Et voilà un chapitre qui, je le crois, est fortement attendu, j'espère qu'il vous plaira!

OoOoO

-Georges, tu ne crois pas que la situation est grave ?

-Que veux-tu dire Bill ? Demanda Georges soudain très intéressé.

-Nos petits neveux vivent dans une situation d'ignorance absolument effroyable. Je pense qu'il est de notre devoir d'y remédier.

-Je vois. Nous devons représenter pour ces chers petits anges la lumière de la connaissance. Charlie ne pourra que nous en être reconnaissant…le jour où il l'apprendra, car rien n'est plus savoureux qu'un secret bien gardé.

Bill admira un instant l'éclat machiavélique qui venait de traverser les yeux de son frère.

-Et nous pourrons les faire voyager en magicobus, rien de mieux pour épater des enfants.

-Je n'aimerais pas que ma fille voyage dans cet engin, marmonna Bill pour lui-même en admirant le génie de son frère.

-Rendons-nous immédiatement chez Charlie, je sais qu'il n'y est pas en ce moment, ce doit être Féli qui s'occupe de nos petits angelots.

Ils prirent à peine le temps de se changer à la façon moldue avant de transplaner devant la maison de leur frère.

-Maman, tontons Bill et George sont à la porte. C'est pas moi qui ai ouvert, c'est Fabian, cria William en montant les escaliers à la course.

-Ce n'est pas bien de dénoncer ! Cria Fabian depuis l'entrée où il hésitait sur la situation à adopter face à ses oncles, ils étaient tout de même très grands.

Féli sortit de la salle de bain en portant un jumeaux dans chaque bras. Lizzy la suivait en s'accrochant à sa jambe.

-Quelle bonne surprise de vous voir ! Déclara-t-elle avec un grand sourire, mais vous auriez pu prévenir, j'aurais fait du thé.

-Inutile de te déranger belle sœur, répondit George avec un sourire charmeur, nous étions dans le coin et avons pensé que les enfants aimeraient peut-être sortir prendre l'air. Que diriez-vous d'aller au parc ? Ou marcher un peu devant les magasins ?

-Aller au magasin ? Demanda Lizzy qui sentait soudain sa timidité s'envoler.

-On pourra se battre avec vous à l'épée dans le parc ? Demanda Fabian qui se demandait si ses oncles étaient aussi forts que son papa.

-Juste avec vous ? Interrogea William en doutant de son courage.

-Merveilleuse idée ! Si vous n'avez pas peur de prendre aussi Lizzy qui n'a ses trois ans que depuis quelques jours, cela me permettra de souffler un peu et de jouer avec ces deux là, je les mettrai à la sieste quand vous reviendrez.

-Tu peux me faire confiance, répondit Bill, Victoire n'est pas beaucoup plus âgée que ta fille.

Une fois les enfants habillés pour sortir et William convaincu qu'il ne lui arriverait rien, ils sortirent tous ensemble en direction du parc et Féli installa une couverture par terre pour jouer avec ses deux derniers fils.

Dès qu'ils eurent passé le coin de la rue, George demanda gaiement aux enfants :

-ça vous dirait de prendre le bus ? C'est très amusant.

-Je n'ai jamais pris le bus, informa William avec inquiétude.

-C'est dangereux ? Demanda Fabian qui se sentait prêt à affronter tous les dangers pour se vanter le soir même devant ses parents.

-C'est quoi un bus ? Interrogea Lizzy en s'accrochant plus fermement aux cheveux de Bill qui la portait déjà sur les épaules.

-Si on le prend maintenant, toutes vos questions trouveront une réponse, répondit joyeusement George en sortant sa baguette négligemment.

Un instant plus tard, un grand « Bang ! » et l'apparition soudaine d'un bus violet à impériale, fit hurler les enfants de terreur. Bill s'occupa de les rassurer pendant que son frère expliquait au chauffeur qu'ils se rendaient sur le chemin de Traverse. Fabian refusa de s'asseoir sur les genoux de Bill, contrairement à William qui était cramponné à son oncle et enfouissait son visage dans la chemise de ce dernier.

Comme le preux chevalier qu'il était, Fabian se tint fermement à un poteau et essaya de ne pas s'envoler. Il fut très fier de sa prouesse et George satisfait de ses propres capacités magiques d'immobilisation.

Quand ils descendirent face au chaudron baveur, Lizzy demanda pourquoi tant de gens prenaient le bus si c'était si désagréable, Fabian lui disait que c'était tout aussi bien que la voiture et William essayait de ne pas tituber en marchant. Ils furent rassurés en apprenant que la plupart des adultes étaient tout aussi surpris quand ils prenaient le bus pour la première fois.

