Coucou d'abord désolée mais j'ai eu un soucis avec le jour férié ce qui a fait que mercredi j'étais over donc voici le chapitre aujourd'hui désolée encore ! Je vous remercie pour vos reviews elles me font plaisir vraiment et continuez, ne faiblissez pas j'adore vous lire aussi et c'est aussi ma récompense. Bref trêve de bavardage voici la suite...


Bisounours : ne t'inquiète pas je saurai ou te trouver lol merci pour ta review et voici don la suite.

Mm's : alors elles sont où mes reviews lol.


Chapitre 37 :

Pourquoi insistait-elle autant pour que nous parlions de la seule chose qui se dressait entre nous ? Etait-elle masochiste ? Elle nourrissait envers KB une obsession morbide que je ne m'expliquais pas. Ou alors que je ne comprenais que trop bien. Elle voulait connaître son adversaire pour mieux la combattre et gagner mon cœur. Ce dont elle n'avait pas conscience, c'était que ce combat était perdu d'avance. Mon cœur lui était déjà acquis, et ce n'était pas là le nœud du problème. Non, le problème, c'était que j'aimais ces deux femmes de la même façon inconditionnelle. Si seulement j'avais pu me séparer en deux, et faire en sorte que chacune des moitiés de mon cœur puisse rejoindre chacune d'elle, je serais le plus comblé des hommes en sachant qu'elles ne souffraient pas. Mais cela était impossible, et l'inéluctabilité du choix que j'avais à faire me déchirait littéralement, m'empêchant ainsi de totalement me laisser aller à mes sentiments.

« D'accord, alors parlons de ta fille ! » Finit-elle par dire dans un soupir agacé.

Elle avait finalement compris que je ne voulais pas parler plus longtemps de ma muse, mais à la lueur farouche qui incendia son regard, je compris que ce n'était que partie remise, et que tôt ou tard, elle ramènerait le sujet sur le tapis. Et même si éviter cette discussion était autant dans son intérêt que dans le mien, je savais également que si nous ne faisions pas table rase du passé, le fantôme de Kate Beckett planerait toujours entre nous, jusqu'à devenir aussi tangible que si elle avait été sur cette île avec nous, finissant par nous séparer irrémédiablement. Mais pour le moment, j'étais ravi qu'elle nous ramène vers un terrain stable que je maîtrisais bien.

« C'est un de mes sujets de conversation de prédilection ! » m'exclamai-je en souriant en pensant à ma précieuse petite fille. « Alexis est brillante, drôle, intelligente et aussi magnifique ! » énumérai-je fièrement en bombant le torse. « Mais c'est ma fille après tout, elle tient toutes ces qualités de son père ! » ajoutai-je avec malice.

« Elle a ta modestie aussi ? » rigola-t-elle, attendrie par mon attitude.

Je savais que pour elle, les pères ne devaient pas faire partie du paysage, et que m'écouter parler ainsi de ma fille l'intriguait énormément. Et surtout, que cela lui faisait prendre conscience de ce dont elle avait été privée à cause d'une loi ancestrale et dépassée. Si sa mère avait eu le courage d'affronter ses paires afin de vivre son amour librement, ma reine aurait eu un père digne de ce nom, et son attitude envers les hommes aurait été bien différente. Mais elle commençait à comprendre, et je savais que le jour où nous aurions des enfants, je tiendrais auprès d'eux le même rôle que celui que j'avais joué auprès d'Alexis. A la seule différence que cette fois, j'aurais à mes côtés une femme merveilleuse pour élever notre enfant. A cette pensée, un immense sourire étira mes lèvres, et je repris la description de ma fille, voulant faire comprendre à Kate à quel point j'étais un père comblé.

