Bonjour tout le monde, ceci est un message de Micro : "Ce chapitre est le dernier, le der de der et je peux vous assurer que vos messages ont été une vraie bénédiction, un vrai bonheur. J'ai passé des semaines de dingue avec Pouna à écrire cette story et nous en avons tellement d'autres à venir ! J'espère que cette fin va vous plaire et que votre imagination fera le reste. Kiss, family, et merci tellement"


*-* Chapitre trente huit *-*

Si Dean se savait tout de même plutôt violent, à cet instant, c'était même pire que ça. Il était totalement possédé, tel un démon sorti tout droit de l'enfer. Enragé. Haineux. Diabolique. Avant même que Raphaël ne mesure l'étendue de la scène, lui, Dean, qui avait visionné assez de choses pour en conclure que ce mec était le diable en personne, se jeta sur le tortionnaire et lui mit tellement de coups de poings sur sa face que ses jointures en saignaient. Il avait pour but de le détruire. Réellement.

Il l'avait pris par surprise et cette action lui valut d'être totalement maître de la situation. Pourtant, il sentit des bras lui enserrer la taille et le repousser énergiquement vers l'arrière.

- LÂCHEZ-MOI ! J'VAIS ME LE FAIRE !

Dean était fou, totalement fou. Il se fichait d'être au centre de l'attention. Pour lui, à ses yeux, il ne voyait que la destruction de ce mec à l'allure de junkie défoncé qui tenait encore cette putain de batte dans sa main en sang. Le sang de son Cas. Un nouveau câble sembla se détacher de son cerveau à cette constatation et il se rua de nouveau vers l'homme qui tentait de se redresser. La poigne de Raphaël ne fut pas suffisante pour le retenir et Dean se permit d'envoyer deux nouveaux coups de poings dans l'estomac du drogué.

Il aurait continué encore et encore jusqu'à envoyer ce mec à la morgue mais les bras le tenaient plus fortement et les voix essayaient de le calmer.

Il avait les yeux tellement noirs et les veines tellement chauffées qu'il ne se reconnaissait pas. Il se calma tout de même, un peu, parce qu'il n'avait principalement pas le choix de le faire alors qu'il ne cessait de fusiller le bourreau de son regard meurtrier.

Puis, comme s'il reprenait finalement conscience de ce qu'il se passait, il tourna le visage tellement rapidement vers Castiel qu'il en eut le tournis. Son ange allongé au sol, se tenant les côtes de douleurs, crachant du sang à cause de sa lèvre, sous les regards choqués et peinés de ses deux meilleurs amis.

- Appelez les putains de pompiers ! Bougez-vous, putain !

Dean se laissa retomber violemment à ses côtés, pleurant à chaudes larmes, essayant de calmer son amant par de douces paroles réconfortantes. Ils avaient trop bu et peut-être que c'était à cause de ça que Cas était aussi mal en point. Parce qu'il n'avait pas eu assez de réflexe pour se défendre. Parce qu'il avait peut-être été trop naïf pour s'approcher de lui, pour vouloir lui parler. Bordel, Castiel avait tendance à trouver tout le monde trognon, putain ! Et encore une…

- Mr Winchester a fait la connaissance de Luci… Principalement, Castiel, d'ailleurs… La batte était à ton goût ?

Dean releva la tête, se demandant clairement si la voix ne venait pas de son imagination, mais il vit Anna à quelques pas de lui entrain d'admirer les dégâts sur le corps de son partenaire. Son sang ne fit qu'un tour mais il sentit les bras de Raphaël de nouveau sur les siens et Gabriel repoussa la rousse en grognant des injures. Sur le coup, Dean aurait juré voir Gabriel se retenir de lui mettre une raclée, il serrait tellement fort ses poings que s'en était alarmant… Pour Dean, cela aurait été une bénédiction mais à en croire le visage des personnes présentes, il était temps d'arrêter le massacre. Il reporta son attention sur Castiel qui gémissait encore de douleurs.

