Bonjour à tous !
Voici le nouveau chapitre, qui s'ouvre sur la dernière bataille.
Bonne lecture à tous !
Disclaimer : Naruto est à Masashi Kishimoto, Le Seigneur des Anneaux est à J.R.R. Tolkien
Chapitre 38 : La chûte de l'Oeil
Depuis l'un des sommets de la chaîne de montagnes encerclant le Mordor, Madara observait soigneusement les coalisés se déplacer, leurs armées s'étirant vers l'entrée du royaume du mal.
Les armées du Rohan et du Gondor s'avançaient vers la Porte Noire, se déplaçant sans mot à cause de la crainte qui saisissait les hommes. Les Nazgûl tournaient au dessus de l'armée, observant la colonne comme des vautours. Ils étaient trop hauts pour être visibles, mais leur présence terrible était perceptible. A chaque pas, la vaillance des hommes vacillait un peu plus et à tout instant, on avait l'impression qu'ils allaient s'enfuir en hurlant comme des vierges effarouchées.
Après quelques jours de marche, les armées des peuples libres traversèrent une route désolée et ils firent face aux plaines de Dagorlad, là ou avait jadis eu lieu la terrible bataille de la Dernière Alliance. Le sixième jour, ils aperçurent enfin le passage entre les montagnes qui entouraient le Mordor. Tout était chaotique, cerné de poussière, de terre déchiquetée et d'amoncellement de scories.
Face à eux, le passage vers la terre du mal était bloqué par la Porte Noire. Le lourd rempart d'obsidienne et d'acier bloquait le passage et le silence qui régnait n'était qu'apparent. Les guetteurs situés dans les hautes tours noires avaient déjà donné l'alerte et l'arrivée des forces des peuples libres n'avait rien de surprenante.
Ils étaient face à leur destin, prêts à organiser la dernière bataille pour la liberté. Ce serait dans ce pays désolé, au milieu de ce brouillard mauvais, ou chaque colline, chaque fracture dans la roche abritait des orques qui les épiaient, que la Communauté et ses alliés lutteraient pour en finir.
Le Seigneur ténébreux avait vu le retour de l'héritier d'Isildur, combattant contre ses forces durant la bataille de Minas Tirith. L'œil qui scrutait avec attention les plaines de son royaume se retourna vers les portes noires, envoyant l'un de ses plus infâmes lieutenants rencontrer Aragorn.
Aragorn s'était approché des portes et avait crié pour que justice soit faite. Il avait provoqué le mal qui ne dormait jamais et qui désirait par-dessus tout pouvoir conquérir le monde. Il lui avait même ordonné de sortir et de s'excuser pour cette guerre injuste.
Après de longues secondes sans réponse, la porte s'ouvrit légèrement. Les deux battants laissèrent passer un cavalier vêtu de robes noires et d'un heaume de fer sombre.
L'animal soutenant l'émissaire de Sauron était de forte carrure, couvert de plaques d'acier. La tête de la bête était couverte par un masque semblable à un crâne, laissant voir les flammes de l'enfer au niveau des orbites de l'animal.
- Je suis la Bouche de Sauron, déclara le renégat féru de connaissances en magie noire. Y a t-il quelqu'un qui ait autorité pour traiter avec moi ?
Aragorn s'avança, en compagnie des autres membres de la communauté. Les yeux du messager s'illuminèrent à la vue des hobbits, mais son regard se fit moins triomphant lorsque le roi mit la main sur la paume de son épée.
- Je suis un ambassadeur et personne ne doit m'attaquer ! cria le cruel lieutenant de Sauron, une pointe de peur dans la voix.
- Personnellement, chuchota Sakura, quand un ambassadeur échoue à faire la paix, je le renvoie chez lui dépouillé de sa peau, la tête tranchée et une pomme dans la bouche. Maintenant, Aragorn, tu fais comme tu veux.
Le renégat grogna et désigna les deux hobbits avec un signe méprisant.
- Vous avez donc avec vous un autre de ces espions, venus de ce pays de rats qu'on nomme la Comté ? Ne sursautez pas, nous en avons attrapé un il y a peu de temps. Mon maître n'aime pas beaucoup les fouineurs, son destin ne tient qu'a un fil. Je vous conseille de faire preuve du peu d'intelligence dont vous disposez et de choisir rapidement. Alors, était-il un pion ou un être cher ?
D'un geste, il déballa un tissu grisâtre et en sortit la chemise de mithril blanc, ainsi que la cape de Frodon et la vieille épée elfe de Sam.
Soudainement, un voile de tristesse s'abattit sur les combattants présents, alors que leurs espoirs s'amenuisaient rapidement. La tristesse et l'horreur dans les yeux de Pippin fit rire le messager.
- Bon, il vous était cher à ce que je vois. Alors sachez qu'il ne sera jamais relâché, sauf lorsque nous l'aurons brisé après des années, à moins que vous n'acceptiez les conditions de mon maître.
