Après la publication du dernier chapitre, j'ai reçu une review d'une personne qui me conseille d'avoir une bêta car, selon elle, je dénaturerais mon texte par le choix de mes temps et notamment, parce qu'un texte ne s'écrit pas au présent. Outre le fait que j'ai toujours été amusée par les gens qui assènent des vérités qui n'en sont pas, j'aimerais sérieusement avoir vos avis sur un débat récurrent, à savoir 'le présent ou le passé pour écrire un texte narratif'.
Contrairement aux classiques de la littérature et à une majorité d'écrivains, célèbres ou en herbe, je préfère utiliser le présent et le passé composé qui de mon point de vue, confèrent un dynamisme et une facilité de lecture que n'offrent pas les temps du passé. Ainsi, le présent invite le lecteur car l'action se déroule à l'instant t, tandis que le passé met une distance entre lui et le déroulement puisqu'il renvoie à une action précisément déjà passée. En attente de vos commentaires !
Chapitre 38 : Les ténèbres frappent
Les trois groupes de dix hommes chacun apparaissent aux points d'atterrissage prévus, à proximité du périmètre des protections entourant leur cible. La nuit est calme et sans nuage, mais imprégnée d'un froid vif qui va jusqu'à traverser leurs épais manteaux noirs à capuche. Malgré l'heure tardive, la fenêtre de ce qui semble être la cuisine est encore éclairée, ce qui prouve qu'elle est habitée.
Les lèvres du leader se tordent en un ricanement joyeux. Les informateurs de leur seigneur ont donc correctement espionné. Les traîtres à leur sang rouquins sont rentrés à la maison.
Il lève la main pour donner le signal de départ. Un seul ordre et les protections sont démantelées, un sort anti-transplanage lancé et la cheminette bloquée. Après tout, ce n'est pas une demeure ancestrale, et rien ne peut les empêcher de faire ce qu'ils veulent. Les traîtres à leur sang auraient mieux fait de ne pas confier leur sécurité à cette cabane pathétique. En même temps, ce n'est pas comme s'ils pouvaient se permettre mieux.
Un autre signal et les mangemorts commencent à avancer rapidement et furtivement, utilisant leur entourage pour masquer leur progression, et finissent par encercler la maison de toutes parts. Ces hommes connaissent leur boulot, contrairement aux morveux maladroits qui ont été récemment recrutés. Rodolphus secoue la tête : ce n'est ni le lieu, ni le moment de penser à ça. Il a une mission à exécuter, une sacrément agréable en plus. Il sourit sous le masque et envoie un sort d'explosion qui fait sortir la porte de ses gonds. Il entend la porte arrière se fracasser et fait signe à ses hommes d'entrer, avant de les suivre.
Le premier et le deuxième groupe se déplacent d'un mouvement fluide jusqu'à l'escalier, puis se séparent aux différents étages pour aller vérifier les chambres, pendant que le groupe venant de l'arrière de la maison inspecte le rez-de-chaussée. Debout dans l'entrée en train d'attendre, Rodolphus n'entend aucun signe de combat, ce qu'il trouve vraiment étrange.
- « Rodolphus », Rabastan apparaît à la balustrade en criant dans sa direction. « Il n'y a personne ici. Cette putain de maison est vide ! »
Aucun n'a le temps de considérer ce que ça peut bien vouloir dire, vu que les murs viennent de s'abattre brutalement, provoquant l'effondrement total de la maison sur eux, comme si la magie qui maintenait tout l'ensemble avait été retirée.
- « Queudver ! »
- « O..Oui, mon seigneur ? »
- « Va chez les Weasley et trouve pourquoi Rodolphus est si long. »
- « Oui, mon seigneur. »
Une heure est passée depuis qu'il a envoyé ce ver pathétique chercher des informations et il n'est toujours pas revenu. Ni Rodolphus, ni ses hommes. Le seigneur des ténèbres Voldemort commence à sérieusement s'inquiéter.
Il se lève de son trône et se dirige vers l'armoire contenant ses potions personnelles. Il se dégoûte d'être dépendant de ces choses pour améliorer sa concentration, mais il est toujours en train de récupérer du contrecoup magique de la connexion brisée entre son esprit et celui de Potter.
