Bonjour. Une nouvelle suite pour débuter la semaine ! Bonne lecture


Après tant d'émotions et une nouvelle bouffée d'air frais, il était temps de retourner à New York et leur habituelle routine.
Ils repartirent le lendemain de l'arrestation du vieux couple et Jo et Henry ne faisaient pas grand chose pour se montrer discrets.
De toute façon, à quoi bon cacher ce qui était évident et Henry n'avait pas l'intention de jouer à cache-cache dans sa relation avec Jo, il voulait montrer au monde entier à quel point il était fou de cette femme et il allait la combler chaque jour, peu importe le temps qui passerait. Après tout, ils avaient une famille à construire.
Lucas aurait souhaité rester un peu plus longtemps à cause de sa nouvelle amie mais les deux échangèrent numéros, réseaux sociaux et ils étaient parés pour certainement être amener à se revoir. Jo et Henry, sentaient déjà ces fameux double rendez-vous dont Lucas n'avait fait que parler depuis qu'il savait pour la grossesse de la jeune femme.

Les échos de l'affaire n'étaient pas remontées au sein de l'établissement et le tourisme fonctionnerait toujours au Mont Tremblant. Les autorités canadiennes étaient également très reconnaissantes à la NYPD et surtout à Henry, pour avoir fait preuve d'un tel sang froid vis à vis du petit Judd et l'emmener à avouer toute la vérité.

Jo l'avait taquiné, en disant qu'à défaut d'être légiste, il ferait tout aussi bien l'affaire en tant que flic, mais que ses instincts suicidaires n'étaient pas très bien vus.
Il lui avait fait une petite moue et elle l'avait consolé d'un rapide bécot alors que l'avion décollait pour Toronto; qui les ramènerait sur un autre vol pour New York.
De retour dans leur grande ville, ils n'eurent pas vraiment le temps de se reposer sur leurs lauriers car ils devaient bien sûr faire leur rapport à leur chef et bien évidemment le mettre à l'écrit. Donc ça serait journée paperasse pour tout le monde, y compris Henry et Lucas, qui devaient terminer les rapports d'autopsie et rajouter des détails du dernier traumatisme que leur victime avait subit.
Ils furent presque accueillis en héros et Lucas se sentit gonflé de fierté, Hanson lui lança un regard désobligeant, même si un petit sourire, flottait au coin de ses lèvres.

Reece retrouva toute la bande alors que le vieux couple se faisait embarquer.

- lieutenant - salua Jo
- detectives ! Henry, Lucas

Les deux légistes firent un signe de la tête, tandis que Jo et Hanson se mirent aux côtés de Reece.

- vous avez tous fait du bon boulot pendant cette enquête dans le grand froid. C'était vraiment bien joué et d'après ce que j'ai entendu, Henry a encore sauvé la mise de l'affaire, n'est ce pas ?

L'immortel secoua la tête, une jolie teinte rosée au visage

- je ne voudrais pas être modeste lieutenant. Je ne serais arrivé à rien sans ma super équipe

Pour une raison que personne n'ignorait, les yeux d'Henry se détournèrent sur Jo, et non pas sur les deux autres. Reece leva les yeux au ciel. Il fallait dire que même elle, se sentait presque comme une bougie entre eux.

- eh bien profitez de mon compliment, vous savez pertinemment que ce n'est pas tous les jours je vais vous en donner.

Il fit un petit sourire qui se voulait purement innocent mais il ne manqua pas de réveiller les hormones de la belle détective, qui souhaiterait vraiment quitter le bureau pour passer des heures dans les bras d'Henry (ce n'était pas comme ci, ils n'avaient fait que ça, durant leur séjour).
Hanson qui en avait un peu marre de leur manège, se décida à poser quelques questions à Reece

- mais au fait, on n'a pas pensé à leur demander mais quel était le motif du meurtre de Diane ?
- De l'argent comme très souvent ! - répondit Reece, d'un ton nonchalant - ils ont tout avoué. Il y a quelques années ils avaient fait la connaissance de Diane au cours de sa lune de miel, ils sont devenus amis et se sont revus plusieurs fois. Quand Diane a divorcé, son mari a quasiment tout récupéré donc elle a perdu tout ce qu'elle avait ou presque. Elle en a parlé aux Arnorld qui ont accepté de lui prêter de l'argent.. Elle avait promis de leur rendre, elle ne l'a jamais fait.. Comme quoi, même dans la tête de nos ainés, il faut parfois savoir se méfier.

