Chapitre 37 La trouver

Le lendemain.

Gibbs : Bien. On commence par quoi ?

Tony : Ziva et moi entrons dans le Mossad. Nous connaissons la disposition des lieux. Toi et McGee, trouvez nous un moyen de quitter le pays très vite. Voilà les coordonnées d'un agent des services secrets qui travaille sur le territoire incognito. Rendez vous dans cinq heures ici.

Chacun acquiesça et se dirigea vers la sortie. Les mains de Ziva et Tony se frôlaient, leurs attitudes étaient tellement différentes ici. Comme si ils avaient accès aux vrais Tony et Ziva. La jeune femme et son compagnon semblaient tellement adulte, comme si ils avaient grandit trop vite. Au revoir le coté gamin qu'il montrait au NCIS, Gibbs avait devant lui un homme qui avait surement vu plus d'horreur qu'il ne l'avouerait jamais. Les deux amants quittèrent la chambre suivit de près par les deux autres agents du NCIS.

Mossad. Une heure plus tard.

Silencieusement, Tony et Ziva entrèrent dans le bâtiment. Il leur fallait trouver un ordinateur au plus vite. Tony fronça des sourcils, leur action était facile. Beaucoup trop facile et il n'aimait pas ça. Gardant un œil sur Ziva pianotant sur le clavier, il observa les lieux. Ses mêmes lieux où il avait travaillé pendant des mois. Ces lieux qui lui glaçaient le sang.

Ziva : (en langue des signes) J'ai son adresse, Tony. Je l'ai…

Il lui prit la main et l'entraina avec lui. Il voulait partir… Quitter cet endroit maudit.

**Flashback**

Allongé sur le sol, un couteau sous la gorge, Anthony DiNozzo leva les mains en signe de reddition.

Ziva : Tu sais que si j'avais été l'ennemi, tu serais mort.

Tony : Mais je ne suis pas un ennemi. Je suis ton mari.

Ziva : Pas ici, Tony…

Elle semblait avoir peur de quelque chose. Elle était là, allongée sur lui tenant toujours le couteau pourtant elle avait relevé le visage pour regarder autour d'elle, une certaine inquiétude dans le regard. Pas de peur, non tout comme lui elle ne ressentait pas la peur. Pourtant quand elle parlait de son père ou qu'il était dans les parages, elle trahissait une certaine inquiétude qui la gênait. Elle se releva et lui tendit la main pour l'aider à en faire autant.

Ziva : Tu devrais faire attention à ta garde. Si tu meurs en Israël, je risque d'avoir de gros problèmes.

Tony : C'est tout ce qui t'inquiète ?

Il lui caressa le visage.

Tony : Et si on rentrait à la maison.

Ziva le regarda indécise. Elle était mal à l'aise dans sa relation avec Tony depuis son mariage. Elle avait du mal et Tony s'en rendait compte. Pourtant il préférait ne rien dire. Les compromis entre eux étaient monnaie courante, il le faisait pour son bien, pour son équilibre mental. Elle était tellement forte et fragile en même temps. Il savait que s'était son amour qui la rendait si faible et il se sentait terriblement coupable. Il lui prit la main et l'entraina avec lui. Il voulait avoir un peu de calme. Il voulait pouvoir se glisser dans ses bras et fermer les yeux un instant.

A son plus grand regret, il l'avait laissé conduire jusqu'à leur appartement dans le centre de Tel Aviv. Ils avaient emménagé le lendemain de leur mariage. Cadeau de mariage d'Eli David. Le somptueux duplex présentait de magnifiques espaces, aménagés avec gout et luxe. Pénétrant dans la pièce, il posa les clefs dans le vide poche pendant que Ziva vérifiait que personne n'avait profané leur lieu de vie. Il échangea deux ou trois mots en hébreu avec elle pour la faire sourire. Il savait qu'il ferait forcement des fautes et ferait rire la jeune femme. Et ça n'avait pas manqué. Quand il entendit son rire cristallin, cela lui réchauffa le cœur.

Tony : Ca t'amuse ?

Ziva : Je dois avouer que oui. Tu as faim ?

Tony : Je meurs de faim. Je pourrais avaler un éléphant.

Elle apparu dans son champ de vision en faisant les gros yeux. Apparemment elle n'avait pas trop comprit le sens de ses mots.

Tony : Je crois que tu as des progrès à faire dans ma langue.

Ziva : Et toi dans la mienne.

Tony : Comme ça nous sommes à égalité, mon amour.

Ziva : Tu veux manger quoi ?

Tony : Ce que tu veux.

**Flashback end**

Les deux amants quittèrent le bâtiment encore une fois un peu trop facilement. Et prirent un taxi. Leur fille habitait leur appartement. Celui qui était toujours au nom de Ziva et Tony. Celui là même dont il avait encore la clef sur son trousseau dans sa besace. La route se fit en silence. A quoi cela servirait il de parler, chacun des deux savaient ce que faisait l'autre. Evaluation des risques, du danger et de la probabilité de rentrer à la maison ou Louanne les attendait. Ziva stoppa la voiture une dizaine de minutes plus tard et les deux agents en descendirent. Les minutes qui suivirent se passèrent comme dans un rêve. Ziva agissait comme si elle était en dehors de ses émotions. Comme si Alaina était une mission comme autrefois. Repoussant les attaques de la jeune fille. Tony ne pouvait qu'observer le combat entre elle deux. Il savait qu'il ne pouvait pas intervenir. Les coups portés les un après les autres étaient violents. Ceux d'Alaina semblait étrangement rempli de colère et d'un coup la jeune fille ne para pas le dernier et se retrouva à terre. Tony s'approcha et planta une seringue dans ses veines avant de la mettre en position de transport. Il posa sa main sur l'épaule de Ziva pour la faire réagir.

Tony : Il faut partir.

Ziva : C'est vraiment elle ? Dis moi que c'est bien elle ?

Tony : Oui. Mais le Mossad ne va pas tarder à rappliquer. Aller viens.

Ziva : Tony… C'est l'enfant que j'ai porté pendant neuf mois.

Tony : Je sais. Viens.

Mais elle ne réagissait pas. Reposant son regard sur l'enfant à terre. Sa femme lui semblait en état de choc. Tony s'approcha de la fenêtre et regarda en bas. Une équipe du Mossad venait d'arriver et était entrain de prendre position. Cette fois il devait réagir et vite. Tirer Ziva de sa léthargie. L'obligeant à la regarder, il lui signa le mot « mort » accompagné du prénom de sa fille. L'information sembla prendre son sens puisqu'elle passa en mode agent pendant que Tony prenait la jeune fille dans ses bras.

TBC…