Oha-yoooo !\(≧▽≦)/
Merci pour vos reviews et votre attente ! Désolée d'avoir été si longue pour sortir ce chapitre... ( ;´Д`) C'est toujours aussi déroutant de passer de cette histoire à l'autre ! (≧▽≦) Quand on est sur un gros sexfriend avec tension sexuelle et compagnie et qu'on reprend une histoire où les persos sont comme mariés, posés et avec une famille... C'est super particulier ! (≧▽≦)ヾ Mais je m'y fais et je pense que j'arrive à dissocier les deux !
Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture et un bon grignotage~ ヽ(・∀・)ノ
Perdu dans les montagnes en cet Hivers qui prenait ses aises, les aventuriers voyageaient depuis deux semaines, suivant Enoch. Ce dernier avait prit la tête du convoi pour laisser son fils se reposer, lui jetant quelques regards de temps à autre, ce qui ne plu que très peu à Théo. Les tensions du groupe étaient calmés, la nouvelle méthode pour apaiser Géode fonctionnant à merveille avec tout le monde. Ainsi, Grunlek pouvait tenir le chérubin et avoir Eden sur les genoux, ou Shin profitait de cette excuse pour quémander un câlin collectif ; l'archer gardait son âme d'enfant, c'était mignon à voir.
L'ambiance était légère et plutôt familiale, réconfortant tout le monde. Lorsqu'ils manquaient de quelque chose, Enoch disparaissait et revenait avec, s'amusant beaucoup à prendre soin des enfants comme le grand-père qu'il était. Une minute d'inattention le fit se découvrir et il avoua ne jamais avoir eu de progéniture aussi âgée que Balthazar, et par conséquent, que c'était la première fois qu'il était patriarche. Si le mage avait juste claqué de la langue en attachant les cheveux de Liebel, les autres s'étaient regardés en étant un peu mal à l'aise. Ils oscillaient encore entre deux possibilités : la première était que le diable ne fasse que se servir d'eux jusqu'à ce que l'enfant de la lumière soit adulte et en pleine possession de ses pouvoirs. La deuxième était qu'il avait réellement un sentiment d'attachement pour cette famille qu'il composait et qu'il protégeait. Enoch envoyait des signaux contradictoires et était difficile à deviner, sans parler qu'il n'aimait que très peu être analysé.
Le voyage était tranquille, Kally particulièrement fière de la hache de bûcheron trouvé dans une cabane de pêcheur abandonnée. Au départ, l'érudit avait manqué de faire une crise cardiaque, effrayé à l'idée qu'elle se blesse, mais il constata rapidement qu'elle était agile et prenait garde à la lame. Par contre tous les buissons et arbres sur son chemin payaient le prix de ce contrôle. La rouquine était toujours enthousiaste quand Théo lui apprenait des mouvements et les suivait très fidèlement. Mais ce qui la rendait le plus heureuse, c'était de se retourner et de voir que le demi-diable était fier d'elle.
Liebel restait à côté du malade, attentive, et observait tout ce qui se passait autour d'elle. Elle décriptait, comprenait et retenait tout ce qu'elle voyait. Rapidement, sa famille lui découvrit une mémoire visuelle non négligeable, ce qui expliquait sa capacité d'apprentissage fulgurante. Elle était discrète et savait se faufiler jusqu'au sac du mage pour en sortir des ouvrages deux fois plus gros qu'elle avant de s'allonger sur le ventre de les lire. Les thermes compliqués ne l'arrêtaient pas, elle se retournait simplement pour demander à son père de lui expliquer. Elle retenait et reprenait sa lecture. Sa passion pour les œuvres de science complexe les étonnait mais elle était une enfant particulière, son affiliation divine devait jouer un rôle là dedans.
Shin reçu un oiseau sur l'épaule, une corneille. C'était un animal d'invocation trouver parmi les nombreux livres de sort de Balthazar. Le demi-élémentaire pouvait ainsi correspondre plus facilement avec sa femme à leur auberge, ne déboursant plus une fortune dans les bureaux de messager. Il ouvrit le papier et dépita, pleurnichant un peu et attirant les regards de ses amis.
