Coucou tout le monde ! J'espère que vous allez bien en ce milieu de semaine. Moi perso, je suis assez euphorique là, car je viens de voir 10secondes (trop peu à mon goût et sûrement pour vous aussi) d'Eclipse. je ne sais pas s'il y aura un trailer plus long le 12 ou si c'est simplement celui-ci mais bon, on croise les doigts !!!
Remerciements : Baby07, bichou85, anayata, Letmesign23, Mary02, armalys, Galswinthe, fan-par-hasard21, Grazie, lily7807, Onja, Cathou3, elo, emy299, SurreyFr, lena -lna933-, mel031, SAMYSTERE, calimero59, So-Amel, chriwyatt, my-fiction-twilight, lady-cuty, AnZeLe42100, oliveronica cullen massen, marion, Juliet1802, vinie65, mimicracra49, melanie38, annecullen69, veronika crepuscule, Dawn266, MissCullen73, eliloulou, c&a, aude77.
Je crois que le problème avec le site est réglé. Je voulais aussi vous faire part d'un nouveau forum, exclusivement pour les majeurs. Beaucoups d'auteurs de fictions lemons y mettent leurs histoires et on parle aussi d'autres choses...
http : // lovelemon - in - fic . forumactif . com / forum . htm (enlever les espaces)
Voilà, je vous souhaite maintenant une bonne lecture !!!
Point de vue Bella
Carlisle m'avait laissé sortir après trois jours d'hospitalisation. Il m'avait confié que si Edward n'avait pas insisté, j'aurais pu sortir 24heures plus tôt, mais il ne voulait pas recevoir les foudres de son fils. Ce dernier était très présent. Peut-être un peu trop, justement. Je ne pouvais pas faire un pas sans qu'il soit là, à me demander si j'avais besoin d'aide ou quoi que ce soit. Les petites disputes allaient bon train à la maison, ces derniers temps. Je n'avais qu'une seule blessure importante : mon poignet gauche. Il était cassé et je devais porter un plâtre pendant un mois ou plus. Je n'avais plus que deux semaines à tirer et ensuite, je serais en pleine possession de mes moyens.
Je dormais mal. À chaque fois que je fermais les yeux trop longtemps, les images de James envahissaient mon esprit. Je n'avais parlé de mes cauchemars à personne. Edward en ferait une montagne, Carlisle me conseillerait certainement de voir un psy et les autres le diraient immédiatement à mon compagnon. Je ne faisais plus grand-chose de mes journées. Le club était en reconstruction et il restait encore quelques jours de travaux. Bien entendu, je ne retravaillerais pas de sitôt mais au moins, j'espérais pouvoir me rendre utile au bar ou un truc dans le genre. Je n'en avais pas encore parlé avec Edward. D'ailleurs, c'est simple, nos conversations étaient principalement centrées sur ma santé. Savoir comment j'allais, si j'avais besoin de quelque chose, si je voulais en parler… La plupart des discussions se terminaient avec moi, soufflant de colère et Edward, mettant un coup dans le premier meuble qu'il voyait, sous la frustration de mon silence.
Je n'avais pas envie de lui en parler. Je ne voulais en aucun cas voir la rage qu'il avait envers James. Je ne voulais pas non plus qu'il me voie autrement après ça. Peut-être le prendrait-il mal s'il apprenait que j'étais rentré dans le jeu de mon agresseur. J'en avais un peu discuté avec mon beau-père mais, même s'il me lançait à chaque fois, je refusais de lui dire comment je m'en étais sortie. Carlisle et moi étions devenus assez proche à cause des visites de routine qu'il m'imposait. Je parlais de choses et d'autres avec lui. Et même, il y a trois jours, alors que pour la première fois depuis deux semaines, Edward me laissait seule à la maison, j'avais été déjeuné avec lui. J'avais appris pleins de petites anecdotes sur la famille Cullen. Carlisle s'en voulait un peu de ne pas avoir été très présent pour ses enfants, quand ces derniers étaient plus jeunes. Esmée aussi, d'ailleurs. Mais ils étaient tous deux fiers de leurs fils et de leur fille.
Une chose aussi ! Edward et moi n'avions… Enfin, j'ai quelques difficultés à être proche de lui. Pas que je ne le désire pas, au contraire, j'ai vraiment envie de lui. Edward est le plus beau spécimen que le monde ait porté mais je n'arrive plus à me supporter physiquement. Après deux semaines, certains bleus ou certaines morsures étaient encore présentes. Et puis, avec mon handicap au poignet, je n'avais pas très envie de me la jouer femme fatale. Si bien que depuis mon retour de l'hôpital, j'essayais par tous les moyens de ne pas me montrer nue à Edward. Pas de câlins, pas de douche commune et je m'habillais de vêtements larges qui recouvraient le plus mon corps. Exemple, en me réveillant, avant mon homme, j'étais allé prendre une douche chaude, essayant de laver mon corps encore souillé et j'avais passé un pantalon simple, une nuisette violette avec un pull noir par-dessus. J'étais ensuite allé me poster devant la télé, attendant qu'Edward se lève.
Rien de bien intéressant était diffusé alors j'avais simplement mis la chaîne de musique et j'avais pris un bouquin. J'avais du mal à cause de ma main non valide mais je faisais de mon mieux.
