Titre : De bonne humeur
Pairing : Seamus Finnigan/Dean Thomas
Rating : PG-13
Disclaimer : Rien à moi.

Comme vous le savez, j'adore ce couple ^^. J'espère qu'il vous plaira zaussi.


« Et merde ! s'exclama Dean.
- Monsieur Thomas, veuillez surveiller votre langage ou je ne me verrai contrainte d'enlever deux points à Gryffondor. »

Le jeune sorcier hocha la tête silencieusement. Tout en marmonnant des jurons, il récupéra son expérience qui tentait de se faire la malle. Transformer un scarabée en pierre n'était pas aussi facile qu'il n'y paraissait.

« Bravo miss Granger ! Vous avez battu un nouveau record. Dix points à Gryffondor pour avoir réussi votre transformation. »

Dean serra les dents. Bien sûr, d'autres avaient des facilités qu'il n'aurait jamais. Il tenta de nouveau de métamorphoser l'insecte mais il savait que sa voix n'avait pas assez de conviction. Il soupira en observant le scarabée qu'il avait figé grâce à un sort. Et le pire étant qu'il allait devoir, ensuite, essayer le sort qui aurait l'effet inverse.

Il balaya la salle du regard. Il fut soulagé de voir qu'il n'était pas le seul à galérer. Il observa Hermione qui aidait Ron. À la vue de la teinte qu'avaient prise les oreilles de son ami, Dean se doutait que la jeune fille ne devait pas bien s'y prendre. C'était à se demander comment ils pouvaient être si proche et passer quand même leur temps à se chamailler. Il ricana dans la barbe qu'il n'avait pas encore.

Il jeta un coup d'œil à ses côtés, Seamus était concentré sur sa baguette et son insecte. Il adorait les cours du Professeur McGonagall. Il n'avait pas perdu l'espoir de transformer l'eau en rhum, même s'il enchaînait ratages après ratages depuis sa première année. Dean sourit, subitement de bonne humeur. Il se rappelait l'air de son meilleur ami après sa dernière tentative ; les sourcils roussis, quelques traces de brûlures sur les joues mais un grand sourire lui mangeant le visage. Cela définissait Finnigan. Il était toujours joyeux.

« Je vous félicite ! s'exclama le professeur, en regardant Seamus et la pierre qu'il tenait entre les doigts. Voici un nouvel élève qui a battu le record. Dix points de nouveau pour les Gryffondors ! »

Un frisson d'excitation s'empara des membres de la maison. Chacun se focalisa sur son sort. Ils avaient plus qu'envie de le réussir.

« Tiens, je vais t'aider », dit Seamus à son oreille. Dean hocha la tête, heureux d'avoir l'attention de l'adolescent concentrée sur lui.

Plus tard, dans son dortoir, Dean rangeait ses affaires. C'était le plus méticuleux des cinq garçons vivant là. Il ne laissait jamais rien dépasser de sa malle, ni de son armoire. Seamus entra, souriant, comme à son habitude. D'un mouvement souple, il s'affala sur le lit de son meilleur ami pour l'observer. Leurs regards se croisèrent et ils se sourirent.

Quand Dean eut fini, il s'installa près de l'Irlandais.

« Merci pour tout à l'heure. J'étais en train de croire que je n'arriverais jamais à transformer ce maudit scarabée !
- C'est normal que je t'aide, déclara simplement Seamus.
- Dis-moi, Seam… Comment tu fais pour être toujours de bonne humeur ? On a l'impression que rien ne peut te toucher, que rien ne pourrait te faire perdre ton sourire. »

Dean fronça les sourcils. Il n'avait pas fini de parler que le visage de l'autre garçon s'assombrissait. Seamus se releva et, d'un doigt, caressa le front puis la joue de son meilleur ami.

« Tout va bien tant qu'on est ensemble », murmura-t-il.

Dean sourit et se serra dans les bras de l'Irlandais. Il déposa un rapide bisou sur son épaule et chuchota en retour :

« On ne sera jamais séparés. »

*****

Il riait de bon cœur, fier de son trait d'humeur. Ginny, à ses côtés à la table des Gryffys, lui souriait. Dean se tourna vers ses camarades de dortoir ; Ron secouait la tête, essayant de paraître désapprobateur mais amusé tout de même, Neville rigolait, la main devant sa bouche pleine. L'hilarité n'était pas générale ; Harry picorait, concentré sur son assiette. Il lui arrivait souvent de paraître ainsi contrarié depuis que Ginny et Dean s'étaient mis ensemble. Quand ce dernier posa les yeux sur son meilleur ami, celui-ci se levait, visiblement en colère.

Tout comme Harry, depuis que ses camarades sortaient ensemble, sa bonne humeur s'était envolée.

Le cœur de Dean se serra. Il le suivit des yeux alors qu'il quittait la pièce. Il espérait que la mascarade serait bientôt terminée. Il avait de plus en plus peur de perdre son meilleur ami.