« Elle a 19 ans et vole de ses propres ailes maintenant. Notre relation a changé, mais nous sommes restés aussi proches et complices, et je suis fier de la femme forte et indépendante qu'elle est devenue. Elle a été admise à Columbia, et je ne la vois plus aussi souvent que lorsqu'elle vivait à la maison, mais elle revient régulièrement » débitai-je avec un sourire nostalgique avant d'ajouter avec sarcasme « pour les lessives surtout ! »

« C'est toi qui lave son linge ? » s'étonna-t-elle en haussant les sourcils de surprise, ne s'attendant visiblement pas à ce qu'un homme s'abaisse à une telle corvée.

« Non, bien sûr que non, c'est la machine à laver ! » admis-je en souriant, amusé par l'expression de son visage.

Il est vrai que les hommes qu'elle avait rencontrés jusqu'à présent n'avaient jamais dû laver leurs vêtements, surtout si l'on considérait l'état crasseux dans lequel se trouvaient ceux des hommes contre lesquels j'avais combattu, et qui m'avaient permis de renouveler ma garde-robe. Pas étonnant que ma reine soit perplexe à l'idée que moi, un homme, je puisse m'occuper de tâches ménagères.

« Machine à laver ? » s'enquit-elle en penchant la tête sur le côté, attendant que je lui en apprenne encore un peu plus sur mon monde étrange.

C'était assez amusant que ce qui me paraissait si naturel lui soit à ce point étranger, alors que pour moi, c'était son monde à elle qui était surréaliste. Comme quoi, tout était toujours une question de perspective.

« Oui, tu mets ton linge à l'intérieur, tu rajoutes la lessive… » Commençai-je à lui expliquer en mimant les gestes que l'on exécutait en même temps, afin qu'elle visualise mieux le processus.

« La lessive ? » me coupa-t-elle en fronçant les sourcils d'incompréhension, à croire que brusquement je parlais une langue inconnue.

« C'est du savon spécialement conçu pour laver le linge » l'éclairai-je avant de poursuivre. « Une fois que tout est dans la boite, tu l'allumes, et ça te lave ton linge ».

« C'est une formidable invention que vous avez là ! » s'extasia-t-elle en écarquillant les yeux d'admiration. « Les villageoises aimeraient certainement avoir une de ces machines magiques ! » s'exclama-t-elle avec un sourire entendu.

« Oui, mais avant, il faudrait que vous ayez l'électricité ! » répliquai-je, conscient qu'elles en étaient encore à s'éclairer à la chandelle.

« Qu'est-ce que c'est ? » s'étonna-t-elle, avide d'en apprendre encore plus sur mon mode de vie.

« Pour faire simple, c'est un courant qui permet d'éclairer les maisons, de faire fonctionner des inventions comme la machine à laver et plein d'autres choses qui nous simplifient la vie » déclarai-je, faisant aussi simple que possible.

« Eh bien, mon peuple apprécierait de posséder ces inventions, même si nos villageoises finiraient par s'ennuyer si elles n'avaient plus rien pour occuper leurs journées…. » Répondit pensivement Kate.

« Oh oui ça change la vie je t'assure ! » souris-je en imaginant qu'effectivement, ces femmes s'ennuieraient ferme par ici, si d'aventure la technologie faisait irruption dans leur univers.

« Ca a changé la tienne ? » voulut savoir Kate en m'observant avec attention, comme si je m'apprêtais à lui révéler un des secrets de l'Univers.

« Lorsque j'étais enfant, ma mère et moi étions assez pauvres, et nous n'avions pas les moyens d'acheter une machine à laver le linge. Je me souviens que chaque semaine, ma mère devait porter des tonnes de linge à laver au Lavomatic. C'était assez pénible pour elle, même si notre sortie était agréable et qu'elle m'emmenait manger une glace en attendant que celui-ci se lave. Plus tard, lorsqu'elle a commencé à avoir un certain succès et beaucoup plus d'argent, elle a acheté une machine, et je me rappelle de son émotion lorsqu'elle a pu la payer cash avec ses premiers vrais cachets d'actrice reconnue » contai-je, les yeux dans le vague avec un léger sourire nostalgique, alors que je me souvenais de ce moment.

