Bonjour à tous,

Tout d'abord, désolée pour ce –très- long retard. J'ai quelques excuses, qui vous paraitrons tout sans doute insignifiantes mais qui expliquent pas mal de choses pour moi. Déjà, il faut savoir que j'ai commencé cette fiction durant mon année de seconde, et que j'ai « à peu près » réussi à la maintenir à jour jusqu'à mes vacances d'été de première, avec des périodes d'inactivité. Comme tout auteur de fanfictions le sait, il y a des moments de pure inspiration sur une fic, on en fait la trame, on a des passages précis dans les moindres détails, on écrit dès qu'on a des moments de libre… Et des passages à vide. Me concernant, une grande partie de mon inspiration a été puisée par rapport à diverses évènements que je traversais à l'époque. Rien de grave, rien de passionnant et rien qui ne se retranscrivent tel quel dans mes écrits. Néanmoins, mon style a déjà évolué un peu au cours de ces deux ans et reprendre une fiction qui me paraît bourrée de petits défauts me fait bizarre en sachant que je ne suis plus trop sur cette mentalité. Je ne dis pas bien sûr que j'ai atteint un niveau phénoménal d'écriture, ce qui sera bien entendu mentir, mais juste que j'ai changé. Arrivons donc à la deuxième grosse, très grosse partie de ma raison pour laquelle j'ai cessé de publier est qu'au cours de ma dernière année de lycée, j'ai radicalement changé et des évènements ont vraiment changé ma vision de la vie. St Martin's University est une partie de moi, mais j'ai l'impression d'avoir tellement changé que je ne me reconnais plus dans ces mots, ces phrases, ces personnages… Malgré tout, je sais que je dois aux –courageux- lecteurs qui ont suivi cette histoire la fin de l'histoire, même si je sais que ceux qui ont pu être intéressés en cours de route ont du abandonner, ce qui est entièrement ma faute.

Je ne veux pas non plus faire de promesses que je ne pourrai tenir, donc je ne dis pas qu'il y aura une publication par semaine ; j'ai tout le plan avec le déroulement de l'histoire, plus quelques extras, il me faut juste écrire. Or j'ai pas mal de boulot à la fac et je n'arrive plus à écrire aussi facilement qu'avant puisque je me « cherche ». De plus, mes « fandoms de prédilection » ont légèrement changé et j'ai un peu de mal à me remettre dans le bain de NCIS. Néanmoins, je promets le fin mot de l'histoire, le dernier chapitre de St Martin. J'aimerais pouvoir assurer que ce sera chose faite en un rien de temps, mais je ne veux pas mentir. Se replonger dans cette histoire sera pour moi comme rouvrir une boîte remplie de photos, de souvenirs…

Je n'écris pas ces lignes pour vous apitoyer, mais pour que vous sachiez que ce n'est pas vraiment « sans raisons » que je n'ai pas continué la publication de St Martin. J'ai eu besoin de temps, autant pour moi que pour mon moi IVL, pour réussir à faire le tri dans ma vie et dans ma tête. J'espère que ceux qui attendent la fin de St Martin seront contents de retrouver les personnages, et j'espère pouvoir réussir à reprendre mon flambeau sans trop décevoir, disons sans plus vous décevoir…

Encore désolée.


Résumé des derniers chapitres : Ziva, Tony, Gibbs, Tim, Abby et Jen sont en voyage de neige. Ce dernier touche à sa fin, et ils se rendent au concours de déguisements. Tony a parlé à Paula de son comportement envers Ziva et les choses semblent s'arranger pour les six amis.


CHAPITRE XXXVIII

Won't Get Fooled Again !

La surprise concernant le costume de Gibbs avait duré encore de longues minutes, tandis qu'Abby se préparait à son tour. Chacun l'observait, stupéfait de la superbe transformation qu'avait réussie leur amie. Elle avait habilement teint la tignasse châtain de Gibbs en un roux flamboyant, pas aussi naturelle que celui de Jen' mais qui faisait tout de même l'affaire, grâce à une de ses bombes de teinture partant à l'eau dont se servaient les parents pour maquiller leurs enfants. Elle avait apparemment dû utiliser plusieurs doses de produit afin d'obtenir un vrai roux des plus uniforme, puis avait arrosé le tout de laque afin d'éviter que la couleur ne déteigne sur les habits de Gibbs. En tout cas, le résultat en valait la chandelle et les autres avaient presque l'impression de se retrouver avec Horatio.