Il ingère la potion et attend quelques instants qu'elle fasse effet. Il se concentre alors et appelle la marque des ténèbres de tous les serviteurs qu'il a envoyés en mission ce soir. Ses yeux couleur de sang s'écarquillent sous le choc. Il ne ressent rien. Il prend plusieurs profondes inspirations, dresse son occlumencie et essaie encore. Queudver d'abord, ensuite les frères Lestrange, les autres… rien.
Une rage incandescente grandit comme un raz de marée, brisant en milliers de morceaux les objets dans la pièce.
Une chose est certaine, quelqu'un ferait mieux de lui expliquer comment trente et un de ses meilleurs hommes ont été liquidés en une seule nuit… MAINTENANT… ou alors il regrettera le jour où il est né.
Amelia Bones n'est pas une femme sujette à la rêverie. Ainsi, lorsqu'un rapport faisant office d'un accident survenu au domicile des Weasley à Ottery St Catchpole, où trente mangemorts sont morts écrasés sous une maison effondrée, elle a tout de suite présumé qu'il ne s'agissait pas d'un accident. Et même si Arthur Weasley en personne lui a assuré que c'était effectivement le cas, que la famille avait abandonné l'endroit depuis un moment afin de pouvoir renforcer les charmes qui la maintiennent et en installer d'autres, plus appropriés en temps de guerre, elle s'est dit que c'était bien trop commode pour être vrai.
Elle est convaincue que quelque chose de louche s'est passé, même si elle n'a pas de preuve solide. Elle a tout d'abord laissé tomber, jusqu'à ce que lui parvienne un second rapport étrange.
Le corps terriblement mutilé de Peter Pettigrew a été retrouvé cloué au mur de la ménagerie sur le chemin de Traverse. La marque des ténèbres tatouée sur son bras gauche a été stratégiquement exposée, afin que les gens passant par-là ne puissent pas ressentir de la pitié pour lui, ce qui a effectivement fonctionné. D'ailleurs, c'est seulement après que le propriétaire des lieux l'ait vu, que l'information a été relayée.
Elle soupire profondément et écarte les documents. Il est assez tard. Certes, pas autant qu'auparavant. Les fonds dont monsieur Potter a généreusement fait la donation, ne pouvaient pas mieux tomber. Elle dispose désormais d'un assistant dont elle ne pourrait même plus se passer maintenant.
Alors qu'elle est sur le point de quitter son bureau pour regagner son domicile, la cheminette devient verte et apparaît le visage affolé d'un employé du bureau des Aurors.
- « Madame Bones ? Oh, merci Merlin, vous êtes toujours là ! On vient de découvrir à peu près une douzaine de mangemorts stupéfiés et attachés devant l'entrée du ministère, côté moldu. Un sous-secrétaire né de moldu les a trouvés en rentrant chez lui. On ne dénombre aucun de haut niveau parmi eux, mais c'est tout de même un beau butin. »
Elle cligne plusieurs fois des yeux, avant de secouer la tête. « Très bien, Rogers, j'arrive. »
Dès que la tête de l'homme a disparu, elle réfléchit en plissant les yeux. Il semble que ses soupçons aient été fondés. Quelqu'un est en train de décimer impitoyablement le rang des mangemorts et cette personne est suffisamment douée pour ne pas laisser de trace. Reste à savoir si c'est une bonne ou une mauvaise chose.
LES DÉTRAQUEURS BIENTÔT DE NOUVEAU SOUS LE CONTRÔLE DU MINISTÈRE ?
Depuis leur défection à la fin de juillet de cette année, les anciens gardiens d'Azkaban ont répandu la terreur parmi la population sorcière aussi bien que moldue. Ils ont accompagné les mangemorts lors de leurs raids et en ont entrepris quelques-uns de leur propre chef, ravageant en pleine nuit des villages moldus et des villes, se nourrissant de victimes trop confiantes.
Ce que personne ne savait en revanche, c'est que quelqu'un les ciblait en retour. Après que nous ayons enquêté, le porte-parole du département de la justice a confirmé qu'au cours des deux dernières semaines, de larges tas de restes de détraqueurs avaient en effet été retrouvés partout dans le pays. Cette information a été tenue secrète parce qu'aucun élément n'indiquait ce qui s'était réellement passé, ou comment la destruction massive de ces créatures sombres, puissantes et réputées indestructibles avait pu être accomplie.
