un petit problème d'ordi (totalement indépendant de ma volonté bien sur!) combiné à la rentrée...

et j'ai un peu de retard! j'en suis désolée!! j'ai voulu vous le mettre hier, mais le site n'a pas voulu me le publier!! lol c'est a lui qu'il faut s'en prendre, pas à moi! lol

j'espère que ce chapitre vous plaira!!

bisous à tous!!

lilyjade


39.

Cela fait maintenant un peu plus d'un mois et demi que nous avons appris ma nouvelle grossesse. Bill et moi sommes bien entendu toujours aux anges. Vous imaginez, un nouveau bébé ?! C'est fantastique ! Nous sommes allés voir papa le lendemain soir. Il a été très surpris mais ravis pour nous. J'ai même vu une petite larme couler sur sa joue. Je sais qu'il est content de devenir de nouveau grand père. Même si il m'a dit en riant qu'il trouvait que nous allions un peu vite, je sais qu'il est aussi comptant que nous de l'arrivée de ce bébé. Il a tout de suite fait venir mes grands parents qui eux aussi ont laissés éclater leur joie. Mes grands-mères ont même fondue en larme ! Toutes les deux ! Comme lors de l'annonce de l'arrivée de Lucy. J'ai également reçu une réponse à la lettre que j'avais envoyée à Gabrielle. Elle était euphorique ! bien entendu, on ne peut pas vraiment exprimer correctement ses sentiments à travers une lettre mais je suis certaine qu'elle me fera une démonstration de sa joie lorsque nous nous verrons pour Noël.

Noël ! bien entendu ! Noël arrive bientôt ! Et nous devons bien entendu trouver des cadeaux pour tout le monde. Et ce n'est pas chose facile ! Ce qui est le plus dur, c'est de trouver un magasin ouvert. Il n'y en a plus un seul. Nous avons été obligé d'aller du côté moldu pour nos achats ! C'est insensé !

Cette fichu guerre gâche vraiment la vie de tout le monde.

En parlant de la guerre, Molly a reçus, il y a quelques jours, une lettre de Ronald qui disait qu'Harry et lui seraient de retour pour les fêtes. Hermione, elle, irait les passer dans sa famille mais elle les rejoindrait au Terrier par la suite. Ils ont même prévu de passer quelques temps avec nous. Une ou deux semaines d'après Molly. Et elle est aux anges ! Et c'est sans parler de la joie de Ginny ! Elle trépigne tout simplement d'impatience ! J'ai la très nette impression que les fêtes de cette année se passeront dans bien plus de joie que celles des années précédentes !

Mais bien entendu, tout n'est pas redevenu rose ! bien au contraire ! Malgré le fait que Harry, Ron et Hermione aient terminés leur « mission » comme tout le monde l'appelle, Voldemort est loin d'être détruit. Et ses acolytes attaquent encore. La semaine dernière, c'est le ministère qui a été attaqué. Les mangemorts ont pénétrés au sein du bâtiment et ont, Merlin seul sait comment, réussi à trouver et à délivrer les mangemorts que les aurors avaient arrêtés et enfermés là bas. Le professeur McGonagall pense qu'il y a une taupe parmi les aurors. Enfin, parmi les employés du ministère en général en fait. C'est fou, on ne peut plus faire confiance à personne de nos jours ! C'en est désolant, désespérant !