En entrant dans la petite salle crasseuse du chaudron baveur, Fabian sentit des ailes lui pousser : ils entraient dans une sorte de parc à thème où les gens étaient habillés comme au moyen âge, avec des capes et des chapeaux pointus, il sautait déjà de joie à l'idée de tous les combats à l'épée qu'il pourrait réaliser. Il affirma même à sa sœur qu'elle pourrait probablement trouver une robe de princesse et elle fut vite rassurée.

Bill se demandait de quoi pouvaient bien parler ses neveux, le monde moldu était décidemment très étrange et assez dangereux.

Ils arrivèrent dans l'arrière cour et Bill sorti sa baguette. George le retint un instant et se mit au niveau des enfants pour leur parler.

-Les enfants, tonton Bill et moi allons vous montrer un endroit vraiment magique, mais la condition pour y entrer est de promettre de ne rien dire à vos parents. C'est un endroit pour les enfants, si vous dites à vos parents où vous êtes allés…votre papa se transformera en dragon. Vous n'avez pas envie que ça arrive, n'est-ce pas ?

-Si c'est un dragon, je pourrai me battre avec lui ? Demanda Fabian assez intéressé par l'idée.

-Mais tu risques de te faire croquer, ou alors même si tu triomphes tu auras tué ton papa.

-Fabian a tué papa ! Se mit à pleurer William avec conviction.

-Mais non, reprit George calmement, c'est ce qui se passera si vous dites à vos parents ce que vous allez voir aujourd'hui. Et croyez-moi, cela vaut vraiment la peine d'entrer dans le monde de la magie.

-Il y a de la magie derrière ce mur ? De la vraie de vraie ? Pas comme celle que fait maman quand elle fait disparaitre des gâteaux devant nos yeux ? Demanda Lizzy.

-De la vraie magie, tout ce que tu peux imaginer de plus fou ! Lui assura George en la regardant bien dans les yeux.

-Dans ce cas qu'est-ce qu'on attend ? Répondit la petite fille.

Bill fronça les sourcils, il ne se souvenait pas que Victoire ait jamais été aussi affirmative ni décidée à un si jeune âge. Une fois que les trois enfants eurent promis, il tapota les briques avec la baguette et l'arche menant sur le chemin de traverse s'ouvrit.

En suivant prudemment leurs oncles, les enfants ne pouvaient s'empêcher d'ouvrir des yeux de plus en plus grands. Les gens portaient tous d'étranges vêtements, des capes, des chapeaux, des cannes et des chaudrons. Toutes les images sur les affiches bougeaient et des créatures étranges se promenaient très à l'aise. A partir de ce moment, Bill et George eurent beaucoup de mal à garder les trois enfants sous contrôle.

-Il y a des balais qui volent pour de vrai ! Regarde Lizzy !

-C'est probablement atrocement inconfortable William.

-Des livres ! Des livres qui bougent !

-Regardez ! Il y a des oiseaux ici, et des crapauds à côté !

-J'ai vu du feu sortir de la malle du monsieur !

-Là, des bonbons ! Des bonbons qui volent !

-Est-ce qu'il y a des tapis volants ?

-Oh ! Il y a une boutique souvenir où ils te fabriquent des vêtements.

-Il y a des nains avec des oreilles pointues !

-Ce sont des gobelins William, ils travaillent à la banque.

-Mais…ce n'est pas méchant les gobelins ?

-On peut acheter un dragon par ici ? Demanda Fabian qui persistait dans son idée de chevalier.

-Non, ça ne s'achète pas, mais tu devrais en parler sérieusement à ton papa, je suis certain qu'il pourrait te trouver une solution, affirma Bill avec un sourire en coin.

-Il y a des glaces ici !

-Je viens de voir des serpents vivants ! Ils sont à côtés d'une pile de chaudrons ! Vous croyez que ça se mange ?

-Venez donc dans ce magasin là les enfants, il est très amusant, déclara George en les entrainant dans son magasin de farces et attrapes.

Bill empoigna aussitôt les mains de Lizzy et Fabian pour s'assurer de ne pas les perdre. S'il pouvait éviter qu'ils avalent un des bonbons de George il serait sauvé, même si Charlie apprenait toute l'histoire.

Même si le magasin était plein, la foule n'était pas trop dense et ils purent montrer aux enfants toutes les merveilles qui se trouvaient là. Ron était au comptoir et il les rejoint :

-Charlie a accepté de venir ici avec ses enfants ? Je ne le vois pas.

-Charlie n'est pas là, répondit George rapidement, nous avons fait une petite surprise aux enfants, si tu pouvais éviter de mentionner à Charlie que tu nous a vus ici avec ses enfants, nous te serions infiniment reconnaissants.

-Bien sûr, bien sûr…mais William va bien ?

