Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

Merci, merci énormément pour vos reviews, elles me font très plaisir et me motivent !!!!

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Bonne lecture !!!

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Chapitre 36 : Folie ?

Edward et Carlisle étaient restés un long moment blottis l'un contre l'autre, se moquant de la neige qui recouvrait leurs corps toujours nus. Depuis qu'il avait joui sous les caresses de son amant, Edward n'avait pas ouvert les yeux et faisait tout son possible pour rester concentrer sur l'esprit de son compagnon. Carlisle se redressa quelque peu pour chercher le chemin de ses lèvres, le Prince répondit avec fougue à son baiser. Tout en poussant un soupir de regret, le médecin se releva et lui tendit une main pour qu'il le suive. A son tour, il se leva. Ils époussetèrent leurs vêtements avant de se rhabiller. Une nouvelle fois, ils s'embrassèrent.

« -Veux-tu aller chasser ? Proposa Carlisle tout en enfouissant sa tête dans son cou.

-Oui, pourquoi pas, souffla Edward en fermant les yeux sous ses caresses.

-On va y aller, murmura le médecin en mordillant le lobe de son oreille.

-Je… Je ne pense pas que si tu continues… si tu continues, nous ne chasserons pas.

-Juste quelques baisers, gémit Carlisle en le plaquant contre son corps.

Edward pencha la tête pour faciliter l'accès à sa gorge à Carlisle, ce dernier laissa ses mains glisser le long de son dos avant de prendre fermement en croupe ses fesses pour le plaquer contre lui. Leur baiser étouffa le grognement qu'ils laissèrent tout deux échapper.

-Ce ne sont pas que quelques baisers, chuchota l'Héritier alors que son amant amorçait un mouvement du bassin.

-Tu as quelque chose contre ? Demanda Carlisle en glissant une main dans son pantalon pour s'emparer de son membre fièrement dressé.

Edward ne put retenir un feulement et il n'ignora pas le regard triomphant de son compagnon qui s'empressa de renouveler sa caresse.

-Toujours quelque chose à dire ? Interrogea malicieusement le blond.

-Non, je pensais… Je pensais que tu… tu voudrais rentrer …, avoua le Prince entre ses gémissements.

-Non, tu m'as trop manqué, confessa Carlisle, j'ai besoin de ma dose d'Edward. »

Le jeune vampire ne put retenir un sourire avant de fondre sur le torse de son amant qu'il venait de dénuder. A son tour, Carlisle feula quand il mordilla l'un de ses mamelons. Son amant resserra son emprise autour de son sexe, Edward rugit quand il vit le blond s'agenouiller face à lui. Une langue douce lécha son membre palpitant, le Prince enfonça ses doigts dans l'arbre contre lequel il était appuyé. Carlisle mordilla son gland, il lâcha l'écorce de l'arbre pour agripper les cheveux de son amant guidant ses mouvements sur son sexe. Le médecin continua à s'activer sur son membre, le prenant toujours plus en bouche, l'aspirant, le mordillant, le léchant. Edward ne retenait plus ses gémissements, ses hanches venaient à la rencontre de cette bouche qui lui prodiguait un plaisir sans fin.

Edward sentait qu'il n'allait pas tarder à atteindre ses limites. Difficilement, il lâcha les cheveux des Carlisle pour poser ses mains sur ses épaules et le forcer à se relever. Il insista, son compagnon ne paraissant pas vouloir arrêter. Une fois qu'il fut enfin à sa hauteur, Edward l'embrassa avec passion pendant que ses mains défaisaient son pantalon et baissait en même temps son boxer. Il effleura son membre dressé et Carlisle gémit.

L'Héritier afficha un sourire mutin avant de se retourner et de cambrer son postérieur, frottant ses fesses contre le membre turgescent de Carlisle. Son amant grogna avant de poser ses mains sur ses hanches. Il le pénétra. Tout deux rugirent de plaisir quand ils ne firent enfin plus qu'un. Son compagnon commença à se mouvoir en lui, frappant plusieurs fois sa prostate, lui arrachant des cris de plus en plus forts. Carlisle laissait échapper des râles de plaisir tout aussi bruyants. Une des mains du blond glissa jusqu'à son membre qu'il caressa. Il ne leur fallut pas longtemps pour qu'ils atteignent les sommets du plaisir. Edward sentit sa jouissance se décupler quand Carlisle se répandit en lui. Ses doigts s'enfoncèrent dans l'arbre qui se brisa.

