DISCLAIMER : Le monde merveilleux d'Harry Potter appartient à J. K. Rowling. Seule l'histoire est à moi !
Le Tournoi des Trois Sorciers
Ron s'était installé d'autorité dans le compartiment d'Hermione, de Neville et d'Harry avec sa sœur Ginny et ennuyait les trois amis en faisant des sous-entendus lourds comme quoi il connaissait un secret de grande importance et eux non. Hermione était franchement agacée et se désolait visiblement que son walkman ne puisse pas marcher dans l'atmosphère saturée de magie de l'Hogwarts Express sinon, elle aurait mis la musique à fond pour ne plus entendre le roux parler. Neville et Harry étaient plongés dans leurs livres respectifs, le brun écoutant d'une oreille distraite et répondant par une onomatopée lorsque son avis était demandé, ce que même le châtain ne daignait pas faire. Heureusement, au milieu du voyage, Fred et Georges débarquèrent pour mettre de l'animation dans le compartiment. Ils sortirent plusieurs de leurs farces les plus salissantes et ils firent en sorte qu'elles tombent « par hasard » sur leur plus jeune frère et leur sœur. Ces derniers, dégoûtés et hurlant à l'outrage, quittèrent en trombe le compartiment.
-Merci Merlin ! soupira Neville quand la porte se referma derrière eux
-Encore une minute et j'allais les tuer pour les faire taire ! grogna Hermione
-Ils ont fait quoi ? demanda Georges
-Ils nous ont dit qu'ils savaient qu'il allait se passer quelque chose à l'école cette année et qu'on ne savait pas quoi, soupira Neville. On sait que votre père travaille au Ministère mais excusez-nous, mais le Tournoi des Trois Sorciers est un secret de Polichinelle depuis un an. Ceux qui sont au courant doivent simplement ne pas en parler ouvertement jusqu'au premier septembre, date du lancement du Tournoi.
-On le sait, quand on a entendu notre père en parler, c'est ce qu'il nous a dit, sourit Fred. Mais quand Ron et Ginny l'ont appris … Ils se sont crus importants.
-Qu'est-ce que le Tournoi des Trois Sorciers ? demanda Hermione
-Un tournoi entre trois écoles de magie d'Europe : Hogwarts, Beauxbâtons en France et Dumstrang en Bulgarie, expliqua Fred. Un champion est choisi par école pour s'affronter dans trois épreuves. Il a été arrêté à cause du nombre de morts pendant les épreuves.
-Le nombre de morts ? hoqueta Hermione
-Toutes les précautions ont été prises, haussa des épaules Georges. C'est ce que papa nous a dit.
-Vous connaissez les épreuves ? demanda Harry
-Non, répondit Fred. Là-dessus, notre père a été intraitable, il n'a rien voulu nous dire.
La porte commença bizarrement à trembler.
-LAISSEZ-NOUS ENTRER ! rugit la voix de Ron
-On devrait ? demanda Fred
-Non, refusa Neville. J'ai envie d'avoir du calme. Et vous ?
-On peut bien rester ici, sourit Georges.
Le groupe renforça ses protections et rajoutèrent un sort de Silence pour ne plus avoir à entendre vociférer les deux derniers Weasley.
§§§§§
Le Tournoi des Trois Sorciers.
Ça y est, Albus Dumbledore l'avait annoncé.
Harry s'est réfugié dans la Chambre des Secrets, confortablement installé entre les anneaux de Sias, quelques jours après la rentrée. Il savait qu'il allait y participer mais n'était pas sûr de la façon dont ça allait se dérouler. Autant les dernières années il avait pu manipuler les événements plus ou moins à son avantage mais là, rien ne dépendait fondamentalement de lui. Il devait participer au Tournoi, mais surtout, arriver sur ses deux jambes jusqu'à la troisième épreuve pour assister à la renaissance de Voldemort. Il s'était bien posé la question de faire en sorte que le rituel ne puisse pas se faire mais en repassant dans sa tête les paroles, il s'était rendu compte que son sang n'était pas spécifiquement requis donc si ce n'était pas lui, ça pouvait être quelqu'un d'autre. Le moins qu'il puisse faire, c'était d'empêcher la mort de Cédric. Sa mort avec celle de Sirius lui avait porté un coup très dur au moral et sans la présence de ses amis, notamment d'Hermione, il aurait sûrement fait en sorte de mourir lors du dernier affrontement contre Voldemort ou juste après, le suicide était une solution qui n'avait jamais quitté son esprit depuis ses seize ans.