Il y a quinze jours, nous avions rendez vous pour ma première écographie. D'après la gynécomage, tout va bien. Mais elle a tout de même remarqué que le bébé avait bien plus de place que nécessaire à l'intérieur de mon ventre. « Un peu trop développé pour un stade si peu avancé de ma grossesse » m'a-t-elle dit. Bill et moi nous sommes inquiétés mais elle nous assuré que ce n'était rien de grave. Que le bébé aurait plus de place pour se développer et que je grossirais certainement un peu plus. Ça nous a rassuré mais pas vraiment tout a fait. Il y a forcement une raison à ce développement non ? Mais elle nous a affirmé que si il y avait un quelconque problème, elle le verrait lors de la prochaine écographie. Elle a aussi précisé qu'il ne fallait pas que nous nous fassions de soucis, qu'elle croie savoir à quoi était dû ce développement et qu'elle nous le dirait lorsqu'elle en sera bien certaine, en janvier pour la prochaine écographie. Nous n'avons pas pu en avoir une avant, le docteur Graham partant en vacance avec sa famille pour les fêtes. Nous avons également emmené Lucy avec nous lors de ce rendez vous. La médicomage a été ravi de la voir. Elle nous a dit qu'elle été très belle et que nous l'avions très bien réussie. J'aime lorsque les gens s'extasient et complimentent mon bébé...

Aujourd'hui, Bill ne travaille pas. Il était en mission cette nuit et il n'a plus assez de forces pour aller à la banque. Evidemment ! La pleine lune est ce soir ! Je lui avais pourtant dit qu'il était bien trop fatigué pour faire cette mission mais il ne m'a pas écoutée ! Encore ! Il m'a dit que ce n'était qu'une mission d'observation, qu'il n'y allait pas avoir la moindre action, qu'il allait passer la nuit à surveiller la maison d'un membre du ministère. Celui que nous soupçonnons d'être la taupe. Le point positif, c'est qu'ils ont eu la preuve que cet homme est bel et bien un mangemort. Le point négatif, c'est qu'il est 14 heures et que mon homme n'est toujours pas levé ! J'ai fait déjeuner Lucy et je viens de la coucher à l'instant. Je ressors de sa chambre et j'entre dans la mienne. Bill est allongé au milieu du lit, seulement vêtu d'un caleçon, le drap blanc délicatement déposé au bas de ses anches. Je souris et je referme doucement la porte. Je m'approche le plus doucement possible de lui et je m'allonge à ses côtés. Il grogne un peu et tourne son visage vers moi. Il dort toujours à point fermé. Je souris doucement et je passe un de mes doigts sur une des cicatrices qui barrent son si beau visage. Il frissonne. Ma main quitte son visage pour aller se perdre dans ses longs cheveux roux. Ils sont détachés, ils le sont rarement. Même lorsqu'il dort il les attache. Mais pas cette fois. Il n'a pas dû avoir la force de le faire. Ma main se pose sur sa nuque, juste en dessous de son oreille et je caresse tendrement sa joue de mon pouce. Il grogne de nouveau et cette fois, il ouvre lentement les yeux. Il semble mettre un peu de temps à se rendre compte de ce qui se passe mais il me souris bien vite.

« Bonjour mon chéri… » souffle je

« Hum… » grogne t il

Je dépose un léger baiser sur ses lèvres. Il sourit de plus belle.

« Pourquoi tu me réveilles ? » demande t il, la voix encore toute ensommeillée « Je faisait un si beau rêve… »

Ses lèvres s'étirent en un sourire carnassier avant de me tirer au dessus de lui et de m'embrasser. J'éclate de rire lorsqu'il me laisse enfin un peu respirer.

« Il est 14 heures chéri… il faut que tu te lèves ! » lui dis je

« Hum… non… »

Je ris de plus belle et je me dégage de lui en douceur pour ne pas lui faire mal.

« Ca te dirait pas une petite sieste ? » demande t il plein d'espoir

« Mais enfin tu viens de te réveiller ! et tu veux déjà te rendormir ? » dis je faussement outrée « Tu vas me délaisser toute la journée pour ne faire que dormir ? »

Il éclate de rire en se mettant sur le flan pour mieux me voir.

« Serais ce un moyen détourné de me faire un proposition indécente ? » demande t il

« Peut être bien qui sais… » répond je en riant

« Si y a que ça pour te faire plaisir ! » déclare t il en m'attrapant pour me faire passer sous lui « Les femmes enceintes c'est le pied ! »

J'éclate littéralement de rire alors que mon homme fait passer les draps sur nous.

