Heyyyyyyyy il semblerait que je sois finalement toujours en vie et que je me remette à écrire !
Je suis désolé-e d'avoir mis si longtemps à poster mais j'avais pas vraiment la tête à ça :/
M'enfin le chapitre est là – même s'il est plus court que d'habitude oupsie – et je ne vous promets rien quant à la fréquence de postage mais j'essaierai de reprendre un rythme plus régulier.
Bisous bisous et j'espère que ça vous plaira quand même !
Chapitre 33 : l'Ordre du Phoenix
James, Remus et Peter étaient tous les trois serrés sous la cape du poursuiveur. Ils n'avaient pas pensé, en sortant du dortoir, qu'ils étaient devenus trop grands pour être plus de deux et Sirius avait ri en voyant leurs pieds.
Il leur avait alors jeté un sortilège de dissimulation et tous étaient partis en direction du bureau de Dumbledore.
Les trois maraudeurs attendaient désormais le retour de leur ami depuis près de deux heures et James commençait à perdre patience.
« James, arrête de bouger bon sang, tu vas finir par faire tomber la cape ! » chuchota Remus d'une voix agacée.
L'autre se figea et soupira.
« Mais qu'est-ce qui peut mettre autant de temps, enfin ? »
« J'en sais rien, Prongs, mais plus tu seras agité plus ce sera énervant pour nous. » répondit le loup-garou.
James poussa un soupir et croisa les bras, patientant en silence – silence aidé par Remus qui lui lança un sort de mutisme.
Finalement, Sirius sortit et se mit à sourire en voyant les pieds de ses amis qui dépassaient de la cape. Il s'approcha d'eux et Remus apparut de sous la cape.
« Alors ? » demanda-t-il.
Sirius sourit doucement et leur fit signe qu'il voulait remonter au dortoir. Une fois qu'ils furent arrivés et assis chacun sur leur lit, Sirius se leva face à eux et dit :
« Il existe une espèce d'organisation secrète qui est dirigée par Dumbledore et qui a pour but d'agir contre Vous-Savez-Qui. Ça s'appelle l'Ordre du Phoenix et il m'a proposé de les rejoindre en tant qu'espion. »
« C'est bien trop dangereux ! » s'écria Remus en se redressant, les yeux fixés sur lui.
« Rem', peut-être que tu devrais le laisser finir, non ? » s'interposa Peter avant que Sirius n'ait pu répondre.
Le loup-garou se renfrogna mais se tut, laissant leur ami reprendre son exposé.
« Remus, je sais que c'est dangereux mais que ce soit ça ou les Mangemorts, c'est la même chose. Sauf qui si jamais je me fais attraper par le Ministère alors que j'étais en mission pour Dumbledore, je n'irai pas en prison. »
« Et nous ? » s'enquit James en le fixant par-dessus ses lunettes.
« Dumbledore m'a dit que vous pouviez venir mais il préfère que vous finissiez Poudlard avant de vous engager. »
La voix de Sirius était plate, sans émotion, mais ses yeux brillaient de malice – il savait déjà quelle réponse ses amis allaient lui donner et les cris de protestation des trois autres le firent sourire.
« Les gars ! » s'exclama-t-il, les faisant taire. « Je doutais de vos réponses, alors je lui ai dit que je vous en parlerai et que je lui ferai part de vos réponses. Mais même si vous voulez venir, c'est pas sûr qu'il vous accepte. »
« Qu'il aille se faire voir, si tu y vas, on vient avec toi. Hors de question qu'on laisse un seul d'entre nous isolé. » répondit James et les deux autres approuvèrent vigoureusement.
Sirius sentit son cœur se réchauffer et les regarda en souriant sans rien ajouter.
Leur confiance et leur loyauté était plus que suffisantes.
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Remus marchait dans les couloirs, les yeux fixés sur la carte du Maraudeur, la cape de James posée sur ses épaules. Il n'avait pas prévu de se retrouver dans les couloirs après le couvre-feu mais il y avait été forcé quand Sirius et James avaient eu l'idée fantastique de transformer leurs bureaux en épées en bois. Le résultat n'avait pas été celui escompté – ils avaient seulement réussi à obtenir des chatons, qui avaient fixé les deux maraudeurs de leurs petits yeux étonnés.
Le loup-garou avait d'abord tenté de faire retrouver leurs formes originales aux animaux mais, face aux échecs de chacun de ses sorts, avait été forcé de se rendre à la bibliothèque pour trouver un moyen de retrouver des bureaux ou, au moins, comment s'occuper de deux chatons.
Lorsqu'il revint au dortoir, il trouva James et Sirius, qui tenaient chacun un des petits animaux dans leurs bras, assis sur le lit de Remus – il apprit rapidement que Peter était parti aux cuisines pour trouver de quoi nourrir les petits chatons.
« Moony ! On leur a trouvé des noms ! » s'exclama Sirius en souriant et Remus soupira intérieurement.
« Le mien c'est Jim et celui de Prongs, il s'appelle John. »
« Vous ne pensez pas les garder, si ? » demanda le préfet en fixant le chaton dans les bras de son copain, qui se léchait le museau d'une petite langue rose.
« Mais Moony, regarde comme ils sont adorables ! » plaida Sirius en levant l'animal – Jim – à la hauteur de ses yeux. « On peut toujours voler des bureaux dans une des salles abandonnées, tu sais ? »
Remus se pinça l'arête du nez et lâcha un profond soupir.
