Je monte les trois étages de l'immeuble avec peine pour me retrouver au seuil de notre appartement, à Alice et moi. Je donne un coup d'épaule dans la porte pour qu'elle s'ouvre et je balance mes affaires de Quidditch dans l'entrée avant de m'effondrer dans le canapé, les yeux clos.
« Bon dieu ces entraînements vont me tuer ! Je soupire sans même savoir si Alice est dans le coin.
_ Je devrais peut-être partir alors. »
Cette voix. James ! Je suis tellement surprise que je dégringole du canapé en voulant me retourner et il éclate de rire avant de m'aider à me relever. Une semaine s'est écoulée depuis le bal de fin d'année et entre ses entraînements et les miens, nous n'avons pas pu nous voir. C'est bien simple, je pars à sept heure et demie le matin et je rentre à vingt et une heure le soir, complètement lessivée. C'est ça, le prix à payer pour une formation express dans l'une des plus grandes équipes du pays.
« J'en avais marre de la correspondance par hibou, il me dit en souriant. »
Je le serre dans mes bras avant de me rendre compte que je suis pleine de sueur, que le vent a ruiné mes cheveux, et que je dois avoir une tête à faire peur vu l'était de fatigue dans lequel je me trouve.
« Merde je suis désolée ça me fait tellement de bien de te voir que j'en ai oublié que j'étais dégueulasse... Je dis en le lâchant précipitamment.
_ T'es pas dégueulasse Lily, t'es magnifique.
_ Pfff qu'est-ce qu'il faut pas entendre ! Beau parleur !
_ Je n'ai pas vu ma copine depuis une semaine et j'avais presque oublié à quel point elle était mignonne en tenue de Quidditch, tu ne peux pas m'en vouloir, il me dit en me regardant intensément.
_ On fantasme Potter ? Je demande avec un petit sourire en coin. »
Il me répond d'un hochement de tête très suggestif et je sens sa main dans mon dos qui a à peine besoin de me forcer à me rapprocher, et puis ses lèvres sur les miennes. Le voilà, ce sentiment de bien-être trop longtemps disparu qui se propage dans tout mon corps. Je sens tous mes muscles se détendre contre lui et j'oublie les courbatures qui me faisaient atrocement souffrir i peine dix secondes.
« Hum... »
Ah, merde. J'ai aussi oublié Alice, visiblement, qui devait jusque là être en train de paresser dans sa chambre, ou d'écrire à Frank. James et moi nous séparons d'un même geste, un peu gênés. Enfin, moi surtout. Lui, il s'en fout. Il a toujours l'air à l'aise peu importe la situation.
« Il y a des chambres pour ça, se moque t-elle.
_ Désolé Al'. Heu... Je...'Faut vraiment que j'aille me laver je me sens horrible. Je peux vous laisser tous les deux dix minutes ?
_ Tant qu'il ne se met pas à me réciter les avantages et les inconvénients des sorts de protection utilisés au quinzième siècle, je n'y vois aucune objection, le taquine Alice.
_ Très drôle, Cooper.
_ Vous mangez avec nous, Potter, ou vous allez chasser les loups-garous jusqu'au bout de la nuit ? Elle lui demande en se penchant vers le placard contenant les assiettes. »
Il se retourne vers moi avec les yeux écarquillés, très légèrement inquiet, et je lui fait signe discrètement que non, elle ne sait pas pour Rémus. Je ne me serais jamais permise de lui révéler son secret.
« Par pitié arrêtez de vous vouvoyer ça m'angoisse. Et James, dit oui. Si tu n'es plus là quand je sors de la salle de bain je te jure que je te retrouve et que je te tue à mains nues, je dis avant de m'enfermer. »
Je laisse l'eau chaude couler sur mon corps courbatu en songeant que c'est vraiment plaisant d'avoir un chez soi et de pouvoir y recevoir son petit-ami. Il y a encore ce problème vis-a-vis de mon coach que nous devons régler, mais nous n'avons plus cette pression constante d'être dans l'enceinte du château, cette impression perpétuelle de faire quelque chose de mal. C'est fou le bien que ça me fait de me dire qu'enfin, notre relation n'a plus rien de scandaleux.