« Le coup du regard qui tue, vous l'avez en commun, plaisanta Tony en jetant un coup d'œil sur le coffret de DVD des Experts Miami.

-Sans parler des lunettes ! renchérit Ziva qui s'amusait avec les fausses Ray- Ban.

-Maintenant, il faut juste voir si tu parviendras à garder la tête légèrement inclinée toute la soirée sans attraper un torticolis… » lança Jen, provocant l'hilarité générale.

En effet, Gibbs s'était assez ouvertement moqué du jeu d'acteur dont usait David Caruso, inclinant sans cesse la tête, ainsi que de ses phrases philosophiques à chaque découverte de cadavres. Néanmoins, son personnage l'amusait, preuve qu'Abby avait vraiment fait du bon boulot.

De son côté, Ziva pestait sans cesse contre l'épaisse chevelure blonde qui lui tombait devant les yeux, la surprenant à chaque fois. Elle s'était habituée pendant dix-sept ans à avoir les cheveux bruns, alors découvrir des mèches dorés qui venaient lui barrer les yeux la faisait sans cesse sursauter, au plus grand plaisir de Tony.

Afin de parfaire son personnage, Tony se baladait avec de petits bocaux de plastiques dans lequel trônait ce qui devait jouer le rôle de douilles et de balles. Il avait, lui aussi, eu droit au ruban jaune typique de la police, et à une espèce de gigantesque loupe. Ziva, quant à elle, avait eu droit à des sachets plastiques, fermés à l'aide d'un scotch rouge sur lequel était inscrit « PREUVE », qui contenaient d'autres armes en plastique –dont une réplique plutôt réaliste d'un Smith&Wesson-. Gibbs n'avait pas eu d'artifices, Abby décidant que sa tenue parlait d'elle-même.

En parlant d'elle, la jeune fille sortait justement de la salle de bain, vêtue d'une sorte de tailleur-pantalon, qu'elle avait emprunté à Jenny. Ses cheveux, sans doute éclaircis à l'aide du même type de bombe que celle utilisé pour Jethro, tiraient désormais plus sur le caramel et tombaient, libres, sur ses épaules. Elle avait elle-aussi bronzé au cours des diverses sorties dans la neige, et avait un peu accentué le tout à l'aide d'un fond de teint, plus foncé cette fois-ci, avant de se maquiller de manière bien plus sobre que d'habitude. Elle sorti une pile de faux dossiers qu'elle glissa sous son bras et adressa un clin d'œil aux autres.

« On y va ? »

La soirée semblait déjà avoir commencé lorsque les six amis pénétrèrent dans l'immense chalet, qui avait la superficie d'une salle des fêtes. D'après ce que leur avait expliqué Abby, les autres équipes étaient constituées de deux voire trois chalets. En effet, ils pouvaient un peu distinguer les différents groupes, déguisés de la même façon, occupés à se servir à manger au buffet, ou à danser sur la musique. Finalement, avec un groupe de six, ils allaient être l'une des plus petites équipes !

Auliar, qui accueillait les élèves, les salua rapidement, ne prêtant pas trop attention à leur costume, trop occupés à essayer de compter tous les élèves, vaguement aidé par les autres professeurs présents. Abby marmonna quelque chose comme quoi elle devait encore régler un dernier détail et elle fila au milieu des danseurs, laissant le reste de la bande.

Tony fut le premier à se diriger vers le buffet, sans doute affamé d'avoir gigoté comme un beau diable toute l'après-midi, d'abord en se bataillant avec Ziva et les autres dans la neige, ensuite à cause de s'être sans cesse agité sur le générique des Experts, montrant ainsi qu'il était un inconditionnel fan des Who, grand bien lui en fasse.

Alors que l'italien ajoutait une troisième part de pizza à son assiette en carton, Abby se matérialisa de nouveau à leur côté, attrapant la bouteille d'un dérivé du Caf-Pow qu'elle se dépêcha d'ouvrir afin de s'en servir un grand verre. Gibbs, de son côté, chercha des yeux ce qui aurait pu s'apparenter à un café tandis que Jen, Tim et Ziva se servaient calmement au milieu de tout ce qui était étalé sur la table, saluant au passage d'autres connaissance.

Toutes les classes de terminales du lycée St Martin furent bientôt là, donnant l'impression à la piste de danse d'être le dancefloor d'une boîte de nuit lors d'une soirée à thème… Ce qui était, finalement, presque le cas. À quelques détails près tel que l'alcool ne coulait pas à flots, et que les professeurs référents supervisaient toute la soirée.