Henry regarda ses pieds par automatisme, car elle n'avait vraiment pas idée de quoi elle parlait. Jo lui fit un sourire compatissant, mais elle savait que malgré autant de siècles à vivre, son Henry ne ferait jamais de mal à une mouche ou en tout cas, pas de son plein gré.
Hanson soupira bruyamment

- et dire que cette vieille Raymonde m'a collé aux fesses alors qu'elle avait déjà versé du sang, tout ça pour des choses aussi stupides et banales. Il y des jours où je m'isolerais bien en Alaska pour de bon. On a, à faire à de plus en d'abrutis dans nos affaires.

Chacun retint un rire quand le détective regarda sa montre

- bon eh bien, si ça ne dérange personne, je vais rentrer chez moi. Je sais qu'on a beaucoup de paperasse à faire mais je n'ai vraiment pas la foi de la remplir, de plus que ma femme et mes enfants m'attendent, même si je en suis pas très sûr qu'ils soient très friands de mon retour. Si bien sûr, je suis autorisé à partir lieutenant ?

Elle fit un simple signe de la main

- je pense que vous avez tous déjà beaucoup donné au cours de ces derniers jours. La paperasse peut attendre, rentrez défaire vos valises et vous reposer après autant d'émotions, cela vaudra mieux pour tout le monde.

Elle insista bien sur le dernier mot en zieutant Henry et Lucas, car elle connaissait bien la tendance du légiste à vouloir s'acharner sur quelque chose et pouvant y passer la nuit dessus.
Hanson les quitta, Lucas marmonna quelque chose comme un rendez vous sur Skype avec Christelle.
Reece observa Jo et Henry qui se dévoraient du regard. Elle ne voulait certainement pas les déranger, mais il semblait que cette fois ci, leur relation était officielle. Le froid avait certainement dû les faire réfléchir un peu.
Tant que cela n'entravait pas leur travail, elle avait toujours été pour leur relation et en réalité, ce n'était pas trop tôt.
Les voyant si prés, mais pourtant si loin, sachant qu'ils se devaient un certain respect vis à vis de leur boss, elle leur souffla

- oh mais ne restez pas devant moi tous les deux ! Je sais bien que vous mourrez d'envie d'être seuls donc allez, débarrassez moi le plancher. Je vous revois demain.

Elle disparut dans son bureau et ils éclatèrent de rire. Jo accrocha son bras avec le sien, en posant sa tête sur son épaule

- alors ? On va chez toi ? Ou chez moi ? Il faut que je dépose mes affaires.
- passons par chez toi alors. Ensuite on ira ensemble à la boutique si cela ne te dérange pas
- bien sûr que non. Tu sais bien que c'est comme ma seconde maison désormais.

Il lui embrassa le front, ne prêtant pas attention aux regards curieux et il lui prit les mains, pour les porter à sa bouche et les baiser

- et demain soir, je souhaiterais t'emmener quelque part. Nous n'avons déjà pas fait les choses dans l'ordre, mais j'ai bien l'intention de me rattraper.