Depuis vendredi dernier, ils doivent au moins avoir une idée de qui est derrière tout ça. Les détraqueurs eux-mêmes semblent connaître son identité, étant donné qu'hier, ils ont envoyé un émissaire dans le village de Pré-au-lard, provoquant une panique en ce week-end de sortie pour Poudlard.
L'émissaire a été immédiatement encerclé par les agents du département de la justice en patrouille. Il n'a fait preuve d'aucune agressivité et a insisté pour parler avec monsieur Potter. Comme prévu, cela a causé une vive discussion, jusqu'à ce que monsieur Potter entre en scène en compagnie de plusieurs de ses amis et intervienne, demandant aux Aurors de rester en retrait et de le laisser gérer la situation.
Des témoins ont rapporté l'échange :
Le détraqueur a accusé monsieur Potter de les chasser et de tuer ses congénères sans aucune considération, et exigé de savoir ce qu'ils lui avaient fait pour être sujet à un tel traitement.
Monsieur Potter a répondu que ça n'avait rien de personnel et que dans la mesure où ils s'étaient alliés à Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcé-le-nom, c'était eux qui s'étaient auto-proclamé ses ennemis.
Le détraqueur a voulu savoir si monsieur Potter prévoyait de continuer ainsi jusqu'à éteindre le dernier d'entre eux.
Ce à quoi monsieur Potter a répondu qu'il n'était pas Vous-savez-qui (il a d'ailleurs utilisé son vrai nom) et qu'il n'avait pas la prétention de dire qui avait le droit d'exister ou pas dans ce monde. Disant que '… aussi méprisable que je trouve votre race, vous avez le droit d'avoir votre place et votre raison d'exister, comme n'importe qui…' et que dès qu'ils auraient officiellement déclarés qu'ils n'étaient plus dans le camp de Vous-savez-qui, il les laisserait tranquilles.
Le détraqueur a alors demandé si monsieur Potter voulait qu'ils reviennent sous le contrôle du ministère.
Monsieur Potter s'est contenté de hausser les épaules en soulignant qu'il se fichait de ce qu'ils pouvaient bien faire du moment qu'ils restaient hors de son chemin, qu'ils n'enfreignaient pas les lois, ni ne mettaient en danger le statut du secret.
Sur ces mots, l'émissaire détraqueur et monsieur Potter sont partis chacun de leur côté, nous laissant avec un grand nombre de questions sans réponse.
Première de toutes, est-ce que monsieur Potter est effectivement celui qui décimait les détraqueurs à lui tout seul ? Et si oui, comment faisait-il ? Qu'est-ce que le ministère pense de ça ? Est-ce qu'il y aura des conséquences à ses actions ? Est-ce que les détraqueurs vont retourner à Azkaban ou est-ce qu'ils vont se retirer ailleurs ? Et déjà, est-ce qu'ils vont se détourner de Vous-savez-qui ?
Ces questions et beaucoup d'autres, votre reporter devra y trouver réponse puisque ni monsieur Potter, ni aucun officiel du ministère ne sont disponibles en ce moment pour une interview.
Par Beth Belby.
Voldemort marche de long en large dans son bureau privé, secoué de temps à autre par la colère. Ces derniers jours, il a été dans l'incapacité de contacter les détraqueurs, ce qui ne veut dire qu'une seule chose, c'est qu'ils ont pris leur décision et qu'elle n'est pas en sa faveur. Le côté positif, c'est qu'ils n'ont pas non plus rejoint le ministère. Ses informateurs lui auraient dit tout de suite s'il y avait eu une brèche pour entamer les négociations. Apparemment, l'entrevue avec Potter a été suffisante pour eux.
Il dresse ses boucliers d'occlumencie de peur de recommencer à jeter des choses. Tout détruire ne lui apportera rien. Il doit garder la tête froide et avoir un esprit ouvert pour régler le problème.
Comment au nom de Merlin ce foutu gamin a-t-il réussi à faire ça ? Voldemort a étudié la magie noire pendant des décennies avant sa naissance et il n'a jamais entendu mentionner qu'il était possible de tuer un détraqueur. Enfin, mis à part de l'enfermer dans un endroit isolé et de le faire mourir de faim.
