Goudemornigu ! Je ne serais pas très longue ce soir puisque je suis crevée par une demie journée de cours supplémentaire. En plus j'ai plein de boulot, je pourrais pas m'avancer dans ma fic ce weekend T.T je souffre. Enfin, non n'est pas la pour parler de l'année de terminale (greuh) mais de la fic. Je suis heureuse de voir que le chapitre précédent vous a quand même plu . J'espère que celui-ci vous plaira plus encore. On arrive dans un moment clé de l'histoire ( ben oui suffit de voir le titre) enfin, je n'en dis pas plus, ça vous gâcherait votre lecture...
Je vais finir mon blabla après en fait ! idée de génie !
Chapitre 37 : Fini de jouer (Roy)
Il s'était endormi tout contre moi. Le problème, c'est que moi justement, ça m'aidait pas vraiment à dormir. J'étais tiraillé entre mes pulsions et ma raison. J'avais envie de l'enlacer, de le serrer encore plus contre moi, mais ça l'aurait réveillé… Et je n'avais aucune idée de la réaction qu'il aurait si ce genre de choses arrivait. Même si j'avais fini par penser qu'il m'aimait bien, sans doute n'avait-il pas le même genre de sentiments à mon égard ; j'avais soudainement l'impression d'être un vieux pervers. Aimer quelqu'un, prendre soin de lui… Cela faisait déjà un moment que je le faisais, plus ou moins consciemment. Le problème, c'est que je commençais à le désirer et ça…
Ca me faisait peur. Peur, parce que j'avais l'impression qu'il me rejetterait violemment si j'agissais de manière trop… Peur, de ne pas pouvoir me retenir et de le blesser… Je tentais de m'écarter légèrement de lui, pensant que je me sentirais moins fiévreux si je n'étais pas collé à lui. Le problème, c'est que sa main accrochée à ma manche ne semblait pas vouloir me lâcher. Je levais les yeux, abandonnant la lutte de peur de le réveiller. Il poussa un soupir, posa son front contre mon torse.
Bon sang, il faut vraiment que je me calme… Ce n'est qu'un gosse ! J'avais beau me raisonner, mon corps restait sourd à ces pensées. La panique commença à me submerger à l'idée qu'il puisse sentir le désir qui montait en moi. Je le pris par l'épaule, bien résolu à l'écarter de moi au risque qu'il se réveille. Le contact du métal froid de son automail me ramena à la réalité. Edward se laissa glisser sur le dos sous le poids de son bras de métal. Sa main était toujours accrochée à ma manche, mais il n'était plus aussi proche de moi et je pus respirer plus profondément, me calmant progressivement. Une fois que mon cœur avait repris une cadence normale, je jetais un regard au petit blond allongé à côté de moi. Levant une main lourde, je la posais doucement sur sa tête pour lui caresser les cheveux.
– Allons, j'en suis quitte pour une nuit blanche…murmurais-je.
Je jetais un coup d'œil à la chatte et à ses petits, allongés sur la couverture sale que j'avais posée au pied du lit pour que l'on puisse dormir sans avoir l'angoisse permanente d'écraser un chaton en bougeant dans son sommeil.
Pourquoi c'est toujours moi qui reste réveillé ? Pensais-je amèrement.
L'absence de réparties acides dans mon esprit ne m'apporta aucune réponse. Même mes petites voix, habituellement si loquaces, semblaient préférer dormir sur leur deux oreille.
Je me sens, très… très… seul, pensais-je en regardant le plafond.
oOoOoOo
– Je vais me dégourdir les jambes. Fit Hawkeye d'une voix basse et calme, mais sans réplique. Vous deux, vous restez là.
– Yes Ma'm ! répondit Hugues avec un sourire et un signe de main.
La porte se referma doucement derrière elle et Hugues se tourna vers moi comme si c'était un signal.
– Alors ?
– Alors quoi ?
– Par rapport à la dernière fois… quand tu as eu l'alcool triste…maintenant, tu sais pourquoi, non ?
Je baissais les yeux, mal à l'aise. J'aurais dû me douter que Hugues n'avait pas classé l'affaire. Le problème, c'était qu'il avait raison sur toute la ligne. L'autre problème, c'est que je n'avais pas vraiment envie d'en parler.
– Allez, tu peux tout me dire…
– Même si c'était pour te dire que je suis amoureux de toi ? Répondis-je avec un demi sourire pour dissimuler mon amertume
– Voyons, mon chou, tu sais bien que mon cœur est déjà tout à toi, je te l'ai donné quand nous étions ensemble à l'école ! Mais enfin, je ne pense pas que ce soit de moi, n'est-ce pas ?
