Merci pour vos reviews. Voyons si on peut accélérer un peu et finir cette fic, disons … avant la prochaine coupe du monde de football (challenge pour moi, je vous le dis, je suis plus douée pour les commencer que pour les finir !)
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38 – Rodney se tenait une fois encore dans la grande salle où il avait été présenté à la Reya. La petite différence c'était que cette fois, il était encadré de deux monstres, certainement deux femmes, mais leur taille et leurs muscles renvoyaient Schwarzenegger au rang de femmelette … sans mauvais jeu de mot. Oh et puis il y avait une petite nouveauté : il était voilé. Un superbe voile bleu doté d'une petite grille en dentelle.
La salle était comble mais il n'y avait pas cette aura de respect et de condescendance qui avait régné sur l'auditoire la première fois. Non, tout le monde semblait … heureux, extatique même, et Rodney se demandait ce qui pouvait justifier cet état. Evidemment, il avait interrogé Servilniya sur sa présence ici et évidemment, elle s'était contentée de le gifler pour le faire taire.
Ses souvenirs étaient si confus … et il détestait ne pas comprendre quelque chose : comment avait-il pu atterrir sur Myrtria ? Qui l'avait amené ici ? Ce n'était pas tant qu'il en voulait à cette mystérieuse personne, Rodney savait que son retour ici était ce qui lui avait sauvé la vie, d'un autre côté être en vie mais subir les humiliations quotidiennes de Servilniya …. Hum, s'il découvrait son mystérieux « sauveur », il ne savait pas s'il le remercierait ou s'il lui arracherait les yeux.
Arracher les yeux ? Pas très « masculin » comme technique de combat ….Oh, non, voilà qu'il se mettait à penser comme une fille ! C'est Servilniya qui allait être contente, et en parlant de filles …
La salle était pleine à craquer et Rodney était le seul homme, même Lyokomis n'avait visiblement pas été convié à cette petite sauterie. Ok, de quoi …
Une clameur de joie s'éleva dans la salle interrompant ses pensées. Servilniya venait d'entrer.
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John se tenait en retrait. Retrait … ce devait être le maître mot pour les hommes ici, mais pour le moment cela servait parfaitement ses intérêts.
Il se trouvait dans une des alcôves donnant sur la salle de réception. Une alcôve fermée par des fenêtres en bois sculptées toute droit sorties d'un conte des Milles et Une Nuits. Ou d'un harem. Bref, il y avait une bonne vingtaine d'hommes qui comme lui observaient ce qui se passaient en bas, tous regardaient les deux maîtresses de la maison, Soraya et sa fille.
Servilniya portait quelque chose dans les bras, presque à bout de bras en fait, comme si c'était soit quelque chose de précieux soit quelque chose de franchement puant, difficile de savoir d'ici il ne distinguait pas grand-cho…
Et c'est à ce moment précis que la chose en question émit une longue plainte aigue.
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Rodney avait mal aux jambes. Il en avait assez d'être debout sans bouger et une migraine avait fait son apparition. Il aurait du manger lorsque l'occasion s'en était présentée. Dans ses quartiers, il avait aperçu une coupe de fruits juste avant que Servilniya ne fasse son entrée. Son hypoglycémie lui jouait des tours et …
La chose que Servilniya avait dans les bras poussa un cri qui lui fit oublier son mal de tête.
O-Mon-Dieu … malgré la petite grille qui l'empêchait de voir les choses clairement, Rodney observa Servilniya. Comment avait-il pu rater ça ? Son ventre … plat, il était plat ce qui voulait dire que …
Servilniya se tenait juste devant lui maintenant, tenant sa fille dans ses bras. Sa fille … la fille de Servilniya et la sienne.
Il était papa !
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John fronça les sourcils. Quelque chose n'allait pas avec Rodney.
Servilniya s'était plantée devant lui en agitant le bébé et John vit Rodney reculer instinctivement puis doucement, il le vit s'effondrer. Les deux béhémoths qui l'encadraient ne firent rien pour empêcher sa chute et John serra les dents. Servilniya souriait. Elle regarda un moment l'homme étendu à ses pieds puis se détourna, rejoignant sa mère et les autres convives. Les deux femmes relevèrent Rodney et le firent sortir de la salle.
