Disclaimer : Les personnages de Bleach ne sont pas à moi, ils sont à Tite Kubo.
Couple : Grimmjow Jaggerjack & Ichigo Kurosaki, Uryuu Ishida & Ichigo Kurosaki, Ulquiorra Shiffer & Ichigo Kurosaki.
Note : Cette histoire est totalement inventée. A ne pas prendre au sérieux.
Remerciements :
Merci tout particulier à Trolocat pour son dur travail, sa patience et son soutient constant.
Merci à Angelyoru : Merci pour ton soutient indéfectible. Je suis heureuse que ce discours t'ait plu. J'avais un peu peur avec ce passage. C'était une étape obligée que j'ai eu beaucoup de mal à réaliser.
Merci à Boubouille : Ne t'excuse pas. On a tous des priorités.
Merci à Bad-joke: Merci pour ton soutient encore une fois !
Merci à TsukiHara-Chan : Je suis heureuse que tu aies validé mon chapitre précédent. J'avais peur que le dialogue entre Ichigo et Grimmjow à propros de la drogue soit ma placé, mal mis en place, mal fait.
Bonne lecture à toutes et à tous !
Chapitre 34 : Jeu dangereux
"- Bien sur. J'suis fragile t'savais pas ? Me dit-il avec un clin d'œil avant de détourner le regard et d'inspirer comme pour se redonner contenance. C'est alors que je réalise que mon monologue à eu plus d'impact sur lui que je ne croyais. Hé bin. C'était un sacré speech. Tu l'avais révisé, ou ça t'ai v'nu naturel'ment ?"
Je rigole à sa remarque. L'ambiance soudainement plus légère, et les épaules comme allégées d'un poids, nous nous remettons en chemin pour sortir du bâtiment.
Nous passons les jours suivant à aller d'hôtel en hôtel, ne restant jamais plus de quelques heures au même endroit. Et seulement pour une poignée d'heures de repos. Les choses entre Grimmjow et moi se sont approfondies, ont évolués. L'entente amicale s'est muée en une franche camaraderie avec le temps.
Pourtant aujourd'hui je ne peux même plus dire si il s'agit encore de ça. Pas alors que nous dormons à présent ensemble. Chaque soir, depuis quelques jours. La situation fait que les barrières sont un peu confuses dans ma tête. Et les désirs, les idées, les simples pensées, de plus en plus présents.
Si la première fois ce fut par obligation, par manque de lit ou canapé pour que chacun puisse avoir un endroit où dormir sans être à même le sol. Aujourd'hui c'est plus par habitude, ou plaisir. Probablement parce que c'est agréable. C'est peut être aussi simple que ça.
Après tout, c'est toujours avec satisfaction que je sens le corps chaud du bleuté affaisser le matelas près de moi lorsqu'il se couche. Sa présence est toujours rassurante même si elle n'empêche pas toujours les cauchemars. Mais lorsque les mauvais rêves reviennent, Grimmjow s'assure toujours de me calmer et me rassurer autant qu'il le faut. Dans ces moment là il fait preuve d'une patience incroyable même quand il me faut plusieurs heures pour réaliser que je ne risque rien.
A présent quand je me réveille au cours de la nuit que ce soit pour un mauvais rêve ou non, je ne me lève pas. Pas quand je découvre le bleuté allongé à coté de moi. Et lorsque je ne parviens pas à me rendormir, je reste souvent près de lui jusqu'à ce que le soleil fasse son apparition. Même si je ne rendors pas, sa simple présence réussit à me calmer.
Et ce matin encore c'est pareil, réveillé avec un nouveau cauchemars. Alors que nous sommes allongés dans un lit deux places, la lumière filtre à travers les rideaux en velours défraîchis. Le bleuté, le visage tourné vers moi et éclairé par un rayon de lumière faiblard, dort encore à poing fermé. Je glisse du lit, sans bouger les draps pour ne pas prendre le risque de le réveiller.
Les jambes du pantalon de survêtement, que j'ai acheté et qui avaient tournoyé et remonté le long de mes jambes pendant la nuit, retombent dans un souffle jusqu'à couvrir mes chevilles et une partie de mes pieds. Mon t-shirt rouge est complètement froissé et je me pince les lèvres en le remettant en place. Il n'est plus vraiment propre non plus.