- Coucou, mon bébé. Ça va ?
Je levais les yeux de mon livre en hochant la tête et recevant un baiser chaste d'Edward, sur mon front. Il vint s'asseoir à mes pieds et avait lever le bouquin pour voir de quoi il s'agissait.
- Tu es réveillée depuis longtemps ?
- Presque une heure, pourquoi ?
- Tu m'as manqué dans le lit, quand je me suis réveillé.
- Je suis désolée mais je n'arrêtais pas de bouger et je ne voulais pas te réveiller. J'ai pensé que c'était mieux si je venais là.
- La prochaine fois, reste en haut, d'accord.
J'acquiesçais en souriant et me levant pour me diriger vers la cuisine.
- Tu veux un café ?
- Je peux me le faire si tu v…
- Non, c'est bon. Je peux le faire.
- Mais…
- Assieds-toi.
Il s'exécuta, non sans regarder le moindre de mes mouvements. Je sortais un bol du placard et le remplissais de café noir. Je le déposais ensuite devant mon homme qui me remercia. Je m'installais ensuite face à lui, une barre chocolatée dans ma main valide. J'évitais le plus possible son regard, préférant fixer la table ou la télé depuis la cuisine. Je sursautais légèrement quand Edward fit grincer sa chaise sur le plancher, en se levant.
- Tu as prévu de faire quoi aujourd'hui ?
- Euh… Une sortie avec Alice. Elle veut faire une surprise à Jasper pour leur anniversaire. Ça fait déjà 4mois. Elle veut marquer le coup.
- Hum… D'accord. C'est bien. Tu veux qu'on se trouve un restau pour ce soir ou tu préfères manger ici ?
- Ici. Je ramènerais une pizza ou je passerais au fast-food du coin.
- Attends, je vais te passer…
- Non, garde ton argent. J'ai assez.
- Mais…
- Edward ! Je peux payer quatre malheureux hamburgers. Je vais… Je monte.
Je jetais l'emballage de ma confiserie et montais rapidement à l'étage. Après avoir pris un jean noir, un T-shirt gris et une veste noir dans l'armoire, ainsi que mon nouveau portable, je m'enfermais dans la salle de bain. Je glissais le long de la porte et composais rapidement le numéro de mon amie.
- Allo ?
- Alice, c'est Bella.
- Oh ! Salut ma belle, comment tu vas aujourd'hui ?
- Bien… Euh, j'aimerais te demander une faveur.
- Tout ce que tu voudras.
- Est-ce que, si Edward te demande ou t'appelle, tu peux lui dire que je passe la journée avec toi ?
- Pourquoi ?
- Oui ou non ?
- Bien sûr. Mais dis-moi, c'est rien de grave ?
- Non… Euh, je dois y aller. À plus tard. Je t'embrasse.
- Moi au…
Je ne laissais pas Alice finir et fermais le clapet du téléphone. Je soufflais lentement, me donnant un peu de courage. Je me levais avec difficulté et me déshabillais le plus rapide possible. J'enfilais avec une vitesse incroyable mon T-shirt alors que j'entendais Edward monter les escaliers. Il frappa à la porte quelques minutes plus tard. Je lui demandais une minute et passais ma veste. J'ouvrais ensuite la porte. Le visage de mon compagnon s'attrista quand il vit que j'étais déjà vêtue.
- Tu es déjà prête ?
- Oui. Je dois aller voir ton père avant.
- Pourquoi ? Y'a quelque chose qui ne va pas ? Tu veux que je vienne avec toi ?
- Non, ça va, je te remercie. Je ne sais pas pourquoi il veut me voir mais je peux très bien y aller seule.
- Tu es sûre ? Parce que ça ne me dérange pas de venir, au contraire.
- C'est bon, ne t'inquiète pas, tout va bien, Edward. Ce n'est que pour quelques minutes. Peut-être que c'est juste pour me demander comment ça va. Ensuite, j'irais rejoindre Alice au centre commercial.
- D'accord. Mais sache que je suis très triste de ne pas passer la journée avec toi… Ni de prendre ma douche avec toi…
Il s'avançait vers moi, penchant la tête sur le côté, effectuant une petite moue trop séduisante pour ma raison. Je lui fis un faible sourire alors qu'il déposait ses paumes contre mes joues, approchant ses lèvres des miennes. La douceur de ses lèvres me détendait et je voulais lui hurler la vérité sur ma journée, mais ce n'était pas une bonne idée. Je devais le faire seule. Alors que notre baiser devenait plus passionné et qu'il faisait glisser ses mains sur mes bras recouverts, je me dégageais lentement de lui, récoltant un souffle de frustration.
- Je dois y aller. Je ne veux pas faire attendre ton père…
- Mais moi, tu veux…
- Pardon ?
- Rien. Appelle-moi s'il y a le moindre problème.
- D'accord.
Je déposais mes lèvres sur sa joue avant de sortir, limite à pas de course, de la salle de bain.
*****
- Comment ça va ?
- Carlisle, tous les jours, tout le monde me pose la même question ! Je vais bien…
- Ton poignet ne te fait pas mal ?
- Non…
- Tes bleus ?
- Non plus…
- Tu dors bien, en ce moment ?
- Oui.
- Hum ?
Suis-je si visible que ça ?