William avait en effet une drôle de tête, quelques secondes plus tard il se transforma en canarie et Fabian essayait de l'attraper en disant qu'il remplacerait très bien le dragon même s'il ne crachait pas de feu. Lizzy était figée sur place et regardait d'un air horrifié les bonbons qu'elle avait dans la main. Ron les remit à leur place et lui assura que la transformation de son frère n'était que temporaire. George réussit in-extremis à sauver le canarie de la strangulation opérée par Fabian et se retrouva bientôt avec un William en larme dans les bras alors que Bill se roulait presque par terre de rire. Une fois que Lizzy eut réalisée que William était de nouveau là et qu'il n'avait plus de plumes, elle se mit également à rire. Ron força Fabian à s'excuser et l'incident fut clos, à part pour le nom canarie qui resta le surnom de William pour de nombreuses années.

Ron convainquit ses frères d'arrêter les frais pour la journée et de se rendre dans des endroits moins dangereux, comme la librairie par exemple.

Les enfants se firent alors acheter des bonbons étranges (quelle idée d'avoir une vraie grenouille en chocolat) et affirmèrent à quelques passants étonnés qu'ils étaient bien des Weasley. Etonnamment, William voulu absolument se faire offrir un serpent, Lizzy déclara qu'elle pouvait toujours essayer de monter sur un balai comme une vraie sorcière, et Fabian voulut qu'on lui achète un chapeau pointu et un bâton de magicien.

-Mais si vous rentrez à la maison avec ces choses là, vont parents vont tout de suite savoir que vous êtes allez dans un endroit magique ! S'exclama George de bonne humeur pendant que Bill essayait de s'imaginer la tête de Charlie devant son fils ravi lui présentant un serpent venimeux.

-Un serpent ça se trouve en forêt.

-Un chapeau pointu ça s'achète n'importe où.

-Je pourrais toujours mettre le balai dans le placard du ménage.

-Ah non ! S'exclamèrent en même temps Bill et George, ne fais jamais ça ! Si tu mets un balai de vol avec les autres il ne voudra plus jamais voler avec toi, c'est sensible ces petites choses là.

-Vous ne trouvez pas ça suffisant d'être venu ici ? D'avoir vu toutes ces choses, mangé tous ces bonbons ? Demanda Bill paternellement. Les souvenirs qui vous resterons de cette journée seront sûrement bien suffisant.

-Mais est-ce qu'on pourra revenir ? Demanda William.

-Si on est sages et qu'on ne dit rien, on pourra revenir hein ? Demanda Fabian.

-Je voudrai vraiment essayer un balai, déclara Lizzy.

-Si vous êtes bien sage, vous pourrez revenir. Et un autre jour nous vous emmènerons tous faire un tour de balai. Ça vous convient ? Demanda George.

Ils se dirigèrent alors vers le chemin du retour, reprirent le magicobus et arrivèrent en même temps que la nuit.

-Désolé Féli, le temps passe si vite quand on est en bonne compagnie, déclara Bill avec un sourire en lui rendant ses enfants.

-Pas de problème, je savais que vous ne risquiez rien. Mais je me suis rendue compte que je n'avais pas vos numéros de portable, ce serait plus pratique pour une prochaine fois.

-Numéro de portable, oui, bien sûr, déclara George avec le sourire éblouissant de celui qui n'a aucune idée de ce qui se dit. Cependant…je ne connais pas par cœur ce…numéro.

-Cela ne fait rien, montre moi ton téléphone et je rentrerai mon numéro dedans.

-Nous les avons oubliés chez nous, quelle négligence n'est-ce pas ! S'exclama Bill qui se souvenait de l'utilité du téléphone même s'il ne comprenait pas le lien avec un portable.

-Ta femme dois souvent être inquiète si c'est le cas, répondit Féli, dans ce cas je vais vous donner un papier avec mon numéro comme ça vous pourrez me joindre une prochaine fois.

-Très certainement, accepta George en faisant signe à Bill que tout allait bien et qu'ils n'auraient qu'à passer chez Hermione pour avoir plus de précisions sur le sujet.

Ils repartirent tout de suite après avoir reçu un papier avec le mystérieux numéro. Charlie ne comprit pas très bien, quand il raconta une histoire à ses enfants le soir même, pourquoi Fabian insistait tellement pour voir un dragon, ou pourquoi Lizzy affirmait qu'un jour elle pourrait voler sur un balai comme une vraie sorcière, il supposa que ses frères avaient laissé échapper quelques mots pendant leur balade au parc. Avec un sourire il imagina Lizzy voler avec autant d'ardeur que Ginny et il se dit que l'équipe de Quidditch de Gryffondor avait encore un bel avenir.