Referment la porte derrière moi, je quitte la chambre en mauvais état, où l'odeur de poussière est omniprésente. Le reste du vieil appartement abandonné que nous squattons n'est pas beaucoup mieux. Mais au moins ça me permet de nous préparer du thé ce matin sans devoir dépendre d'un bar ou d'un restaurant. Je sors d'un sac plastique un cylindre de "pâtisserie à finir de préparer."
Préférant l'intérieur du sac plastique, plus propre que le plan de travail lui même, je place la pâte pré-découpée sur la surface et détache les parties avant de placer les barres de chocolat puis d'enrouler le tout pour finalement faire des petits pains au chocolat. Avec soulagement, j'allume le four et constate qu'il coopère. Même si Grimmjow m'a assuré la veille que tout était encore fonctionnel, l'état de l'appartement me faisait quand même douter jusque là. La minute suivante je remplis une casserole d'eau que je mets sur un feu doux.
Puis j'ouvre la fenêtre du salon pour essayer de chasser l'odeur de renfermé. Quelques minutes plus tard, alors que l'eau dans la casserole se met à bouillir, je sens une agréable odeur se rependre dans la pièce. Mon estomac émet un gargouilli et j'étire un sourire, amusé de ma propre faim.
En fouillant dans les placards je trouve une tasse et un bol. Je les nettoie et verse de l'eau chaude dans le bol tandis que je laisse la tasse de coté pour Grimmjow. J'ai comme l'impression qu'il est plus tasse que tout un bol. Je laisse infuser mon thé pendant que j'éteins le four. Et alors que je suis en train de sortir les pâtisseries du four, j'entends la porte de la chambre s'ouvrir. Puis la démarche effacée de Jaggerjack fait grincer le vieux parquet usé.
"- 'jour, résonne une voix ronchonne et encore enrouée du sommeil."
Un sourire plus large sur le visage, je relève la tête vers le bleuté qui baille grandement en fourrageant ses cheveux en bataille. Son jean est marqué de plis du fait d'avoir dormi avec, de même que son t-shirt noir. Je lui remplie sa tasse et dépose un sachet de thé dedans. Il pique un pain au chocolat.
"- Tu vas te brûler, ça sort du four."
Pile au moment où je lui dis ça, il étire une grimace en lâchant la viennoiserie qui atterrie sur la tablette du plan de travail. Je la vois tanguer dangereusement et manquer de tomber au sol mais Grimmjow la rattrape une nouvelle fois. Il jongle avec d'une main à l'autre en soufflant dessus.
"Pourquoi les hommes n'écoutent-ils jamais ?" Questionne Zangetsu dans ma tête. Question que je me pose aussi avant d'entendre Shirosaki parler à son tour. "Je vous rappelle que vous en êtes aussi." Et c'est qu'il a raison le bougre.
Je hausse les sourcils et dodeline de la tête avant de sourire, autant amusé par la situation que par les dires des deux voix dans ma tête.
"- Je t'avais prévenu."
Pour toutes réponses, je ne reçois qu'un grognement. Il souffle encore un peu dessus avant de croquer dedans. Je le regarde faire en sirotant mon bol de thé, un petit sourire aux lèvres. Étrangement, sorti de la situation, et omettant l'état du lieu dans lequel nous sommes, j'ai presque l'impression que c'est une vie ordinaire. Nous déjeunons dans un calme empli de rires et de chamailleries taquines.
Je suis en train de manger encore un pain au chocolat quand Grimmjow finit sa tasse de thé et se lève. Il va dans la chambre, visiblement chercher quelque chose, avant de revenir son portable dans la main. Il pianote dessus pour ensuite le placer à son oreille en me jetant un rapide coup d'œil. Habitude qu'il a et que j'ai récemment remarqué : il s'assure toujours d'un coup d'œil où je suis et ce que je fais.
"- Yo, Comment ça va d'vot' coté ? Hum. Ouais. Nan, on va bien. Nan pas encore. On rentr'a quand on s'ra un peu plus sûr d'tout ça. Et la boite ?"
Je détourne mon attention de la conversation pour nettoyer ce que nous avons utilisé pour déjeuner. Ce doit bien être les seuls trucs d'à peu près propre dans cet endroit du coup. Une fois fait je me dirige vers la chambre pour aller faire le lit. Je suis en train de replacer la couette quand je me sens poussé sur le matelas par une large main au milieu de mon dos.