Oui mais voilà. Le Tournoi des Trois Sorciers en lui-même était comme sa première sortie à Diagon Alley avant sa première année. Rien n'avait eu de conséquence néfaste sur lui, seulement ce qui s'était passé après. Mais le pire était qu'il partait avec deux avantages distincts. Premièrement, il connaissait toutes les épreuves. Deuxièmement, il avait une puissance magique supérieure à un Sorcier adulte lambda, et il n'avait pas encore atteint sa maturation magique. Une fois que Severus eut avalé son histoire, il avait voulu l'examiner et avait semblé halluciner devant ses niveaux de magie et surtout, du fait qu'il n'avait toujours pas atteint sa maturation magique. Bien que les solutions qu'il avait trouvées pour passer les épreuves soient de son niveau, il fallait qu'il fasse très attention quand viendra le moment de se défendre contre les Êtres de l'Eau et contre les obstacles dans le labyrinthe.
-Un souci, Parleur ? demanda Sias
-Pas vraiment, soupira Harry. J'espère juste que l'année sera calme. Mais il semblerait qu'on veuille que je participe à un tournoi contre mon gré.
-Mon maître pourra mieux te remonter le moral, décida Sias. Ne bouge pas.
Dans un mouvement qui dénotait une longue pratique, le Basilic déplaça son petit paquet sans que celui-ci ne bouge jusqu'aux appartements de Salazar. Ce dernier consultait un grimoire apporté par Severus et enchanté pour tourner les pages au son de la voix. Il ne fit aucune remarque sur le moyen de transport de son visiteur.
-Eh bien, que se passe-t-il ? demanda Salazar
-Il se pose des questions sur son avenir, expliqua Sias. Je vous laisse, j'ai sommeil.
Et le Basilic ferma les yeux.
-Des inquiétudes ? s'étonna Salazar
-Pas vraiment, avoua Harry. Je sais comment cette année va se passer mais c'est plutôt les conséquences que je redoute.
-Que voulez-vous dire ? demanda Salazar
-Ma vie va devenir un enfer après cette année, soupira Harry. Ça va même commencer maintenant, après Samain.
-Vous semblez en être certain, s'étonna Salazar.
-Il y a des avantages à être moi, grimaça Harry. Mais vous le saurez bien assez tôt en écoutant ce qui se passe dans les salles communes. Parlons d'autre chose, voulez-vous ?
Salazar accepta et ils discutèrent de Potions, matière que le jeune homme avait appris à aimer dans sa deuxième vie.
§§§§§
Le 30 octobre, Harry était tranquillement installé entre ses amis et regardait distraitement la Grande Salle.
Les élèves de Beauxbâtons, toutes des filles, avaient pris place à la table des Ravenclaw. Dans leurs uniformes légers, elles ne semblaient pas pouvoir s'adapter aux températures fraîches de l'Ecosse. Les élèves de Dumstrang, que des garçons, eux, étaient à celle des Slytherin et au contraire, semblaient étouffer sous leurs épaisses fourrures. Leurs arrivées respectives avaient abondamment été commentées par les élèves et Harry s'étonnait de ne pas avoir vu dans sa première vie les journalistes dans un coin qui couvraient l'événement international.
L'arrivée de Viktor Krum, qu'on ne savait pas toujours scolarisé, avait fait grand bruit parmi les élèves d'Hogwarts. Sa prestation pendant la Coupe de Monde de Quiddicht – ce n'était pas donné à tous les Attrapeurs de récupérer le Vif d'Or alors que son équipe avait clairement perdu le match – avait impressionné les Anglais et il allait être certain que le joueur international se ferait poursuivre dans les couloirs pendant toute l'année scolaire.
C'était un point assez discutable d'apprendre que les élèves étrangers allaient rester toute une année en Angleterre. Comme le nouveau règlement du Tournoi n'autorisait que les élèves majeurs à participer, il était évident que les candidats étaient en grande partie en dernière année et qu'ils devaient passer les examens les plus importants de leur vie. Et sans le soutien scolaire de leur propre programme, c'était particulièrement compromis. A quoi donc pensait Dumbledore pour imaginer ça ? Pourquoi n'avait-il pas fait la sélection et les épreuves à Hogwarts et renvoyé les champions et leur délégations dans leurs écoles le reste du temps ? Enfin bref, c'était fait et personne ne pouvait plus rien y faire.
