Hello les gens !
*évite les tomates*
Alors merci pour les commentaires, c'est gentil mignon tout pleins, je peux pas répondre à tous le monde, sorry è.é ! Queen ne virera pas Mary Sue, c'est prooooooomis ! clin d'oeil à Jafaden. Elle a pas vaincu le Big Boss, l'est encore là... à veiller quelque part... Toujours là ! J'aime-euh Barbe Noire moi ! Oui je le kiff, je le tuerais jamais x))) *évite les tomates mutantes* ! Ou alors celui qui le tuera sera Luffy-chan. Breeeef.
Il y a un tout petit truc que j'ai oublié de dire U.u'. Le passé super mystérieux de Queen et gna gna, gna ? Bah il est totalement dit durant l'arc deux avec tout plein d'indices... bien cachés ou pas ! Oupa gangnam style ! Bref, maintenant, vous pouvez ouvrir un petit fichier Word que vous baptiserez "comment je hais roussette" où vous noterez tous les indices... C'est un peu un méga jeu de piste super chiant ?
w.w' oubliez.
-Favoris, Follower, vous avez le droit de commenter.
-Linda à parlé !
-Parfaitement.
-Si je peux vous conseiller un truc par contre... C'est de un, d'aller voir Elephant Man, le film sur internet. Il est génial, brillant, médusant et je crois que j'ai jamais chialé comme ça pendant un film... de deux, écoutez ce chapitre avec Ms Mr-Bones, la BO de Game of Thrones, mouhahaha !
-One Piece ne nous appartient pas, autant qu'Elephant Man, paix à son âme.
Quels maux ont abrégé ses rapides instants ;
Qu'il fut bon, qu'il aima, qu'il dut vivre longtemps.
Ah ! le meurtre jamais n'a souillé mon courage.
Ma bouche du mensonge ignora le langage,
Et jamais, prodiguant un serment faux et vain,
Ne trahit le secret recélé dans mon sein.
André CHENIER
*£$QUEEN$£*
-Raaah ! Mais arrête de péter ce radeau en deux, je vais rien te faire espèce de crétine ! s'exclame Poing Ardent.
Je continue d'essayer de diviser le radeau à grand coup de pied quasi hystérique pour m'éloigner du garçon. Ça fait trente minutes que je m'échine, je finirais bien par arriver à un résultat probant !
-Ta gueule ! Tu vas me butter, t'es le chiarre de Roger, tu vas me lapider avec des pitits cailloux ! On va séparer ce radeau et partir chacun de notre côté.
-Tu n'as pas de rame et nous dériverions dans la même direction… remarque Portgas.
Arrgg ! Je vais crever.
-Tu vas me tuer prince Pirate ! hurle-je en continuant de taper sur le sol du radeau.
-M'appelle pas comme ça crétine ! Bon sang, je vais regretter de t'avoir sauvé la peau, t'es encore plus conne que je le pensais ! Tu penses vraiment que je t'ai sauvé pour ensuite te lyncher ? J'ai pas que ça à faire ! Comment t'as fait pour entrer chez les corsaires ?
… Bonne question en fait… J'imagine que j'ai été là au bon endroit au bon moment. Ou peut-être qu'avoir frappé en toute impunité Shanks le Roux Empereur du Shin Sekai y est pour quelque chose… Bah…
-T'étais dix fois plus cordial avec ta cape ! Remet là pour redevenir sympa, crie-je finalement. Ensuite tu vas m'expliquer gentiment pourquoi tu m'as sauvé les mouilles !
-T'aurais voulu crever peut être ? s'exclame le brun en pointant la Baratie au loin qui fume.
-Euh…
Il se frappe le front avec le plat de sa main désespéré. C'est pas sain de préférer crever que d'être sauvé par son ennemi ? Fallait me le dire.
-T'es la corsaire la plus débile que j'ai jamais vu. Et dire qu'on m'a proposé le poste un jour… bon sang, vu le niveau d'intelligence j'ai bien fait de refuser ! Quand je pense que je vais avoir besoin de toi !
-Hey ! Arrête de me traiter de conne, prince pirate à deux berrys ! Je veux juste me barrer d'ici. Si la marine me voit avec toi j'ai toute les chances de finir derrière les barreaux ! Je veux pas aller en taule ! Eh… irk ! Attend, attend, attend, prince pirate, tu viens de dire quoi là ?