- Elle t'engueule c'est ça ? sourit le mage avec amusement.
- Ouais... Elle dit que je suis tellement absent qu'elle va redevenir vierge...
- Oh dur ! rit-il avec Grunlek.
- Les femmes sont discrètes sur le sujet mais elles ont autant de besoins et d'appétit que les hommes, fit Enoch.
- Elles ont plus souvent besoin de ce truc qui s'appelle "affection". Tu sais ce machin qui nous tiens à côté de celle qu'on a engrossé ? lança son fils, acide.
- Tu n'arrêteras jamais de me faire ce reproche ? soupira le diable, blasé.
- Non.
- Bon, on est presque arrivé ? siffla Théo. J'en ai marre des voyages.
- Oui, oui, on y est cher paladin.
Ce dernier dévisagea son beau-père avant de balayer l'espace du regard. C'était un bosquet partiellement couvert de neige, les arbres sans leurs feuilles donnant un aspect assez austère à l'endroit. C'était silencieux et aucune onde énergétique ne se faisait ressentir. Shin, Théo, Grunlek et les enfants regardèrent les deux êtres des enfers avec interrogation, ne voyant rien de leur lieu de destination. Enoch s'avança au centre de l'espace et s'arrêta quelques instants avant de lever la main et de faire un petit mouvement. Tous restèrent accroché à ce qu'il faisait, s'attendant à voir une réaction incroyable d'un portail s'ouvrant par la simple pensée du diable.
- Allons, allons, mes chéries, vous me reconnaissez quand même !
- Seigneur Enoch ! cria une voix perçante et bondissante de joie.
Une femme, blonde, sortie d'un tronc d'arbre et couru pour sauter au cou de l'homme qui la rattrapa en riant. Elle était très peu vêtue, ses vêtements léger et typiquement rituel couvrant impudiquement son corps. Des petits ossements et autres pierres ainsi que des runes faisaient offices de bijoux. Un peu décontenancé de la manière dans la jeune femme était apparue, les autres dévisagèrent les arbres. Seul Balthazar ne semblait pas surpris, il s'approcha avec son cheval, Géode dans les bras.
- Bonjours, Méridelle.
- Bouh ! cria-t-elle, réjouis. Tu n'es pas venu depuis dès lustre !
- J'ai trouvé partie, sourit-il, Théo détournant les yeux en éclaircissant sa voix et rougissant.
- Oh, fit la sorcière avec une moue boudeuse, déçue. C'est vraiment dommage, dire que j'étais enfin en âge.
- Désolé, rit-il doucement.
Elle l'observa alors avec attention, le détaillant au delà de ce que voyait ses yeux avant de regarder le bébé. À son regard, tous devinèrent qu'elle avait comprit la raison qui l'amenait en ces lieux. Le sourire repeint les traits de la jeune femme et elle prit de la poudre dans son petit sac accroché à sa ceinture.
- Bien, comme vous accompagnez seigneur Enoch et seigneur Balthazar, vous avez le droit de venir aussi ! Je vous ouvre le passage !
- Merci, ma belle, fit le diable en caressant sa joue, l'emplissant de bonheur et désespérant ses compagnons de route.
La blonde se retourna et lança sa poudre avant de commencer à psalmodier. La magie jaillit subitement du sol et un son de tambour se fit entendre, faisant vibrer l'air à côté d'eux. L'air se chargea lourdement et les enfermèrent étroitement dans une bulle énergétique. La voix de la sorcière raisonna avec puissance, devenant assourdissante malgré qu'elle marmonnait. La magie se concentra en un point devant elle, tourbillonnant tel un typhon, le vent se déchaînant dans la plaine. Elle sortie alors un petit couteau du fourreau autour de sa poitrine et trancha sa paume, lançant le sang sur la masse d'énergie éthérique qui explosa. Une masse carmin et sombre remplaça le phénomène, aspirant l'air à l'intérieur comme s'il avait son propre point gravitationnelle.