"- Qu'est-ce..."
Un "shhh" me parvient et j'ai l'étrange sensation d'un corps qui se penche sur le mien. Un corps qui dégage une odeur que je reconnais immédiatement. Je tourne la tête et tente de voir l'homme derrière moi. Mais tout ce que je parviens à distinguer c'est une silhouette à contre jour, faite d'ombre. Une ombre qui se projette tout autour de moi sur les draps du lit et qui entoure ma personne comme un cocon.
"- Grimmj'.. ?"
Je le sens se pencher sur moi un peu plus. Son torse frôle mon dos et ses lèvres laissent échapper un souffle qui court le long de mon oreille et de ma nuque. Je sens un frisson parcourir mon corps et ma respiration se bloque dans ma poitrine.
"- Tais toi. Ne dis rien."
"Woh, mais c'est qu'il est dominateur en plus ce gars." Je ne fais même pas attention à la blague se Shirosaki tant je suis concentré sur le bleuté dans mon dos.
Sa voix, qui n'est même pas un murmure, à peine un chuchotement, résonne le long de ma colonne vertébrale. Je sens les poils qui recouvrent ma peau se hérisser. Mon corps se tend imperceptiblement de la même manière que ma chaleur corporelle monte légèrement. Ma respiration qui a reprise est un peu plus rapide.
Chaleur qui augmente un peu plus quand je devine plus que je ne sens les lèvres du bleuté descendre le long de mon oreille. Mon rythme cardiaque augmente brutalement et je me pince les lèvres en fermant les yeux quand je sens une sensation de chaleur cotonneuse sur mon cou. Ma peau est embrassée avec douceur et en réponse ma respiration se bloque quelques instants. Il me faut un instant de plus pour comprendre ce qu'il vient de se passer et me remettre à respirer quand je sens les lèvres du bleuté s'éloigner. Mais il reste toujours incroyablement proche, à tel point que je sens son souffle très nettement.
"- Grimmjow, pourquoi fais-tu ça ?"
Je l'entends rire. Une nouvelle vague de chaire de poule me parcourt. Mon corps réagit si facilement sous ses gestes, à sa voix, que j'en suis moi même surpris.
"- Shuuhei m'a dit d'te faire un bisou d'sa part. C'est c'que j'fais."
Un sourire furtif étire mes lèvres, amusé par son attitude. Je ne suis pas exactement sure que Shuuhei pensait à ce genre de choses quand il lui a dit ça. Mon sourire s'estompe immédiatement quand je sens une nouvelle fois ses lèvres sur ma peau.
"- Et ça ?
- D'la part de Rukia."
Je ricane et rouvre les yeux pour les poser sur la main halée appuyée sur le lit devant moi. Je suis des yeux les épaisses veines qui courent sous la peau et remonte le long du bras musclé. Je découvre, à mesure que j'étudie les parties du corps visible près de moi, des cicatrices. Certaines sont presque entièrement effacées tandis que d'autres sont, semble-t-il, récentes. Je gigote et me tortille sous le corps imposant, mais quand j'essaye de me retourner la main gauche, que je ne peux pas voir, de Grimmjow vient m'immobiliser en appuyant sur le haut de mon dos. Pour finir sa manœuvre, le bleuté appuie ses cuisses contre le bas de mon corps.
"- Humpf... tu m'écrases."
"T'en rajoute pas un peu ?" Si tout à fait. Mais pourquoi pas ? La situation est amusante après tout.
Un rire émane de sa gorge. Visiblement je ne suis pas le seul à le penser. Le son se répercute contre ma nuque où les mèches de ses cheveux me chatouillent. La chaleur de mon corps et les poils qui se dressent me donne l'impression d'avoir soudainement une vague de froid.
"- Vraiment ? C'que du muscle pourtant."
Je grogne pour la forme mais un sourire vient à nouveau étirer mes lèvres. Je me tords ensuite le cou pour essayer de le voir, mais tout ce que je parviens à faire c'est apercevoir une nouvelle fois sa silhouette du coin de l'œil. Et une nouvelle fois je le sens autant que je le devine bouger. Son visage apparaît alors dans mon champ de vision, sourire taquin et mine faussement interrogative à l'appuie.