Le fils de Gold Roger se masse les tempes en soupirant puis il s'assoit et m'invite à faire pareil. Autant j'aurais accepté quand je ne savais pas qui il était, mais maintenant c'est totalement exclu ! Même si ma hanche m'élance douloureusement, pas question. Je sais, je préfère suivre les invitations d'inconnu quitte à ce que ce soit de gros pervers, plutôt que de gens que je reconnais.
Et vu qui se tient devant moi je préférais que ce soit un gros pervers. Ma vie est finie, foutue, je suis cuite. Si quelqu'un, n'importe qui me voit dériver sur un radeau avec un mec aussi tristement célèbre, je ne donne pas cher de ma peau. D'autant qu'Akainu à l'air tout à fait enclin à se débarrasser de nous deux. D'une pierre, deux coups. J'veux pas mooouuurir coulée !
Pendant que je pleurniche sur mon triste sort, l'autre à remit sa cape sur son visage :
-Il y a un truc que je pige pas… tu sembles pas étonnée que je sois encore en vie… de ce que j'ai vu on fait croire à ma mort.
-J'en ai rien à foutre, mort ou vif, tu viens de sortir que tu avais besoin de moi ! C'est quoi ce bordel !?
Poing Ardent soupire à nouveau très fatigué. Je continue de taper des pieds comme une hystérique. Bon sang, pour une journée de merde, c'est vraiment une journée de merde.
-Aide-moi à traverser East Blue.
-Hein ? m'exclame-je en m'affaissant se le sol, sciée autant par la surprise que par ma blessure.
-T'es apparemment corsaire, explicite-t-il. Tu peux naviguer en toute impunité sur les mers, si je reste avec toi, je peux traverser tranquillement l'océan même si on me recherche.
-Je pige que dalle. Pourquoi t'es pas resté avec ton frangin ?
-Luffy… ça ne te concerne pas. Mets-toi juste bien profondément dans le crâne que je m'exile et compte me rendre sur Dawn et que pour cela j'ai besoin de toi.
-Oulà oulà oulà ! Mais ça va pas être possible, je refuse de faire ça, si je me fais prendre, je perds tous sans rien à gagner.
-J't'ai sauvé la vie, ingrate.
-J'avais rien demandé andouille !
-Pourquoi je suis tombé sur une idiote ? se lamente Hiken no Ace. De tous les corsaires il fallait que je tombe sur toi.
-T'attendais un corsaire ?
-Pas vraiment. Je suis en fuite depuis un an. J'ai embarqué illégalement sur un des bateaux accostant au restaurant flottant. Te voir là était une coïncidence très profitable pour moi.
-Attend… t'es en train de me dire que t'es en fuite depuis un an entier ?
-Euh… oui.
-Que tu veux aller sur Dawn ?
-Oui.
-Alors que tous le monde te croit mort ?
-Oui.
-Alors tu peux m'expliquer par le saint caleçon de Gold Roger –feu la mémoire de ton papounet- pourquoi t'as mis autant de temps pour débarquer juste sur East blue ?
-Crétine ! s'énerve le brun. J'ai le visage le plus connu du monde à cause des visioescargophone pendant la guerre. Comment tu traverses l'océan avec ma tronche ?
-Tu te teins les cheveux.
…
-C'est décidé, je regrette réellement de t'avoir sauvé la vie. Tu es une cinglée.
-Je plaide coupable. Sociopathe, le pouvoir absolu.
-Bon sang… et dire que le bateau que je squattais allait pile sur Dawn… comment je vais faire maintenant ?… se plaint le brun.
Hiken no Ace. L'homme le plus connu au monde et il y a pas si longtemps le plus recherché est en train de se morfondre devant moi. Il a l'air désespéré, mais cette fois pas par ma bêtise, mais bien par l'impuissance. J'ignore ce qu'il veut faire sur cette île, là, Dawn, mais s'il s'exile, cela doit lui convenir comme terre d'accueil. Je pourrais tout à fait assurer sa sécurité jusqu'à cet endroit. Cela me ferait m'arrêter sur une île et donc trouver des pirates à faucher pour gagner de l'argent. Mais d'un autre côté… je pourrais très bien livrer le moutard du roi des pirates à la marine ! J'imagine très bien la tête d'Akainu si je lui offrais sur un plateau d'argent celui qu'il veut abattre. Cela me ferait assurément bien voir par la marine et donc par Akainu. De ce fait, les chances qu'il essaye de me virer deviennent minces. Je n'imagine pas la prime sur la tête du type en face de moi. Elle était déjà élevée avant qu'on découvre son vilain petit secret, mais maintenant…
Des berrys, clignotent devant mes yeux. Oh oui, ce type m'apportera gloire et richesse si je l'attrape.
