Je ne possède pas Inazuma Eleven Go.
Chapitre 36
Les choses s'accéléraient sans vraiment que je ne m'en rende compte. La soirée chez Riccardo se déroula vraiment bien, dans une ambiance calme et posée, détendue en somme. J'étais vraiment heureuse d'avoir de tels amis avec qui passer du temps. Les entraînements et les cours aussi passaient très rapidement, je les voyais à peine passer qu'ils étaient déjà terminés. Finalement je n'étais pas malheureuse d'une telle vitesse, cela m'empêchait de m'ennuyer, ce qui n'était pas plus mal. Le jour du match contre l'Académie militaire des Mers Lunaires arriva bien plus vite que je ne l'aurais cru...
De manière générale, nous étions plutôt confiants sur ce match. La seule exception que je voyais était Gabi. Il avait l'air plus inquiet que d'habitude. Quand je lui avais demandé ce qu'il avait, il m'avait répondu qu'il se posait des questions sur Aitor. C'était vrai que le défenseur aux cheveux bleus clairs était parfois un peu étrange ; à un moment il était gentil, souriant, affable, l'instant d'après il accusait tel ou tel membre de l'équipe d'avoir fait quelque chose de mal. J'avais l'impression qu'il cherchait un peu à semer la discorde entre nous... Je me doutais bien que Gabi le soupçonnait d'être un impérial, mais personnellement je ne savais pas quoi penser. Il n'avait pas l'air méchant, peut-être qu'il essayait juste de se faire remarquer, mais d'une mauvaise manière. J'avais déjà essayé d'évoquer le sujet avec Aitor, mais je m'étais découragée au dernier moment, lui parlant d'un sujet banal qui n'avait rien à voir avec mes doutes. Je ne le connaissais que depuis quelques jours, et de toute façon ce n'était pas à moi de lui faire des reproches. Je serais bien prétentieuse de lui faire la morale alors que ce n'était pas mon rôle...
Nous allâmes au même stade où s'était déroulé la cérémonie d'ouverture du tournoi national, et cette fois-ci nous prîmes le train pour aller au stade qui nous avait été attribué. Nous nous installâmes tout en discutant joyeusement. Alors que j'écoutais tranquillement Arion débattre avec Victor sur nos chances de gagner, j'aperçus les joueurs des Mers Lunaires. Nous allions donc voyager en face d'eux ? Cela risquait d'être gênant, de devoir regarder nos futurs adversaires dans les yeux sans leur parler... Surtout que les Mers Lunaires était une équipe dirigée par le Cinquième Secteur.
Alors que les joueurs des Mers Lunaires défilait pour s'installer un à un, je vis un joueurs que je connaissais. Je mis quelques secondes à percuter. Des cheveux violets, des yeux bruns avec un reflet jaunâtre. Oh bon sang, c'était Doug ! Qu'est-ce qu'il faisait ici ? Je croyais qu'il avait décidé d'arrêter le football, et le voilà qui faisait son apparition parmi les rangs d'une équipe du Cinquième Secteur ? Alors là je n'y comprenais plus rien...
- Doug ! s'écria Riccardo en se redressant et en écarquillant les yeux, l'air aussi surpris que moi.
Apparemment les joueurs des Mers Lunaires ne pouvaient pas nous entendre, la vitre qui séparait nos deux équipes devait être insonorisée. Cependant, Doug dut deviner sans problème la raison de notre surprise, car il afficha un air à la fois hautain, fier et triomphant. Mon coeur se serra légèrement en le voyant s'asseoir à côté de son capitaine, qui devait être le gardien de buts au vu de son maillot. Je n'avais jamais énormément aimé Doug, mais je ne le détestais pas non plus.
Les autres discutaient, surtout de Doug, tandis que je faisais un petit résumé à Bella, qui n'avait jamais rencontré Doug. La jeune fille hocha la tête à la fin de mon récit, puis un léger silence s'installa entre nous. Je me rappelais alors que c'était pour elle son premier match avec nous.
- Tu te sens prête ? lui demandai-je.
- Evidemment ! me répondit-elle, joyeuse. Je n'ai aucune raison de stresser ! Vous avez l'air d'être de supers coéquipiers, donc j'ai hâte de commencer !
Je souriais, elle avait vraiment un don pour nous remonter le moral, quand elle parlait je me sentais toujours mieux après avoir un peu parlé avec elle. Elle avait cet effet relaxant...
- Je suis sûre que tu seras géniale, m'écriai-je. Nous avons de la chance de t'avoir avec nous.