Ils restèrent plusieurs minutes étroitement enlacés avant que Carlisle ne se retire. Tendrement, son compagnon le rhabilla tout en déposant de multiples baisers sur son corps. Puis, ils se prirent par la main et s'enfoncèrent dans les bois à la recherche de leur repas. Ils se séparèrent quand chacun d'eux repéra sa proie. Edward observa pendant quelques seconds l'ours qu'il avait repéré. L'animal était sur ses gardes, il avait senti sa présence. Plus vif que l'éclair, il plongea sur sa proie qui émit une plainte de surprise et de douleur quant il lui sauta dessus. L'Héritier s'accrocha au dos de l'ours et réussit rapidement à briser ses cervicales. L'animal tomba lourdement sur le sol et Edward enfonça ses dents dans son cou.

Alors qu'il repoussait la carcasse exsangue, Carlisle le rejoignit. Ils s'enlacèrent avant de reprendre le chemin des demeures du Clan Denali. Edward se blottissait contre son amant, heureux d'avoir pu profiter de son compagnon, heureux d'avoir apparemment trouvé la paix. Ils entrèrent dans la maison de Carmen et d'Eléazar. Carlisle ne trouva que les Volturi en compagnie de leurs hôtes qui leur expliquèrent que le reste de leur famille était partie chasser. Edward sentit sa gorge se serrer quand il effleura l'esprit de Carmen qui était encore toute chamboulée par ce qui s'était passé dans son pays. Le Prince s'excusa et gagna sa chambre. Il sentit que Carlisle hésitait à le rejoindre, il lui fit signe de rester avec les autres, il avait besoin d'être seul.

Edward s'installa sur son lit, il s'allongea et ferma les yeux. Il se concentra sur les alentours, cherchant le moindre signe de la présence d'Arès, la moindre menace. Il fut satisfait quand il parvint à le localiser en Italie, il était toujours à Volterra. Le jeune vampire se demanda pendant un instant comment il allait faire pour le vaincre. Il ne souhaitait pas mettre les siens en danger, mais il savait que cette fois, ils ne le laisseraient pas partir seul au combat. Il devait donc trouver un moyen de les protéger en détruisant rapidement Arès.

Le Prince savait qu'il était capable de le faire, il l'avait déjà emprisonné dans les geôles de Volterra, mais à ce moment-là, il n'était pas lui-même. Et même s'il acceptait de redevenir ce monstre froid et dénué de sentiments, il risquait d'être une plus grande menace qu'Arès. Il ne savait pas quoi faire et s'il en croyait les conversations qui lui parvenaient du rez-de-chaussée, il n'était pas le seul à se sentir impuissant. Ses pères ne cessaient de se disputer sans pour autant trouver une solution. Eléazar essayait de les calmer et de les raisonner. Carlisle, lui se taisait, il était surtout inquiet pour son compagnon, craignant de le perdre une nouvelle fois. Quant à Carmen, toutes ses pensées étaient encore tournées vers l'Espagne. Son cœur se serra quand il se remémora le nombre d'humains qui avaient péri dans d'atroces souffrances.

Edward soupira et se leva, bien décidé à rejoindre les autres pour ne pas se laisser envahir par des pensées morbides. Avant qu'il ne pose les pieds sur le sol de sa chambre, il se figea. Ils étaient tous là. Ils se tenaient tous devant lui, leurs vêtements dégoulinant d'eau et de boue, leurs peaux blafardes. Il recula face à leurs regards accusateurs. Le jeune vampire s'obligea à respirer calmement, il ferma les yeux et fit son possible pour se détendre, ils allaient partir, il fallait qu'ils partent ! Il rouvrit les yeux, il était seul. Etait-il en train de devenir fou ? Poussant un soupir de soulagement, il descendit du lit et se dirigea vers la porte. Il ouvrit cette dernière et retint au dernier moment un cri. Devant lui se tenait une femme d'âge moyen, son corps était tuméfié, sa peau était gorgée d'eau, mais le pire était le trou béant qu'offrait sa poitrine. Edward recula sous l'horreur de la scène. Il referma violemment la porte pour se soustraire à ce cauchemar. Alors qu'il n'avait fait qu'un pas, elle était de nouveau face à lui. Il eut l'impression de sentir son souffle froid sur sa peau, il frissonna. Il lui sembla percevoir l'humidité de sa peau quand le doigt accusateur de la femme frôla son torse.