Théo grimaça, reconnaissant ce qu'elle venait de faire : c'était de la magie du sang. Les sorts étaient liés à des sacrifices sanguins et immoraux que son ordre blâmait. Il aurait dû sortir son épée et l'occire alors qu'elle était en train de baragouiner ses arcanes, profitant de sa faiblesse. Mais pas aujourd'hui. Ils avaient une chose à accomplir, tant pis pour les sorcières. Dire que sont église paierait cher pour connaître la position géographique de ces femmes.
Balthazar s'avança, attrapant les rênes de Glacier qui portait ses filles pour le rassurer et le diriger. Liebel n'était pas très à l'aise, ayant ressentit l'énergie sombre dégagée pour ouvrir le portail, mais elle faisait confiance à sa famille, alors elle ferma les yeux et essaya de garder son calme. Kaly était plutôt curieuse, serrant sa sœur pour la rassuré tout en détaillant le phénomène magique.
La tension électrique les tint aux tripes lorsqu'ils passèrent le portail. Lorsqu'ils sortirent ce fut comme s'ils reprenaient une goulée d'air après être resté trop longtemps sous l'eau. Ils écarquillèrent alors les yeux, découvrant un vaste village composé que de femme, plongé dans une nuit éternelle mais chaude et éclairé magiquement par des bougies et des lanternes volantes. Certaines personnes se déplaçaient sur des animaux aux formes exotiques et inconnus : des tortues géantes, des ours aux couleurs incroyables, des bêtes étranges ressemblant à des lézards avec une collerette et des cornes, et tant d'autres. La décoration ne manquait pas de rehausser les couleurs et les symboles magiques, par les tentures, les tapis, les meubles ou des gravures riches en histoires. L'endroit était sublime et hypnotique, rythmé par une musique folklorique.
La psyché vibrait en ces lieux, les aventuriers purent la sentir affluer en eux et recharger leurs réserves. En avançant sur le chemin de terre pour descendre de l'endroit aménagé pour le portail, une immense arche de pierre en style elfique, Balthazar expliqua deux ou trois détailles. La dimension parallèle dans laquelle ils étaient touchaient apparemment à plusieurs mondes, aussi la magie qui y résidait permettait aux êtres qui en étaient fait de se refaire une santé spirituelle. Il ajouta que pour son cas, son problème était d'ordre physique, et que rester ici ne l'aiderait pas à se soigner.
Leur présence largement ressentit attira la foule et une myriade de femmes s'attroupèrent le long des chemins pour les regarder passer. Elles étaient riches autant en couleur de peau que de vêtements, ces derniers différent par les ethnies et même, les surprenant, les époques. Des robes se présentèrent sous leurs yeux alors qu'elles avaient existé il y a de cela plus de cinq cent ans. Les sorcières furent heureuses de voir le demi-diable et son père, présentant leur humble respect, et intrigué par le parfum de la lumière. Liebel, sous l'effervescence, fit de grands gestes pour saluer la foule, rougissant de bonheur, plutôt à l'aise. Kaly se méfia, préférant analyser la situation jusqu'à être sûr qu'elle et sa famille ne risquait rien. Shin détailla tout ce beau monde, impressionné, jusqu'à ce que ses yeux ne se porte sur une femme aux yeux bridé, paré d'une tenue exotique mélangeant le bleu très clair et le vert d'eau. Il la regarda depuis la place haute où elle était, la voyant faire une signe de tête, jusqu'à ce que son groupe la dépasse. Il en était persuadé, c'était l'une des femmes qu'ils avaient sauvé lorsqu'ils avaient trouvé Akela.
Les maisons étaient dans la roche de ce qui devait être un pans de montagne, dépassant par de multiples passerelles de bois de luxe. De l'autre côté de la route les maisons se chevauchaient dans un désordre organisé, rejoignant celles d'en face par des ponts en bois également. La technologique se fit grandement ressentir par le réseau de câble parcouru d'énergie. Les familiers ailés passaient aux dessus des gens et ceux à quatre pattes entre leurs jambes. Eden dû se décaler plusieurs fois pour ne pas rentrer dans d'autres loups, regardant avec surprise les lapins à l'allure peu naturelle passer entre ses pattes. Elle suivit Grunlek de près, peu rassurée dans ce monde dont elle ne reconnaissait rien, pas même les odeurs.