- Nommez les, dit Gandalf avec gravité.
Les conditions énumérées étaient toutes inacceptables et Aragorn fit clairement comprendre qu'il n'avait pas l'intention de laisser la moitié de son royaume àSauron, ni d'être asujetti à son lieutenant qui s'installera en Isengard.
- Ainsi, dit-il d'une voix forte, le vil maître de la perfidie demande ce qu'il n'a jamais pu obtenir après des années de guerre ? Sauron est tombé si bas, qu'il en est réduit à faire de vils marchandages ?
- Je vous ai dit les conditions, répéta le messager et nous ne donnons pas de garanties. C'est à prendre ou à laisser !
- Nous prendrons ceci, déclara Aragorn en prenant les vêtements, en mémoire de notre ami. Je ne perdrais pas plus de temps en traitant avec un Sauron déloyal et encore moins avec un de ses larbins !
D'un coup, il dégaina Anduril et décapita le messager noir, qui eut juste le temps de pousser un cri d'horreur, avant que sa tête ne touche le sol.
- Voilà qui met un terme aux négociations, déclara platement Gimli, toujours aussi terre à terre.
Le roi recula et mit ses hommes en position sur une colline, alors que les tambours résonnaient et qu'un cor sonnait, annonçant l'ouverture des portes.
Une marée d'orque, encore plus nombreuse que celle ayant assiégé Minas Tirith était visible dans les plaines de Gorgoroth. Les terres noires grouillantes de monstres se vidèrent, alors que la horde hurlante se dirigea vers les peuples libres et leurs six-mille hommes qui formèrent un mur de lances.
Lorsque la bataille commença, sous un ciel morne et sanglant, une armée de trolls arriva en braillant. Ils étaient vêtus de mailles sombres, à moins que ce ne soit le hideux cuir leur servant de peau, et se frayaient un chemin à coups de massue, pilant et écrasant tout ce qui se trouvait sur leur chemin.
L'avancée des trolls fut terrible, car elle ouvrit une brèche dans les armées des peuples libres, enfonçant la ligne de front pour permettre aux orques d'attaquer plus facilement.
En retrait, une compagnie d'archers gobelins mirent les hommes en joue et décochèrent ensemble. Les petites bêtes avaient profité de la confusion pour tirer un véritable rideau de flèches, qui siffla dans les airs. Alors que le traits allaient causer de terribles dommages chez les humains, une bourrasque fit s'envoler de nombreuses feuilles dans les airs. Tous les projectiles furent arrêtés par un mur de papier de riz compact.
Konan déploya alors ses ailes, tel l'ange de la mort et envoya des milliers de shurikens en direction des archers ennemis, infligeant de lourds dommages aux créatures au teint verdâtre. Epouvantés, les archers lâchèrent leurs arcs et prirent leurs épées. Leur maître ne tolérait pas la couardise et ils étaient contraints de le servir. Ils avaient plus peur de Sauron que de Konan.
La bataille battait son plein, les orques enfonçaient rapidement les positions ennemies, submergeant les combattants qui ne savaient plus ou donner de la tête. Même s'ils tombaient par dizaines sous les coups de Kusanagi, la horde d'orques semblait ne pas avoir de fin. Sakura savait que, même si ses combats étaient trop faciles, car elle voyait d'ou venaient tous les coups, elle ne gaspillerait pas son chakra pour aider ses alliés. Elle se doutait bien qu'un autre ennemi, beaucoup plus dangereux que Sauron, ferait rapidement son apparition.
Soudainement, les cris des Nazgûl retentirent et les abominations ailées firent leur apparition, descendant des cieux obscurcis pour fondre vers les soldats. C'est au même moment qu'un papillon nocturne tourna autour de Gandalf et qu'un autre cri animal se fit entendre. C'était celui poussé par les aigles géants qui attaquèrent les charognards, frappant les cous des dragons avec leurs becs acérés et leurs serres tranchantes.
La bataille entre les animaux volants ne dura pas longtemps, puisque les cavaliers ailés firent demi-tour vers la Montagne du Destin. Toutes les armées du Mordor avaient brusquement senti une grande crainte les envahir, celle de leur maître qui tremblait, prenant conscience du péril auquel l'Anneau était suspendu.
Le Seigneur ténébreux braqua son regard vers la Montagne du Destin, imité par les hommes qui avaient cessé le combat. Tous les combattants présents, quelque soit leur camp, avaient arrêté de lutter et attendaient avec appréhension, jusqu'à ce qu'un cri de rage et de haine ne parvienne à leurs oreilles.
Soudain, un grondement puissant, suivi d'une éruption volcanique terrifia les orques. Lentement, la fier et immense Tour Sombre trembla. La citadelle noire oscilla, avant de s'écrouler sur elle même, ne laissant qu'un tas de gravats autour d'une colline qui portait encore les fondations de la forteresse.