-Ne détourne pas les yeux, contemple ton œuvre car tu es le seul et l'unique responsable ! Regarde quelle mort atroce j'ai eu à cause de toi !

Edward tituba. Son dos heurta la porte de la chambre. Il allait se répandre en excuses quand il sentit quelqu'un pousser la porte. Il paniqua. Que devait-il faire ? Autoriser quelqu'un à entrer ou rester avec ses propres démons ? Tout en tentant de se composer un visage neutre, il s'écarta de la porte qu'il bloquait et laissa entrer Carlisle.

« -Tout va bien ? Demanda ce dernier en l'observant avec attention.

-Oui, répondit Edward qui jugea sa voix trop faible.

-Tu es sûr ? Insista son compagnon.

-Je t'assure que je vais bien, répéta l'Héritier heureux d'avoir trouvé le bon ton. Pourquoi dis-tu ça ?

-J'ai entendu la porte claquer et je me suis inquiété.

-Il n'y a pas de raison, je vais bien, j'allais vous rejoindre.

-Menteur ! Menteur ! Dis-lui la vérité ! Dis-lui comment tu nous as lâchement abandonné ! Meurtrier !

Edward tressaillit devant les accusations de la fillette qui lui était déjà apparue, elle semblait si jeune.

-Edward ? Mon ange ?

-Comment ose-t-il te comparer à un ange ? ! S'écria un homme dont le corps semblait avoir été broyé. Toi un ange ?! Tu es pire que le Diable !

-Ca va, murmura le Prince en repoussant la main de Carlisle.

-Pardonne-moi, mais tu n'as pas l'air bien.

-Je te dis que ça va ! Rugit Edward avant de s'en vouloir. Pardon, pardonne-moi, je n'aurais pas dû élever la voix.

-Tu lui demandes pardon à lui ? Et nous ? Que feras-tu pour te faire pardonner de nous ? De tous ceux que tu as lâchement abandonnés ! Cracha la femme avec le trou dans la poitrine.

-Edward, appela Carlisle en le secouant, Edward, que regardes-tu ?

-Quoi ?

-Que regardais-tu à l'instant ?

-Rien.

-Ne me mens pas ! Edward…

-Il faut que je sorte, Carlisle, et tout va bien, je t'assure… Euh, allons rejoindre les autres. »

Edward contourna le corps de son amant qui ne paraissait pas croire ses propos, mais pour le moment il s'en moquait, il n'avait qu'une envie, quitter au plus vite cette chambre. Il descendit rapidement au salon. Les conversations cessèrent à son entrée et tous l'observaient d'un œil inquiet, bien entendu, avec leur maudite ouïe, tous les vampires présents avaient entendu sa conversation avec Carlisle ! Avant que quiconque ne lui pose une question, il leur lança un regard peu amène, les décourageant ainsi de lui parler. Il se laissa tomber dans un fauteuil et se perdit dans la contemplation des flammes de la cheminée.

Le Prince ne bougea pas quand Carlisle entra à son tour dans le salon, par contre, il sentit son regard peser sur lui pendant un moment avant que son compagnon ne se décide à venir s'asseoir sur l'accoudoir de son fauteuil. Carlisle passa un bras autour de ses épaules. Edward ferma les yeux et appuya sa tête contre son torse.

