Voilà la suite ! Désolée pour l'attente mais j'ai participé à un concours de fanfic huddy et je devais rendre "ma copie" hier. Du coup, ça m'a bien occupé car j'ai fignolé (pas comme d'habitude lol)
Voici un chapitre bien smac pour me faire pardonner et... Ça sent bon la fin ! :)
Bonne lecture !
Infiltration.
Chapitre 37.
Depuis qu'ils étaient rentrés de la scène de crime, Sheldon et Stella travaillaient d'arrache-pied aux indices récoltés. Ils avaient avalé un sandwich vite fait et s'étaient remis à la tâche.
Stella jetait néanmoins de rapides coups d'œil vers l'ascenseur, épiant le retour de Mac. Elle vérifia une nouvelle fois sa montre : il était presque 21 heures. Cela faisait maintenant quatre heures, qu'ils avaient découvert le corps de Barns. Quatre heures, qu'il était parti à l'hôpital.
En y réfléchissant, c'était plutôt une bonne nouvelle : Barns s'était sûrement réveillé. Stella espérait qu'il soit également en état de parler, qu'ils en terminent une bonne fois pour toute avec cette affaire qui durait depuis bien trop longtemps.
Elle replaça ses yeux sur le microscope et se concentra. Ils n'étaient plus que deux dans le laboratoire et elle aimait cette ambiance calme, propice au travail.
Un "ding" se fit entendre et les deux scientifiques relevèrent la tête au même moment.
Ils virent Mac sortir de l'ascenseur et marcher vers son bureau. Le visage fermé, il ne leur jeta pas un seul regard.
Sheldon soupira :
- Pas de bonnes nouvelles en perspective...
- Je te laisse continuer, je vais le voir.
Elle sourit à son collègue et alla à la rencontre de Mac.
N'étant pas dans son bureau, elle alla jusqu'à la salle de repos. Il se servait un café noir.
- Mac, tu ne vas pas dormir si tu bois un café à cette heure-ci.
- Je ne dormirai pas de toute façon.
Il sortit sans approfondir sa réflexion, elle le suivit sans mot dire.
Elle attendit qu'il soit dans son fauteuil pour lui poser la question qui lui brûlait les lèvres :
- Barns a parlé ?
- Il est mort. J'ai attendu quatre heures pour rien ! Il n'a même pas ouvert les yeux ! Quelle journée de merde !
Stella fut étonnée de l'entendre parler ainsi. Cette vulgarité ne lui ressemblait pas.
Elle le vit s'adosser à son fauteuil, tête vers l'arrière, et fermer les yeux.
Elle contourna son bureau et se positionna derrière lui. Elle entoura son cou de ses bras et lui baisa la tempe.
- Demain sera un jour meilleur.
Il grommela peu convaincu. Elle posa alors ses mains sur ses épaules et se mit à le masser inconsciemment.
Mac se détendit progressivement tandis qu'une vague réminiscence se frayait un chemin dans son esprit torturé.
Il comprit enfin.
Il retourna brusquement son fauteuil et fit face à la scientifique qui le regarda surprise, les mains encore en l'air.
- Tu as vu Catherine me masser les épaules n'est-ce pas ?
Elle baissa lentement ses mains et évita de croiser son regard interrogatif.
Il continua, sûr de lui :
- Cette proximité t'a rendue furieuse, d'où ton caractère insupportable le restant de la journée. Et à priori, tu n'as pas tout aperçu. Tu serais restée quelques minutes de plus à nous observer, tu aurais clairement vu ma réaction de rejet ! Et au lieu de m'en parler de suite, tu as été odieuse avec Catherine et avec moi par la même occasion ! Crois-tu vraiment qu'on pourra continuer longtemps comme ça Stella ?
Elle recula les yeux brillants. Ces derniers mots avaient été prononcés durement et elle savait très bien ce qu'ils voulaient dire.
Elle redressa néanmoins fièrement la tête et sortit du bureau, se moquant bien de ses appels.
Loin de Mac, elle laissa ses émotions déborder. Jamais il ne lui avait parlé aussi sèchement. Elle vit Sheldon travailler mais n'alla pas le rejoindre.
Elle voulait rentrer, être seule pour ruminer ses erreurs.
Elle entra dans les vestiaires et ouvrit la porte de son casier pour y prendre ses affaires.
- Stella, attends, je n'ai pas fini.
Elle soupira. Ainsi, le coup de grâce n'avait pas encore eu lieu !
Elle prit place sur le banc et attendit la sentence, les épaules arrondies, la tête baissée.
- On dirait que tu vas à l'abattoir là !
Elle lui lança un regard noir et son petit sourire ne fit que l'agacer davantage.
Elle lui asséna sèchement :
- C'est quand même toi qui veux mettre fin à notre relation !
- Jamais de la vie !
- Tu as dit dans ton bureau qu'on ne pouvait pas continuer ainsi !
Elle se sentit complètement perdue. Cette douche écossaise la déstabilisait totalement.
Il prit place à ses côtés et s'expliqua d'une voix plus douce :
- Je voulais dire qu'on ne peut pas continuer ainsi à ne pas avoir confiance en l'autre quand il est confronté à la tentation.
- Quoi ? Catherine est une tentation pour toi ?
- Non ! Stella, arrête de mal interpréter tous mes mots ! Je veux que tu aies confiance en moi ! A 100 % !
- J'ai confiance en toi ! Je mettrai ma vie entre tes mains !
- Au travail oui, mais pas en amour ! Tu as peur, je le sais ! Comme je sais que des hommes avant moi t'ont fait souffrir, t'ont trahie, ont joué de toi mais je ne suis pas l'un d'eux. Je ne suis pas comme ça.
- Je sais.
Elle laissa les larmes s'écouler en silence et sentit Mac lui prendre la main.
- Tu dois laisser tes appréhensions derrière toi. N'aie pas peur. C'est moi, Mac. Aie confiance en moi.
- Oui.
- Jamais je ne pourrai faire de mal à ma future femme de toute façon !
Elle leva la tête abasourdie et le regarda bouche bée, ses derniers mots raisonnant en elle. Il caressa lentement sa joue et se délecta de l'effet de sa surprise.
Le téléphone de Mac retentit, brisant instantanément cet instant magique.
Il se leva et répondit.
- Taylor. Oui Langston, je vous écoute.
Elle n'arrivait pas à redescendre de son nuage... ma future femme...
Elle observa Mac faire les cent pas devant elle, sans réellement le voir.
Mais lorsqu'il éleva la voix de colère, elle revint à la réalité et se fit plus attentive.
Elle remarqua enfin son visage sévère et furieux. Il referma son portable et se tourna vers elle :
- On sait qui a libéré John à Las Vegas ! Un jeune policier stagiaire, ne supportant plus sa mauvaise conscience, a tout révélé.
- C'est plutôt une bonne nouvelle, pourquoi es-tu si furieux ?
- Il a été payé pour le faire libérer ! Il était acculé de dettes donc il a accepté ! Il a tout avoué, Stell, même le nom de l'organisateur de cette évasion !
- Greg...
Elle avait soufflé ce prénom, de façon presque inaudible mais Mac acquiesça.
- Téléphone à Flack, demande du renfort. Qu'ils nous rejoignent à son hôtel, on y va. Vite !
Tbc...