Il est un tout petit peu plus de 16 heures. Bill est moi n'avons toujours pas consentis à nous lever. Nous n'avons aucune raison de le faire. Nous ne devons aller nulle part, personne ne doit venir nous voir et Lucy dort toujours. Mais ça ne devrait pas durer. Elle ne dors jamais autant, elle ne va s'en doute pas tarder à se réveiller.

Je suis allongée sur le dos, le drap remonté sur mes seins. Bill quant à lui, est étendu sur le ventre, une main sur mon ventre qu'il caresse doucement, d'un air rêveur, la tête posée sur ma poitrine.

On est bien là…

Le feu de la cheminée de notre chambre ronfle doucement et réchauffe ainsi la pièce. Tout est calme, il n'y a pas un seul bruit. C'set parfait. Je passe distraitement mes doigts dans les longs cheveux de mon homme (que Molly lui a encore demandé de couper ! mais moi je les aime comme ça…). Il est en train de se rendormir doucement. Mon pauvre chéri. Si il continu de dormir comme ça, la nuit a être très longue ! Pour lui, comme pour moi ! Cette pleine lune ne devrait pas être trop pénible mais si il n'est pas fatigué, il ne pourra en aucun cas s'endormir ! Et si il a mal en plus de ça… moi non plus je ne dormirais pas… et puis, il n'ira certainement pas travailler demain non plus. C'est une chance que Mr McCover soit un membre de l'Ordre. Depuis peu, certes, mais un membre tout de même. Il connaît ainsi les dates des missions de Bill et lui donne sa journée du lendemain pour qu'il se repose un peu. Mais il lui donne aussi les lendemains de pleine lune. Et nous lui en sommes très reconnaissants. Il dit que ''de toute façon, il n'y a plus de travail ! Alors à quoi bon le forcer à venir ! Si il y a une urgence, nous l'appellerons !''

Plus de travail… c'est affligent ! Qui pourrait avoir besoin d'un conjureur de sort ? Vous allez me dire que par les temps qui courent, tout le monde à besoin d'un conjureur de sort ! Mais non. Et pour cause, les gans ne sortent plus de chez eux, alors forcement !

Je suis sortie de mes pensées par les pleurs de Lucy. Quand je vous disais qu'elle n'allait pas tarder à se réveiller ! se qui est étrange, c'est que d'habitude, elle ne pleure pas mais elle m'appelle lorsqu'elle se réveille… alors je me lève, j'enfile vite les vêtements que je portais lorsque je suis venu réveiller Bill et je dis à ce dernier de se lever aussi. Mais il grogne et se retourne. Je soupire et je lève les yeux au ciel de découragement. Mais les pleurs de mon bébé redoublent alors je sors vite de ma chambre pour ma rendre dans la sienne. Elle est allongée dans son lit, les couvertures rejetées et de grosses larmes coulent sur ses petites joues rondes. Je me penche et je la soulève doucement.

« Chut mon ange… tout va bien, je suis là… » murmure je à son oreille

Mais ça n'a pas l'air de la rassurer. Bien au contraire. Mais enfin qu'est ce qu'elle a ? Je vais m'asseoir dans la chaise à bascule prés de la fenêtre et je la berce doucement. Je passe alors une main dans ses cheveux puis sur son front…

Par Merlin mais elle est brûlante ! Je comprends pourquoi elle pleure autant ! Je me lève vite et je vais chercher de quoi prendre sa température.

40,1…

Oh Merlin ! Mais elle allait parfaitement bien tout à l'heure lorsque je l'aie couchée ! Je le serre doucement contre moi et je saisi sa couverture de laine avec laquelle je la couvre pour ne pas qu'elle ait froid. Et je descends rapidement à la cuisine. Il me faut de la potion pour faire baisser sa fièvre et vite ! Mais il n'y en a nulle part. nous n'avons pas été malade et nous n'y avons absolument pas pensé !