- TU SAIS QUE TU NE DEVRAIS PAS ÊTRE AVEC LUI, DEAN !

Anna commençait vraiment à lui pomper le système. Il la fusilla du regard alors que Gabriel s'évertuait à faire la même chose. Pourtant, elle ne se dégonfla pas pour autant et continuait de regarder Dean étrangement. Comme si elle ne voulait en faire qu'une bouchée. Comme si elle espérait qu'il soit à elle. Comment pouvait-elle espérer, hein ? Elle qui venait de détruire son amant ? Cette fille paraissait être une sainte, combien de fois l'avait-il reçu dans son amphi pour lui parler de choses et d'autres ? Comment avait-il pu louper son regard de vipère ? Elle semblait être encore pire que démoniaque que Még… Cette fille, elle au moins, ne cachait pas son jeu alors qu'Anna… Il se mordit la lèvre, se retenant de lui balancer toutes les horreurs qui passaient dans son esprit. Elle ne valait rien, il n'avait pas à perdre son temps avec elle.

Il reporta de nouveau son attention sur Castiel qui l'observait à présent avec un petit sourire. Comment faisait-il pour sourire avec toutes les souffrances qu'il devait endurer ? Ce mec était vraiment zarbi… mais il l'aimait comme ça.

- Hé, Cas… Ça va ?

L'interpellé grimaça en grognant avant de lever les yeux au ciel, un sourire à demi dessiné sur son visage.

- Tu.. trouves que je vais bien ?

- Pardon, ouais, c'était idiot...

Et Castiel lui sourit encore. Il déposa ses lèvres sur les siennes, sentant le goût métallique du sang envahir son palet mais il n'arrêta pas pour autant. Peu importe la situation dans laquelle il retrouverait Cas, il l'aimerait toujours d'autant plus. C'était fou à quel point il ne pouvait s'imaginer sans lui.

- C'est vrai que tu as une sale tronche…

- Tu verrais la tienne..

Ce fut au tour de Dean de sourire et même de lâcher un petit rire sonore. Castiel était assez en forme pour le chercher, le taquiner ? C'est qu'il ne devait pas tant souffrir que ça. A moins que sa présence allégeait ses souffrances ? Il préférait nettement cette option, se sentant comme un héros.

Il se pencha pour sceller de nouveau ses lèvres aux siennes mais il n'en eut pas le temps, les secouristes lui ordonnant de s'éloigner avant de lui faire les premiers soins. Il obéit sans se poser de questions, restant tout de même assez près pour guetter les mouvements devant lui.

- DEAN !

Cette voix stridente lui fit crisper les mâchoires. Il ne pouvait plus l'entendre, il en avait assez ! Il se retourna vivement, les sourcils plissés et le regard haineux, et il se dirigea vers son ancienne étudiante autrefois agréable.

- Je ne veux plus jamais te voir dans l'un de mes cours, tu entends ? Je ne veux plus te voir lorsque je longes les couloirs. Je peux t'assurer que dès demain je demande une injonction d'éloignement, tu as dépassé les bornes, Anna.

L'interpellé souleva un sourcil, étonnée de cette réaction, et une lueur de peur passa par ses prunelles avant qu'elle ne reprenne contenance.

- C'est moi qui ait dépassé les bornes ? Je n'ai pas couché avec mon élève, moi !

- OH ! Parce que tu aurais fait toutes ses crises si c'était avec toi que je couchais ? Tu m'aurais dénoncé si j'avais enfoncé ma queue en toi ?

Dean fut assez fière de la réaction de son élève. Elle commençait à s'énerver et à se retenir de ne pas lui mettre une claque. Il savait à présent ce qu'elle aurait aimé avoir. Elle le voulait, lui. Elle aurait aimé que ce soit elle au centre de son attention.

