siège, regardant par la fenêtre. Il y avait 1 % de chance que ça se passe bien. Et elle ne s'accrochait qu'à cela. Ce minuscule pour cent. Ce qui allait faire changer toute sa vie, que ce soit en bien, ou en mal.