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Carlisle était inquiet. Edward avait un comportement étrange depuis quelques heures. Il avait tenté de lui parler, mais son ange n'avait rien voulu entendre. Il baissa le regard vers le jeune vampire blottit dans ses bras, il ne put résister à l'envie de déposer un baiser sur son front. Que pouvait-il donc se passer ? Pourquoi Edward refusait-il de lui en parler ? Lorsqu'il était rentré dans leur chambre, il avait vu le regard de son ange, il était terrifié. Edward n'avait jamais eu cette lueur de peur, pas même quand il était parti affronter Arès alors qu'il savait qu'il avait peu de chance d'en revenir. Edward avait-il eu une vision qu'il refusait de partager avec lui ? Peut-être. Ou peut-être qu'Arès les avait retrouvé ? Ou que même à distance, ce monstre continuait de blesser son compagnon ? Carlisle devenait dingue de ne pas savoir ce qui effrayait autant sa moitié, il aurait tant aimé être en mesure de le protéger ! Il raffermit son emprise autour des épaules de son ange, le gardant précieusement blottit contre lui.

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Edward tenta de tout oublier dans les bras protecteurs de Carlisle, mais il n'y parvint pas. Les paroles, les visages de ses victimes ne cessaient de défiler devant ses yeux, l'accablant toujours plus. Il aurait aimé pouvoir s'enfuir, courir loin de tout ça, de toute cette souffrance.

-Combien vas-tu laisser périr d'humains avant d'arrêter ce monstre ?

Le Prince avait les yeux fermés, pourtant, il pouvait voir cet homme à la jambe brisée l'accuser, lui rappeler sa faute.

-Les humains ne sont donc que de vulgaires pions à tes yeux, railla une femme dont le bras formait un angle étrange, nous ne sommes rien pour toi !

« -C'est faux ! S'écria Edward en bondissant hors de son fauteuil.

-Qu'est-ce qui est faux ? Demanda Aro.

Edward se tourna et remarqua à cet instant que tous les vampires le regardaient avec un mélange de surprise et d'anxiété.

-Je… pardon, s'excusa Edward, j'étais perdu dans mes pensées.

-Vraiment ? Insista Caïus qui ne le lâchait pas du regard.

-Oui, puisque je te dis que…

-Tu as l'air bouleversé, mon fils, le coupa Marcus en le se levant pour le prendre dans ses bras.

-Je vais bien, assura Edward en insistant bien sur chaque mots. Je…

L'Héritier se tut. Une sensation désagréablement familière l'étreignit. Un froid glacial se répandit dans son être.

-Edward ? L'appela Carlisle de plus en plus inquiet.

-Chut !

-Qu'y a-t-il ? S'enquit Caïus en remarquant ses traits crispés.

-Arès…

-Quoi ?! Paniqua Marcus. Il nous a retrouvés ?

-Non, répondit Edward d'un ton soulagé, mais il cherche à entrer en contact avec moi.

-Que veut-il ? Demanda Caïus.

-Discuter.

-Ce n'est pas une bonne idée ! Lâcha aussitôt Carlisle.

-Penses-tu pouvoir lui parler sans qu'il ne te localise ? Interrogea Caïus en ignorant l'intervention du médecin.

-Oui.

-Je suis d'accord avec Carlisle, protesta Aro, ce n'est pas une bonne idée ! On a aucune idée de ce qu'il veut et peut-être pourra-t-il t'atteindre !

-Je ne vois qu'un seul objectif à cet entretien, argumenta Carlisle, te faire du mal ! Je ne pense pas qu'il veuille traiter avec toi, ce conflit ne se réglera pas pacifiquement !

Edward observa pendant un long moment son compagnon, tout dans son être le suppliait de ne pas accepter ce contact. Lentement, le Prince acquiesça. Même si les arguments de Carlisle n'étaient pas négligeables, il ne voulait surtout pas qu'Arès sente à quel point les derniers évènements l'avaient marqué autant d'un point de vue psychologique que de ses dons. Il n'osait imaginer ce qu'il ferait s'il l'apprenait, il tuerait sûrement d'autres humains…

-Parce que tu te soucis maintenant de nous ?! Cracha d'un ton haineux un des hommes qui lui était déjà apparu. A cause de toi, toute ma famille est morte ! Mon fils n'avait que 2 ans ! Assassin !

-Merci, murmura Carlisle à son oreille et en le prenant dans ses bras, je suis sûr que tu as eu raison de ne pas accepter ce contact.