- Jamais. Anna. Jamais. Et je t'assure que si tu ne cesses pas tes conneries, tu auras de sacrés problèmes. Tu penses avoir le bras long ? Comme Még ? Sache que tu n'es pas la seule à avoir quelques relations et je peux te dire que si tu veux jouer avec moi, je te ferais vraiment mordre la poussière.

- Dean ?

Le susnommé se retourna légèrement pour voir Raphaël lui faire signe.

- Tu montes avec les pompiers où tu nous rejoins ?

- Non, j'arrive.

Dean reporta son attention sur Anna qui semblait sur le point de faire une attaque, sa peau étant devenue soudainement livide.

- Tu piges, Anna ? Ne t'avises plus de me faire du mal, ni à moi, ni à Cas, okey ? Et remets en cage tes clébards… Je ne veux plus entendre parler de toi ni de Még ni de Luci !

Il s'éloigna pour rejoindre le camion, les nerfs encore beaucoup trop remontés.

- Mais je t'aime, Dean !

Il aurait été sur le point de vomir à ces mots s'il n'avait pas l'esprit seulement focalisé sur son amant qui l'observait se diriger dans sa direction. Anna n'avait en rien montré de l'amour, elle n'avait fait que détruire. Alors que l'homme face à lui, il lui avait tout donné. Absolument tout. Et Dean n'en avait toujours pas assez. En aura-t'il assez un jour ? Il pourrait parier que non. Il n'en aurait jamais assez de Cas. Jamais.


Dean le tenait fermement à la taille en évitant au maximum d'appuyer sur ses blessures encore trop fraîches. Il balança son pied contre la porte de sa chambre qui s'ouvrit à la hâte et il entra pour déposer le petit corps fin de son amant sur son lit.

Il le borda sous les grognements de Castiel qui affirmait pouvoir se débrouiller tout seul.

- Je sais que tu le peux, Cas, mais laisse-moi juste le faire. Je veux le faire, d'accord ?

Alors le susnommé se laissa faire, envoyant de doux regards dans sa direction. Dean voulait prendre soin de lui et il allait le faire peu importe les exclamations de son amant. Il tenait à le faire.

- Ce n'est pas grand chose, tu sais ?

- Deux côtes fêlées, une entorse au poignet et des hématomes pleins le bides, c'est pas grand chose ?

Il vit Castiel lui sourire et il s'installa à ses côtés, faisant descendre le matelas de quelques centimètres.

- Ça aurait pu être pire.

- Je sais que ça aurait pu l'être, Cas...

Dean déposa sa paume contre la joue de son partenaire, lui caressant tendrement les pommettes. Il savait que cela aurait pu être pire, que cela aurait pu se terminer dans un bain de sang.

- Je suis content. Au moins, je vais rester avec toi quelques jours.

- Cochon, va… C'est surtout que tu sais que je vais prendre soin de toi et que tu vas abuser clairement de la situation.

Le rire mélodieux de Castiel emplit l'air avant qu'il ne retrouve plus ou moins son sérieux.

- J'ai beaucoup d'abus en tête, là, mais rien de sage.

- Tu parles d'aller défoncer la gueule aux trois asticots ?

- Certainement pas. Je te veux, Dean. Maintenant.

Dean rit en se lovant plus confortablement sur le lit, à quelques millimètres du corps parfait à ses côtés. Même avec tous ses bandages.

- Tu auras beaucoup plus que deux côtes fêlées si je te prends maintenant, Cas.

Castiel rit à son tour avant que la pièce ne soit envahie d'un silence reposant où seule la respiration des deux amants emplit l'air.

- Comment as-tu trouvé ta soirée d'anniversaire ?

- Un peu chaotique, je te l'avoue, et je t'interdis de m'en faire des nouvelles.

- Les prochaines seront bien mieux, Cas...

Dean se noya dans les iris de son amant avant d'effectuer de petits cercles dans le creux de son cou.

- Les prochaines fois… J'aime t'entendre dire ce genre de choses, Dean.

- Et quand je te dis que je t'aime ?

- C'est encore mieux.