- Bon, d'accord, je ne dors pas si bien. À chaque fois que je ferme les yeux, je vois James, au dessus de moi.
- Tu en as parlé à Edward ?
- Surtout pas ! Il est déjà assez en colère contre lui, sans pour autant lui dire que je n'en dors plus.
- Tu veux que je te prescrive des calmants ?
- J'aimerais bien, merci.
Il griffonna quelques mots sur un papier et tapota ensuite sur son clavier, à une vitesse impressionnante. Il fit ça pendant plusieurs minutes, me lançant des regards en biais. Pour ma part, je regardais mon plâtre. Tout le monde de mon entourage avait signé sur le faible espace. Le plus gros étant Edward, je souris en lisant ses mots.
Même avec un poignet à la Hulk, tu es la plus ravissante. Je t'aime. Ton homme à jamais
J'entendis mon beau-père tousser et je relevais rapidement la tête.
- Et avec Edward ? Comment ça se passe ?
Là, on rentrait dans le côté très intime de la situation. Je n'avais pas très envie d'évoquer ma non sexualité avec le père de mon compagnon. C'était très gênant. Je savais que je ne pourrais même pas en parler avec Esmée, qui est une femme. Je ne l'avais pas avoué non plus à Rose ou Alice, pourtant, elles me posaient des questions…
- Bella, y'a quelque chose qui ne va pas, avec Edward ?
- Je n'ai pas trop envie d'en parler.
- Ça concerne ce qu'il s'est passé avec James ?
- En quelque sorte…
- Je peux tout entendre, Bella, je suis médecin.
- Mais vous êtes aussi le père d'Edward.
- Donc, ça le concerne aussi.
- Ouais…
- Dis-moi. Je suis tenu au secret professionnel. Edward ne sera au courant de rien. Je te le promets, Bella.
- D'accord.
Je soufflais, pour la énième fois depuis que j'étais entré dans le bureau du médecin. Je savais qu'il ne pourrait pas y faire grand-chose mais il aurait peut-être un début de solution. Les mots étaient coincés dans ma gorge. J'entendais une voix qui me disait de me lancer mais l'autre pleurait à chaudes larmes, me disant que je ne devais pas en parler à mon beau-père. [i]Trop honteux[/i], selon elle…
- Eh bien, ça fait maintenant deux semaines que cette histoire a eu lieu et… Comment dire ça ? Euh… En fait, avec Edward, c'est plus comme c'était avant… Avant… Enfin, vous voyez. Ça deux semaines que nous n'avons pas… Pas eu…
- Eu de rapports intimes ?
- Oui, c'est ça.
- Tu n'as pas envie qu'il te touche pour le moment, c'est normal. Rassure-toi, c'est tout à fait compréhensible que tu ne veuilles pas de…
- Non ! Ce n'est pas ça. J'ai envie d'être intime, proche de lui mais je vais le dégoûter. Je ne comprends même pas comment il fait pour encore me regarder.
- Ce n'est pas de ta faute, ce qu'il s'est produit. Et pour ce qui concerne le désir de mon fils à ton égard, je peux te dire qu'il est toujours présent.
- Il vous en a parlé ?
- Non mais j'ai beaucoup parlé avec lui depuis que tu es rentré à la villa. Il a l'impression que tu t'éloignes de lui, mais il ne sait pas pour quelles raisons. Mais je sais qu'il te désire toujours. Il voudrait savoir ce qu'il s'est passé pendant ces 48 longues heures. Il me harcèle pour que je lui dise mais il est hors de question que je parle à ta place. Il t'aime comme jamais il n'a aimé une personne. Il m'a dit que désormais, même s'il nous aimait, sa mère, Rosalie et moi, tu étais sa famille. Tu es tout pour lui, Bella. Ne pense jamais que tu le dégoûteras. Jamais.
- Mais Carlisle, vous avez bien vu ! Je suis repoussante. Mon corps ne s'est pas totalement remis, j'ai encore des hématomes et des morsures sur certaines parties privées. Mon poignet est mort et je sais qu'il repensera à tout ça quand il verra les marques sur mes hanches ou mes cuisses.
Les larmes commencèrent à déborder de mes yeux. Comment pourrais-je être belle à ses yeux alors que je me trouvais hideuse lorsque je me regardais dans le miroir ? À travers mes larmes, je vis Carlisle se lever et venir auprès de moi, tournant ma chaise vers lui. Il agrippa mes mains et je pleurais un peu plus. Je profitais toujours d'être seule pour m'échapper, pour me soulager de toutes cette tension qui était en moi mais là, pas moyen d'attendre d'être seule. Je ne sais comment, mais je me retrouvais dans les bras de mon beau-père, me faisant bercer comme une enfant.
- Bella, calme-toi, ça va aller. Je te le promets… Chut…
Carlisle tentait de m'apaiser et ça marchait. Je me sentais en confiance avec lui. Je savais que je pouvais lui raconter mes angoisses, mes peurs, mes craintes. Au bout de plusieurs minutes, je relevais mon visage vers mon médecin.
- Merci…
- Pas de quoi. Que fais-tu aujourd'hui ? Tu veux venir voir Esmée ? Elle serait ravie de te voir.
- Cette après-midi, je ne peux pas. En fait, je vais voir James.