-Harry ! Tu as vu ? Il y a Krum ! babilla Ron
Harry ne lui accorda qu'un sourire crispé. Ron était revenu vers eux comme si de rien n'était et la froideur de la bande ne l'empêchait pas de croire qu'il était leur meilleur ami. Et malheureusement, c'était un fan de Quidditch donc il allait être l'un des premiers à harceler Viktor Krum.
-Tu penses qu'ils dorment où ? demanda Neville
-Je pense dans leur navire et leur carrosse, haussa des épaules Harry. Et aussi pour leurs cours.
-Pourquoi ? s'indigna Ron, en entrant dans leur conversation. Nos cours sont très bien !
-Les programmes de Beauxbâtons et de Dumstrang ne sont pas les mêmes que ceux d'Hogwarts, soupira Hermione. Ils ne sont là que pour un an donc ce n'est pas la peine de les intégrer dans nos cours, surtout qu'ils n'ont pas le même niveau et que le programme scolaire n'est pas le même que le nôtre, et encore plus pour leurs examens.
Les Gryffindor étaient assez blasés de voir que le roux n'avait pas pu penser lui-même à cette éventualité. Le désormais quatrième année était maintenant cité aux plus jeunes comme étant l'exemple à ne surtout pas suivre dans leur maison. Avec les centaines de points qu'il avait fait perdre aux Lions depuis son entrée à l'école, les actes répréhensibles dont il s'était rendu responsable et le harcèlement envers Hermione l'année dernière, entre autres choses, il était de plus en plus exclu des Gryffindor.
Le repas se termina et Harry, Hermione et Neville quittèrent la Grande Salle pour se rendre dans leur salle commune pour prendre leurs affaires pour terminer leurs devoirs. Pour cela, ils allaient se rendre à la bibliothèque, car Luna Lovegood avait requis leur aide pour ses propres devoirs. Ce fut avec un sourire narquois qu'ils croisèrent les deux roux rentrant à la tour alors qu'ils la quittaient. Ces derniers n'ayant pas abandonné l'idée de s'imposer, ils étaient furieux de les voir partir sans eux.
-Harry Potter ? appela quelqu'un avec un lourd accent slave
Le brun se retourna, surpris. Quelques élèves de Dumstrang se tenaient non loin de l'entrée de la bibliothèque.
-Viktor Krum, se présenta le jeune homme de dix-sept ans. Nous nous sommes rencontrés à la finale de la Coupe du Monde.
-Enchanté, salua Harry. Je ne pensais pas que vous vous souviendrez de moi !
-Tutoies-moi, sourit Viktor. Tu es célèbre en Europe, tu ne le sais pas ? Tu es le Survivant !
-Je pensais que cette folie du Survivant n'avait pas quitté les frontières de la Grande-Bretagne ! grommela Harry. Que puis-je pour toi ?
-Ça va te sembler puéril mais … j'ai toujours rêvé de te rencontrer, rougit Viktor.
Oh. Ceci était intéressant et complètement déconcertant. D'abord, il ne savait pas qu'il était aussi célèbre et ensuite …
What's the fuck ?
-Je dois terminer mes devoirs, et aider une amie, s'excusa Harry. Une autre fois ?
-Bien sûr, sourit Viktor. Nous aurons l'occasion de nous croiser dans l'école. Bonne soirée !
-A toi aussi, répondit Harry.
Chacun retourna à son groupe d'amis et Hermione, Luna et Neville eurent la délicatesse de ne pas commenter ce qui venait de se passer.
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Quelques mois plus tôt …
Sirius Black entra dans le bureau du Médicomage.
-Bienvenue, monsieur White, sourit la jeune femme. Je suis Elena Jose, je serais votre Médicomage pour la durée de votre séjour.
-Enchanté, croassa Sirius.
-J'ai une lettre de votre filleul, fit Elena en retirant une lettre d'un dossier. Il m'explique que vous avez été en contact prolongé avec des Dementors. Il souhaite que vous puissiez récupérer de votre … traumatisme.