« Actrice ? » répéta-t-elle les sourcils froncés, étonnée encore une fois par un mot qu'elle ne connaissait pas.

« Oui, tu n'as pas cela chez toi ? Des gens qui jouent la comédie, jouent des scènes de vie, de drames ou de comédie pour vous divertir ? » demandai-je, étonné à mon tour qu'il n'y ait pas cela, même dans un petit village retiré du monde.

J'avais pu constater qu'elles consacraient beaucoup de temps à la protection du village, ainsi qu'à la chasse, mais elles ne pouvaient pas faire ça toute l'année. Elles devaient bien s'accorder de temps en temps des moments récréatifs pour se changer les idées et recharger leurs batteries. C'est ce que tout le monde faisait. Enfin dans le monde normal. Or, j'avais pu constater de drôles de phénomènes depuis mon arrivée, ce qui me faisait croire que ce monde était hors du monde connu. Si j'étais accepté en ces lieux, j'allais devoir savoir exactement où je me trouvais, car je ne supporterais pas longtemps ce mystère. Moi qui adorais résoudre les énigmes, j'allais en avoir une de taille à élucider.

« Nous avons des amuseuses qui nous font rire et nous changent les idées, mais des actrices non ! » convint-elle en haussant nonchalamment les épaules, ne se formalisant visiblement plus des nombreuses différences entre nos deux mondes.

« Eh bien, c'est en quelque sorte cela. Tes amuseuses sont des actrices pour nous ! » rétorquai-je en en souriant, soulagé de constater que les divertissements existaient également dans ce village.

« Je comprends » acquiesça-t-elle avant de froncer de nouveau les sourcils. « Tu parles beaucoup de ta mère et de ta fille, mais pas de ton père, pourquoi ? Ta mère l'a-t-elle tué ? Cette coutume ne semble pourtant pas être partagée par les femmes de ton village » voulut-elle savoir en plantant son regard dans le mien, comme si elle cherchait à lire la vérité à travers mon regard.

Malgré le fait que je détestais parler de mon père, j'éclatai de rire, totalement enchanté par sa candeur. Son innocence était une bouffée d'oxygène tellement rafraîchissante. Nos deux mondes étaient aux antipodes, et le mien l'étonnait autant que le sien me paraissait étrange et mystérieux. La curiosité qui nous habitait l'un l'autre concernant nos mondes respectifs, était aussi vive et inépuisable que cela était possible. Et évidemment, à ses yeux, si une femme ne faisait pas sa vie avec l'homme qui lui avait donné un enfant, c'était forcément parce que celle-ci l'avait tué. Dans certains cas extrêmes, c'était effectivement le cas, mais heureusement cela n'arrivait que très rarement, et dans le cas de ma mère, même si elle ne me parlait quasiment jamais de lui, ce n'était définitivement pas pour dissimuler un crime passionnel.

« Non rien de cela, même si elle a sûrement dû en avoir envie à un moment ou à un autre ! » ironisai-je en tentant de contenir mon rire. « Disons simplement que leurs chemins se sont séparés avant ma naissance. Je ne l'ai jamais connu » lui dévoilai-je en reprenant enfin mon sérieux.

« Tu veux dire qu'il vous a abandonnés ? » s'offusqua-t-elle avec fougue, comme si le simple fait que je n'aie pas grandi avec mon père, alors que ce dernier en avait le droit, la scandalisait au plus haut point.

Je soupirai longuement, sachant qu'elle ne se contenterait pas d'une vague réponse cette fois. Repenser à lui me faisait mal, et en règle générale, je n'aimais pas en parler. C'était une partie de ma vie que je gardais secrète car l'évoquer me blessait. Il s'agissait d'une partie sombre de mon passé que je préférais taire, d'autant que je n'avais rien à en dire. Comment parler d'un homme qui n'avait jamais fait partie du paysage ?