Les enceintes grésillaient, crachant les derniers tubes du moment au plus grand plaisir des adolescents qui se déhanchaient sur la piste, dansant tantôt seul, tantôt collés-serrés.

L'élection du meilleur costume par le corps enseignant devait avoir lieu aux environs de neuf heures, lorsque les professeurs seraient certains que tous les élèves étaient là. D'après ce qu'avait surpris Jen', quelques élèves de T1 auraient causés quelques problèmes en tentant de faire entrer de l'alcool et avaient été consignés dans leur chalet, l'un des responsables les surveillant. D'autres racontars laissaient entendre que plusieurs filles souffraient d'une intoxication alimentaire –Ziva avait douloureusement compati, sachant combien cela pouvait être difficile de digérer les spécialités du coin- et deux ou trois élèves avaient attrapés froid. Au total, il devait manquer une quinzaine de jeunes, ce qui ne réduisait pas tant que ça les rangs des élèves.

Alors que l'heure tant attendue du verdict arrivait, Abby ne cessait de piaffer, regardant sans cesse en direction de la sono. Ziva surprit même un échange de clin d'œil qu'elle eut avec Gibbs, et elle sut que quelque chose se tramait. Elle allait interroger Jenny, qui expliquait qu'elle était déguisée en un membre de l'équipe d'Experts de New-York, quand l'Israélienne remarqua que Gibbs s'était volatilisé. Elle fronça les sourcils et ouvrit la bouche, mais Abby lui saisit le poignet, traînant McGee et Tony de son autre main, et attirant Jenny d'un signe de tête à leur suite. Intriguée, Ziva se laissa mener vers l'entrée de la piste. Soudain, alors que l'étreinte d'Abby se relâchait, la musique changea, et Ziva comprit d'elle-même.

La musique des Who raisonna dans la salle, faisant sourire certains élèves qui avaient compris d'où venait la mascarade. Abby avança, suivit par les autres, vers le centre de la piste, sous les acclamations de leur camarade. Soudain, alors que le rythme de la chanson devenait plus entraînant, le volume baissa, et un bruit de porte se fit entendre. Ziva se retourna juste à temps pour voir Gibbs pousser les battants de la porte, jetant un regard typique à l'assemblée, avant d'incliner la tête et de remettre ses Ray-Ban alors que la musique reprenait de plus belle, provocant l'hilarité de la foule.

« C'était une entrée très réussie ! s'exclama Auliar, alors que les applaudissements et la musique faiblissait, il est grand temps désormais pour notre équipe de nommer les gagnants de cette soirée à thème… »

Les élèves se rapprochèrent, gloussants, attendant les résultats du concours.

« Non avons ainsi pu observer une équipe de fouines, présenta le professeur en désignant des élèves de T5, vêtus de leur blouse de chimie et portant pour certains des lunettes de protections ainsi que deux autres groupes d'une dizaine d'élèves ayant eu la même idée, une équipe d'agents du FBI, continua-t-il en montrant environ quinze élèves abordant une réplique parfaite de la tenue du FBI, confectionnée à l'aide de chemises, cravates et casquettes, l'équipe, comme vous l'aurez compris, de Mr Caine, ainsi que de certains de ses collègues venant de la grosse pomme si je ne m'abuse ? »

Le prof ponctua sa phrase d'un petit clin d'œil, et Tony pouffa en disant qu'il ne l'imaginait pas suivant ce genre de séries. De son côté, Abby dansait littéralement sur place en attendant les résultats alors qu'Auliar continuait d'énumérer les différentes idées de costumes qu'eurent les élèves. Au final, le thème étant plutôt restreints, les élèves avaient décidés de se mettre à plus de dix parfois, évitant ainsi à plusieurs groupes d'avoir la même idée. Comme certains de la bande l'avait dit, leur groupe de six était l'un des plus petits de la soirée.

« Enfin, après de longues délibérations, reprit Auliar, nous, je veux dire, le corps enseignant, juges de la soirée, avons décidé que les gagnants de ce concours de déguisements sur le thème de la police scientifique seront… L'équipe d'Horatio Caine ! Et oui, je dois avouer que le coup des Who a fini de nous séduire, nous autres anciens, il faut dire qu'ils ont pratiquement bercés notre enfance… Bref, je m'égare ! »

Après qu'Abby soit allée chercher leur diplôme en sautillant, et que des photos eurent été prises afin d'illustrer le catalogue de l'école, la soirée commença réellement. Plusieurs élèves ôtèrent une partie de leur costume, comme ceux portant une blouse, et d'autres les gardèrent, s'amusant à danser avec sous l'hilarité générale. Même certains professeurs se joignirent à l'amusement des jeunes, et risquèrent quelques pas de danse sous les applaudissements.