– … Non…
– Alors ? Alors ? demanda Hugues en se penchant pour mieux voir l'expression de mon visage.
– Alors quoi ?
– C'est qui ? Questionna-t-il avidement.
– … E… commençais-je, sentant quelque chose qui m'empêchait d'aller jusqu'au bout du nom.
– Ehhhh… ? Répéta Hugues, plein d'espoir.
Je retentais de prononcer le mot à nouveau, mais quelque chose, dans la bouche ou dans le cœur, refusait de marcher. Je n'arrivais pas à dépasser la première lettre de son nom. Je ne me sentais pas capable ni de le dire, ni de l'écrire, ni de l'épeler. C'était bien la première fois que j'éprouvais une telle gêne par rapport à un simple nom. Mais ma gêne par rapport à ce nom n'était rien par rapport à la personne.
– … Ed…parvins-je à articuler.
– AAAAAAAAAH, EDWARD ! Fit-il haut et fort, me faisant frémir de peur et de rage mêlée.
– Ta gueule, murmurais-je entre mes dents, irrité.
– Alors, c'est lui ?
Incapable de répondre à voix haute, je hochais la tête d'un geste misérable. Pourquoi est-ce que les choses avaient dû se passer de cette manière ? Pourquoi j'avais craqué pour lui, et pas pour Ambre ? Les choses seraient tellement plus simples… Je n'aurais pas cette culpabilité permanente dans le cœur.
– Ahhhhhhhhh, tu te l'avoues enfin ! s'exclama Hugues avec une grande tape dans le dos.
Je clignais des yeux, interloqués en laissant échapper un petit « kwa ? » presque muet.
– Depuis le temps que tu as des penchants pour lui, tu t'en es enfin aperçu !
– Comment ça ? Tu le savais... ?
– Depuis le début, voyons ! Je te connais assez pour savoir de qui tu tombes amoureux, et quand tu est dans le piège de l'amour ! répondit-il avec un sourire.
Je tournais ma chaise pour lui tourner le dos d'un air boudeur. Il y eu un moment de silence mal à l'aise, avant qu'il me tapote l'épaule.
– J'attendais juste que tu t'en aperçoives par toi-même, voila tout… Tu n'es pas aussi crétin qu'Ed !
– Ah, toi aussi ? Fis-je en ouvrant des yeux, presque joyeux de voir que je n'était pas le seul que la candeur d'Edward perturbait.
– Ahlala… Dire que j'ai fait des sous-entendus depuis une éternité, et qu'il n'est toujours pas fichu de comprendre de quoi je parle… fit Hugues. Déjà, dans le train, avant la bataille de chantilly…
– Mais ça remonte à vachement loin ! M'exclamais-je. Tu m'as vraiment caché des choses toi !
Hugues baissa les yeux en appuyant ses deux index qui firent « touic, touic, touic… » Je grinçais des dents et il arrêta, se lançant dans une grande explication parfaitement justifiée.
– Tout ça pour dire qu'il a pas l'air d'avoir prit conscience de ses sentiments par rapport à toi…
– Hein ?
– Bah il t'aime ! Ca crève les yeux ! s'exclama-t-il.
– Honnêtement, si tu dis ça depuis le début du voyage, je doute qu'il faille te croire, Hugues. Il n'y avait rien de possible entre nous à cette époque-là.
– Aha ! Et pourquoi tu es sorti du wagon pour aller lui parler alors ? En l'appelant par son nom en plus !
Je clignais des yeux, plus que déboussolé. Comme pour me répondre, Hugues tira de sa poche un carnet et en tourna la troisième page ou je pus lire « Aujourd'hui, Ed était particulièrement déprimé (à cause de son frère ?). Tjrs est-il qu'en sortant, il a attiré l'attent° de Roy qui l'a suivit en l'appelant Edward. Il s'est prit un coup dans le nez, hélas… ça risque d'être un contretemps à leur rapprochement, Roy va lui en vouloir… »
– Attend, c'est quoi ça ? M'exclamais-je en lisant.
– Euh… Mon journal de bord ? fit Hugues avec un sourire crispé.