- Merci !
Finalement, je me contentais d'écouter les autres parler pendant le reste du trajet. Enfin, nous arrivâmes à notre stade. En descendant, je cherchais le moindre indice qui aurait pu nous renseigner sur la particularité de notre stade, mais de l'extérieur il avait l'air parfaitement normal. Cependant, je ne savais pas où nous étions exactement, mais il y avait tellement de vent que des fois nous étions poussés vers le côté, nous faisant marcher de travers.
Nous nous changeâmes en vitesse. Le vestiaires des filles se remplissait peu à peu, au départ j'avais été seule, puis il y avait eu Ever, et maintenant Bella se rajoutait. Allions-nous continuer comme cela ? J'espérais bien, c'était sympa de ne plus être la seule fille joueuse ! Nous sortîmes et retrouvâmes les garçons sur le terrain. Arion et J-P étaient déjà en train de s'échauffer ensemble. Ever me poussa discrètement vers Victor, et me fit un clin d'œil. Je ne puis empêcher mes joues de prendre une teinte rougeâtre et me dirigeai vers le jeune garçon aux cheveux bleus.
Il me fit un petit sourire et ne dit rien, nous nous étions déjà échauffés ensemble après tout. En revanche, le sourire c'était nouveau. Je pense que nous étions en train d'instaurer une vraie relation entre nous, lentement mais sûrement. Bien sûr, pour le moment cela restait de l'amitié, mais je cultivais l'espoir fou qu'un jour, peut-être... Mais je me demandais toujours si je le méritais vraiment.
Je finis par surprendre quelques éclats de voix venant du banc de touche.
- Mais pourquoi vous me mettez sur le banc ?!
- Ne t'en fais pas Gabi, tenta de le rassurer M. Evans. Tu auras quand même de l'importance.
Gabi soupira et alla s'asseoir sur le banc, dépité. Evidemment, je pouvais le comprendre ; il était l'un des défenseurs phares de l'équipe, et maintenant le coach Evans lui demandait de rester sur le banc... J'entendis Aitor murmurer quelques paroles, mais je ne compris pas ce qu'il disait. Ce n'était pas vraiment mon genre de spéculer sur les gens, mais là je commençais à avoir quelques doutes. Gabi fit la grimace quand il apprit que contrairement à lui, Aitor serrait sur le terrain. Ayant fini mon échauffement avec Victor, j'allais m'asseoir à côté de Gabi.
- Est-ce que tout va bien ? demandai-je doucement.
- J'avoue que non, râla t-il du bout des lèvres. Je ne le sens vraiment pas, ce type ! Et pourquoi il joue et pas moi ?
J'aurais bien aimé l'aider, mais je ne savais pas quoi dire, et j'avais trop peur de dire n'importe quoi sans le vouloir quand j'en avais l'habitude. Je restais donc silencieuse, en attendant que le coup d'envoi soit donné. Wanli finit par m'appeler, ils se mettaient en place. Je m'excusai auprès de Gabi et allai à ma place habituelle. Ca me faisait vraiment bizarre d'avoir Aitor à ma droite au lieu de Gabi...
Les autres étaient plus tendus qu'ils l'étaient avant de voir Doug. C'était sans aucun doute possible ça qui clochait... Notre ancien coéquipier était devenu notre ennemi, il avait rejoint une équipe du Cinquième Secteur. Je n'eus pas le temps de penser à ça car l'arbitre siffla le début du match. C'était Doug qui menait l'attaque, avec un attaquant que le présentateur appela Hanny Bawl. Son jeu avait pas mal évolué depuis la dernière fois que nous avions joué ensemble...
Maintenant, il jouait de manière beaucoup violente qu'avant. Il se disputa la balle quelques secondes avec Victor, mais Doug réussit à passer à Hanny, le ballon lui revint très rapidement. Après quelques dribbles, il arriva devant Aitor. Le jeune garçons aux cheveux bleus clairs griffa l'air, formant un filet rose fluo avec ses doigts, barrant le passage de Doug.
- Filet de chasse !
Un sourire plein de mépris sur le visage, Aitor contrôla le ballon et le passa à Adé. Je pris une grande inspiration. Le match commençait déjà à être sérieux alors que cela ne faisait que quelques minutes à peine qu'il avait commencé. Je me frottais les mains l'une contre l'autre, sentant l'excitation et la détermination remplir chaque parcelles de mon corps. Le tournoi de la Route du Sacre commençait pour de bon, et hors de question de jouer à moitié !