Sauron était vaincu.
Un éclat de joie des hommes accompagna l'effondrement de la Porte Noire, ainsi que la débandade des orques qui étaient désormais libres de la présence terrifiante de leur maître.
Immédiatement, Gandalf monta sur Gwaihir, le seigneur des aigles, avant d'aller chercher Frodon et Sam qui attendaient sur les versants du volcan en furie.
- Le royaume de Sauron est fini ! cria Aragorn. Le porteur de l'Anneau a accompli sa quête !
Les cris de liesse furent légion, alors que la porte d'entrée s'écroulait sur ses bases, fondations qui s'effondraient elles mêmes dans un abîme, comme si le Mordor et ses ignominies disparaissaient à jamais de la surface de ce monde.
- Bon travail, félicita une voix grave, provenant d'un homme perché sur l'une des tours de la porte, qui ne s'était pas encore effondrée.
La joie fut remplacée par l'inquiétude. Les choses étaient loin d'être terminées. Il restait encore un ennemi mortel à vaincre.
Sakura leva les yeux au ciel, visiblement agacée de ces arrivées mélodramatiques. Pour les hommes, la perplexité était au rendez-vous, tandis que chez Aragorn, l'inquiétude remplaça vite la joie lorsque il comprit que Madara connaissait leur plan et qu'il n'avait eu qu'un seul geste à faire pour renverser le destin.
Madara regarda l'armée avec amusement, en particulier le duo de kunoichi, les fixant avec cette arrogance typique des Uchiha qui se prennent pour l'élite. Il Croisa les bras, alors que le vent agitait sa crinière brune.
- On s'en charge à deux, déclara Konan. Ne le laissons pas filer.
- Oui, déclara Sakura, on s'en charge ensemble !
Madara sauta à terre, descendant de son poste d'observation. Les deux kunoichi ordonnèrent à l'armée de se retirer, tant le combat s'annonçait violent.
- Commençons, déclara calmement le dernier Uchiha. Kuchiyose, Edo Tensei !
Sakura poussa un juron, lorsqu'elle vit six cercueils s'élever. Il utilisait encore cette technique innomable. Ce lâche n'avait pas l'audace de se battre par lui même.
- Alors, quels sont les pauvres hères que tu as arraché à la mort, cette fois ci ?
- C'est une surprise, déclara t-il. Ca te plaira !
Les couvercles tombèrent lentement et la kunoichi réfléchit rationnellement aux faiblesses de ces ninjas qu'elle reconnaissait.
- Alors Asuma est un bon combattant avec ses couteaux et il maîtrise des techniques katon de bon niveau. Neji est excellent au corps à corps, Haku maîtrise le Hyôton, Zabuza est désavantagé en absence d'eau et le dernier, c'est Hanzô. Il faut le neutraliser en premier, Nagato m'avait raconté qu'il produisait du poison en permanence. Il doit également en produire en ce moment.
Immédiatement, Sakura ordonna à Konan de ne pas rester sous le vent, afin d'éviter d'être intoxiquée. La nukenin utilisa les pouvoirs de l'un des six sentiers, Shuradô. Une armure intégrale apparut pour protéger le corps de la guerrière, ainsi qu'un masque à gaz pour se prémunir des toxines mortelles du ronin.
Alors que Sakura faisait apparaître une seconde paire de bras robotisés et qu'elle allait activer son lance missiles, un frisson la saisit lorsque elle regarda le sixième cercueil.
Elle eut une étrange impression. La quantité de chakra était faible, comme si l'ennemi n'était pas puissant, mais elle se méfiait. Rock Lee n'avait pas de chakra, mais il avait une puissance incroyable. Si Madara gardait ce corps en réserve, c'est qu'il attendait le moment propice pour jouer son atout.
Maintenant, qui pouvait bien être l'individu caché derrière le couvercle de bois ?
Elle n'eut pas le temps de s'interroger, que les autres corps fondaient sur elle, prêts à la tuer.
- Très bien, dit elle en sortant le dernier rouleau de son armure intégrale. Jiraiya, Killer Bee, je n'ai plus besoin de vous comme réceptacles pour mes pouvoirs.
Aussitôt, le rouleau brilla. Une flamme verte s'insinua en Sakura, alors que le papier prenait feu et que les deux corps scellés étaient détruits à jamais, au grand dam de Madara qui ne crachait pas sur quelques pantins en plus.
-Maintenant, les six sentiers sont parfaitement unis en moi ! dit-elle avec triomphe. Je suis la Nidaime Rikudô-sennin, la ninja ultime, celle qui maîtrise le ninjutsu à la perfection !
Madara fronça les sourcils et la lueur de haine dans ses yeux devint encore plus perceptible.
- Madara, interpella la guerrière aux cheveux roses, tu marches depuis longtemps vers le pouvoir de Dieu ! Maintenant, je vais te montrer ce pouvoir !