« Qu'est ce qu'elle a ? » demande la voix de Bill derrière moi

« Elle a beaucoup de fièvre ! et nous n'avons pas de potion pour la faire baisser ! » lui répond je maintenant vraiment inquiète.

Il s'approche de nous et passe à son tour la main sur le front de notre fille. Il me regarde inquiet et me la prend des bras pour essayer de la calmer un peu. Mais rien n'y fait.

« On va l'emmener à St Mangouste ! » déclare t il

Et sans me rendre mon bébé, il se dirige vers le salon, fait apparaître son couffin et la dépose à l'intérieur.

« Ne la prends pas ! » ordonne t il « Si elle est malade, je ne veux pas que toi ou le bébé le soyez aussi ! attends moi, je vais m'habiller ! »

Et il monte à l'étage. Mon pauvre petit ange! Bill a raison, je ne dois pas prendre le risque de tomber malade, ce serait mauvais pour le bébé mais je ne supporte pas de l'entendre pleurer comme ça ! Je m'apprête à la prendre à mon cou quand Bill redescend, tout habillé, sa cane à la main. Il soulève Lucy mais je vois bien qu'il ne pourra pas le faire bien longtemps, il est épuisé !

« Donne la moi… » lui dis je

« Fleur pense… »

« Oui, je sais ! mais Bill ne fais pas l'enfant s'il te plait ! tu es bien trop faible ! »

Il fini par se résigner et me met la petite dans les bras. Je la serre doucement contre moi et Bill va chercher nos manteaux. Il me passe le mien et nous sortons. C'et moi qui nous fait transplaner jusqu'à l'hôpital.

Arrivés là bas, Bill et moi montons immédiatement en pédiatromagie. Je déteste cet hôpital ! J'y ai passé bien trop de temps pour une seule personne, en une seule vie ! Arrivés à la salle d'attente, il n'y a beaucoup de monde, beaucoup trop de monde. Bill et moi nous asseyons et il s'empresse de prendre la petite dans ses bras. Elle n'a toujours pas cessé de pleurer. Ça me fend le cœur. Mon petit ange…

C'est alors que Ginny entre dans la salle d'attente, vêtu de sa blouse blanche, elle est très jolie. Elle discute avec un homme qui doit avoir la trentaine. Mais son sourire s'efface immédiatement lorsqu'elle nous voit. Elle s'écarte de l'homme et se précipite vers nous.

« Elle est malade ? » demande t elle

« Elle a beaucoup de fièvre ! » réponds je « Et avec tout ce monde, notre pédiatromage ne va pas nous prendre avant une bonne heure ! »

Ginny fronce les sourcils et caresse doucement les cheveux de Lucy.

« Venez avec moi, je vais m'occuper d'elle ! » nous dit l'homme avec qui parlait Ginny, qui n'a pas bougé

Ginny nous fait signe que nous pouvons lui faire confiance et nous le suivons. Il nous fait entrer dans le bureau du fond, Ginny est venue elle aussi.

« Ne vous en faites pas » nous dit l'homme « Je suis le docteur Rowley, je suis pédiatromage. »

Il nous sourit.

« Je suis sensé former Ginny aujourd'hui, c'est pour ça que je ne suis pas à mon cabinet… » explique t il

Maintenant c'est à Ginny qu'il sourit. Je vois Bill lui lancer un regard mauvais. Non mais vraiment !

« Comment s'appelle cette belle jeune fille ? » demande t il en prenant Lucy, qui pleure toujours, dans ses bras

« C'est Lucy, c'est ma petite nièce ! » répond Ginny

Il acquiesce et l'emmène derrière un paravent. Ginny le suis et Bill et moi également. Bill plus vite que moi d'ailleurs. Je crois qu'il ne veut pas laisser notre fille seule avec cet homme. Il a pourtant l'air très gentil ! Le pédiatromage se met alors à défaire le pyjama de Lucy. Oui, je l'avais changée en la couchant et je n'ai pas pris le temps de lui mettre une robe avant de partir. Et il l'ausculte. Il prend sa température, regarde sa gorge et ses oreilles. Puis il l'écoute respirer et la rhabille.