Peu importe, la réalité c'est que le gosse Potter devient plus qu'une simple nuisance et c'est inacceptable. Il l'a laissé ces derniers mois, pendant qu'il tentait de récupérer la deuxième partie de cette fichue prophétie. Et non seulement il n'a pas rencontré le succès sur ce point-là, mais en plus les attaques qu'il a dernièrement lancées contre l'Ordre du Phoenix, lui ont coûté beaucoup plus qu'il ne peut accepter. Et maintenant, en plus de tout ça, la rébellion des détraqueurs !
Le moral de ses troupes est à un niveau historiquement bas. S'il ne fait rien pour changer cela, ceux au cœur sensible risquent de vaciller. Pire, certains morveux pourraient questionner son autorité, ou même oser suivre l'exemple de Severus et devenir un traître. Il ne devrait d'ailleurs pas tarder à s'occuper de son cas à celui-là.
Le visage de Voldemort se sépare en un grand et malicieux sourire. Pourquoi ne pas faire d'une pierre deux coups ? Les deux tourtereaux devrait-il dire. Ces derniers temps, ils ne sont quasiment jamais l'un sans l'autre, c'est ça ? Oui, il va les tuer tous les deux et après, il utilisera le chaos et le désespoir de l'opinion public sorcier qui suivront la mort de leur sauveur et de son bien-aimé époux pour reconstituer ses rangs parsemés. Plus jamais personne ne remettra en cause sa puissance et ses capacités.
Cassius Warrington est assis dans une salle privée d'un vieux et sombre pub répondant au nom du Fringant dragon. Il se tord les mains à cause de la nervosité et il a toutes les raisons pour. Tout son avenir pourrait bien se jouer ce soir. S'il joue les bonnes cartes, il pourrait finalement échapper au cauchemar dans lequel il est plongé depuis plusieurs mois. Il prend plusieurs inspirations et dresse son occlumencie. Pas question de tout foutre en l'air !
La porte s'ouvre, laissant passer une haute silhouette engoncée dans une robe grise assez minable, le visage caché par une capuche. Elle ferme la porte derrière elle et sécurise la pièce.
- « Bonsoir, monsieur Warrington. » Severus Snape retire sa capuche dans un geste élégant.
- « Professeur. » Cassius hoche la tête par politesse et se lève pour tendre la main. « Veuillez-vous asseoir, je vous en prie. »
Il se rassoit et se racle la gorge. Son ancien responsable de maison l'a toujours intimidé. Désormais, il le craint presque. La puissance et la confiance que dégage l'homme est quasiment palpable. Comment a-t-il fait pour ne pas s'en rendre compte avant ? Est-ce qu'il les cachait ? Ça doit être ça, surtout si l'on considère son ancienne position.
Cassius se secoue la tête pour se reconcentrer. Sortir des sentiers battus n'est pas ce qu'il peut se permettre actuellement, surtout en la présence de cet homme.
- « Professeur, j'ai tenu à vous rencontrer ce soir pour parler de ma défection du camp des ténèbres. » Avec Severus Snape, mieux vaut aller droit au but. « Je suis en possession d'informations sensibles engageant votre sécurité et celle de votre mari, et je souhaite les offrir en échange de votre soutien. »
Les sourcils de l'homme se lèvent de surprise. « Monsieur Warrington, vous avez sûrement déjà entendu dire que notre soutien n'ait assujetti à aucune obligation de votre part. Si vous voulez en sortir, eh bien vous en sortirez. A partir de maintenant, vous pouvez compter sur notre soutien et notre discrétion, inconditionnellement. »
Cassius le regarde choqué. C'est vraiment ainsi ? Juste comme ça ? Il n'arrive pas y croire. Et pourtant, l'homme semble tout à fait sérieux. Il cligne des yeux et fronce ensuite les sourcils. Sa monnaie d'échange ne sert plus à rien. Non, pas inutile. Juste pas utile pour lui personnellement, alors autant la communiquer. Après tout, il doit à cet homme et à son mari sa liberté, même s'ils ne veulent rien recevoir en contrepartie. Les Serpentards paient toujours leurs dettes.
- « Il vous veut tous les deux morts le plus vite possible », il déclare en levant les yeux. « Les pertes récentes ont conduit à réduire au plus bas la combattivité de ses troupes. Il a besoin d'accomplir quelque chose de grandiose pour rétablir son emprise à la fois sur ses hommes et sur le monde sorcier. »
Snape l'écoute attentivement, sans avoir l'air de s'inquiéter pour autant. D'une certaine manière, ça lui procure un étrange sentiment de réconfort.