- Pardon ?
Ses yeux s'étaient agrandis sous ma déclaration.
- J'ai demandé à le voir. Il a été transféré à la prison, à la sortie de la ville, la semaine dernière. J'ai besoin de le voir. Je dois lui demander… Il faut que je lui demande ce qu'il s'est passé exactement. Si c'est moi ou…
- Ce n'est en aucun cas de ta faute, Bella. James a simplement pris ses rêves pour la réalité. Ses envies, ses désirs, il a cru que tu les partageais aussi, à tord.
- Je dois quand même le voir. Je le dois.
- Edward n'a pas tenté de t'en dissuader ?
- Il pense que je passe la journée avec Alice. Je ne lui en ais pas parlé. Il m'aurait interdit, à coup sûr, d'aller le voir seule ou de le voir tout simplement.
- Il a entièrement raison, Bella. Ça peut être catastrophique pour toi.
- Mais je le dois. Il faut que je sache.
- Tu ne veux pas que je viennes avec toi, au cas où ?
- Non, ça va aller. Si vous voulez, je vous appelle quand je suis sortie ?
- J'aimerais beaucoup.
Je lançais un faible sourire à mon beau-père avant de repartir sur une conversation un peu moins pesante.
*****
Me rongeant le dernier ongle qui me restait, j'attendais que les gardiens amènent James derrière la vitre. J'avais à la fois envie qu'il arrive vite, pour en finir rapidement mais je voulais aussi qu'il tarde à venir, ayant un peu peur de sa réaction. Je sursautais au bruit de la porte. Une faible alarme. Un simple bruitage et je levais les yeux vers lui. Les images me revenaient en mémoire et je me retenais pour ne pas m'enfuir en courant alors qu'il me souriait, me fixait, en s'asseyant face à moi. Il m'encouragea du regard de prendre le téléphone, tout comme il le faisait.
- Ma Bella, je suis si content de te voir.
- James…
- Je te pardonne pour ce que tu as fait. Même si je suis un peu en colère de me retrouver ici et que tu sois retourné avec ce bâtard ! Il ne te mérite pas, Bella ! Et tu as gâché ton bonheur en allant vers lui.
- Je n'aurais jamais été heureuse avec toi, James.
Ma voix était étrangement cassante. Aucun trémolo, aucune hésitation. J'étais également sûre que mon regard ne disait pas combien j'étais effrayée à l'intérieur.
- Mais si. Tu ne veux tout simplement pas te l'avouer. On est pareil, toi et moi.
- Je n'ai rien à voir avec toi. Tu es complètement cinglé.
- Oui, peut-être. C'est ce que j'entends par moment, depuis quelques temps… Mais c'est de ta faute.
- Comment ça ?
- C'est toi qui es venue à moi, Bella. Tu m'as séduit. Tu dansais pour moi. Tu me souriais, tu me parlais. Toi et moi, nous avons fait qu'un de nombreuses fois. Je sais que tu en voulais toujours plus, toujours et encore. Nous sommes pareils. Mens-toi ! Dis-toi que ce n'est pas vrai mais moi… Moi, je sais !
- Si tu voulais tellement de moi, pourquoi ne pas m'avoir proposé de sortir avec toi ? Jamais tu n'as évoqué une quelconque relation sérieuse…
- Tu as peur des relations longues et sérieuses. Tu ne resteras jamais avec le même homme, toute ta vie. Tu es comme moi. Tu préfères être libre de tous mouvements. Et je sais que ça ne durera pas avec Cullen. Tu vas finir par te lasser.
- Non.
- Si et tu regretteras mon absence.
- Jamais, tu m'entends ? Jamais je ne regretterais que tu sois ici ! C'est ta place ! Tu dois payer pour le mal que tu m'as fait.
J'eus un mouvement de recul alors qu'il plaquait le téléphone sur la vitrine et se levait, les poings serrés.
- Tu es l'origine de tout ça, Bella ! C'est toi qui m'as fait devenir comme ça. C'est de ta faute si j'ai du en arriver à de tels extrêmes. Je ne pouvais pas te voir avec lui ! Tu ne devais pas être avec quelqu'un qui finirait par te rendre malheureuse.
- Tu ne m'aurais jamais rendu heureuse. Et tu veux la preuve ? Je suis restée seulement deux jours avec toi et c'étaient les pires de toute ma vie. J'ai passé plus d'une semaine à l'hôpital. J'ai le poignet cassé et des hématomes, laissant la trace de tes sales mains repoussantes. À cause de toi, je fais cauchemars sur cauchemars. Tu voulais être dans ma vie ? Tu voulais me marquer ? C'est fait ! Je n'arriverais certainement jamais à oublier ta cruauté ! Tu es un monstre et c'est uniquement de ta faute, James ! Tu es un malade mental.
- TU M'AGUICHAIS !
- C'EST FAUX !
Nous étions tous deux debout maintenant, nous toisant avec rage et haine. Mon souffle se faisait de plus en plus difficile. Pendant un instant, je regrettais qu'il ne soit pas mort, dans cette chambre miteuse. Je regrettais…
- Tu sais ce que je regrette, James ?
- …
- C'est de ne pas avoir frappé plus fort. Tu ne serais plus là et je n'aurais pas ressenti ce besoin de savoir pourquoi tu as fait. Tu veux me rendre heureuse ?