"- Mais ça n'empêche pas que t'es lourd."
Il rit une nouvelle fois avant de claquer sa langue contre son palais. "C'est quoi cette réaction chelou ?" Je me pose la même question. Que me réserve-t-il ?
"- Et si je fais ça ?"
J'inspire dans un hoquet de surprise quand je le sens bouger de nouveau. Mais cette fois c'est de manière vive et rapide. Puis mon inspiration se bloque à la seconde même où je sens son bassin s'appuyer contre le bas de mon dos. Contre mes reins. A la naissance de mes fesses. C'est ensuite son torse qui entre en contact avec le reste de mon corps. Il se presse souplement et avec doucement mais fermeté contre moi. Son poids se fait doucement plus fort, plus imposant, sans pour autant être véritablement désagréable.
La chaleur qui émane du bleuté se diffuse à travers ses vêtements puis les miens pour venir échauffer ma peau un peu plus que ce qu'elle ne l'est déjà. Je me tortille doucement sous lui pour trouver une position plus confortable. Mais à aucun moment je n'essaie véritablement de me soustraire à lui. Je sens sa main se glisser le long de mon corps jusqu'à venir attraper mon poignet. Il fait bouger mon bras pour venir placer ma main devant mon visage. Main recouverte par celle du bleuté. Je me pince les lèvres en observant nos doigts se croiser et s'entrelacer. Un geste que je n'aurai jamais cru se réaliser. Soudainement la chaleur présente dans mon ventre semble grimper en flèche et je sens mon visage m'échauffer.
Il fait la même avec mon deuxième bras et m'immobilise le bras là aussi. Je me tortille une nouvelle fois, la nouvelle position de mes bras rendant la précédente inconfortable.
"- Arrête de bouger comme ça, me dit-il avec une voix très basse mais profonde, vibrante et légèrement rauque, une voix qui me fait frissonner et me tendre en même temps.
- Grimm..."
Un nouveau "shhh" résonne près de mon oreille. J'inspire de manière légèrement tremblante en fermant les yeux. Je sens mon ventre se contracter tandis qu'une chaleur se répand de manière faible en moi de seconde en seconde. Une nouvelle fois, je bouge. Je me sentirais presque étouffé tant la chaleur qui se propage dans mon corps est diffuse.
Je me tortille en redressant l'avant de mon corps. Puis je relève la tête autant que possible pour essayer d'avoir un peu plus d'air. Air qui me paraît tout à coup frais. Ou alors est-ce moi qui ai le visage brûlant ? Qui suis brûlant ?
Un grognement résonne contre mon oreille, accompagné d'un mouvement de bassin qui me fait hoqueter. "Si ça continue il va te prendre sur ce vieux lit." Cette idée, émise pas Shirosaki, fait se contracter mon bas ventre. Je sens l'excitation me gagner vivement.
"- Grimm'."
Nouveau grognement. Qui est prolongé quand je relève légèrement les hanches et m'appuie sur mes bras pour coller mon corps plus étroitement au bleuté. Je fais claquer ma langue contre mon palais de manière silencieuse quand je sens un nouveau mouvement de bassin franc. J'inspire de manière tremblante en sentant mon rythme cardiaque s'accélérer encore un peu plus.
Je serre les doigts de Grimmjow dans les miens. Un soupire franchit mes lèvres quand il appuie plus fermement son bassin contre le mien en mimant un mouvement.
"- Tu les sens là les muscles ?"
Un rire secoue mon corps et un sourire étire mes lèvres. Je secoue doucement la tête de manière négative et gesticule.
"- Bof, pas vraiment. C'est vraiment du muscle ?"
Cette fois, le son qui parvient à mes oreilles est un mixte entre un grognement, un râle et un ronronnement. Un son qui fait vibrer et se tendre tout mon être. Il bouge de nouveau contre moi, plusieurs coups de hanches cette fois. La seconde suivante, je geins faiblement en sentant des dents mordre sans violence mon oreille. Mais la douleur qui se répand dans mon corps, au lieu d'être désagréable, fait naître une espèce de bien être. Soudainement je suis affreusement conscient de mon pantalon qui semble être plus serrer. L'excitation qui s'est emparée de moi commence à prendre forme.