… Encore faut-il l'attraper.
Commandant de la seconde flotte de Barbe Blanche, utilisateur du Mera Mera no mi donc assurément fort. Et moi… je suis blessée à la hanche, pas mal amochée, fatiguée, affamée avec une arme -qui ne m'appartient pas- quasi déchargée au beau milieu de l'océan et épuisée par l'utilisation de mon haki qui n'a même pas fait de mal à Barbe Noire and co.
Je pèse le pour et le contre. C'est clair qu'il y aurait pas mal d'avantage à m'occuper de son cas, mais les chances que j'y passe à sa place augmentent à mesure que mon sang coule de ma blessure. Je la comprime douloureusement en sentant mes jambes trembler. Manquerait plus que je fasse une crise d'anémie ! Et quand j'y pense, quand bien même j'arriverais à tailler une tête à Poing Ardent, lorsqu'on saura ce que j'ai fait, c'est tous le reste de l'équipage des Shirohige qui sera à ma poursuite pour venger leur pote. Déjà que j'ai l'équipage des Kurohige qui va très certainement me poursuivre -s'ils ont survécu, ce qui est hautement probable- pour venger leur copine… Manquerait plus que les deux Kaidan trouvent un terrain d'entente pour me lyncher en petit comité.
Mes yeux se posent sur le rejeton de Gold Roger et frère du Mugiwara qui est au sol en train de réfléchir à comment s'en sortir lui aussi. Bon sang… Je vais le regretter…
-C'est ok.
-Quoi ?
-Prince Pirate, je t'accompagne et te protège jusqu'à l'île que tu veux, tu m'as sauvé la vie, on sera quitte ensuite. Ne tentes rien de bizarre, étrange ou déraisonné, je ferais pareil. Autrement je vais devoir te flanquer une trempe et je risque de me faire défoncer par tes anciens nakamas.
Le jeune homme semble peser le pour et le contre à son tour.
-Je t'ai dis que j'étais pas un prince !
Arrg… Il va me tuer.
-J'men fous ! Alors, ça marche ? demande-je en lui tendant ma main.
-Tape m'en cinq ! s'écrie l'autre en répondant.
Ouch !
-PUTAIN TES DOIGTS SONT BRÛLANTS ABRUTI !
-Oups, désolé, j'avais oublié.
Ça commence bien…
*£$QUEEN$£*
Mon estomac gargouille. J'ai faim. Encore. Le soleil vient de se coucher ce qui veut dire que ça fait près de six heures que je n'ai rien avalé à part deux bouchées de gâteaux. Donc c'est la galère. Un nouveau grognement plus violent vient secouer mon estomac et il se contracte. Sur le coup, je porte la main à ma hanche saignant encore à flux amoindri.
Si je n'avale pas quelque chose très vite, je ne vais pas tenir très longtemps. Mon corps à besoin de nutriment pour me régénérer en sang, et vu ce que je perds, je crains le pire.
-Ton ventre pourrait essayer d'éviter d'imiter le tonnerre s'il te plait ? Maintenant qu'il fait nuit, faudrait peut être discret.
-Urusei ! Baka ! J'ai faim.
L'autre hausse les épaules en gréant la petite voile du radeau précaire sur lequel nous sommes embarqués. Maintenant qu'il fait sombre, Poing Ardent ne peut plus utiliser son fruit pour nous propulser, ce serait beaucoup trop voyant.
-Moi aussi j'ai faim. Je ne me plains pas. Si t'as de quoi pêcher…
-Bah, non, comme tu vois, grogne-je.
Je sens un mal de crâne poindre dans ma tête et la masse. Mes doigts sont glacés alors que le temps est doux et clément. C'est vraiment pas bon. Du tout.
-Corsaire ? T'as pas l'air dans ton assiette.
-Mêle-toi des tes affaires, j'ai pas besoin de toi !
Une flamme apparait juste sous mon nez, je sursaute dans l'obscurité de la nuit. Le fils de Gold Roger se sert de ses doigts comme chandelle pour m'éclairer le visage.
-Vire-moi ça crétin ! J'ai dis que je t'emmenais à ton île, mais si tu veux te faire repérer j't'abandonne.
-Pour aller où ? Tu comptes sauter à l'eau, et couler, mangeuse de fruit du démon ?