Enoch les emmenèrent à la place principale qui faisait face à une maison large et haute, montrant qu'elle devait avoir le même titre qu'un château. Une femme sortie, accompagnée de quatre autres qui l'entourait en silence pour l'escorter. Ses vêtements riches en couleurs chaudes et détails, sans compter sa coiffe de cuir et d'os formant les ramures d'un cerf, trahir sa position de matriarche. Elle avait de longs cheveux contenus dans une coiffure incroyable qui devait prendre dès heures à faire. Sa peau diaphane était couverte de peinture rituelles violette et de quelques tatouages, ne dissimulant pas sa jeunesse et sa beauté hypnotique. Ses suivantes avaient portaient toutes les mêmes habits, mélangeant les robes longues et fendu et un aspect exotique comme avait ces femmes aux yeux bridés. Elles étaient toutes dans les tons pèches et abricots, des foulards transparent et blanc autour des bras. Leurs cheveux étaient organisés à l'identique dans une sorte de chignon bouffant décoré d'épingle et de fleur. Elles avaient toutes le visage blanc, une ligne sur le menton avec les lèvres et les paupières en orange pastel. Un trait noir bordait leurs paupières supérieures et s'étirant le long de leurs tempes.
Les bruits s'arrêtèrent, même les feux suspendus au dessus de leur tête ne crépitait plus. La matriarche les regardèrent de haut, détaillant leur groupe, avant de s'arrêter sur Enoch et de le saluer d'un petit mouvement lent et respectueux. Le diable fit de même, se penchant un peu plus, intriguant les amis de son fils qui n'étaient pas aux courants des coutumes particulières et différentes régissant ici bas.
- Je vous salut humblement, chère mère, fit le roi des démons. Nous venons ici pour faire une requête. Fiston, approche.
Balthazar descendit de Brasier avec Géode, et se planta à un pas de son père. La sorcière s'approcha en se détachant de ses suivantes, dégageant une énergie intense et fascinante. Sa puissance se faisait largement ressentir, faisant déglutir les aventuriers restés derrière. Ils devinaient facilement que si elle le voulait, elle pourrait anéantir le diable d'un battement de cil. C'était une entité ancienne, elle avait de l'expérience et savaient parfaitement comment s'en servir. Tout se lisait dans son regard d'améthyste. Elle devait, malgré son apparente jeunesse, être aussi vieille que le monde lui même. Elle avait du voir la formation du cratère, les dieux et les diables chuter du ciel alors que les premiers hommes se bloquaient à l'intérieur des terres qu'ils organisèrent. Ils étaient figé sur place, impressionnés.
La femme observa le bébé qui la fixa également de ses grands yeux dorés sans pupille. Il dégagea une petite lumière, douce, montrant sa posture amicale. La matriarche inspira puis, recula pour revenir à sa place. Balthazar avait été tendu de se tenir aussi près d'elle, se souvenant qu'elle l'avait royalement remit à sa place lorsqu'il était un enfant insolent. L'une des suivantes s'avança de deux pas, se mettant à côté de la dirigeante. Elles se parlaient par l'esprit, la dirigeante refusant de parler directement car c'était un trop grand privilège.
- La mère vous demandes pourquoi vous amener cet enfant ici.
- Géode est un demi-élémentaire de la lumière, commença l'érudit. Si nous le laissons au main de l'église elle en fera une arme de destruction, comme tous les autres. Nous aimerions que sa seconde chance dans cette vie en soit vraiment une et espérons que vous soyez en mesure de vous en chargez.