« Alors, Zee-Vah, qu'est-ce que ça te fait d'être à St Martin depuis seulement un an et de remporter le très, très, très élogieux concours de déguisements ? demanda Tony alors qu'il rejoignait Ziva vers les tables remplies de sodas.

-Je dois dire que je suis assez flattée, mais je pense que la plus heureuse reste Abby… »

Les deux jeunes se tournèrent vers leur amie, qui dansait avec encore plus de vivacité qu'à l'accoutumée, alors que le pauvre Tim essayait vainement de suivre le rythme endiablée que lui imposait sa petite-amie. Tony et Ziva pouffèrent, observant leurs amis quelques instants avant de reporter leur attention l'un sur l'autre.

« C'est sympa, comme principe, ce voyage… commença Ziva, brisant le silence.

-Oui, sauf quand certains se rajoutent en route… bougonna Tony alors que Jeanne faisant son apparition dans leur champ de vision.

-Lui accorder de l'attention ne fera que lui donner ce qu'elle demande, Tony, marmonna Ziva, sur un ton d'avertissement où pointait une touche de jalousie que Tony remarqua.

-Je sais. Elle fait partie de mon passé, Ziva, mais malheureusement, il y a certaines autres choses qui se rattachent à ce même passé que je ne suis pas prêt de laisser filer. Et c'est dur, de faire la part des choses.

-Je sais. »

L'italien haussa un sourcil. La jeune fille avait posé sa main sur la sienne, enserrant ses doigts et les pressant délicatement. Ce geste eut pour effet de détendre son camarade, qui senti la tension accumulée depuis le départ de Washington le quitter progressivement alors qu'il sentait la chaleur de la paume de Ziva sur sa main. C'est alors qu'une question le frappa de plein fouet comment ferait-il, une fois l'Israélienne rentrée en terre sainte ? Comment parviendrait-il à continuer d'aller errer chez les Sciuto, en sachant qu'elle y avait vécu ? Comment pourrait-il arpenter les rues de Washington en sachant qu'elle n'y était plus… ?

Une sorte de boule se forma dans la gorge de Tony alors que la réalité quant au départ de Ziva se faisait de plus en plus présente. Elle n'appartenait pas à son monde, comme le lui avait implicitement souligné Paula. Elle ne faisait partie de sa vie que depuis quelques mois, et s'en retournerait aussitôt, le laissant seul, creux, vidé de ce qui lui avait maintenu la tête hors de l'eau. Car, oui, Ziva avait été sa bouée de sauvetage, son ancre, son repère. Elle lui avait permis d'avoir quelqu'un sur qui compter, quelqu'un qui assurait, en quelque sorte, ses arrières. Elle avait toujours été là, implicitement, derrière lui, l'épaulant sans même qu'aucun d'eux ne s'en rendent compte. Elle lui avait permis d'affronter ses démons, ses fantômes, de se relever de la mort de Kate, un an plus tard. Elle lui avait permis de commencer une nouvelle vie, à presque dix-huit ans, après n'avoir été que l'ombre de lui-même. Elle lui avait montré que, quelque part à plusieurs centaines de kilomètres, elle menait une existence bien différente de la sienne, une existence l'ayant forgée comme une adulte, alors qu'elle restait une enfant. Il l'avait vu se briser, devant lui, à cause de lui. Il savait que, sous son apparence froide et surentraînée, existait encore la Ziva jeune, insouciante, qui s'extasiait devant la neige, les contes et les légendes. Et il savait que jamais, jamais, il ne pourrait trouver quelqu'un qui puisse lui faire ressentir une telle myriade d'émotions que cette jeune femme, jamais. Aucune ne pourrait le faire passer de l'énervement à la joie, de la tristesse à l'euphorie, ou du doute à la quiétude, et vice-versa. Et si la vie avec Ziva se résumait à ces montagnes russes, bon sang Tony n'avait jamais autant aimé les parcs d'attractions.


Ce chapitre n'est pas très long mais j'espère qu'il plaira. Je tenterai de maintenir un rythme de publication le plus régulier possible. Encore toutes mes excuses.