Je commence vraiment à ne plus blairer ce mec. Dire qu'il était tout mignon et séducteur sous sa cape. Il a remit la cape, mais à pas recouvré la même attitude. Qu'est-ce qu'il est casse noix !
-Laisse-moi voir un truc. T'es blanche comme un linge, t'es sûre que tu vas bien ? Ta blessure continue de couler ? C'est bizarre, j'avais déchiré un bout de ma cape pour la comprimer…
Je détourne la tête gênée et gonfle les joues. Le frère est plus futé que le Mugiwara, largement, il m'a en effet donné de quoi me soigner sommairement.
-Si tu meurs je serais bien avancé, sourit Poing Ardent.
-Grand bien t'en fasse, maintenant éteins tes doigts bon sang ! Il y a pas de lune ce soir, on doit voir tes flammes à plusieurs lieues !
-C'est pas normal que ça saigne à ce point… Speed Jiru m'a donné deux trois bases pour soigner… je pige vraiment pas pourquoi tu continues de pisser le sang.
L'homme au nez de cochon dans l'équipage des Shirohige qui s'est occupé de Vista. Et merde, manquait plus qu'un prince pirate ayant eu sa licence de médecin du placard.
-Il faudrait sûrement te donner du sang…
-Laisse tomber…
Je n'ai rien pour arrêter le saignement ni pour me régénérer ou recevoir du sang, je crains pour la suite. Réellement. Je dois me débrouiller seule face à un inconnu, bien qu'ayant de nobles intentions, sur une mer que je ne connais pas. La nuit ne va pas être de tout repos, il faut à tout prix que j'évite de m'endormir jusqu'à recevoir des soins décents.
-Bon sang… je fais quoi si tu meurs moi ? Je devrais me débarrasser de ton corps.
-J't'emmerde ! M'enterre pas tout de suite.
Il n'a pas l'air convaincu de ma répartie, j'hausse les épaules fatalistes. Peut-être que je vais mourir, ou peut-être pas.
-Je suis anémique.
-Oh cool. C'est une région du Shin Sekai ça ?
…
Bon c'est clair, je suis morte. Il peut commencer à me jeter à la baille.
-C'est une maladie triple crétin de prince pirate. Mon corps ne fabrique pas assez de sang, il ne coagule pas facilement.
Portgas D Ace fronce les sourcils soucieux, pointant son doigt enflammé vers ma hanche découverte et sanglante.
-Ce qui veut dire que vu ta blessure, tu risque de ne pas en avoir pour longtemps.
-Je sais pas. Une fois, on m'a blessée plus que ça, j'ai survécu. Faudrait vraiment que je mange quelque chose pour tenir le coup.
-Le plus urgent est d'arrêter le saignement, s'exclame le brun.
C'est à mon tour d'hausser les sourcils, sceptique et surprise.
-Ne fais pas comme si tu t'intéressais à ma vie Prince Pirate, ça t'arrangerais que je meure, évidemment, après t'avoir déposé à destination. Personne pour dire que tu es encore vivant.
- Je t'ai déjà dis d'arrêter de m'appeler comme ça ! Je n'ai pas à me réjouir de la mort de quelqu'un. Tu ne m'as pas attaqué, fille corsaire, tu as combattu mon ennemi mortel et tué un membre de son équipage. Tu as combattu Barbe Noire contre lequel je ne pouvais rien sans dévoiler mon identité. En cela tu as mon respect, même si je te trouve particulièrement ingénue.
Poings Ardents s'arrête un instant pour souffler, il ricane doucement :
-Et puis… je vais pas laisser mourir la petite amie de mon frère. J'ai mis trois mois à recevoir le journal, mais sur le coup, ça ma tué !
-Urusei !
Je veux me lever pour lui assener un retentissent coup de poing, mais je suis clouée au sol par mes jambes tremblantes. Bon sang, et c'est le cas de le dire, j'ai de plus en plus froid. Bientôt ma vision risque de se troubler.
-Ton frangin est un idiot, le roi des idiots. Il m'a embrassé pour sceller un idiot serment de fraternité, dont il n'a sans doute aucune idée. Il veut devenir le roi des pirates, bravo, tous ceux dans votre genre sont des idiots. Il régnera sur eux, pour ça, toi aussi t'es le prince des idiots. Le chiare d'un idiot qui pleure sur l'échafaud. Mauviette !