Le sourire de Jo s'élargit et elle glissa ses bras autour de son cou

- est ce que c'est un rendez vous Dr Morgan ?
- je crois bien que s'en est un détective. Me feriez vous l'honneur ?
- mais avec plaisir

###

Ils ne trainèrent pas trop chez Jo. Elle déposa ses affaires, se refit rapidement une beauté, en profita pour s'accrocher au cou de son beau ténébreux, mais l'un comme l'autre, savaient parfaitement bien qu'ils n'iraient pas bien loin si ils ne se contrôlaient pas davantage et Abe les attendaient. Henry l'avait appelé en utilisant le téléphone fixe de Jo, pendant qu'elle se douchait.
Il n'avait pas encore pu lui dire par rapport à leur relation, mais de toute manière, son fils l'attendait de pied ferme et il l'imaginait presque aussi menaçant avec son fusil, pour l'obliger à se mettre avec la belle détective.
Henry pouffa rien qu'à l'image qu'il n'avait pas besoin de se projeter pour se l'imaginer, vu qu'il en avait été témoin.

Ce pourquoi, quand ils rentrèrent dans la boutique main dans la main, et que Abe était en train de dépoussiérer des vieilles antiques, il manqua de briser un vase en les voyant.
Sa bouche s'ouvrit en grand et il ne réussit à la fermer. Henry vint à sa rencontre et le serra dans ses bras, en y accompagnant une bise sur le front

- bonjour Abraham ! J'espère que tu t'es tenu à carreau pendant mon absence.

Jo s'avança et lui donna une étreinte également, tout en échangeant un regard complice avec Henry.

- attendez.. Vous venez de rentrer main dans la main ? Je n'ai pas encore la berlue malgré ma mauvaise vue ?

Henry haussa les épaules, se rapprochant volontairement de Jo, qui se fondit contre lui, tel un automatisme.
La réalisation sembla enfin frapper Abe, qui finit par les applaudir

- ah bah tout de même ! Vraiment Henry, si tu n'avais pas bougé ton derrière d'immortel, je ne t'aurais certainement pas félicité. Donc je suppose que cette escapade dans la montagne a servit à ce que vous voyez enfin le bout du tunnel ?

Jo acquiesça, tout en jubilant comme une enfant

- tu peux même dire plus que ça Abe.. Ton père m'a avoué ses sentiments avec un magnifique point de vue plongeant sur le village, les lumières donnaient le plus romantique panorama qui puisse exister.

Un petit sourire de satisfaction s'incrusta sur les lèvres d'Henry, bien content d'emboucher un coin à son fils, qui le prenait vraiment pour un dégonflé. Bien que ce n'était pas tout à fait faux, mais de toute manière, quel bien cela lui aurait-il fait de ne pas lui avouer ce qu'il ressentait alors qu'ils en étaient aussi bien conscients l'un que l'autre ?
- franchement je craignais qu'il ne se décide pas avant encore une bonne centaine d'années, ça aurait été dommage

Il venait de s'adresser à Jo bien évidemment. Elle rigola à gorge déployée et bon sang, que cela lui faisait du bien de ne plus se sentir aussi sous pression qu'au moment, où elle avait découvert qu'elle attendait l'enfant d'Henry.

- peut être qu'il en aurait été capable mais je ne lui aurait pas laisser ce choix - répondit-elle d'un clin d'oeil aux deux hommes.

Abe était aux anges. Non seulement, il allait enfin avoir un petit frère ou une petite soeur mais en plus, d'une certaine façon, une nouvelle belle mère. Il était sûr d'une chose, les yeux de son père n'avaient plus brillé d'un tel éclat depuis Abigail. Il dévorait Jo du regard, tout en gardant une main protectrice sur son bas ventre.
Il en était fou et il chérirait chaque instant de sa vie à ses côtés. Cela faisait vraiment chaud au coeur au vieil homme de 70 ans qu'il était.

- tant mieux alors ! Ça me fait plaisir de voir que vous vous êtes finalement comportés en adultes civilisés ! Je dois avouer, que je commençais à en avoir assez de votre tension. Bon allez, racontez moi un peu toute cette affaire du coup et ce soir je fais mes lasagnes, spéciales nouveau couple. Ton estomac devrait adorer Jo.

Elle tapota délicatement son nombril

- si la petite larve la dans l'accepte, mais j'ai hâte d'y être.