– Donne-moi ça ! Ordonnais-je en rugissant presque, le lui arrachant des mains. « Je suis pratiquement convaincu qu'Ed ira voir Roy durant sa maladie », « j'ai retrouvé le Harlequin ! » C'est toi qui l'as ?! « Signe de complicité évidente… Ils doivent passer de nombreux moments ensemble sans qu'on les voit… La nuit ?! Les choses deviennent intéressantes ! » De quoi je me mêle ? « Ce câlin prolongé d'Ed dénote une grande affection inavouée pour Roy… l'alcool - ) une aide ? Á essayer… » « Aujourd'hui, Ed boudeur, dispute ? Elle ne durera sans doute pas, connaissant l'amour de Colonel qui partage sa chambre… » QUOI ? Tu es au courant ?! Beuglais-je.
– Evidemment ! répondit Hugues en me tendant une photo ou le manque de clarté n'empêchait pas de reconnaître Edward, nonchalamment endormi dans mes bras. Tu sais, quand c'est systématiquement toi qui le ramène dans sa chambre après les cuites, on fini par se douter de quelque chose…
– Merde… je suis con… fis-je, sentant qu'on me reprenait des mains le fameux carnet qui relatait avec un soin horriblement désagréable les petits détails de notre relation… Tu sais que je te déteste ?
– Tu ne devrais pas, car je t'apporte la bonne nouvelle : Edward t'aime ! Fit-il avec un sourire de chat.
– Arrête tes conneries, répondis-je en levant fièrement la tête.
– Sisi, ça crève les yeux mon vieux ! C'est parce que tu es mal situé que tu es convaincu du contraire ! Écoute, est-ce que je me suis trompé jusqu'à maintenant ? Fit-il en me lançant un regard de ses yeux clair.
Je ne pus décemment dire le contraire. Mais je n'en étais pas si sûr pour autant. Néanmoins, le fait d'en avoir parlé m'avait ôté un grand poids du cœur ; je me sentais libre, léger, et tellement plus près de l'amour ! Même si je me forçais à ne pas croire à ses paroles trop rassurantes, je me sentais plus confiant par rapport à Edward. Je n'allais pas me déclarer, le cœur sur la main (de toute façon, je ne sais pas faire, les filles m'ont toutes demandé avant, alors…) mais lui laisser le temps… Que notre relation s'approfondisse… Ouais.
– Hugues… t'es vraiment un pote tu sais ?
– Allons, tu sais bien que si je n'avais pas rencontré Gracia, on aurait finit par sortir ensemble ! répondit Hugues en riant.
– Ah oui, c'est vrai, on s'était dit ça ! Répondis-je en riant, repensant au temps de l'école militaire ou j'avais fait connaissance de Hugues. Heureusement que tu l'as rencontrée, ajoutais-je.
– Oh, ça va, hein ! Déjà que tu dois attendre longtemps pour rencontrer la bonne personne, il faut en plus que tu mettes trois plombs à t'apercevoir que c'est elle !
– Maiheuh ! Répondis-je en boudant. Lui, d'abord !
– Lui, elle, du pareil au même, non ? Tant que c'est la bonne p…
– Fin de la récréation ! s'exclama Hawkeye en ouvrant brusquement la porte.
oOoOoOo
C'est d'un pas léger que je rejoignais la chambre quelques heures plus tard, fatigué mais content. J'ouvrais doucement la porte, craignant de le réveiller. Edward était assis sur le lit, fixant le mur d'en face d'un air vide.
– Edward ? Demandais-je doucement en refermant la porte derrière moi. Ca va ?
Il secoua la tête, sortant de sa torpeur pour tourner ses yeux vers moi d'un air perdu.
– J'ai rêvé d'Al… murmura-t-il.
– Je vois… répondis-je avec un soupir. Il doit vraiment de manquer…
Il hocha silencieusement la tête, trop crispé pour parler sans doute. Je m'assis à côté de lui, gardant le silence ; juste pour rappeler que j'étais là.
– C'est idiot… et vous allez sûrement me prendre pour un gamin, mais il me manque trop. Les autres disent parfois en riant que c'est lui l'aîné, mais en fait, ils ont raison. C'est lui la personne raisonnable, et moi la tête-en-l'air… En fait, j'ai du mal à me passer de lui. Et c'est la première fois depuis sa naissance qu'on est séparé aussi longtemps…Sans nouvelles…
– Tu n'as pas téléphoné à Rezembool ? Demandais-je d'un ton hésitant.
– J'ai essayé plusieurs fois. La première fois, ils ont dit que la ligne était réservée… Après, plus rien… A croire qu'elle est en travaux… Ils sont pas doués pour un pays qui veut se rapprocher de nous, tiens ! Cracha-t-il rageusement.
Il avait une bouille tellement adorable en s'énervant que je ne pus m'empêcher de sourire en le voyant avant de lui tapoter la tête d'un geste affectueux.