- …
- Reste ici, à jamais ! Tu veux que je sois heureuse ? Reste loin de moi. Si j'ai bien compris, tu vas prendre pas mal d'années, ici. J'en suis bien contente, c'est tout ce que tu mérites.
- Non…
- SI.
- Tu n'as visiblement pas conscience de ce que j'éprouve pour toi.
- Tu te fais des films, James.
- Non. Je te désire comme personne ne t'a jamais désiré. Je ferais tout pour toi.
La haine avait disparue de ces pupilles. Amour, tendresse et tristesse baignaient maintenant à l'intérieur.
- Tout en toi me fascine. Je connais chaque détails de ton apparence, tes moindres sourires, mouvements, expressions. Je te connais comme personne ne te connaît. Je te connais mieux que tu ne te connais toi-même. Jamais je ne pourrais t'oublier. Jamais je ne pourrais aimer une autre personne que toi.
Ça aurait pu être la plus belle déclaration d'amour au monde. Ça aurait pu, seulement, pas sortant d'une bouche d'un malade tel que James.
- Si tu m'aimais réellement, tu n'aurais jamais fait de mal à ceux que j'aime. Tu ne m'aurais jamais fait de mal.
- JE NE T'AI JAMAIS FAIT DE MAL !
- Si, James. Regarde.
Je lui montrais mon poignet, les faibles marques sur mon cou ou encore l'énorme hématome persistant à ma hanche droite. Comme si une pierre était tombée sur lui, il s'affala sur sa chaise. Je ne voulais pas, mais je devais…
Je me remettais correctement sur ma chaise alors que je prononçais son prénom dans l'appareil. Il levait la tête, désolé.
- Je ne pourrais jamais oublié…
- Je ne voulais pas être si dur avec toi mais tu te débattais. C'est encore ta faute.
- James…
- Je me suis fait avoir… Tanya m'avait dit de faire attention. Je ne voulais pas… Je suis désolé. Je ne devais pas faire… Elle m'avait dit de faire attention, que tu essayerais de partir. J'ai été con ! Elle m'avait prévenue.
Je secouais la tête, inutilement car il était plongé dans ses pensées.
- Tanya avait raison. Elle avait raison, sur toute la ligne. Tu es à moi, Bella ! On est pareil ! Tu verras, je vais te manquer.
- Ça ne risque pas…
- Si, tu verras !
Pendant un instant, je pensais pouvoir lui pardonner. Lui trouver des circonstances atténuantes. Mais non, il avait à nouveau disjoncté. Je secouais à nouveau la tête et le regardais, navrée pour lui.
- James, écoute-moi bien. Je ne t'ai jamais aimé, je ne t'aime pas et je ne te t'aimerais jamais. Je n'ai jamais rien fait pour que tu tombes amoureux de moi, non plus. Tu t'es imaginé des choses. Toi et moi, nous ne sommes pas pareils, comme tu te plais à le dire et tu ne connais rien de moi, si ce n'est que mon physique. Tu ne sais pas ce que je ressens, sinon, jamais… Je dis bien jamais, tu ne m'aurais enlevé à Edward. C'est lui que j'aime. C'est avec lui que je veux passer le restants de mes jours. Jamais je n'ai aimé comme je l'aime lui et de son côté, c'est pareil. Lui et moi sommes identiques dans bien des domaines. Et je serais heureuse avec lui. Sans lui, je ne suis plus rien. Je suis navrée pour toi, James. Jamais je n'ai voulu être dans cette situation. C'était clair pour moi, simplement du sexe entre toi et moi. Pas plus. Il n'a jamais été question de plus.
- …
- Jamais tu ne me reverras et jamais tu ne me manqueras. Je te pensais… Je pensais que tu étais un ami, au maximum mais là, tu n'es plus rien pour moi. Même plus une connaissance. Je te hais pour ce que tu m'as fait. Et même si ce n'était pas ta faute. Même si tu penses que je suis la seule responsable, je sais que c'est faux. Tu ne vas pas bien, James. Et même si je te déteste et que je veux que tu passes ta vie derrière des barreaux, je te conseille de te faire soigner. Je ne suis pas la raison de ta folie.
Je reprenais une profonde inspiration avant de reprendre mon monologue.
- Regarde-moi bien, James, car c'est la dernière fois que tu me vois. Je ne viendrais plus ici car pour moi, je ne t'ai jamais connu. Tu n'existes plus, pour moi. Tu m'as brisé et je vais me relever du mieux que je peux mais plus jamais, je ne penserais à toi. Ce sera comme si tu n'avais jamais existé. Je poursuivrais ma vie. Je la poursuivrais avec l'amour de ma vie, à savoir Edward. Adieu, James.
Je reposais calmement le téléphone sur le combiné et quittais la petite pièce sans un regard en arrière. Je l'entendais m'appeler, me dire que je me mentais à moi-même mais je poursuivais ma route. Comme s'il n'existait pas.