Les femmes restèrent immobile, une petite minute de réflexion passant. Très certainement, l'interprète avait lancé une demande à toutes les personnes vivants dans le village par la télépathie. Puis la matriarche tourna un regard vers la foule, une sorcière se détachant du lot. Ses cheveux d'un vert pastel très doux traînait au sol par dessus sa robe somptueuse et légère dans les même tons. Elle était pied nues, ses jambes dévoilées par le pans avant de son vêtement qui lui arrivait mi-cuisse. Sa peau brune et ses prunelles d'un rose très doux furent aussi révélateur que son énergie : elle était une demi-élémentaire de la nature. Ils étaient rares, englobant toute la faune de la planète.
- Mère, je me présente à vous pour me proposer comme tutrice de ce garçon.
- La mère accepte. Vilonna, tu es officiellement la responsable du demi-élémentaire de la lumière répondant sous le nom de Géode.
Balthazar s'approcha de la sorcière qui fit de même et lui donna le bébé, rassuré que ce dernier se sente bien auprès de sa nouvelle maman. Il se recula et revint derrière Enoch, écoutant ce que la suivante allait à nouveau retranscrire de la matriarche.
- Vous êtes des invités de marques, la mère accepte que vous restiez pour la nuit et propose de ramener le seigneur Balthazar et ses suivants à l'endroit de leur choix une fois qu'ils se seront reposer.
- C'est avec honneur que j'accepte votre généreuse proposition, chère mère, s'inclina l'érudit.
La matriarche fit alors demi-tour et retourna dans son manoir, toujours avec douceur et élégance alors que les quatre autres femmes étaient sur ses talons. Dès qu'elles eurent disparues, l'ambiance reprit, la musique joua à nouveau, les discussions raisonnèrent et la foule se mélangea. Des sorcières entourèrent rapidement Enoch et sautèrent au cou du mage en ronronnant de joie de les revoir. Liebel, Kaly, Shin et Grunlek rirent de voir leur ami essayer de se dégager, mal à l'aise, Théo dévisageant froidement la gente féminine. Le paladin allait d'ailleurs intervenir lorsque toutes s'écartèrent de son amant, le dévisageant avant de se tourner d'un même geste vers lui. Il resta sur ses gardes, n'appréciant pas l'attention portée sur lui.
- Oh, soupira l'une des femmes en faisant demi-tour avec les autres, toutes boudeuses.
- L'union du diable est déjà faite...
- Les meilleurs sont toujours pris en premier.
- Quel chanceux...
Étonnés, le groupe regarda les sorcières s'éloigner, Enoch riant en partant avec les siennes. Une femme resta avec eux pour les accompagner vers les huttes destinées pour les invités. Le groupe s'installa donc, la petite famille se voyant offrir une maison plus grande avec deux chambres. Liebel et Kaly sautèrent sur les lits une place en riant tandis que leurs pères posèrent leurs affaires, puis tous sortirent pour manger sur la place principale et profiter des festivités. Ils purent se détendre et discuter un peu en apprenant les étranges coutumes de cet endroit.
Théo put se décontracter même sans son armure, appréciant de pouvoir tenir son compagnon sous son bras et que ce soit amplement accepter. Des femmes étaient également en couple, s'embrassant en se passant quelques fruits de lèvres à lèvres. Parfois même, une fillette était avec elle. Les petites filles présentes furent donc de bonnes camarades de jeu pour Kaly et Liebel. Le guerrier sentait son amant contre son cou, appréciant sa main dans la sienne alors que son bras reposait sur ses épaules. Personne ne les jugeait, trouvant ça des plus normal. Passer inaperçu était bien une chose que les quatre amis n'avaient pas connu depuis longtemps.
La soirée s'avançant, les filles du couple vinrent s'installer sur leurs parents et commencèrent à somnoler. Fatigué également, les pères se levèrent avec elles dans leurs bras et saluèrent leur groupe avant de rentrer. Ils profitèrent du calme des rues, entendant la musique et les voix s'étouffer au fur et à mesure qu'ils s'éloignaient. Une fois dans la maison, ils n'entendirent plus rien, appréciant cette tranquillité et le feu allumé dans l'âtre de la sale principale. À droite se trouvait la chambre des enfants. Celle parental était à côté de la salle de bain et accessible depuis la première pièce. Le couple allèrent se coucher dans les bras l'un de l'autre, les yeux ouvert et plongés dans leur pensées.