John se promit qu'il allait faire disparaître ce sourire.
Malheureusement pour lui, cela devrait attendre encore un peu parce que pour le moment, il devait rejoindre son poste aux cuisines. C'est Ronon qui serait content s'il était là. Ses femmes savaient ce qu'était la bonne chair et ce soir la table était vraiment superbe, en honneur de l'introduction de l'héritière de Soraya.
John soupira et sortit de l'alcôve. Il prit le passage qui menait aux cuisines, arrivé là, il s'équipa d'un tablier et commença sa tâche du jour : épluchage de légumes. Yep, rien qu'il n'ait déjà fait à l'armée et en plus, l'atmosphère lui rappelait vraiment ses premières armes avec tous ces hommes autour de lui.
Octavis lui avait trouvé cette « place ». John avait d'abord trouvé l'idée risquée : Servilniya ou l'une de ses sbires n'allaient-t-elles pas le reconnaître ? Il se souvenait du rire d'Octavis. Vous ne comprenez toujours pas Colonel, n'est-ce pas ? Pour elles, les hommes n'existent pas, et encore moins ceux qui officient dans les cuisines. Vous ne risquerez rien. Et il avait eu raison, il était là depuis trois jours, allait et venait à sa guise dans tout le domaine sans que qui que ce soit ne lui pose de questions. C'était vraiment la planque idéale, d'autant que maintenant il en savait aussi un peu plus sur les moyens de sortir du domaine et sur ses faiblesses. Parfait pour préparer une évasion …
Parce qu'il comptait récupérer Rodney et fichez le camp d'ici.
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Il avait mal à la tête. Rodney porta la main à sa nuque … Ouch ! Ouais, belle bosse, genre œuf de pigeon, non, œuf d'autruche au bas mot.
« Tenez buvez ça, ça va vous faire du bien. »
Hummmmm … beurk, trop sucré, Carson, vous savez combien je déteste les médicaments trop sucrés !
Un gloussement se fit entendre tout près de lui.
« Je ne suis pas Carson … c'est un ami à vous ? Un ami d'avant ? »
Pas Carson ? Ami d'avant ? Rodney ouvrit les yeux. Lyokomis était assis à ses côtés, un verre à la main. Ils n'étaient pas dans les quartiers de Rodney se qui changeait un peu parce que d'habitude lorsqu'il se réveillait avec des douleurs et Lyokomis à moins d'un mètre de lui, c'était dans ses quartiers.
« Où … que s'est-il passé ? »
« Vous avez fait une chute. »
« Une chute ? » Rodney ne se rappelait pas être tombé juste … « Oh mon Dieu ! Le bébé ! »
Lyokomis souriait à pleines dents.
« Oui, Sarâla (27) est superbe, n'est-ce pas ? »
« Sarâla ? »
Lyokomis se leva soudain d'un bond et se précipita dehors.
« Je vais la chercher ! »
Et hop, je jeune avait disparu. Rodney cligna des yeux un instant puis se leva doucement. Il se trouvait dans une petite pièce sans fenêtre, occupé uniquement par le lit sur lequel il s'était réveillé.
Il ferma les yeux et se rassit lourdement sur le lit. Un enfant, il avait un enfant, parce qu'il n'y avait pas de doute pour lui le bébé que Servilniya lui avait mis sous le nez était le sien, il en était sûr, il … le savait, c'était tout.
Du bruit à la porte le fit se retourner. Lyokomis entra et avança vers Rodney.
« Rodney, je vous présente Sarâla … votre fille. »
Et il déposa l'enfant dans les bras de Rodney.
TBC (Huhu, Roro va-t-il pouponner ? Johnny va-t-il continuer à éplucher des patates ? Vous le saurez en lisant la suite de cette fic' …)
(27) Prénom féminin Tamoul qui signifie "Marche Libre" ou "Droiture".