-Oh, ça suffit ! Rugit Emmett en entrant dans le salon et en se cachant les yeux sous sa main. Prenez-vous une chambre !

-La ferme ! Gronda Rosalie en donnant une claque sur l'arrière du crâne.

-Que veux-tu dire ? Demanda Edward en regardant le grand brun.

-Vous étiez pas très discrets tout à l'heure dans la forêt, ricana Emmett alors que Rose le frappait à nouveau.

Edward aurait rougi s'il avait pu et il sentit son amant dissimuler son visage dans son cou.

-Tu ne nous as pas entendus ou tout du moins perçus ? Interrogea Jasper en fronçant les sourcils.

-Il était trop occupé pour ça, railla Emmett qui se prit une nouvelle claque.

-Où est Alice ? Questionna Carlisle pour tenter de changer de conversation.

-Elle a croisé Kate et Irina, répondit Rosalie, elles sont allées récupérer du sang pour les non-végétariens.

-Bon, c'est pas que je m'ennuie, mais personne ne voudrait venir s'amuser dans la neige ? Proposa Emmett d'un ton joueur.

-Crois-tu vraiment que c'est le moment de s'amuser, remarqua Caïus d'un ton cinglant, Arès nous…

-C'est une bonne idée ! Coupa Jasper en ignorant le regard furieux du Volturi. Edward, tu viens.

-Non, je …

-Ce n'était pas une proposition, précisa Jazz, tu vas t'entraîner avec nous.

-Euh, j'avais proposé de s'amuser, râla Emmett, pas de nous prendre une raclée !

-Allons-y ! Déclara Jasper en entraînant de force les deux autres vampires. »

Edward le suivit de mauvaise grâce. Jasper semblait se douter de quelque chose et la manière dont il l'isolait du reste du groupe le laissait penser qu'il allait avoir droit à un interrogatoire en bonne et due forme ! Il pensait savoir ce qui avait mis la puce à l'oreille de Jasper : le fait qu'il n'ait pas remarqué leur présence dans la forêt alors qu'ils passaient suffisamment près pour entendre leurs ébats. Edward avait lui aussi remarqué que depuis quelques heures il se sentait étrangement faible et que ses pouvoirs lui jouaient des tours.

Le premier don qu'il avait eu était celui de lire les pensées des gens, il avait cru devenir dingue au début car il ne contrôlait rien du tout. Avec horreur, il s'était rendu compte que depuis leur retour de la forêt, il ne le contrôlait plus du tout. De la même manière, il avait essayé d'influencer les autres pour qu'ils le laissent parler à Arès, mais il n'y était pas parvenu. Et enfin, son bouclier n'avait pas fonctionné quand Jasper avait laissé son propre don agir sur lui pour l'entraîner à l'extérieur.

Une fois dehors, ils se postèrent à quelques mètres de distance. Emmett fut le premier à se jeter sur lui, sans aucune technique, sans aucun plan, comptant simplement sur sa force hors du commun, même pour un vampire. Sans mal, Edward réussit à envoyer valdinguer le vampire contre un sapin qui se brisa recouvrant Emmett de neige. Le vampire sourit en voyant le regard rageur de son frère qui ôtait la neige de ses vêtements et de ses cheveux. Alors qu'il allait l'aider, il sentit Jasper se déplacer sur sa droite, il évita de justesse l'attaque du blond qui était bien plus dangereux que le grand brun. Ils se battirent pendant quelques minutes, chacun de leurs bras, chacune de leurs jambes bloquant l'attaque de l'autre. Soudain, Edward perçut une faille dans la défense de son ami, il s'y engouffra, donnant un coup de pied dans le ventre de Jasper qui s'écroula à plusieurs mètres de lui.

Edward se mit en position de défense, attendant la prochaine attaque. Jasper se releva et lui sourit. Emmett était déjà en train de calculer comment l'atteindre, mais Jazz le stoppa arguant que c'était à lui d'attaquer. Il hésita, lequel devait-il attaquer en premier ? Alors qu'il avait jeté son dévolu sur Jasper, jugeant qu'il était le plus menaçant, il s'élança.

-Assassin !