"- Grimm...
- Shhh, tais-toi."
Je me pince les lèvres avant de bouger les hanches pour aller à la rencontre des siennes. Avec son torse il prend appuie sur moi pour remuer ses hanches de nouveau et de manière toujours plus longue. Il mime presque véritablement l'acte et je me sens réagir dans mon sous-vêtement.
"- Ichi', arrête de m'tenter..."
Dans un geste second je me mords l'intérieur de la joue. "Oh non pas question". Je suis une seconde tenté de répondre ça. Mais à la place je ferme les yeux et inspire pour apprécier l'instant. Puis je tourne la tête pour essayer de voir le bleuté. Nos regards se croisent et malgré le sourire amusé qui décore son visage, je ne peux louper la lueur de désir qui habite son regard.
"- Mais c'est toi qui est derrière moi Grimm. C'est toi qui me garde cloué à ce lit."
Je joue à un jeu dangereux, je le sais. Mais la situation est incroyablement excitante pour moi. Un rire le secoue et il se baisse sur moi. Ses lèvres se posent sur la peau fragile juste sous mon oreille qu'il embrasse et suçote légèrement avant de s'écarter.
"- C'est vrai t'as raison."
Sa main droite se détache de la mienne et parcourt mon bras jusqu'à ma nuque qu'il empoigne pour me forcer à me replaquer contre le lit. La seconde suivante, sa deuxième main se détache de la mienne et il la fait courir le long de mon corps de la même manière. Mais au lieu de s'arrêter au niveau du haut de mon dos, là où se situe à peu de choses près l'autre, elle glisse le long de ma colonne vertébrale jusqu'à mes reins. Là elle se glisse sous mon t-shirt et refait le chemin en sens inverse.
Je frissonne en fermant les yeux sous ses gestes. La sensation de sa paume chaude sur ma peau est un supplice diablement excitant et je mordille ma propre lèvre pour retenir tout commentaire dont un "enfin" qui clignote dans ma tête comme une alarme. J'aspire ma lèvre inférieure pour retenir un soupire qui se mue en gémissement mal-contenu quand je sens ses ongles griffer ma peau. Ils tracent un chemin qui descend de nouveau vers le bas de mon corps jusqu'à la ceinture.
Tous les sens aux aguets et le visage enfoncé dans la couverture, je suis affreusement conscient des gestes du bleuté. Mais aussi du désir qui émane aussi bien de lui que de moi. J'inspire de manière tremblante avant d'ouvrir la bouche pour capituler et lui en demander plus.
Mais avant même que je n'ai le temps d'émettre le moindre son, tous les contacts que j'ai avec lui disparaissent et son corps s'éloigne du mien.
Les sourcils froncés, je me retourne pour m'asseoir sur le lit. Mais je n'ai pas le temps de demander la moindre explication que Grimmjow est déjà en train de prendre son sac. Il en sort un t-shirt qu'il change avec celui qu'il portait et met l'autre dans le sac à la place. Je le regarde faire sans dire le moindre mot, trop déboussolé pour parler. Et ce, jusqu'à ce qu'il disparaisse dans la salle de bain, un sourire carnassier aux lèvres et une dernière phrase à l'appuie.
"- Aller prépare toi. On lève le camp dans quelques minutes."
"Hé bin, ça c'est ce qui s'appelle "être laissé en plan". Je fronce plus durement les sourcils à la remarque moqueuse de Shirosaki.
Quand j'entends l'eau du robinet couler, mon regard glisse jusqu'au sol. Je fais un exercice de respiration pour reprendre mes esprit et calmer la chaleur de mon corps. Me passant une main sur les yeux, j'essaie de ralentir le rythme de mon cœur et effacer mon excitation qui déforme très légèrement mon pantalon. Quand j'estime que j'y suis suffisamment parvenu je me lève à mon tour du lit et quitte mes vêtements pour en enfiler d'autres : un jean, un nouveau boxer et un t-shirt moins - à peine moins - froissé.
C'était le chapitre 35. J'espère qu'il vous aura plus comme toujours.
Je tiens à remercier Trolocat encore une fois pour son travail et son soutient. C'est tellement agréable de l'avoir.
A bientôt pour la suite les amis.
