Non, chuis pas morte...^^ Désolée pour le big retard mais le boulot passe avant tout! Biz.
NB:
1. Les pensées sont en italiques dans le texte.
2. Harry s'appelle désormais Raphael Leonardo Tizianno mais nous continuerons à voir son nom apparaître pour éviter les confusions (ou peut être en rajouter?).
Dobby:
Manoir Malfoy, 23 février:
Dobby n'était pas un mauvais elfe comme le pensaient les autres. Il était juste un peu différent. S'il avait rencontré Luna, il se serait bien entendu avec elle car il avait la même façon complètement décalée de penser. C'est parce qu'il pensait ainsi qu'il avait pu avertir le jeune William Potter du danger encouru par Poudlard cette année. Pour un résultat plus que médiocre car il avait seulement réussit à blesser un jeune homme qui s'était révélé plus intéressant, si possible, que le Survivant. Car il avait réussit à l'empêcher de fuir quand il l'avait voulu... jusqu'à ce que la douleur, dont il était la cause, ne lui fasse lâcher prise. Un exploit!
Penser que quelqu'un était plus puissant que le Survivant relevait de l'hérésie donc Dobby se cogna la tête contre l'armoire la plus proche comme punition. A côté de lui, Lucius Malfoy leva les yeux au ciel pour la énième fois devant le comportement de son elfe qu'il jugeait aberrant.
Une bosse de la taille d'un oeuf plus tard, Dobby vit le comité des parents d'élèves s'en aller après avoir signer la pétition de son maître pour l'expulsion du Directeur de Poudlard. Méchant, méchant Maître... Pas de sa faute à lui... Mais il verra...
Il devait avertir le grand Dumbledore... mais comment le faire quand on n'est pas censé sortir de la maison? Très simple en demandant s'il devait porter la serviette où se trouvait les précieux documents. Évidemment il aurait pu les brûler, ses documents, mais instinctivement Dobby comprenait que cela ne ferait que repousser le problème. Il soupira et se tapa le pied contre une marche en signe de frustration.
Poudlard était immense et magnifique. Le plus bel endroit qu'ait jamais vu Dobby. L'elfe eût une larme de joie devant tout le travail qu'il pourrait faire si seulement il vivait là. Mais ce n'était qu'un doux rêve alors il se cogna le tibia contre la première chose qui passait par là c'est à dire une armure. Cette dernière, de protestation contre le traitement qu'il lui avait fait et qu'elle n'avait pas demandé, lui balança un coup de pied bien ciblé dans le postérieur. L'elfe en aurait pleuré de joie.
Arrivés dans le bureau du vénérable directeur en compagnie du professeur Rogue, Lucius Malfoy attaqua:
« Comme vous le devinez certainement, le Comité a décidé de... prendre des mesures au vu des dernières évolutions de l'affaire qui touche Poudlard. »
Pendant que son maître tentait de ridiculiser Dumbledore, Dobby essayait d'avertir ce dernier de l'implication du blond. Pour attirer l'attention du Directeur, il se mit à faire des gestes de la tête en direction de Lucius. Évidemment cela allait à l'encontre de tous les préceptes elfes donc il se cogna copieusement contre la bibliothèque de la pièce. Il y mit tant d'ardeur qu'un des (nombreux) objets dorés à la fonction mal définie tomba de son perchoir directement sur la tête de l'imprudent qui y vit trente six chandelles. Plus qu'à moitié assommé, Dobby nageait en plein bonheur.
Son maître, lui, perdit le fil de sa conversation devant le spectacle navrant et se mit à respirer fortement, preuve de son énervement.
« Quelles évolutions? » coupa le Directeur.
« L'enlèvement! Nous ne saurions tolérer que nos enfants vivent dans le danger! »
« Mais aucun élève n'a été enlevé! » reprit le vieil homme avec un air compatissant et on ne peut plus faux scotché sur son visage.
« Mais... » fit le blond en se tournant vers Rogue qui haussa les épaules en signe que pour lui ce n'était pas une aussi bonne nouvelle.
« Oui... tout ceci était une malheureuse blague faite par un élève qui ne voulait pas faire de mal, j'en suis sûr! Il a été punit en conséquence... Un bonbon au citron? »
« Noooon! » ragea le blond qui tourna le dos aux personnes dans la pièce et s'apprêtait à partir sans un regard en arrière ni un mot de politesse quand il fut arrêté par le directeur qui l'interpella.
« Je crois que vous avez oublié cela... » et il lui tendit une sorte de petit carnet noir.