« C'est une grippe ! » déclare t il « Je vais lui donner quelque chose pour faire baisser la fièvre et je vais vous faire une ordonnance. »

Il revient dans le bureau et me tend Lucy. Mais c'est Bill qui se met entre nous.

« Non Fleur, c'est la grippe ! pense au bébé ! » me dit il

« Quel bébé ? » demande Rowley

« Je suis enceinte… de deux mois… » répond je

« Oh ! alors attendez ! »

Il se lève et retourne derrière le paravent. Il revient immédiatement avec deux fioles dans les mains. Une orange et l'autre verte.

« Comme je suppose que vous n'allez pas attendre six jours qu'elle ne soit plus contagieuse, je vais lui donner une potion pour qu'elle ne le soit plus dès maintenant. Il diminuera un peu l'effet de la potion contre la fièvre mais pas énormément. » explique t il

Il nous désigne la potion orange.

« Il suffit juste que vous en mettiez dans son biberon. Que se soit un biberon d'eau, de lait ou de jus de fruit… attendez deux heures après la potion contre la fièvre pour la lui donner. » Précise t il « C'est la même chose pour la potion contre la fièvre… dans le biberon ! attendez… »

Il se lève de nouveau et revient avec un biberon et une petite bouteille en verre qui contient du jus de fruit. Il y met la potion verte, celle contre la fièvre et la mélange avec un peu de jus de fruit. Il tend le tout à Bill qui le fait boire à Lucy. Elle boit le contenu du biberon difficilement mais le termine bien vite. Il n'y avait presque rien dedans. Et elle commence à se calmer un peu. Je soupire, soulagée. Je n'en pouvais plus de l'entendre pleurer comme ça… ça me brisait le cœur… mon petit ange qui souffre…

Il nous donne l'autre potion et nous fait l'ordonnance. Je lui demande s'il peut y mettre plusieurs flacon de cette potion contre la fièvre, juste au cas ou… puis il nous salut et nous partons. Ginny nous accompagne. C'est elle qui porte Lucy. Elle s'est arrêtée de pleurer mais elle est encore secouée de violents sanglots. Nous transplanons à la maison et Ginny repart après avoir déposé Lucy dans son lit. Elle s'est endormie, épuisée d'avoir tant pleurée mais aussi par sa fièvre et par cette vilaine grippe. La grippe ! C'est insensé ! Où a-t-elle bien pu attraper la grippe ?!

Je soupire en me laissant enfin tomber dans le canapé, dans les bras de Bill. Je cale ma tête dans les creux de son cou et il passe ses bras autour de ma taille pour mettre ses mains sur mon ventre. Je souris. C'était pareil pour Lucy. C'est comme si ce ventre le fascinait !

« Je n'aime pas ce type ! » dit il alors « Ce docteur Rowley ! »

« Pourquoi ça ? moi je le trouve très bien ! je me demande même si on ne devrait pas changer de pédiatromage et le prendre lui… » répond je

« Certainement pas non ! » déclare Bill sur un ton sans réplique

« Pourquoi ? »

« Ne me dis pas que tu n'as rien remarqué ! t'as vu comme il regarde Ginny ? ce mec est un pervers ! »

Je soupire violemment. Un pervers ! Il ne manquait plus que ça !

« Non mais vraiment ! cet homme n'a rien d'un pervers Bill ! tu ne l'aimes pas juste parce que tu as l'impression qu'il drague Ginny ! »

« Oui et alors ? ce mec n'a pas le droit de draguer ma petite sœur ! il est plus vieux que moi ! elle n'a que 18 ans ! il pourrait être son père ! » s'écrit il

« N'abuse pas Bill ! il n'a pas l'âge d'être son père ! tu exagères ! »

« Oui et bien c'est du pareil au même tout ça ! il drague ma petite sœur ! » répète t il en accentuant sur ''petite sœur''