- « Une embuscade est planifiée. Vous êtes surveillés de près pour le cas où vous quitteriez les protections du château ou de l'un de vos nombreux domiciles pour sortir en public. Un large groupe des meilleurs parmi les meilleurs avec lui en meneur est censé transplaner directement à votre localisation, s'occuper de vous et s'échapper en transplanant sans tambour, ni trompette. Il ne veut plus d'une magnifique exécution, il vous veut morts tout simplement. Ça sera suffisamment glorieux pour lui ouvrir la voie vers la victoire en Angleterre. »
Un petit rire amusé et mystérieux retentit dans la pièce, faisant bondir Cassius parce que ça ne vient pas de Snape qui se contente de sourire. Sa main vient prendre tout de suite sa baguette lorsqu'une autre silhouette surgit de nulle part, debout à côté de la chaise de Snape.
Il jette un œil méfiant vers l'étranger, avant que ses yeux s'écarquillent lorsqu'il le reconnait. C'est Potter ? Au moins, personne ne peut le blâmer pour sa confusion. Lorsqu'il a quitté Poudlard, Potter n'était rien d'autre qu'un garçon petit, maigre et assez insignifiant. Le jeune homme qui se tient face à lui n'est rien de tout ça.
Il ne l'admettra jamais à voix haute, mais il y a eu un moment quelques mois auparavant, où il s'est demandé comment un mariage entre ces deux-là avait été possible. Est-ce que Snape est un salopard froid et calculateur, ou est-ce qu'il ressent un truc pour les petits garçons ? Maintenant qu'il les voit ensembles, il comprend pleinement comment.
Pendant ce temps, Potter a tiré une chaise et s'est installé à côté de son mari. « Il semblerait qu'au moins l'un d'entre eux ait acquis une certaine capacité à apprendre de ses erreurs. »
- « En effet », le sourire de Snape s'élargit.
Cassius est confus de ne rien comprendre.
- « Monsieur Warrington », Potter se tourne vers lui, « merci pour votre information. Elle est très utile. Mais discutons plutôt de votre futur immédiat. » Il confronte une paire d'iris émeraude brillants et se retient avec difficulté de se tortiller sur sa chaise. « Avez-vous sécurisé vos finances ? »
Comme il ne fait pas confiance à sa voix, il acquiesce d'un mouvement de tête. Si Snape fait peur, Potter est carrément surnaturel.
- « Très bien. Donc, à partir de maintenant, vous êtes officiellement mort jusqu'à ce que la guerre soit terminée et que la poussière soit retombée. Vous serez dans l'incapacité d'entrer en contact avec qui que ce soit qui vous connaisse personnellement. Et je dis bien personne, à la seule exception bien sûr du gobelin responsable de vos comptes. La manière la plus efficace d'assurer votre sécurité est de simplement vous cacher à la vue de tous. Vous pourrez sortir en public sous un déguisement important, mais vous devrez séjourner le plus souvent dans une maison que nous allons vous fournir. Si vous souhaitez quitter le pays, cela peut aussi être envisagé. »
Ça semble plutôt raisonnable, agréable même, sauf pour un petit problème. « Mais que fait-on pour la marque des ténèbres ? »
Le sourire de Potter provoque un frisson déplaisant le long de sa colonne vertébrale.
- « Montrez-moi votre bras gauche, monsieur Warrington. »
Elendil : Ron et Dumbledore, c'est une grande histoire de loosers, tu ne trouves pas ? Un rougeaud qui s'énerve et postillonne à tout va, sans oublier de sortir sa baguette qu'on respire et un vieux qui ne sait même plus correctement manipuler son monde. Mais qu'ils sont drôles quand même !
Fandemanga : j'avoue être effectivement un peu déçue. Pas pour moi parce qu'approcher les 400 reviews au compteur, c'est pas mal, mais pour l'auteur originale de cette fiction qui en a obtenu 1335 ! Cela dit, rassure-toi, la traduction est achevée et l'histoire se terminera au 43ème chapitre.
Juliana : tout à fait d'accord ! Arthur s'est montré en vrai chef de sa famille (la petite, puisque le clan, ce n'est pas lui) et le soutien de ses trois fils présents, était touchant, je trouve.
Marie : c'est toujours délectable de les voir foirer ces plans, au bon vieux Dumbledore.