Le Prince manqua sa cible, déconcentré par la voix qui avait résonné dans sa tête. Jasper était prêt à sauter sur son dos, mais il l'évita à temps et emprisonna son frère dans une étreinte qui aurait pu être mortelle s'il l'avait souhaité.

-Meurtrier ! Assassin !

L'Héritier desserra son emprise sur le corps de Jasper qui avait pris pendant quelques secondes l'apparence de la femme avec le trou dans la poitrine. Jazz se libéra et tout en ricanant, il le frappa le faisant glisser sur plusieurs mètres. Edward se leva et se figea. Il ne voyait plus Emmett et Jasper, il voyait deux de ses victimes. Comment pourrait-il les attaquer ?

-Tu n'as pas hésité à nous laisser mourir ! Pourquoi hésiterais-tu à nous frapper ?! Meurtrier !

Edward ne pouvait plus bouger, il ne savait plus quoi faire. Soudain, sans qu'il ne le veuille, il sentit une douce chaleur étreindre son corps. Son visage se détendit, ses yeux se mirent à briller, il allait esquisser un sourire quand il se rendit compte que Jasper l'observait avec attention, notant le moindre changement physique. Edward fit son possible pour se protéger de son don et reprendre un visage stoïque, mais il eut du mal et Jasper le remarqua. Le Prince allait demander à son ami de le laisser tranquille, quand il vit celui-ci ouvrir la bouche, une expression d'effroi peinte sur son visage. Edward n'eut pas le temps de réagir. Son corps fut violemment propulsé contre la porte d'entrée de la demeure de Carmen et d'Eléazar qui se brisa sous l'impact. Edward atterrit violemment sur le plancher dont les lattes de bois se brisèrent sur son passage. Alors qu'il allait se relever, il était déjà entouré par tous ceux qui étaient restés à l'intérieur. Carlisle lui tendit la main, mais d'un geste rageur, il la repoussa et se releva seul.

« -Waouh ! J'y crois pas ! S'exclama Emmett heureux. J'ai réussi à te percuter !

-Ce n'est pas drôle Emmett, le gronda Carlisle, tu as détruit la porte d'entrée !

-Pardon, Carmen, pardon, Eléazar, s'excusa Emmett en prenant aussitôt une mine penaude.

-Ce n'est pas grave, assura Carmen en le réconfortant d'un sourire.

-Il t'a touché, s'étonna Caïus, comment a-t-il pu te toucher ? !

-Ce n'est pas la seule chose étrange, annonça Jasper, il…

Edward rugit et fusilla le blond du regard, ce dernier ne baissa pas les yeux.

-Ce n'est pas contre toi, s'empressa d'ajouter Jazz, mais ils doivent savoir, ils…

-La ferme ! Rugit Edward en se dirigeant vers la sortie.

-Où vas-tu ? Le stoppa Jasper en lui barrant le passage.

-Dégage de mon chemin ou je te grille sur place ! Menaça Edward dans un grognement.

-Parce que tu en serais capable ? Répliqua le blond. »

Edward ferma les yeux, la seconde suivante, le corps de son ami volait dans les airs pour atterrir lourdement sur le toit d'une voiture dans laquelle il s'encastra sous le coup de l'impact. Le Prince en profita pour s'enfuir dans les bois, ignorant les cris de Carlisle qui le suppliait de rester. Il entendit ses pas, ainsi que ceux de ses pères qui se lançaient à sa poursuite, mais même sans ses pouvoirs, il était le plus rapide.

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Carlisle ne comprenait pas ce qui se passait. Accompagné des Volturi, il avait poursuivi Edward avant qu'ils ne renoncent, il était trop rapide. Ils étaient vite revenus auprès des autres. Emmett aidait Jasper à se désencastrer de dans la voiture. Alice et les filles Denali les avaient rejoints. Les gardes des Volturi ne tardèrent pas à se joindre à eux, alertés par le bruit et les cris.

« -Que s'est-il passé ? Demanda Carlisle à son fils.

-Il perd ses pouvoirs, révéla Jasper en observant son père, je ne sais pas pourquoi, il est en train de régresser.

-Quoi ?! S'écria Aro.

-Mais… Mais comment est-ce possible ? Balbutia Marcus.