« Humpfff » fut tout ce qu'ajouta Lucius avant de le prendre et de le tendre vers Dobby qui tenait encore le reste de ses affaires.
S'il avait fait attention à ce qu'il faisait, Lucius ne lui aurait pas donné ses gants (en vrai cuir de dragon) avec. Mais voilà, il était très énervé et il le fut plus quand il entendit:
« Le Maître a donné des gants à Dobby!!! Dobby est libre! »
Lucius resta un moment interdit et regarda son elfe les yeux ronds. Une lueur mauvaise prit cependant forme dans son regard quand il dit d'une voix rendue grave par la colère qui se disputait en lui à l'amusement:
« Machin... » fit il à l'adresse de Dobby « Tu peux rester à Poudlard si tu en as envie... je suis sûr que cela fera très plaisir au professeur Dumbledore... Par contre, pourrais-tu me rendre mes gants se sont mes préférés... »
« Dobby est si heureux... tenez! » fit l'elfe, trop heureux rendit les gants et les documents à Lucius qui s'empressa de sortir de la pièce avec un sourire très mauvais scotché au visage.
« Euuuuuuuuuh, je suis pas sûr qu'on vient de faire une bonne acquisition là.... » fit Severus à Albus « Je connais ce sourire et... »
« Tututut. Chacun a droit à sa chance, n'est ce pas Dobby? » fit le directeur en se penchant vers le principal concerné.
« Ça veut dire que Dobby pourrais travailler ici? »
« Oui... si Dobby en a envie! »
« Oh oui! MERCI! » claironna l'elfe en sautillant de joie.
Cependant il cessa bien vite son petit manège pour se mettre à se cogner la tête sur le bureau du Directeur. Rogue, qui avait pitié du bureau qu'il espérait occuper un jour et pas pour l'elfe, retint la créature par une de ses oreilles.
« Merci. »
« Dobby, pourquoi te punis-tu? » fit Albus.
« Hum... doveupai. » répondit l'elfe timidement en essayant de se remettre à se cogner la tête contre le bureau.
« Quoi? » reprit gentiment le directeur « Parles plus fort et n'ai pas peur, on ne te jugera pas! »
« Dobby voudrait être payer! Dobby est libre! »
« AH, je le savais! » s'écria un Rogue visiblement choqué « C'est un déviant! Laissez-moi l'examiner dans mon laboratoire, professeur! ».
« Euuh, non quand même pas Severus, quand même pas! Dobby sera payé un gallion par semaine et... quoi Dobby? »
« Un gallion par mois, Maître! Mon modeste travail... » bafouillait l'elfe.
« Donc un gallion par mois à une seule condition, ne tente sous aucun prétexte de nettoyer les appartements ou le laboratoire du professeur Rogue. »
« Pffff » fit ce dernier, énervé de perdre un sujet d'expérience.
« Merci... » se mit à pleurnicher l'elfe « Monsieur Dumbledore est trop bon... C'est un grand homme... »
Dobby radota ainsi dans le bureau du « grand homme » jusqu'à ce que ce dernier le pousse (littéralement) à sortir.
Bureau du Directeur de Poudlard, 27 février:
Dumbledore poussa un soupir et congédia Wizzy, l'elfe en chef de Poudlard. Ce dernier venait encore une fois se plaindre de Dobby auprès du Directeur qui avait bien d'autres choses en tête qu'un elfe maladroit et passablement masochiste. Il avait beau tourner les différends éléments dans sa tête pourtant il ne leur trouvait aucun sens. Ou plutôt ils allaient dans un sens absurde...
D'abord il y avait l'implication de Ginny Weasley à cause de Lucius Malfoy comme l'avait confirmé le fait qu'il avait pris le faux agenda qu'il lui avait passé... pour le donner à Dobby. Albus n'avait eu aucun mal à rentrer dans sa mémoire tant la pauvrette était affectée parce qu'il lui était arrivé tout au long de l'année. A dire vrai, il l'aurait volontiers envoyé se faire ausculter à Sainte Mangouste mais il avait peur de l'effet qu'une telle annonce aurait sur son mental qui était bien fragile déjà. En plus il lui faudrait alors révéler des choses qu'il n'avait aucune envie d'étaler au grand jour...
Ce qu'il y avait vu? Un cauchemar! Un jeune Voldemort commandait une gamine à l'esprit déjà passablement dérangé suite aux « bons » traitements de sa mère. Heureusement celui-ci n'était pas rentré tout de suite dans une spirale de violence qui aurait coûté bien plus que quelques pétrifications. Mais où était passé l'agenda responsable de tout cela? Il avait été détruit parce que le lien entre Tom et Ginny avait été rompu mais par qui? Et comment? Et surtout... est ce que la Chambre était définitivement fermée, faute de fourchelangue? Et le basilic, avait-il été tué?