L'autre se tait sombre, ses doigts s'éteignent nous plongeant dans la nuit. J'ai conscience d'avoir été trop loin. Beaucoup trop loin, encore une fois, j'ai été cruelle et méchante, pour une simple taquinerie. Je sais qu'Hiken no Ace sait que je n'ai rien à voir avec le Chapeau de Paille, et j'ai répondu par impulsion.
-Désolée… murmure-je après un long moment de silence.
Le visage de mon sauveur se ferme. Je déglutis douloureusement. J'ai vraiment dit une connerie.
-Corsaire… lorsque tu verras tes amis, ton père, tes frères, mourir pour ta vie et uniquement pour que toi, tu vives, tu en viens à prendre consciences de certaines choses. Crois-moi, répond le brun froidement. C'est à ce moment là, que tu te rends compte que ta vie n'est qu'un fétu de paille et que pourtant ceux qui te sont chers continuent le combat pour l'empêcher de s'envoler.
Quand le fils de Gold Roger dit cela je sens la douleur de ma hanche se mouvoir vers mon cœur. Un curieux sentiment de honte m'envahit. Quelques semaines plus tôt, quelqu'un s'est battu pour ma vie, sans arme, dans une guerre que j'avais déjà condamnée. Si cette personne avait gagné une bataille, je m'étais insidieusement amusée à détruire tout le terrain qu'il avait prit.
-Tu m'appelles, Prince Pirate, continue-t-il. J'ai peut-être le sang du roi des pirates dans mes veines, mais ce n'est pas lui qui m'a élevé. Simplement porter son sang à réussit à me condamner. Vivre me condamne et condamne les autres, ma mère et mes amis. Quand ceux qui te sont chers offrent leur vie pour un meurtrier, quelqu'un qui ne mérite pas de vivre, crois-tu que c'est juste ? Je ne suis pas un Prince, ni un roi, ni n'importe quel titre que tu peux me donner. Je n'ai pas demandé à naître. As-tu conscience de ce que c'est que d'être une malédiction pour les autres ? Non.
-Détrompe-toi, fils de Barbe Blanche, reprends-je avec un ton dur.
Cependant Ace ne semble pas se préoccuper de mon intonation, le visage –que je devine- éclairé par la joie d'entendre un patronyme plus adéquat. Il a un léger mouvement ouvrant ses doigts pour éclairer mon visage et chercher une quelconque trace de moquerie.
-Je ne comprends pas ce que tu dis. Tu sais ce qu'est être une malédiction ?
-Ne cherche pas ma vie, je ne t'ai pas demandé de me raconter la tienne. Je te dépose sur ton île et nous repartons chacun de notre côté. Vis et moi je vais essayer jusqu'à ce que je trouve un médecin.
-Tu ne passeras pas la nuit, tu t'en rends compte, Corsaire.
-Génial, pas grandiose comme mort. J'ai toujours eut un proverbe. « Ne vis pas à genoux, il faut mourir debout ». Mais là, je pense mourir couchée, donc excuse-moi.
Douloureusement, je roule sur le flanc pour me caler la tête contre le mat et m'allonger dans la largeur du bateau de Barbe Noire. Je me doute, sans avoir quelconque connaissance de médecine que l'ancien commandant de la seconde flotte de Barbe Blanche a raison. J'ai si souvent frôlé la mort ces derniers temps que l'éventualité ne m'émeut pas plus que ça.
-Je peux te sauver Corsaire, dit Poing Ardent.
-Pourquoi ferais-tu ça ?
-Encore une fois, je te dis que c'est parce que je n'ai aucune animosité envers toi. Accepte, mais cela sera douloureux. Très douloureux.
Je réprime un frisson. Ai-je vraiment envie de mourir là, ici, au beau milieu de la mer la plus faible de la planète ? Non… pas vraiment. Mais mon potentiel ennemi a parlé de douleur. Suis-je prête à souffrir pour vivre alors que justement je veux mourir pour ne plus souffrir ? Tout est une question de choix.
-Que proposes-tu ? demande-je la gorge sèche.
-Je peux cautériser ta plaie. Mes doigts peuvent être plus chauds que du fer chauffé à blanc. Bien sûr, cela restera sommaire, je ne retirais pas la balle de ta hanche, mais cela arrêtera le saignement. Le seul problème c'est que je n'ai rien pour stopper la douleur…
-Tu proposes de me cautériser à vif ?
-C'est l'idée.
L'idée me parait affreusement douloureuse, j'ai déjà connu la brûlure, je ne me sens pas prête à la subir encore. Mais cependant… maintenant qu'on m'a donné l'espoir de vivre… l'envie d'en finir parait moins attrayante. Souffrir un bon coup pour survivre et souffrir encore. Je dois être masochiste :
-J'accepte.