Point de vue Edward
Encore une journée sans que je ne sois réellement avec la femme que j'aime. Encore un jour à me torturer l'esprit à savoir ce qui s'était passé pendant ces deux jours où elle avait été absente. J'en avais une vague idée, mais elle refuse de m'en parler. J'avais essayé de tirer les vers du nez à mon père mais il prenait le secret médical bien trop à cœur, à mon goût. Je bouillais intérieurement qu'elle ne me dise rien. Je savais qu'elle n'allait pas aussi bien qu'elle me le disait. Je la sentais bouger et re-bouger dans son sommeil, gémissant mon prénom, me demandant de l'aider. Je la ramenais à moi, durant la nuit mais au matin, quand je me réveillais, j'étais toujours seul.
Je savais qu'il n'y avait plus aucuns risques pour elle dehors mais j'avais un peu de mal de la laisser seule. Tanya avait été arrêté pour complicité d'enlèvement et pour dégâts sur le bien d'une personne. James était en taule pour un sacré bout de temps. J'étais heureux qu'elle sorte mais je la soupçonnais de me mentir et je détestais ça. Je détestais avoir des doutes sur ce qu'elle me disait. Je me calmais tout de même et décidais de faire un tour en attendant qu'elle finisse sa sortie avec Alice. J'avais envie de lui faire un cadeau mais je ne savais pas vraiment quoi. Elle avait perdue le collier que je lui avais offert pour son anniversaire mais j'avais prévu de lui remplacer pour son Noël. J'avais juste envie de lui acheter un petit quelque chose, un truc sans trop d'importance. Je passais devant une parfumerie et j'eus le déclic. J'entrais dans la boutique.
Je ressortais du magasin quelque temps plus tard et, sous les conseils d'une des vendeuses, j'avais trouvé un parfum simple mais d'une odeur très agréable. J'allais retourner à la villa quand je la vis. Ma Bella était seulement à quelques mètres de moi. J'allais la rejoindre quand je vis son ex, Démétri, arriver en face d'elle. Au début surprise, elle le prit ensuite brièvement dans ses bras. Ma mâchoire se serra, non pas de jalousie, mais de colère contre elle. Ça faisait presque deux semaines qu'elle n'avait pas eu ce mouvement pour moi. C'était moi qui commençait les câlins et toujours elle qui les finissait. Trop rapidement à mon goût. Il dut lui demander ce qu'elle s'était faite au poignet car il toucha sa main plâtrée. Elle souriait légèrement. Je secouais la tête en sortant mon portable et composant son numéro.
Je la vis sursauter avant de plonger sa main alerte dans sa poche de jean. Elle regarda un instant l'écran et coupa l'appel, rangeant son portable là où il était précédemment. Elle leva son visage vers son ex et lui dit quelque chose alors qu'il acquiesçait. Une seconde plus tard, ils partaient dans la même direction, discutant toujours. Me retenant d'aller la voir, je rentrais à la villa, énervé comme jamais.
*****
- Je suis rentrée !
Je levais distraitement les yeux vers la porte d'entrée mais retournais directement à l'écran plat. J'avais mis du sport et j'étais déjà à ma cinquième bière. Chose que Bella remarqua.
- Tu fêtes quelque chose ?
- Oui.
- Je peux savoir quoi ?
J'avais pesé le pour et le contre toute la fin de journée. Je me demandais s'il fallait que je lui en parle aussitôt ou que je lui laisse un peu de temps. Même si elle avait l'air triste, fatiguée et blessée, je ne pouvais pas me retenir.
- Je fête le fait que tu m'ais encore menti !
- De quoi…
- Tu n'étais pas avec Alice, n'est-ce pas ?
- …
- Tu ne réponds pas au téléphone quand ton petit ami t'appelle et tu préfères partir avec ton ex.
- …
- Tu as fait quoi, exactement ?
- J'arrive pas à croire que tu m'ais suivie !
- C'est tout ce que tu as à me dire ?!? Tu me mens ! Tu vois encore Démétri et tu te soucis seulement du fait que je te suive ?!?
Je me levais, la colère me montant à la tête.
- Tu me mens depuis combien de temps, Bella ? Hein ?!? Qu'est-ce que tu fais réellement de tes journées quand tu n'es pas là ?
- C'est ridicule…
- C'est toi qui es ridicule, Bella ! Tu me mens et je ne sais pas pourquoi ! Si tu veux toujours voir ton Démétri, dis-le moi au lieu d'inventer des excuses bidons. Si tu ne veux pas passer la journée avec moi pour je ne sais quelle raison, dis-le moi !
- Edward…
- Je ne t'ai pas suivi. J'étais allé faire un tour pendant que tu passais soi-disant du temps avec Alice. Je ne voulais pas tourner en rond ici, tout seul. Je voulais… Je croyais qu'on avait dépassé ça. Le stade où tu me mentais pour n'importe quoi mais à l'évidence, je me trompais.
- Je ne pouvais pas te dire où j'allais.
- Pourquoi ?!?
- JE SUIS ALLE VOIR JAMES, VOILA POURQUOI !
Les larmes envahissaient peu à peu ses yeux mais je détournais mon regard d'elle, sachant pertinemment que je ne pourrais pas garder mes idées claires et que je me jetterais sur elle pour la consoler. Pourquoi avait-elle été voir James ? Il était en prison. Il lui avait fait du mal et elle va le voir ?
- Pourquoi ?
- J'avais besoin de savoir pourquoi il avait fait ça.
- C'est un détraqué, voilà pourquoi.