*****

Quelques heures et un œil au beurre noir plus tard, Thomas entrait dans la salle commune de sa maison. Ses oreilles bourdonnaient encore des remontrances de Madame Pomfresh. Il était d'une humeur de chien. Au moins, Ginny aurait sûrement ce qu'elle voulait depuis le début !

Un mouvement dans un coin de la salle le fit se stopper, alors qu'il se dirigeait vers les escaliers.

Seamus l'observait, assis à même le sol, devant une table basse, un parchemin étalé dessus.

« Ton devoir de Potions ? » interrogea Dean, oubliant que quelques minutes auparavant, il se sentait fatigué et qu'il voulait se cacher sous la couette.

Finnigan hocha la tête, fuyant ses yeux, la bouche fermée. Ils restèrent silencieux un moment, chacun d'un côté de la table.

Ce fut l'Irlandais, qui ne pouvant rester muet plus longtemps, rompit le silence :

« Qu'est-ce qui t'est arrivé ? » demanda-t-il, curieux et visiblement inquiet. Dean sentit son pouls s'accélérer. Il essaya de paraître désinvolte mais il était nerveux. Il haussa les épaules.
« - Une longue histoire ! »

Sous le regard attentif de son ami, il se sentit rougir. Il posa la tête sur le canapé derrière lui, fixant, sans le voir, le feu.

« - Raconte ! lui intima Seamus.
- Harry. On s'est battus à cause de Ginny. »

Seamus renifla de mépris. Dean leva la tête vers lui. Ce dernier rangeait ses affaires, rageusement. Sa mâchoire était serrée. Il était loin le garçon toujours de bonne humeur qu'il avait connu et appris à aimer. Sentant que son meilleur ami allait le quitter, Dean continua :

« J'imagine que maintenant tout cela doit sembler dérisoire à Potter. Je me demande si Ginny lui dira la vérité. »

Il fut heureux de voir que son petit discours avait eut l'effet escompté. Seamus le dévisageait, intrigué et attendant la suite. Dean se força à ne pas sourire malicieusement. Il assena alors la vérité.

« C'était du pipeau ! Elle et moi, je veux dire. Elle n'a fait ça que pour le rendre jaloux. Et elle a réussi ! » finit-il en désignant son œil.

Seamus écarquilla les yeux, estomaqué. Mais le soulagement que Dean pensait trouver sur son visage n'apparut pas. Son ami était furieux.

« Et moi alors ? Pourquoi ne m'as-tu pas raconté la vérité ? »

Dean baissa la tête, un peu honteux. Comment lui expliquer qu'il espérait aussi le rendre jaloux !

D'un coup, il se trouva ridicule. Comme s'il pouvait gagner son amour de cette manière ! Pour Seamus, il ne serait jamais que ce bon vieux Dean, son meilleur ami. En plus, il venait de le contrarier. Il allait sûrement le laisser là et ne plus vouloir lui parler pendant un long moment. Finnigan se leva, après avoir fini de rassembler ses affaires mais, au lieu de partir, il s'installa de l'autre côté de la table, près de son camarade.

« Tu n'es pas avec elle, alors ? »

Dean secoua la tête, ce qui fit hocher celle de Seamus, dans un drôle de ballet. Après un court moment de silence, ce dernier commença à rire. Thomas le regarda, intrigué mais heureux. Cela faisait longtemps que son ami n'avait pas ri ainsi. Bien vite, Dean le suivit dans son hilarité.

Quand ils se stoppèrent, fatigués, ils se regardèrent sans parler. Alors, soudainement, Dean vit Seamus se pencher sur lui et poser ses lèvres sur les siennes. Le baiser fut tellement court que le Gryffondor se demandait s'il ne l'avait pas rêvé.

« Encore ! » exigea-t-il.

L'Irlandais l'embrassa alors plus lentement, savourant leur nouvelle intimité.

*****

La bonne humeur de Finnigan revint dès le lendemain. Quelques jours plus tard, un gobelet à la main, il retrouva son meilleur ami dans leur dortoir et le lui tendit.

« Goûte ! »

Dean obtempéra. Ce n'était pas encore tout à fait le goût du rhum mais c'était ce qui s'en approchait le plus depuis que Seamus essayait.

« - Hé ! C'est bon ! dit Thomas avec gourmandise.
- Ne bois pas tout, s'exclama Seamus. Laisse-moi goûter ! »

Il se pencha vers l'autre sorcier et l'embrassa. Dean le repoussa en riant mais l'Irlandais le fit tomber sur son lit et attaqua ses lèvres de nouveau.

Le dortoir se remplit de rire et de bonne humeur… jusqu'au cri étranglé de Ron qui, alors qu'il entrait dans le dortoir, reçut un caleçon sur la tête.

D'ailleurs, cela fit beaucoup rire Hermione et Harry quand celui-ci leur raconta.