J'ai la gorge sèche et les yeux brillants de terreur. Poing Ardent déglutit, pas plus emballé que moi à l'idée de cette chirurgie de guerre. Je retire le tissu imbibé de mon sang en me sentant défaillir d'appréhension quand il s'approche. Ses doigts s'illuminent pour regarder l'état général. Il me tend un morceau de cuir, que je mets fébrilement entre mes dents pour ne pas me mordre la langue.
-Tu vas avoir mal.
J'hoche la tête, pas rassurée le moins du monde par l'avertissement. La lueur rouge de ses doigts baisse au point que seul le bout de ceux-ci soit rougeoyant et bouillant. Doucement, il les pose sur les lèvres de ma plaie. Je retiens un hurlement de douleur à travers le cuir et me cambre sous la brûlure. C'est insoutenable, je me débats pour y échapper, des larmes perlent le long de mes yeux. L'odeur de chair brûlée emplit mes narines et provoquent en moi un déglutis de dégoût, je ne vais pas tarder à m'effondrer ou vomir. Peut-être les deux. Le coude de Portgas D Ace posé sur mon ventre m'empêche de bouger quand il enfonce ses doigts chauffés à blanc plus profondément dans ma blessure. Je suis contrainte de frapper du talon sur le radeau et de mordre le morceau de cuir à me déraciner les gencives. Bordel, ça fait plus que mal, c'est inhumain, c'est affreux. Bordel de putain de merde…
Pourquoi ai-je accepté ça ? La douleur n'est pas vivable. Je veux que cela cesse ! Mes poings crispés se targuent par impulsion pour frapper mon bourreau-soigneur. Qu'il arrête ! J'ai un spasme de douleur pour échapper aux doigts brûlants. Pitié…
Pitié…
-C'est fini… tu devrais te reposer, dit finalement Poings Ardents.
Enfin, il enlève ses doigts brûlants de ma blessure. C'est une délivrance incomparable. J'ai un soupir de soulagement avant de me redresser, recracher le cuir et vomir un jet de bile par-dessus le radeau dans l'océan. Je porte doucement la main à ma plaie qui ne saigne plus, et à l'instant où l'épiderme de mes doigts frôle ma hanche gauche, j'ai un nouveau pic de douleur et m'effondre au sol secouée de convulsion. Je suis pratiquement incapable de bouger vu la fulgurance de la douleur.
-On va faire des tours de garde, commence Poing Ardent. Peut-être que la lumière aura attiré des navires. Je prends le premier, dors maintenant.
-Je vais pas écouter… ce que tu dis Portgas…
Pourtant, mes yeux se ferment très rapidement et je m'endors comme une masse abrutie par la douleur et la fièvre.
Remarques pas drôles de l'auteur :
Yolo ! Il se passe rien dans ce chapitre x) mais bon... le prochain... sera beaucoup plus intéressant, oh ça oui. Un petit personnage va montrer le bout de son petit nez... Z'avez vu en plus, même pas de cliff' ! J'ai droit à un cadeau ?
LES MINIS HISTOIRES A CÔTÉ DE THE DOLL :
Bon, fallait y aller.
Hatchin hésita avant d'ouvrir la porte de son propre appartement. Il avait la trouille de rentrer chez lui ! Chez lui quoi ! La jeune Jewelry était là derrière et il allait devoir écouter ses pensées... Chose qui en plus de l'effrayer, l'intimidait... qu'est-ce que cette jolie jeune femme de vingt deux ans et quelques avait dans la tête ? Toute cette vérité l'effrayait.
Il raffermit sa prise sur Shinjetsu puis pénétra dans l'habitacle chauffé. Il n'y avait personne. Elle n'avait pas pu sortir puisque la porte était fermée... Peut-être qu'elle était allée dans la cuisine ? Cela semblait vraisemblable. Il s'y dirigea, personne. Personne dans la chambre non plus.
-Merde !
Il se retourna subitement, se trouvant alors juste en face de Jewelry Bonney, en tenue d'Eve, nue comme au jour de sa naissance... elle sortait manifestement de la douche et vu son air furieux, il avait fait une boulette.
Il fit alors une chose très sensée. Il pointa son arme blanche vers la jeune fille et demanda la vérité. Vérité qui vint sous la forme d'un flash back. Ouch.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !
La chauve souris/requin transgénique des mers des caraïbes !