- Il m'aime et il a cru que c'était réciproque. Je sais que tu ne veux pas l'entendre mais c'est en partie de ma faute, Edward. J'avais besoin de voir exactement… J'avais besoin de savoir la vérité.
- Tu m'as menti sur quoi d'autre ?
- Rien…
- Tu ne vas pas me faire croire que j'ai eu une hallucination en te voyant avec ton ex. Et tu ne vas pas me dire que tu as passé toute ta journée avec James.
- Je t'ai dit que j'allais voir ton père.
- C'est la vérité ?
- Bien sûr ! Tu peux lui demander.
- Lui et son foutu code…
- C'est un médecin, il se doit de garder certaines choses confidentielles. Tu n'as pas le droit de le mettre dans une situation embarrassante, usant de ton statut de fils pour lui demander si je vais bien ou pas.
- Et le statut de petit ami ? J'ai le droit de l'utiliser ? Car ce n'est pas avec ce que tu me dis que je vais pouvoir t'aider, Bella. Je ne demande que ça ! Je veux t'aider mais tu ne me laisses pas faire. Je ne peux pas car je ne sais rien ! Je ne sais pas ce qu'il s'est pas passé !
- Y'a rien à dire, d'accord. Je vais bien, ton père fait seulement son métier et m'oblige à venir pour contrôler que ça va vraiment. Ce n'est pas nécessaire d'en parler. C'est fini.
- Alors je sers à quoi, moi, dans tout ça ?
- Je vais bien. Tu n'as rien à faire car je n'ai besoin de rien.
Elle essuya ses larmes avant de prendre la direction de l'étage. Pour ma part, je restais sur le canapé, à rien faire.
*****
Une semaine et la situation avec Bella n'avait pas réellement changé. La tension était redescendue entre nous mais rien n'était comme avant. J'avais décidé de lui parler de ce que j'éprouvais vraiment aujourd'hui. Elle était sur le canapé du salon, à regarder une série sur une chaîne du câble. Je soufflais avant de m'avancer vers elle, le parfum que j'avais acheté une semaine plus tôt dans les mains. Avec la dispute, je ne lui avais pas offert et par la suite, j'avais zappé. Je lui mettais devant les yeux, moi dans son dos. Elle sursauta légèrement, comme trop souvent ces derniers temps. Elle sursautait pour un rien. J'avais mon visage du sien et l'embrassais doucement, lui mettant le cadeau dans les mains. Je sentis un faible sourire se dessiner sur ses lèvres alors qu'elle se levait. Elle ouvrit rapidement le papier cadeau et me sourit un peu plus en embrassant brièvement mes lèvres.
- Merci Edward, c'est adorable. Tu n'aurais pas du…
- Mais, bien sûr que si. J'ai été un vrai con, ces derniers temps. Il faut bien que j'essaie de me rattraper.
Je lui souris tendrement en enlaçant doucement sa taille et mettant mon nez dans son cou. J'embrassais sa peau, au niveau de ses clavicules et rapprochais délicatement mon bassin du sien. Je soupirais doucement alors qu'elle se défaisait, à nouveau de mon étreinte. Posant une main sur mon torse, elle contourna le canapé, creusant un fossé entre nous deux.
- Jasper a téléphoné, il t'attend au bar.
- Tu viens avec moi ?
- Non, je dois aller prendre une douche. J'ai rendez-vous avec Alice et Rose. Ta sœur veut faire encore des achats pour le bébé.
- Je t'accompagne à la salle de bain…
- Non ! Enfin, je veux dire… Jazz t'attend et en plus, tu as déjà pris ta douche ce matin.
Je la regardais, blessé par son refus. Elle vint déposer un dernier baiser sur ma joue avant de partir en direction des escaliers. J'en avais marre. Il fallait à nouveau que ça sorte.
- Putain ! Ça fait trois semaines, Bella ! Trois semaines qu'on n'a rien fait! Trois semaines que je ne peux pas te toucher…
- Je ne vois pas de quoi tu parles…
- Ne me prends pas encore pour un con, Bella, s'il te plaît ! Je ne sais pas ce que tu as vécu mais je ne pourrais pas savoir comment réagir correctement si tu t'évertues à ne rien me dire ! Je veux savoir pourquoi tu m'évites, exactement !
- Je ne t'évite pas…
- Bella, tu…
- Non ! Je ne t'évite pas !
- Tu te rends compte que je ne t'ai pas touché depuis presque un mois ? Que je ne te vois même plus nue ?
- Tu veux me voir nue ? C'est ça que tu veux ?!?
La colère montait en elle, je pouvais aisément le voir. Sa mâchoire était contractée, ses poings étaient serrés avec force et, pendant un instant, j'eus peur pour son poignet fraîchement libéré. Elle posa le parfum sur la table du bar, à côté d'elle et me regarda fixement avant de retirer violemment le pull qu'elle portait par-dessus un T-shirt à moi. Elle enleva également ce dernier et son pantalon noir, se retrouvant nue devant moi, pour la première fois depuis des jours et des jours.
- Ça te plaît, ça ?!?
Elle me montrait des marques presque effacées sur sa poitrine, sur sa hanche droite et sur le haut de ses cuisses. Elle refusait d'avoir une vie intime avec moi à cause des blessures que ce fou furieux lui avait causées. Et moi, j'avais été aveuglé par la peine de ne plus sentir son corps contre le mien.