« Sirius. James et toi n'êtes pas capables de vous occuper de vous si personne n'est là pour vous dire quoi faire. Sérieusement, regarde l'état de ce dortoir ! Tu ne crois quand même pas que vous allez garder deux chatons en vie plus d'une semaine, si ? »
Le brun baissa les épaules tristement et prit Jim dans ses bras d'un air protecteur.
« Mais on fera attention, c'est promis ! »
Le loup-garou jeta un regard à James, qui hocha la tête.
« Si j'ai des enfants au moins je saurai comment faire ? »
Jamais le garçon n'avait eu une si mauvaise défense mais Remus finit par soupirer. Il était inquiet pour les petits animaux mais d'un autre côté si son ami avait un bébé, il aurait déjà un avant-goût.
Ses yeux se posèrent sur Sirius, qui jouait avec Jim avec un air d'extase attendrie et son cœur serra.
James suivit son regard et lui sourit doucement.
Laisse-le garder Jim, Moony, lui disaient ses yeux et Remus poussa un léger soupir.
« Padfoot, si tu ne veux pas le tuer il va falloir que tu lui donnes à manger. Et toi aussi James. » finit par dire le préfet en déposant ses livres sur son bureau. Sirius se leva et se pencha sur les ouvrages, tenant Jim dans une main et parcourant les pages jaunies de l'autre. La porte s'ouvrit une nouvelle fois sur Peter, qui avait les joues rouges et les yeux brillants. Il avait les poches pleines de petits morceaux de viande, qu'il laissa tomber sur le bureau de Remus et Sirius en attrapa un au vol.
« T'as réussi à trouver des trucs sur comment s'occuper d'un chaton ? » demanda James en s'approchant à son tour.
« Yup. Je me suis dit que si je ne trouvais rien pour les faire redevenir des bureaux, autant essayer de les faire vivre. »
« Ton peu de foi en nous me consterne, chéri. » répliqua Sirius, une moue boudeuse au visage, en croquant dans sa pomme. Remus eut un léger rire et l'embrassa doucement.
« Tu n'as qu'à voir l'état du dortoir, Pads. »
Sirius haussa les épaules et bailla.
« On verra ça plus tard, j'suis fatigué. »
« Padfoot a raison, on devrait dormir. » acquiesça Peter et les deux autres hochèrent la tête. Ils rangèrent rapidement la viande dans la malle de James et Remus fronça les sourcils en voyant Sirius se glisser sous les draps, Jim encore à côté de lui.
« Tu ne vas pas dormir avec lui, quand même, si ? »
« Bah pourquoi pas ? Tu dors bien avec un chien des fois. »
Remus lâcha un soupir et ferma les rideaux avant de s'asseoir face à Sirius et de lancer un sort de Silence.
« Pourquoi tu tiens tant à ce chaton Pads ? »
« Parce qu'il représente ce qu'on aura jamais autrement. » répondit Sirius du tac au tac sans détourner les de Jim. Le loup-garou sentit une aiguille glacée se planter dans son cœur mais se reprit très vite.
« Tu voudrais des enfants, si je comprends bien. »
Ce n'était pas une question mais Sirius hocha tout de même la tête et leva les yeux sur le loup-garou.
« Oui. Mais comme c'est impossible, je m'occupe d'un chaton. »
Cette logique était à la fois simpliste mais terriblement intelligente et pendant un instant, Remus resta figé par ce que venait de lui dire son amant.
Il regarda Sirius sans un mot, attendri par Jim qui se blottissait dans les deux mains de l'autre garçon et attristé à l'idée que Sirius devrait se contenter uniquement d'un chaton et n'aurait jamais d'enfants.
Et c'est ma faute, songea le loup-garou. Il s'apprêtait à dire quelque chose quand Sirius releva la tête, les yeux brillants et un sourire aux lèvres.
« Moony, tu voudrais avoir des chèvres(1) ? »
« … Pardon ? »
Celle-là, Remus ne l'attendait pas. Pas du tout.
D'abord un chaton, maintenant des chèvres, ça va être quoi après ? Une ferme ?
« Ben, vu qu'on peut pas adopter ou avoir des enfants, je me disait qu'on pouvait très bien élever des animaux, comme des chèvres. Ou même avoir une ferme. Pas une grosse, hein ? Juste quelques poules, deux trois chèvres et plusieurs cochons. Et un âne. Ça serait bien, tu ne penses pas ? »
Remus fixa Sirius un instant, se demandant s'il était sérieux et fronça les sourcils en se rendant compte que oui, son amant attendait une vraie réponse.
« Je… Je ne sais pas chéri. »
Sirius eut un petit air triste et baissa les yeux sur le chaton, qui s'était roulé en boule et endormi contre son ventre.
« Je peux au moins le garder ? » demanda-t-il et Remus sentit son cœur se serrer dans sa poitrine. Il finit par prendre Sirius dans ses bras et murmura :
« Je suis désolé, Padfoot. Mais je pense que c'est trop tôt pour savoir où on vivra. Cela dit, tu peux totalement le garder. »
Sirius sourit doucement et s'allongea, toujours contre Remus, et finit par s'endormir.
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(1) Alors en fait, ça c'est parce que j'ai toujours voulu en avoir. Et des poules, aussi.