« Chéri, tu sais que ta sœur se mariera un jour et qu'elle aura des enfants ! qu'est ce que tu feras hein ? tu passeras sont mari à tabac ? et puis, je croyais qu'elle était folle amoureuse de Harry depuis des années ! » dis je

« Mais Harry c'est pas pareil ! j'aime beaucoup Harry ! et c'est lui qui épousera Ginny et lui fera des enfants ! mais… »

« Alors tu n'as rien à craindre du docteur Rowley ! »

« Mais je… »

« Stop ! Bill ça suffit ! tu t'enfonces chéri ! » le coupe je

Il se met à grogner et je me retourne en riant pour l'embrasser.

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Nous sommes le 24 décembre. Il est presque 1 heure du matin et je suis épuisée ! Nous sommes chez papa. Les derniers invités viennent de partir. Cette année, étant donné qu'il n'y a plus de Samantha, nous n'avons pas eu à supporter sa famille. Et papa a pu inviter tous les membres de la famille de maman. Certaines personnes que je n'avais vues depuis des années ! Ils ont tous beaucoup aimés Bill, même si ils ont étaient très surpris par son apparence au premier regard. Evidemment, ils pensaient tous que j'épouserais un homme très beau et très riche. Mais ils ne s'en sont pas formalisés bien longtemps. Et ils ont tous étaient fous de Lucy. Ma pauvre chérie qui était encore un peu fatiguée de sa grippe ne savait plus où donner de la tête. Toutes ces personnes qu'elle ne connaissait pas, tous ces visages inconnus… elle n'a pas voulu quitter mes bras de toute la soirée. Et tout ce que tout le monde a appris avant même que j'ai fini de leur dire bonjour, c'est l'arrivée de notre bébé. Grand-mère Giovanna et Gabrielle se sont pressées de faire une annonce officielle dès qu'elles ont étaient sûres que tous les invités étaient arrivés. Ils ont une nouvelle fois étaient surpris mais très heureux pour Bill et moi. La soirée s'est très bien passée. Le dîné était délicieux et même Lucy qui n'avait pas trop d'appétit ces derniers jours (toujours à cause de cette fichu grippe qui est maintenant guérie) a mangé de tout et même plusieurs fois, pour le plus grand plaisir de mes grands-mères qui ne se lassent pas de la voire manger, marcher ou de l'entendre parler. Nous remontons le couloir qui mène aux chambres. Bill porte contre lui Lucy qui s'est endormie sur le canapé plus tôt dans la soirée et Gabrielle nous suit. Nous arrivons bientôt devant la chambre où dort ma fille. Je me tourne vers mon homme et j'embrasse mon bébé, tout doucement pour ne pas la réveiller. Gabrielle s'approche et en fait de même puis Bill entre dans la chambre. Je me tourne vers ma sœur.

« Ta valise est prête chérie ? » demande je

« Bien sûr ! depuis presque une semaine ! » sourit elle

« Tant mieux… n'oublie pas que nous serons là le matin du 26 pour le déjeuné »

« Je serais prête, ne t'en fais pas ! vous n'aurez pas à m'attendre ! je regrette seulement de ne pas rester plus longtemps… » répond elle

Je soupire. Elle ne restera pas avec nous jusqu'à la fin de ses vacances. Elle ne restera que quatre jours. C'est dommage mais je veux lui faire prendre le moins de risques possible. Et qui sait ce qu'il peut se passer en quelques jours. Mais c'est toujours mieux que rien. Au moins, je la verrais un peu cette année et c'est déjà ça. Bill ressort de la chambre de Lucy et embrasse Gabrielle. Je l'imita et nous regagnions chacun notre chambre. Il faut que nous soyons au Terrier pour le déjeuné demain matin.

Il est 14 heures. Nous avons tous déjeuné et nous sommes maintenant confortablement installés au salon. Lucy vient de s'endormir dans les bras de Fred qui la garde tout contre lui.