- Pourquoi elles te traitent toutes comme Enoch ? lança enfin le soldat, la question le taraudant depuis un moment et facilement devinée par son homme.
- Déjà parce que je suis son fils et que ma mère était une disciple de la matriarche.
Choqué de l'apprendre, Théo le dévisagea. Sa belle-mère lui avait donné l'impression de n'être qu'une sorcière basique et non une personne aussi puissante. Cependant, il se souvint qu'elle semblait avoir continuellement la trentaine et qu'elle avait avoué que c'était grâce à un sort. Il se rendit subitement compte des capacités de cette femme bondissante et se tut d'impression.
- Quand elle m'a donné naissance, elle a dû sacrifier une grande partie de ses pouvoirs afin de rester en vie. Personne ne s'occupe de l'enfant d'une autre ici, alors elle a rejoint le monde des hommes pour m'élever avec sa sœur et pouvoir se remettre.
- T'as l'air de connaître les coutumes d'ici, t'es passé quand ?
- Enfant, j'ai commencé à perdre le contrôle de mon diable. Même conscient, j'avais ma forme élémentaire et je n'arrivais plus à redevenir humain, alors ma mère m'a emmené ici. Rester quelques jours pour recharger ma psyché m'a aidé à reprendre le dessus. J'étais plutôt gâté par les autres femmes alors quand j'ai quitté la tour rouge je suis venu les voir en espérant passer un peu de bon temps. J'ai dû me faire la moitié du village ! rit Balthazar au souvenir. La matriarche est venu me voir en personne et m'a tiré l'oreille si fort que j'ai cru que j'allais la perdre ! Elle m'a dit qu'en étant fils de seigneur de l'enfer, je devais me tenir comme un roi et non comme un goujat.
- Quand même la daronne des daronnes vient t'engueuler, ça craint, soupira Théo.
- Ouais, pouffa le demi-diable.
- Tu peux dire que je t'avais pas prévenu que le frère supérieur me choyait mais toi c'est pareil ici.
- Disons que ta relation avec Brune barbe est peut-être plus facile à avaler que moi pour la matriarche du monde des groupies des enfers, rétorqua son amant avec un sourire un peu tordu. Je pouvais difficilement trouver un moment pour te dire : "au fait, je suis le protégé de la mère de toutes les sorcières !" Même moi en le disant je trouve ça hérétique !
- Tu marques un point..., souffla le paladin.
Théo assimila les révélations sur la vie jusqu'à présent inconnue de son compagnon, caressant doucement le bras de ce dernier. Sa main sur l'épaule glissa sur sa taille, apportant de tendre attention également, le mage le lui rendant. L'instant était si calme, si paisible qu'ils se sentirent déjà en vacance, les relaxant à cette simple idée. Ils avaient enfin la paix.
Le guerrier tourna un peu la tête vers son concubin, ce dernier reposait contre sa poitrine les yeux fermés. Il remonta ses mains pour caresser sa nuque, son geste subtilement enjôleur ne passant pas inaperçu attira l'attention sur lui.
- Hey, t'es fatigué ?...
Balthazar sourit, bien conscient que depuis leurs retrouvailles inconscientes à sa sortie du coma, ils ne se touchaient plus que par des baisers. Son corps parla pour lui et réagit en conséquence, répondant aux avances du soldat qui reprit doucement le dessus en dévorant sa gorge.
- Je te préviens y'a les petites à côté et je suis pas en forme non plus, alors vas-y doucement, ronronna l'érudit en entourant sa nuque de ses bras.
- J'y comptais...
Théo l'embrassa passionnément, avec une douceur appuyée qui le toucha profondément. Il avait beau repenser à toutes les femmes qu'il avait eu, connu et peut-être un peu aimé, aucune n'équivalait son conjoint. Il ne le dirait jamais assez et ne s'en lasserait jamais...
- Je t'aime..., souffla le mage avant de reconquérir sa bouche.