– Chuis pas un gosse, grogna-t-il en repoussant ma main d'un air vexé.
– A peine, répondis-je d'un ton taquin en l'ébouriffant de nouveau.
Il rugit, protégea sa chevelure et s'attaqua à la mienne. C'était un simple jeu, et bientôt nos rires se mêlèrent. Le fait de glisser mes doigts dans ses mèches blondes, même si c'était pour les ébouriffer sans douceur, faisait battre mon cœur d'une manière un peu différente.
Edward, inconscient de cela, s'amusait à m'ébouriffer encore plus en riant. J'attrapais ses poignets pour l'en empêcher, et ce fut comme le signal d'une bataille où nous nous jetèrent corps et âme. Je savourais sans trop me faire d'illusion cette proximité qui n'avait jamais eu lieu (du moins avec un Ed correctement réveillé). C'était peut-être parce que j'étais troublé que je me fis battre à plates coutures. Malgré sa petite taille, Ed avait réussi à me coincer sur le lit, à cheval sur mon torse, franchement penché sur moi pour me maintenir les poignets sur l'oreiller d'une main de fer.
– Eheheh… Vous avez perdu ! Fit-il avec un petit rire.
Alors là, c'est le cadet de mes soucis, pensais-je joyeusement. Je peux perdre aussi longtemps que tu veux pour avoir ton corps contre le mien. Ebouriffé, les joues rouges et essoufflé par l'effort, sa bouche était légèrement entrouverte pour parvenir à respirer correctement. Il était adorable comme ça, et la situation, plus qu'équivoque, était très agréable. D'autant plus que je sentais son souffle chaud dans mon cou. Peut-être que c'était le détail de trop
Toujours est-il que je happais ses lèvres dans un baiser passionné dont je n'avais même pas l'intention. Ses lèvres s'entrouvrirent sous le coup de la surprise tandis que j'approfondissais le baiser. Pendant un de ses instants qui ressemblait à une éternité, nos mains enlacées, nos corps chauds et nos lèvres jointes semblèrent se confondre en un seul corps. La proximité dont j'osais à peine rêver, je l'avais sans l'avoir demandé. Toutes mes voix s'étaient tues, même la mienne, et dans la tête vidée, le moindre mouvement avait l'impact d'un raz de marée.
Il s'arracha à moi comme dans un spasme, me ramenant brutalement à la réalité. Je me redressais tandis qu'il finissait sa chute sur le tas de vêtements au pied du lit, emporté par son élan. Ca aurait été drôle si…
Si ça n'avait pas ressemblé à un canard au milieu d'une partition virtuose.
Si Edward n'avait pas une expression qui ressemblait au traumatisme pur et simple.
Je pris conscience de ma bêtise en réalisant le choc que ça représentait pour lui. Ses yeux me fixaient sans me voir, sa bouche grande ouverte, son corps tout entier semblait tétanisé.
– Je suis désolé, je n'aurais pas dû…
Il ne me laissa pas le temps de finir de bafouiller, se précipitant hors de la chambre dans un mouvement presque convulsif, laissant la porte ouverte sans un regard en arrière.
J'avais esquissé un geste pour partir à sa poursuite, mais je me rendis compte que ce n'était pas une bonne idée. J'étais sans doute la dernière personne qu'il avait envie de voir à cet instant. En plus, la douleur presque physique que je ressentais et la sensation de manque qui me nouait la gorge m'avertissaient que je ne parviendrais pas plus à me retenir qu'à l'instant. J'avais terriblement peur de le perdre, mais je savais que je ne pourrais pas résister à mon désir, sans doute le plus fort que j'ai ressentit depuis des années.
Je me laissais tomber sur le lit comme une poupée sans vie, désespéré.
– Mais qu'est-ce que j'ai fait… me lamentais-je d'une voix brisée.
Je devinais déjà que je n'arriverais pas à dormir. Je fermais quand même les yeux, essayant en vain de me vider la tête. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que j'avais fait la pire connerie de ma vie.
Hum hum... la fin gâche tout c'est ça ? Mais vous savez, j'ai tout pouvoir sur mes fics niark niark niark et je fais ce que je veux ! Enfin, si vous me connaissez, que va-t-il se passer dans les prochains chapitres ? (celles qui savent se taisent !)
Que se passe-t-il dans la tête d'Edward ?
Qu'adviendra-t-il de Roy ?
Combien de chatons mourront d'ici la fin de la fic ?
Hum, pour la dernière, je peux à priori répondre zéro, mais les autres... vous en pensez quoi ? XD