L'air de bête traquée de Sirius la pressa de continuer.
-J'ai prêté un serment magique avec votre filleul, assura Elena. Tout ce que vous allez me confier, je ne pourrais le révéler à qui que ce soit, sauf accord de votre part. Vous n'avez rien à craindre.
Comprenant qu'elle n'obtiendrait rien de plus, elle se leva et le conduisit doucement vers une chambre de la clinique et lui indiqua d'une voix douce tout ce qui se trouvait autour de lui. Les affaires de son patient avaient été rangées dans les armoires et Elena le borda tendrement avant de refermer la porte. Sirius garda les yeux grand ouvert, se demandant s'il avait bien fait d'accepter de se faire soigner au fin fond de la Suisse.
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Cela faisait maintenant un peu plus de trois mois que Sirius se trouvait dans cette clinique. Et mis à part les lettres d'Harry qui lui remontaient toujours le moral, c'était la première fois qu'il recevait une lettre par chouette. Suivant les consignes de son filleul, tout courrier sous toutes ses formes était scrupuleusement examiné et le cas échéant neutralisé avant d'arriver à son parrain. Curieux, le Sorcier ouvrit la missive.
Cher Sirius,
J'espère que cette lettre te trouvera en bonne santé et en sécurité.
Cela fait des mois que j'essaie de te contacter mais j'avais toujours l'espoir que tu sois resté en Angleterre.
Si cette lettre est entre tes mains, c'est que ce n'était pas le cas.
A la lumière des derniers événements, je ne comprends pas pourquoi tu t'es accusé de la mort de Lily et de James. Il était évident que c'était Peter le responsable ! Si seulement j'avais su que vous aviez changé de Gardien …
Enfin bref, ce n'est pas la peine de revenir sur le passé.
Si tu le souhaites, je peux te trouver un endroit où te cacher et te reposer. Je suis en train de tout mettre en œuvre pour qu'on reconnaisse ton innocence.
Bien à toi,
Albus Dumbledore
Sirius était assez étonné, non pas par le contenu mais parce qu'il savait déjà ce qu'elle disait. Il s'empara d'une autre lettre et la parcourut rapidement.
…. profiter du jacuzzi et pour draguer les infirmières !
Passons aux sujets qui fâchent.
Dumbledore va sûrement t'écrire. Je te parie ce que tu veux qu'il va insinuer que c'est de ta faute si tu es allé en prison et que s'il avait été courant, beaucoup de choses auraient pu se passer autrement.
Je ne vais pas mâcher mes mots. Tu es impulsif, Sirius, et c'est un trait purement Gryffindor. Un trait qui t'a amené à foncer directement dans les ennuis sans te soucier des conséquences. Je ne parle pas par rancœur parce que j'ai dû vivre chez les Dursley mais une fois que tu seras mieux dans ta tête, réfléchis trente secondes à tes actes et tu comprendras qu'avec le soutien approprié, surtout pour un Auror, tu n'aurais pas passé plus de dix ans en prison.
Bref.
Dumbledore te dira que s'il avait su que James et toi voulaient changer de Gardien, tout se serait passé autrement.
Sauf qu'aucun de vous ne voulait changer de Gardien, nous sommes d'accord.
J'ai la preuve que ce changement n'a jamais été à l'initiative de papa. Quelqu'un a réussi à convaincre maman que tout le monde devait croire que tu étais le Gardien alors que c'était en réalité quelqu'un d'autre, du genre Pettigrow. Cette personne l'a également convaincue qu'elle serait plus en sécurité dans une petite maison protégée à la va-vite en lieu et place du manoir Potter dont les protections n'étaient plus à démontrer.
Tu ne seras guère étonné de savoir que nous devons toutes ces décisions insensées à ce cher Albus Dumbledore. J'ai cru comprendre qu'il avait déjà tenté de s'en prendre à toi pendant ta scolarité, donc ...
Tu te demandes, pourquoi il va essayer de te contacter ?
D'abord, je ne te le cache pas, pour l'aspect politique. Tu es en cavale, prisonnier d'Azkaban pendant plus de dix ans … Tu es faible à ses yeux donc sensible à quelques « suggestions ». Et si ça lui apporte des avantages comme le clan Black, il ne cracherait pas dessus, non ?
