La différence
La différence, celle qui dérange
Une préférence, un état d'âme,
une circonstance
Un corps à corps, en désaccord
C'est bien, la différence, dans une certaine mesure. Sinon, nous serions tous des clones. Vrai ! Et, je dois bien l'avouer, je ne serais pas prêt a voir un second Sirius Black débarquer. Toute ma vie, j'ai voulu être différent de ma famille, m'éloigner d'eux. Je prônais la différence. En faisait ma loi. Mais quand j'ai été mis en face d'une vraie différence… J'ai fui.
Avec les gens trop bien pensants,
les moeurs d'abord
Leur peau ne s'étonnera jamais des différences
Elles se ressemblent
Se touchent comme ces deux hommes
qui dansent
Quand j'ai connu les Maraudeurs, je m'étais promis de ne jamais les juger, puisqu'ils étaient tout le contraire des amis que ma mère voulait pour moi. Ils étaient tout simplement eux. James, c'était mon meilleur ami. On ne s'est jamais rien cacher. Peter, il nous suivait toujours, nous admirais. Nous étions sa vie. Remus… Remus était plus mystérieux. On a apprit pourquoi 6 mois après sa rencontre. C'était un loup-garou. Au début, j'ai été surpris, oui… Mais je suis resté son ami quand même. Mais quand en troisième année, il nous a dit être gai… J'ai fui. Je l'ai ignoré. A ce moment, je n'aurais pas cru être là, à le regarder danser dans les bras d'un autre homme. Car je lui ai pardonner. Pardonner ! Comme s'il avait quelque chose à se faire pardonner ! Disons plutôt que j'ai accepter.
Sans jamais parler
Sans jamais crier
Ils s'aiment en silence
Sans jamais mentir, ni se retourner
Ils se font confiance
Accepter le fait que mon petit Remus, mon petit frère, soit SI différent. Loup-garou. Gai. Accepter le fait aussi qu'il ait choisis quelqu'un que nous n'aimions pas. Qu'est-ce qu'on y pouvais ? Remus avait toujours été… différent. Ce n'est qu'aujourd'hui que je comprends à quel point j'étais à coté de la plaque. A quel point, moi qui me croyais si tolérant, je ne l'étais pas finalement tant que ça. Il n'y avait que Remus pour faire confiance à ce type, pour l'aimer. Il était si intelligent, à 14 ans… Et pourtant… Pendant un an, a souffrir, a le regarder de loin. Alors nous, en bon potes, on a trouver un moyen de les faire tomber l'un dans les bras de l'autre. Même si on détestait ce type. Parce que lui seul pourrait rendre notre Moony heureux. Et quand ils sont sortis de la salle où on les avait enfermer, les yeux humides et les mains soudés… On a comprit qu'il était aussi le seul a pouvoir aimer Remus pour ce qu'il était réellement, et non ce que tout le monde croyait qu'il était. Nous y compris.
Si vous saviez comme ils se foutent
de nos injures
Ils préfèrent l'amour, surtout le vrai
À nos murmures
Combien les ont juger, à Poudlard, en les voyant ensemble ! Combien ont parler dans leur dos, contre eux. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est qu'ils s'en moquaient bien, tous les deux. Rien ne comptait plus que l'autre. Et, pour Remus, notre opinion aussi, car nous étions son unique famille; celle qu'il avait choisis, aimée, chérie… Pour Remus, même si le monde entier était contre lui, il s'en moquait ! Rien ne comptait, sinon son petit chéri, et nous, qui étions ses trois frère. Je les regarde danser, à ce bal de Noël. Remus a l'air si heureux. Même si tout le monde autour les regarde étrangement. Allez voir ailleurs. Vous ne savez pas ce que c'est que d'être heureux, alors vous enviez le bonheur des autres. Allez voir ailleurs. Je ne vous laisserai pas dire du mal de Remus. Il a assez souffert. Assez eu mal de sa différence.