Je sais pourtant que si je revoyais les gens qui étaient à Poudlard, je devrais subir tout un tas de remarques, et c'est pour cette raison que j'ai essayé de mettre le plus de distance possible entre mes anciens camarades de classe et moi. J'ai seulement gardé contact avec Alice, Frank, et Peter car ce sont les seuls qui comprennent à peu près.
Je me rhabille avec mon short de pyjama gris et le sweat que James m'avait prêté il y a déjà un moment et que je mets systématiquement pour dormir bien que les nombreux lavages en aient chassé son odeur, puis je les rejoins en trottinant, bien consciente que la moindre seconde perdue à être séparée de James est une seconde que je ne rattraperai pas.
« Vous parlez de quoi ? Je demande en faisant irruption dans la pièce.
_ Alice me disait qu'elle venait de commencer un stage chez Souafle Magazine...
_ Ah, oui... J'avais oublié de te parler de ça... Je réponds en me figeant au milieu de la pièce. »
Voilà la petite problématique du moment. Alice s'est faite embaucher dans une boîte de journalisme très select qui court continuellement après James sans le lâcher d'une semelle depuis qu'ils ont appris que son contrat avait été renouvelé. Forcément, la nouvelle ne lui fait pas très plaisir. Mélanger le travail et la vie privée, c'est l'horreur.
« Heu... J'avais promis à Alice que peut-être... Enfin... Je me disais que peut-être tu accepterais de répondre à quelques questions... Juste une petite interview, comme ça... Je lui avoue en lui jetant un regard de chien battu.
_ T'es vraiment pas croyable Lily ! Il me lance mi amusé, mi agacé.
_ Franchement, quand on y réfléchi bien, ce serait tout à ton avantage tu sais... J'ai entière confiance en Alice, elle te fera une interview sur mesure sans te saouler avec des questions sur ta vie privée comme d'autres journalistes se tuent à le faire, et les autres reporters de Souafle Mag arrêteront un peu de te courir après. En plus, ce serait un super tremplin pour elle...
_ Ce n'est pas une obligation, tu peux refuser. Ma coloc aussi va devenir une super star du Quidditch bientôt, je pourrais toujours l'interviewer elle, lui dit Alice en souriant.
_ Je n'y vois pas d'inconvénient tant que ce n'est que pour parler de Quidditch. Tu n'auras qu'à m'envoyer un hibou demain pour me dire quand tu es libre et je verrai si je peux passer. »
Alice sautille en frappant dans ses mains avant de me sauter dans les bras. Son enthousiasme me fait rire. C'est vrai que pour n'importe quel journaliste c'est une chance de décrocher une interview avec James qui a tendance à les éviter comme la peste, et j'ai du mal à le réaliser, moi qui le côtoie dans son intimité.
Je m'assois à côté de lui autour de la table alors qu'Alice nous sert ses célèbres pâtes au beurre. Parfois, j'ai du mal à dire laquelle de nous deux est la pire cuisinière et je crains l'espace d'une seconde que James ne balance une petite moquerie mais il ne le fait pas. Heureusement, car ma meilleure amie est convaincue de ses talents culinaires et ne supporte pas qu'on les remettent en question. Je me souviens encore de cette fois où Frank et moi nous étions moqués de sa tarte à la citrouille, au chocolat, et au poulet et où nous avions failli nous faire étriper parce qu'elle nous avait attrapé la main dans le sac... Poubelle dans lequel nous jetions discrètement la "chose".
« Londubat n'est pas là, au fait ? Je croyais que Lily m'avait dit que tu habiterais avec lui après Poudlard ?
_ Il est parti un mois en Laponie chez ses grands-parents... Du coup je suis bien contente d'avoir Lily avec moi.
_ On se comprend, entre filles abandonnées par leur copain, je dis en mettant un petit coup de coude à James.
_ Bah voyons ! Ce qu'il ne faut pas entendre ! Une semaine sans que je puisse me libérer et je suis le pire mec du monde ! Il réplique en secouant la tête.
_ Ça t'apprendras. C'est juste que je préfère passer la nuit avec toi, plutôt qu'avec Alice. Désolé Alice.
_ Parce que vous dormez ensemble en plus ? Il demande, ahuri.
_ Ben oui. Quand je n'arrive pas à dormir je vais avec elle.