Les questions tournaient dans la tête du vieil homme qui en perdait son latin. Avec elles venaient d'autres questions toutes aussi dérangeantes: quelle était l'implication des jeunes serpentards qu'il avait effectivement vu sous la cape d'invisibilité lors de la première attaque? Sans nul doute possible, ils étaient liés aux événements mais en quoi? Et pourquoi?
Soupirant pour la énième fois de la journée, Dumbledore en revenait aux faits. Ses petites cellules grises repartirent dans un énième tour d'horizon mais n'emmenèrent que d'autres questions encore plus ennuyeuses. Est-ce que l'agenda était bien ce qu'il croyait? Si oui, pourquoi est ce que le jeune Potter n'avait pas été impliqué en quoique ce soit? La prophétie parlait pourtant de lui cela était sûr... aussi sûr que s'il avait fait quelque chose, William s'en serait vanté pendant des mois.
Potter. Ce nom désormais était synonyme de désappointement total. L'enfant plein de promesses avait laissé place à une petite brute sans intérêt et à l'intelligence très limitée. Il alliait tous les défauts que l'on pouvait trouver chez les élèves de Poudlard, toutes maisons confondues. Il était mesquin, cruel et sectaire comme nombre de Serpentards et de Serdaigle mais aussi prompt à la bagarre et aux actions complètement irréfléchies comme seuls les Griffondors et les Poufsouffles peuvent l'être. Albus ne pouvait cependant que comprendre comment ils en étaient arrivés là... il lui suffisait de regarder comment les gens (et même certains professeurs, à sa grande honte) réagissaient face à William. Il avait toujours tout eu mais sans avoir jamais rien fait pour le mériter.
A cela venait s'ajouter le fait que son statut avait affecté nombre de familles... Il ne se passait pas un jour sans qu'il ne remarque des jeunes de l'école faire des ronds de jambes à William dans l'espoir de se faire bien voir et, qui sait, gagner des points pour leur vie après Poudlard ou tout simplement pour leurs parents comme Ron et Ginny Weasley par exemple. Les Weasley, des gens si bien...autrefois! pensa Albus en se remémorant avec un frisson ce qu'il avait vu dans la tête de Ginny. Il revoyait très clairement Molly expliquer à sa fille d'à peine 9 ans que toutes ses copines étaient des rivales potentielles et qu'elle devait les rabaisser par tous les moyens afin de briller elle-même. Pire, juste avant la rentrée, Molly avait expliqué que la jeune fille devait attiré l'attention de l'autre par tous les moyens possibles...à 11 ans! Ignoble!
Et à côté de cela, il y avait le jeune Tizianno qui passait son temps avec son groupe disparate mais solide comme il avait pu le voir. C'était à n'y rien comprendre...
Un léger bruit à la porte du bureau laissa deviner que le professeur Rogue était sur le point d'arriver et sortit Albus de ses pensées. En voyant son air de gamin à qui on vient d'annoncer que c'est Noël tous les jours, le Directeur comprit de quoi il retournait. Et il lança donc:
« Je sais bien que cela représente beaucoup de travail en plus mais... auriez-vous, mon cher Severus, l'aimable obligeance d'assurer les cours de Défense contre les Forces du Mal. Jusqu'à la fin de l'année seulement... »
A cette annonce, Severus ne sautilla pas... dans le bureau du Directeur. Ce dernier l'entendit néanmoins faire un « Ouais! » dans le couloir.
Gamin, va!
Où en étais-je déjà... ah oui, l'agenda...
Pourvu que l'année prochaine soit plus calme!
Azkaban, même moment:
Nombres de sorciers avaient des talents qu'il valait mieux freiner quand ceux-ci écopaient d'une peine. Il était donc impossible de se métamorphoser au sein d'Azkaban.
Enfin impossible... C'était impossible quand les Détraqueurs n'étaient pas proche des cellules. Car alors là, tout revenait mais comme vous étiez dans un sale état en leur présence...
Sauf si on avait de la volonté. Et de la volonté, Peter en avait. Il regarda encore une fois son bras vierge de toute marque comme pour se rassurer qu'il n'avait pas rêvé puis, sentant le Froid approcher, il se transforma en rat.
Sous cette forme, ils l'affectaient moins.
Sous cette forme, il reprenait des forces... nécessaires pour sortir!