lls parlent souvent
Des autres gens
Qui s'aiment si fort
Qui s'aiment comme on dit "normalement"
C'est quoi, s'aimer normalement ? Un homme et une femme ? Je veux bien croire qu'il faut être courageux de nos jours pour être en amour, mais personne ne nous juge, personne ne nous pointe du doigt. Les vrais courageux, c'est ceux qui sont différents. Ceux qui sacrifient leur paix pour aimer. Ouais. C'est ça. Nous qui sommes Gryffondor, nous avons trouver plus courageux que nous. James et moi, alors qu'on croyait être des vrais Gryffondors, Made by Goddric, on se rends compte que Remus est beaucoup plus courageux que nous. Aie. Mon égo en prends un coup. Ce qui veut dire que son copain aussi est courageux. Lui qui subit chaque jour les brimades et les moqueries de ses compagnons de maison. Jamais je ne l'ai vu parler de ça à Remus. Il oublie complètement les injures quand il est auprès de son petit loup-garou. Il ne faut pas croire qu'ils ne souffrent pas du rejet des autres ! Ils souffrent. Tellement… Mais pour eux, le bonheur que l'autre leur apporte est plus intense que les moqueries dont ils sont objets. C'est Remus qui m'a dit ça un jour, il n'y a pas si longtemps. Avec un si beau sourire, un sourire si doux, que je ne lui avais jamais vu. L'amour, hein ? Ouais. Il y a quelques années, je n'y aurais jamais cru. Et pourtant… Ils s'aiment. Je ne peux pas dire le contraire.
De cet enfant Tellement absent
De ce mal du sang qui court
Et tue si librement
Leurs yeux ne s'éloigneront jamais par négligence
On a parler avec eux l'autre jour. La première véritable discussion des Maraudeurs et du copain de Moony. Ça a jasé fort. Pour la première fois, on a laisser les insultes de coté. Pour Remus. On a parler loisirs, goûts, avenir… Ça les blesse de ne pas pouvoir avoir d'enfants. Tu parle ! Même s'ils n'auraient pas été gai, ils n'auraient pas pu, puisque Remus est un loup-garou. On a parler enfance. Il a été surpris que ma vie n'ait pas été une partie de plaisir, comme il le croyait de prime abord. Il nous a confié des choses a faire dresser les cheveux sur la tête des plus sensibles(Peter ressemblait à un punk). Des larmes silencieuses coulaient sur ses joues, et Remus le tenait dans ses bras, l'embrassant tendrement par moment, le réconfortant comme il le pouvait. On aimait pas son copain. Mais maintenant, on comprenait pourquoi. On comprenait le pourquoi de son air sombre, de son insociabilité. Le pourquoi de sa maison. Une enfance plus que douloureuse. Après tout, Remus et lui étaient fais pour se comprendre. Remus non plus n'avait pas eu une enfance très joyeuse. Non, ils ne s'éloigneront pas l'un de l'autre.
Ils se reconnaissent, s'apprivoisent comme
ces deux femmes qui dansent
Sans jamais parler, sans jamais crier
Elles s'aiment en silence
Sans jamais mentir, ni se retourner
Elles se font confiance
Si vous saviez comme elles se foutent
de nos injures
Elles préfèrent l'amour, surtout le vrai
À nos murmures
Angie Dormes et Rebecca Storm, deux élèves de septième année, se lèvent pour aller danser. Chacun les regarde étrangement. Elles jettent un coup d'œil à Remus et Severus, leur adresse un sourire, comme s'ils leur avaient donné courage de montrer leur sentiments à leur tour. A leur tour, on les pointe du doigt, on chuchote dans leur dos. Moi, je souris. Car finalement, j'accepte la différence. Pour tout ceux qui ne veulent pas la voir, la reconnaître comme étant entière, et utile, et belle, parfois… Pour tout ceux qui sont différents. Car ces deux hommes sur la piste de danse, qui se sourient avec amour, qui dansent l'un près de l'autre sans parler, m'ont montrer qu'on peut tous être différents… et que ce n'est pas plus mal. Il en aura fallut du temps, mais aujourd'hui, personne ne pourra dire que je ne tolère pas la différence. L'exceptionnelle différence.
De Verlaine à Rimbaud quand on y pense
On tolère l'exceptionnelle différence
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Alors ? Qu'est-ce que vous en penser ?