_ Elle serre son petit corps chaud contre le mien... Ajoute malicieusement Alice. »
Je la regarde en écarquillant les yeux. Je n'ai jamais fait un truc pareil. Elle me donne un coup de pied sous la table et me fait un signe de tête discret vers James qui, lui, est plongé dans son assiette, un peu contrarié. Ça me fait rire, et je comprends tout de suite qu'elle a l'intention de s'amuser un peu avec ça. Bonne idée.
« Et puis Alice me caresse les cheveux pour que je m'endorme, je rajoute en rentrant dans son jeu
_ C'était sympa l'autre fois Lily, tu sais, quand on a enlevé nos vêtements ?
_ Tu veux parler de cette fois où tu m'as fait ce truc ? Je demande en me mordant la joue pour ne pas rire en voyant l'expression d'incrédulité sur le visage de James.
_ Exactement ! Si Frank savait que nous avions fait ça... Ohlala...
_ Bon, ça va là, oui ?! Proteste James en fronçant les sourcils.
_ Bah alors Mr. Potter ? Vous avez perdu votre second degré ? Je lui demande en pouffant. »
Il soupire, secoue la tête et lève les yeux au ciel avant de me lancer un regard maussade. Qu'est-ce qu'il est mignon quand il fait la gueule ! Pour une fois que c'est moi qui joue sur ce terrain là... !
« Ne fais pas comme si ça ne te faisait rien d'avoir imaginé ça, je lui dis en le bousculant gentiment.
_ Ça ne me fait rien pour la simple raison que je ne partage pas ! Il répond du tac-au-tac.
_ Oh oh ! Tu vas nous faire croire que tu ne l'as jamais fait quand tu étais plus jeune ?!
_ Ça veut dire que je suis vieux maintenant, c'est ça ?
_ Jolie façon de détourner la conversation, commente Alice en souriant.
_ C'est le dîner le plus bizarre de ma vie, conclut-il en secouant la tête, esquivant une nouvelle fois la question dont je devine la réponse. »
Nous le laissons tranquille le reste de la soirée, nous contentant de parler de notre journée mutuelle. Des problèmes d'Alice avec sa collègue pimbêche et des miens avec mon coach super exigeant qui ne me laisse pas une seconde de répit.
« Tu vois Amélia de temps en temps ? Me demande James.
_ Juste deux heures pendant les entraînements du soir, mais pour tout te dire, je l'évite le plus possible.
_ Elle t'en fait baver ?
_ Franchement... Oui. Je sais que c'est ton amie et tout, mais elle est tout le temps sur mon dos ! Constamment !
_ C'est un peu le problème d'Amélia, elle est perfectionniste et elle veut que toute son équipe soit au top.
_ Non, son problème, c'est qu'elle est foutrement jalouse ! Je réplique en rangeant les assiettes vides.
_ Elle t'a dit quelque chose à ce propos ?
_ Elle n'a pas besoin de le dire, James. J'ai l'impression que si j'ai le malheur de l'ouvrir pour la rembarrer, elle va courir vers Phillips pour tout lui balancer à notre sujet.
_ Elle m'a promit qu'elle ne le ferait pas.
_ Elle te l'a promit à toi, pas à moi, je lui fais remarquer. »
Alice me fait signe de me calmer avant de quitter la pièce en douce pour nous laisser tous les deux. C'est vrai. Je n'ai pas envie de me prendre la tête avec lui ce soir. C'est la première soirée que nous pouvons passer ensemble depuis un moment et il est hors de question que je n'en profite pas. Il faut à tout prix changer de sujet. Nous avons décidé de cacher notre relation à Phillips d'un commun accord, mais ce secret ne doit pas jouer sur notre couple.
« Au fait tu ne m'avais pas dit que tu avais une réunion avec l'Ordre ce soir ? Je demande pour détourner la conversation.
_ Si... Mais j'avais envie de te voir alors tant pis pour cette fois. Sirius me fera un compte rendu. »
Je souris et lui murmure un petit « merci. ». Je sais à quel point ces réunions sont importantes pour lui alors ça me touche qu'il y ait renoncé juste pour passer un moment avec moi.
Incapable de rester plus longtemps loin de lui, je vais me glisser dans ses bras pour retrouver ce que j'avais perdu pendant trop longtemps et venir enfin à bout de la tension que le sujet "Amélia" a amené dans la pièce. Merlin qu'est ce que c'est bon de le sentir contre moi. Il y a des choses auxquelles on ne s'habitue jamais.