- Tu aimes voir ça ? Moi, non !
Elle ramassa ses vêtements à la hâte et courus à l'étage. J'entendis une porte claquer. J'étais figé. Perdu entre la surprise de son acte, la colère envers James et la culpabilité. Je reprenais mes esprits alors que j'entendais du bruit à l'étage. Une verre qui se cassait. Je montais les marches quatre à quatre et frappais violemment à la porte de la salle de bain, où elle s'était enfermé. Un sanglot me répondit.
- Bella, ouvre cette porte, s'il te plaît.
- C'est… C'est ou-ouvert…
Je ne sais pas combien de fois mon cœur s'était brisé depuis que je connaissais Bella mais il se brisa une fois de plus quand je vis mon amour, recroquevillée dans la baignoire, toujours nue. Elle pleurait fortement. Je retirais mes chaussures et entrais, tout habillé dans la baignoire qui se remplissait d'eau. J'attirais son corps contre le mien, embrassant ses cheveux et glissant mes mains dans son dos pour la consoler. Ma douce entoura ses bras autour de mon cou et sanglota encore.
- J'n'arrive pas… Je n'arrive pas… Je le-le v-veux mais j'y arrive pas…
- Chut… Calme-toi, mon bébé. Calme-toi…
- Je… Je-je…
- Chut, prends ton temps… Calme-toi et parle ensuite, si tu en as envie.
Elle grelottait dans mes bras et je coupais l'eau, la gardant dans mes bras. Je sortis, avec difficulté de la baignoire. Je voulus la déposer quelques secondes sur la chaise mais elle me serra encore plus fortement contre elle.
- Ne me laisse pas !
- Bébé, je retire juste mes vêtements, je suis trempé et je ne veux pas que tu attrapes froid. Tu dois te couvrir aussi. D'accord ?
Elle hocha doucement la tête en séparant légèrement de moi. Je retirais rapidement mon jean et mon T-shirt, pour entourer ma taille d'une serviette alors qu'elle me cachait à nouveau son corps, grâce à un grand drap de bain. Je la portais, telle une mariée, dans notre lit. Nous installant confortablement dans les couvertures, j'embrassais sa tempe avant de laisser le silence envahir la pièce. Des sanglots s'échappaient de temps en temps de sa poitrine mais elle se calmait lentement.
- Il m'a dit que Tanya s'occupait de toi…
- Pardon ?
- James. Le matin où il m'a prise avec lui. Il m'a dit que Tanya était avec toi alors il allait s'occuper de moi…
Elle m'expliqua tout ce dont elle avait le souvenir. La pièce blanche, dans l'appartement de James. L'odeur. Les sensations. Les attaques sexuelles de James. Le froid. La peur. La douleur. Je m'efforçais de rester calme même si tout ce qu'elle disait me faisait mal. J'avais mal pour elle. Ma belle s'en voulait d'avoir été si distante avec moi, ces dernières semaines mais elle avait peur que je la rejette à cause des marques laissées par son agresseur. Elle m'expliqua également tous les rendez-vous qu'elle avait eus avec mon père. Que c'était grâce à lui, en partie, qu'elle n'avait pas plongée. Il lui parlait de moi et elle voulait être forte pour moi. Elle ne voulait pas m'ennuyer avec ses peurs. Elle voulait continuer de vivre normalement, même si c'était difficile. Le fait que je lui demandais sans arrêt comment elle allait, ne l'aidait pas vraiment. Je m'excusais d'avoir été aussi con et borné.
- Tu n'as rien à te reprocher, Edward. Tu es parfait. Je n'ai juste pas l'habitude de ça. De tant d'attentions. Je sais que ça fait maintenant plusieurs mois qu'on se connaît et qu'on est ensemble mais j'ai toujours un peu de mal. Je t'aime mais…
Je me figeais au « mais ».
- Non, ne t'inquiète pas ! Je t'aime, ça, y'a aucuns doutes. Je sais que je ne devrais pas te mentir comme je le fais, des fois, mais c'est nécessaire parce que je ne veux pas dépendre de toi ou un truc dans le genre. Je t'aime mais j'aime aussi ma liberté. Tu es toute ma vie, Edward, mais j'aime aussi mon ancienne vie, celle où j'étais débrouillarde. Celle où je m'occupais de moi-même. Je vais avoir un peu de mal mais je te promets de soigner ça.
Je lui souris et l'embrassais doucement. Mais alors que j'allais me retirer, Bella agrippa ma nuque et m'embrassa avec le plus de fougue qui lui était permis. Nos langues se retrouvèrent enfin et je frissonnais. Au bout de longues et délicieuses minutes, nous nous accordâmes un peu de temps pour respirer. Je traçais les traits de son visage, partant de son front à son menton.
- Je t'aime, Bella.
- Je t'aime aussi, Edward.
Nous caressant, tantôt chastement, tantôt un peu plus, nous nous endormîmes dans les bras l'un de l'autre. Chose qui n'était pas arrivée depuis bien trop longtemps pour moi…
Je n'ai pas eu trop le temps de corriger le chapitre, je voulais le mettre au plus vite.
Compense-t-il le retard ? Une seule façon de me le dire, une review...