Ensuite, en s'assurant de ta fidélité, il s'assure celle des autres Sang Pur favorables à sa cause. Il a les Weasley, certes, mais le chef de la famille Black, pourtant réputée comme étant sombre … Tu lui apporteras une légitimité qu'il a perdue aux yeux de cette élite à la mort de mes parents.
Et enfin … Tu n'es intéressant que parce que tu es mon parrain, Sirius. Mon véritable tuteur.
Tu ne le savais pas ? Pourtant, comme tu n'as pas eu de procès, tu n'as pas été déchu de tes droits et donc, d'après le testament de mon père, de ma tutelle. Or, toi t'occupant de moi, est-ce que tu aurais laissé le directeur mettre le nez dans mon éducation ? Je ne crois pas, non. Tu l'aurais empêché d'avoir son parfait petit Survivant malléable à souhait.
C'est pour éviter tout cela que j'ai voulu que tu ailles là où tu es …
Cette lettre lui avait été remise par le Médicomage qui le suivait quand elle avait estimé que son état était assez stable pour qu'il puisse lire toutes les nouvelles. Elle le lui avait donné seulement quinze jours auparavant, juste à temps, visiblement.
L'influence des Dementors avait été combattue et effacée petit à petit. Ça avait éclairci son esprit et lui avait permis d'analyser chaque acte de sa vie. Il était encore sur les circonstances de son emprisonnement et la lettre de son filleul lui avait ouvert les yeux en quelque sorte, étant déjà arrivé à la conclusion que son « séjour » n'avait pas pour unique raison la mort de Lily et James.
Il jeta la lettre de Dumbledore dans un coin. Il aurait tout le temps de lui répondre.
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Le soir de Samain était attendu par tous les élèves. C'était pendant cette nuit chargée en magie que la Coupe de Feu, juge impartial, allait désigner les champions du Tournoi. Des journalistes étaient présents au fond de la Grande Salle, avides d'informations. Le ministre de la magie, Cornelius Fudge, ainsi que les ambassadeurs de France et de Bulgarie en Angleterre, étaient présents avec les professeurs. Albus Dumbledore trônait au milieu de tout ça, content que son projet ait pu être mené à bien. Bien que la menace de Voldemort se précise de plus en plus, il fallait absolument au directeur se rapprocher d'alliés européens. Si le mage noir devait revenir, il tenait à ce qu'il ne soit pas seul à le combattre car il ne se leurrait pas, une fois la Grande Bretagne conquise, le monde entier suivrait. Et le vieux Sorcier refusait que ce jeune crétin lui souffle le projet de sa vie. Si quelqu'un devait conquérir le monde, ce serait Albus Dumbledore et non Voldemort. Ça faisait quasiment soixante-dix ans qu'il travaillait le monde Sorcier en ce sens et il ne comptait pas abandonner maintenant ! Après un discours de sa part, la Coupe s'enflamma et un premier morceau de papier en sortit.
-Le champion de Beauxbâtons est … Fleur Delacour ! annonça Albus
La Veela blonde se leva, embrassa certaines de ses camarades, salua sa directrice d'école Olympe Maxime avant de passer la porte que lui indiquait le vieux Sorcier.
Un deuxième papier sortit de la Coupe.
-Le champion de Dumstrang est … Viktor Krum ! fit Albus
Le joueur international fut acclamé par ses camarades avec des claques dans le dos avant de suivre Delacour.
Le troisième papier flotta dans les airs.
-Le troisième champion, celui d'Hogwarts, est … Cédric Diggory ! sourit Albus
Hogwarts entier hurla de joie. Diggory fut particulièrement surpris de sa nomination, ne pensant qu'un Hufflepuff puisse être choisi. Il eut du mal à s'extraire de la masse grouillante qui voulait le féliciter. Dumbledore laissa la liesse s'estomper avant de reprendre la parole.
-Bravo à nos trois champions ! félicita Albus. Maintenant qu'ils ont été choisis, je vous donne rendez-vous …
Mais il ne put continuer. La Coupe de Feu s'était enflammé une nouvelle fois et un papier s'était élevé. Le vieux Sorcier le prit et l'ouvrit.
-Harry Potter, annonça Albus.
Le brun soupira. Le couperet était tombé.
Le quatrième champion avait été choisi.