« Tu restes dormir, hein ? Je lui demande avec les yeux pétillants d'espoir.
_ Pourquoi ? Tu ne veux pas dormir avec Alice ce soir ? Il réplique sur un ton de défi.
_ T'es con James. Tu me manques trop. Reste.
_ Comment veux-tu que je dises non ? J'adore quand tu m'insultes, répond-il avec ironie. »
Je ris en lui mettant un coup de poing dans l'épaule et il me serre un peu plus fort pour m'empêcher de recommencer. Je me débats juste pour la forme et puis je le tire jusqu'à ma chambre. Je le pousse à l'intérieur, je ferme le verrou en le regardant droit dans les yeux, et je lance un sort d'insonorisation avant de balancer ma baguette dans un coin de la pièce.
« Tu te rappelles de ce soir où je t'ai dit que je garderais ce sweat jusqu'à ce que tu te décides à me l'enlever ? Je demande en m'avançant lentement vers lui.
_ « Est-ce que vous vous rendez compte que vous n'êtes ni décente, ni sobre là ? Se cite-t-il. » »
C'est mot pour mot la phrase qu'il m'avait dite ce soir là, dans le château, alors qu'il me raccompagnait à mon dortoir. Je m'en souviens comme si c'était hier. C'était le jour où je l'avais entendu avouer à Sirius ce qu'il ressentait pour moi. L'un des plus beaux jours de ma vie. Je tressaille. Il a toujours le même effet sur moi. Rien n'a changé.
Je m'avance vers lui et je reste plantée là, à deux centimètres de son corps, les yeux vissés dans les siens. Je me rappelle la douleur que je ressentais de ne pas pouvoir le toucher. Cette frustration... Je vois que lui aussi, il s'en souvient. De mon regard provoquant, de mes paroles déplacées, de mon audace... De tout ce que je pouvais faire pour qu'il flanche.
Embrasse-moi. Mes yeux ont parlé pour moi, et il m'a compris sans que ma bouche ne vienne poser les mots. Ça fait des mois que nous n'avons pas été aussi intimes... Même le soir du bal nous sommes repartis chacun de notre côté, craignant de déclencher encore plus la fureur de McGonagall.
Sa bouche lâche la mienne mais sa main passe sous mon sweat, son sweat, pour me l'enlever. Je souris en pensant que cette fois-ci, c'est lui qui n'est ni décent, ni sobre. Il me frôle. Je ferme les yeux. Je l'entends littéralement sourire. Ses doigts se moquent de moi. Ils me cherchent. Ils me touchent à peine. Ils m'effleurent inlassablement. Mon cou, ma nuque, mes épaules, mes seins, mon ventre...
Je tremble des pieds à la tête. Je ne peux plus supporter ça. Mon corps ne peut plus supporter cette torture, alors il se jette sur le sien sans plus de cérémonie, sans que je n'ai pu faire quoi que ce soit pour le retenir. Mes lèvres retrouvent les siennes et s'en séparent encore, juste le temps de lui enlever son pull, pas une seconde de plus. Sentir son corps. Sa peau sous la mienne. Bon dieu ça me brûle. Et sa main qui remonte ma cuisse jusqu'à passer sous mon short... J'avais presque oublié sa façon de me toucher à m'en faire oublier tout jusqu'à mon prénom.
Je m'effondre sur mon lit pour la deuxième fois en éclatant d'un rire pur. Merlin mais comment est-ce qu'il fait ça ? Je suis rentrée de ma journée d'entraînement épuisée, et il m'a à peine touché que j'en ai oublié mes muscles endoloris et ma fatigue intense.
« J'espère que mon sortilège d'insonorisation est au point parce que sinon je ne vais plus pouvoir regarder Alice en face, je dis en riant. »
Son rire se joint au mien, interminable, et son bras passe sous ma taille pour m'attirer contre lui. Cette délicatesse me tuera. Ma tête se pose sur son torse. Je ferme les yeux. Je respire. Sa main caresse mes cheveux, ma joue, mes lèvres, mon cou. Dans l'ordre et dans le désordre. Infatigablement. Continuellement, et je souhaite qu'il ne s'arrête jamais.
« Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est vraiment intense avec toi... »
« Avec toi » deux mots anodins comme ça, mais qui me rappellent que lui contrairement à moi a partagé son lit avec beaucoup d'autres filles. Est-ce que je suis différente ? Est-ce qu'il ressent ce que je ressens quand nous nous touchons ? Est-ce qu'il l'a déjà ressenti avec quelqu'un d'autre ? Ne pas penser à Johnson, ne pas penser à Johnson, ne pas penser à Johnson... Et merde. Je viens de ruiner ce moment sacré.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
Je suis si transparente que ça pour qu'il me pose cette question ? Je vais me contenter de penser qu'il me connaît sur le bout des doigts, c'est plus rassurant.
« Je me pose des questions débiles. Le genre de trucs tordus que tu veux pas entendre.
_ C'est à dire ?
_ Le genre de trucs tordus que tu ne veux pas entendre, je répète.
_ Il y a moyen que j'y réponde ou pas, à ces questions ?
_ Je suppose, oui. Moyennant que tu ne te barres pas en courant en songeant que le moment ne s'y prête absolument pas et que je suis quand même sacrément bancale pour penser à ça maintenant.
_ Je n'ai pas du tout envie de me barrer Lily, alors vas-y. »
Je m'assoie en remontant la couverture sur moi comme s'il y avait quelque chose là dessous qu'il n'avait pas encore vu et je pose mes yeux plein d'incertitude sur lui.
« Je me demandais... Enfin... Tu vois... Toi, tu as eu plein de copines avant et... Moi je n'ai pas... Je n'ai jamais apprécié faire ça avec un autre garçon avant toi alors je...
_ Tu te demandes encore si tu es à la hauteur ? Il m'interroge en fronçant les sourcils.
_ Oui. Enfin non... Pas vraiment. Je me demande si... Je me demande si c'est... Normal... D'y prendre autant de plaisir... Parfois j'ai l'impression d'être complètement déviante. »
Bien joué, Lily, tu as encore manqué une occasion de te taire et de profiter de ce moment sans passer pour une débile. J'ai l'impression d'être un de ces pauvres mecs qui demandent après l'acte « Alors bébé, c'était bien ? » et je me sens tellement ridicule que j'ai envie de me mettre des claques.
Sa main se pause sur mon épaule pour me forcer à me rallonger et son visage se retrouve une nouvelle fois à quelques centimètres du mien. Ses yeux noirs pétillent au dessus de moi, et il secoue la tête de droite à gauche avec un petit sourire. Si ça l'amuse, c'est déjà ça.
« Lily c'est... Il s'interrompt et son regard prend une autre teinte, une teinte plus douce. J'ai eu plusieurs copines c'est vrai... Il reprend prudemment, mais ça ne fait pas tout.
_ Oui mais... Est-ce que c'est...
_ Non tu n'es pas déviante. Ce n'est pas normal pour la simple raison que nous ne l'avons jamais été, c'est tout, mais ne va pas croire que tu as un problème. Je n'ai jamais autant aimé faire l'amour avec quelqu'un qu'avec toi. Je ne sais pas si c'est parce que nous avons été trop longtemps dans la contrainte de ne pas nous toucher, si c'est à cause de cette attirance excessive qui nous pousse l'un vers l'autre, ou si c'est parce que je t'aime et que tu m'aimes, mais je sais que l'expérience Lily, ça compte pour rien là. »
Un sourire s'étend sur mon visage et je rougis, un peu bouleversée par sa franchise. Bah ça alors ! Je ne peux pas dire que je m'y attendais. Je croyais qu'il serait peut-être pris d'une crise d'arrogance aiguë, qu'il me dirait que c'est le talent ou un truc du genre. J'aurais ris, mais je préfère nettement la réponse qu'il vient de me donner. J'ai perdu tous mes mots. Qu'est-ce qu'on peut répondre à quelque chose comme ça ? Je passe mes bras autour de lui et je le serre contre moi avant de m'endormir, bercée par le son merveilleux de sa respiration contre mon oreille.
Merci pour vos reviews, je prends toujours le temps de les lire même si je ne l'indique pas, c'est vrai que ce site là n'est pas super pratique pour vous répondre d'autant que je poste mes chapitres en deux secondes à partir de ma page word, mais je lis tout !
Pour répondre à la question qui m'est posée en ce moment : nous sommes encore loin de la fin, pour vous donner une idée j'ai écrit 64 chapitres pour l'instant et je n'ai pas terminé.
Voilà, à bientôt pour la suite :)