-Je l'ignore, avoua Jazz, mais il faut qu'on le retrouve, il y a autre chose qui ne va pas.

-Magnifique ! Que cache-t-il encore ? Maugréa Caïus.

-Je ne sais pas, mais j'ai réussi à le manipuler en lui insufflant des émotions, mais ce qui m'a frappé c'est qu'avant j'ai voulu percevoir son humeur, c'était le néant. Je n'ai rien ressenti, c'est la première fois que cela m'arrive !

-Mais quand son bouclier est activé, tu ne ressens rien, non ? Interrogea Alice.

-Si, mais tant que je ne souhaite pas le manipuler, je perçois ses émotions.

-Il faut le retrouver ! Déclara Aro.

-L'Alaska est vaste ! Railla Tanya.

-Démétri ! Appela Caïus. Retrouve-le et ramène-le !

-Bien, Maître.

-Je viens avec toi, annonça Jasper, je ne pense pas que nous ne soyons trop de deux.

-Je viens aussi, décida Carlisle, il sera peut-être plus coopératif avec moi. »

Carlisle rejoignit son fils et Démétri. Quelques secondes plus tard, ils s'enfonçaient à travers les bois, zigzagant entre les arbres à une vitesse hallucinante. Ils suivaient Démétri qui remontait la piste d'Edward grâce à l'odeur qu'avait laissé le jeune vampire.

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Edward avait stoppé sa course. Il n'en pouvait plus, il ne le supportait plus. Les voix accusatrices des morts ne cessaient de résonner dans sa tête. Il courrait pour tenter de distancer leurs regards accusateurs, mais il n'y parvenait pas. Soudain, ses jambes ne le portèrent plus. Il se laissa tomber à genoux dans la neige. Ils étaient tous là. Ils l'entouraient. Leurs yeux emplis de haine l'observaient, leurs doigts accusateurs le pointaient. Ils ne cessaient de lui répéter ce qu'il était.

-Assassin !

L'Héritier trembla. Il ne pouvait plus détacher son regard d'eux. Il ne voyait plus qu'eux, n'entendait plus que leurs voix accusatrices…

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Carlisle rejoignit Démétri et Jasper qui avaient stoppé leur course dans une petite clairière. Edward était agenouillé en son centre. Il fit un pas dans sa direction, mais Jasper le stoppa en posant une main sur son bras.

« -Il faut être prudent, murmura Jazz.

-Que se passe-t-il ? Questionna Démétri.

-Je ne ressens rien, c'est très dérangeant, c'est impossible… Impossible qu'il n'éprouve rien !

Carlisle tressaillit en entendant les propos de son fils. Lentement, il ôta la main de Jasper de sur son bras, il s'avança vers Edward. Il s'agenouilla face à son ange. Celui-ci ne le voyait pas. Il posa sa main sur son visage, espérant ainsi attirer son attention, mais Edward ne réagit pas.

-Edward ? Mon ange ?

Rien pas de réponse, l'angoisse s'accrut en lui.

-Mon amour ? Je t'en prie, Edward, parle-moi !

Carlisle posa ses deux mains de part et d'autre du visage de son compagnon, mais rien ne changea, ses traits étaient figés, son regard était vide. Le médecin se pencha, effleurant les lèvres de son amant qui ne réagit toujours pas.

-Il faut rentrer, déclara Démétri, si Edward est dans cet état, Arès risque de nous retrouver.

-Il a raison, acquiesça Jasper. »

Démétri s'approcha pour prendre Edward dans ses bras, mais Carlisle l'en dissuada d'un regard noir et d'un grognement. Tendrement, il prit son ange dans ses bras, priant pour pouvoir le retrouver rapidement. Démétri ouvrit la marche et Jasper restait en arrière, ils surveillaient les alentours, restant en alerte au cas où Arès les attaque…


J'espère que ce chapitre vous a plu !! Je ne sais pas quand je pourrais publier la suite, je vais avoir pas mal de travail avant de partir en vacances où je n'aurais pas de connexion internet… Donc la suite sera en ligne au plus tard le 3 janvier. Je vous souhaite à toutes et à tous ( ?) de bonnes vacances et de bonnes fêtes de fin d'années !!!!!!