Et, avec nous, il y a Harry et Ron. Ils sont arrivés hier soir. Molly est tout simplement aux anges de les avoir ici. Hermione, elle, arrivera demain matin. Elle a préféré passer la journée avec ses parents. Je peux la comprendre. Ronald est complètement fou de ma fille. Il ne l'avait jamais vue avant. Harry non plus d'ailleurs. Mais ils l'ont tout les deus adorée ! Comment ne pas adorer ma fille me direz vous ! Je suis confortablement installée dans les bras de Bill et je regarde Ginny en face de moi. Elle dévore Harry des yeux. Mais dès que celui-ci la regarde, c'est elle qui détourne le regard. Mais il est loin d'être idiot. Il l'a sans aucun doute remarquée. Je vois à l'expression du visage de ma belle sœur qu'elle meurt d'envie d'aller se mettre dans ses bras, d'être un peu avec lui. Ça se voit comme le nez au milieu de la figure ! Mais Harry est… distant. Bill et Charly lui ont posés plusieurs questions sur leur fameuse mission et sur ce qu'ils comptaient faire une fois qu'ils repartiraient d'ici. Mais ni Harry ni Ron ne leur ont répondu. Ils disent que nous n'avons pas besoin de savoir, qu'ils ne feront rien d'inconscient et qu'ils feront attention. C'est étrange mais j'ai du mal à les croire. Quelque chose me dit qu'ils ne feront pas tellement attention et qu'ils feront quand même quelque chose d'inconscient. C'set d'ailleurs ce que leur dit Molly à ce moment même. Mais ils soutiennent le contraire. Et comme à chaque fois, ils vont très vite changer de conversation.

« Alors… est ce que vous savez si c'est une fille ou un garçon ? » nous demande Ron en parlant du bébé.

C'est bien ce que je disais. Il change de conversation.

« Non, on sait pas encore ! » répond Bill

« Je ne suis enceinte que de deux moi tu sais… encore un peu de patience ! » termine je

« Oh… et vous savez quand il est prévu que le bébé naisse ? » demande une nouvelle fois Ron

« D'après la gynécomage, il sera là pour la mi-juillet… » répond Bill

Je voix Ron hocher la tête.

Et la conversation continue. D'abord sur ma nouvelle grossesse puis c'est Molly qui nous raconte comment se sont passés ses différentes grossesses à elle. Et la journée passe tranquillement, sous le signe de la bonne humeur. Tout le monde est là aujourd'hui. La famille Weasley au complet, ou presque. Et je sais que ça fait beaucoup de bien à Molly. elle souffre beaucoup de savoir son plus jeune fils à l'aventure sans savoir précisément où il se trouve, si il est blessé, si il est en danger, se qu'il fait à tout moment, se qu'il compte faire l'heure suivante… et surtout, quand il compte revenir et pour combien de temps.

Il est 23h30 lorsque Bill décide qu'il est temps que nous partions. Nous rassemblons les différents et nombreux cadeaux de Lucy et puis nous embrassons tout le monde en promettant aux jumeaux de venir les voir avec Gabrielle. Et nous partons par la cheminée. Lucy dort une nouvelle fois profondément. Elle s'est réveillée vers 15 heures cet après midi et les jumeaux ont entrepris de lui faire découvrir de nombreux jeux. Ils l'ont épuisée ma pauvre chérie. Elle est tombée comme une masse dans sa petite assiette. Je monte la mettre au lit pendant que Bill cherche de la place pour mettre ses nouveaux jouets. Elle a été une nouvelle fois très gâtée ! Trop gâtée peut être. Même Harry, Ron et Hermione avaient pensés à elle et lui avaient acheté quelque chose. Une très jolie poupée. Encore une poupée ! Elle en a à ne plus savoir qu'en faire !

Bill me rejoint pour embrasser notre fille et nous allons nous coucher. C'était vraiment une très bonne journée. Une journée comme nous n'en avons pas eu depuis bien longtemps avec toute cette guerre et cette violence.

Et avec un peu de chance, ça va durer… un peu…


à suivre...