« Oui. Mais je n'ai pas été malheureux pour autant. Ma mère s'est toujours bien occupée de moi, tu sais ! » la rassurai-je d'un ton ferme et détaché.

« Encore une chose que nous avons en commun » murmura pensivement mon amazone en se rapprochant de moi. « Nous avons tous deux grandi sans modèle masculin ».

« Et nous avons tous deux été élevés par deux femmes hors du commun » approuvai-je en lui souriant tendrement.

L'évocation de ma mère, qui bien qu'excentrique, avait fait au mieux pour assurer mon avenir et m'élever dans les meilleures conditions, même si cela n'était pas toujours simple pour elle où même pour moi, me rendit le sourire. Nous passions notre temps à nous chamailler, mais j'avais toujours su que, de jour comme de nuit, chaque fois que j'aurais besoin d'elle, elle répondrait présente. Elle était la voix de la raison, même si elle avait parfois une drôle de façon de me prodiguer ses conseils, et savoir que je ne la reverrai jamais me fendait le cœur. Mais je ne devais surtout pas y penser, car inévitablement, je songerais à tout ce que je laissais derrière moi, et cela m'amènerait à penser à une certaine femme flic…

« Oui, ce qui prouve bien que seule la mère est indispensable au bien-être d'un enfant ! » s'exclama Kateirania, me tirant de mes pensées. « L'un comme l'autre, nous avons grandi sans père, et nous ne nous en portons pas plus mal ! » déclara-t-elle fermement

Tout en parlant, elle revêtit son peignoir, puis se tourna de nouveau vers moi, m'observant avec gourmandise alors que je me tenais encore entièrement nu au milieu de la pièce.

« Il ne t'a jamais manqué ? » voulus-je savoir en l'observant attentivement afin de déceler une quelconque hésitation.

« Non pas vraiment » me répondit-elle en haussant les épaules avec une indifférence étudiée. « J'ai été élevée comme cela Rick, dans l'idée qu'un homme ne servait qu'à procréer et rien d'autre ! » m'expliqua-t-elle sans même réfléchir une seconde.

« Et maintenant que tu sais la vérité sur tes parents ? » insistai-je, priant pour qu'elle éprouve autre chose que de l'indifférence.

« Je regrette que ma mère ait été lâche, je ne pourrai pas te laisser partir sans avoir tout tenté ! » Gronda-t-elle en serrant les poings, me fixant avec énergie.

Son admission lui fit froncer les sourcils et elle grimaça, consciente d'avoir clairement laissé transparaitre sa désapprobation quant à la non réaction de sa mère face à son destin.

« Ne lui en veux pas, elle n'avait pas forcément ta force de caractère. Elle était certainement tiraillée entre l'amour qu'elle ressentait pour ton père, et celui de son peuple ! » contrai-je en posant une main apaisante sur son épaule.

« Comme je le suis pour toi, mais moi je veux les deux ! » rétorqua-t-elle avec ferveur, mêlant ses doigts aux miens.

Je souris face à sa détermination. Son visage était revêche et ses yeux brillants de fierté. Nul doute qu'en effet, comme le disait sa grand-mère, Kateirania était certainement la meilleure reine qui ait jamais régné sur ce peuple.

« Et c'est tout à ton honneur de ne pas vouloir faire de concession, mais peut-être y seras-tu obligée ! » constatai-je en tentant de dissimuler mon inquiétude.

Ma réflexion lui arracha une grimace. Elle secoua vigoureusement la tête, comme pour chasser cette pensée déplaisante, et se dirigea vers la porte, me tendant au passage un peignoir qu'elle prit sur le tabouret près de la porte.

« Il devrait convenir. Ce genre de peignoir est fabriqué pour les plus charpentées de nos guerrières, je pense que tu rentreras dedans sans problème ! » m'informa-t-elle en souriant, refusant d'aborder la question de mon possible départ.

Je pris le vêtement et l'enfilai, constatant qu'en effet, il était largement à ma taille. Je devais même reconnaître qu'il était assez ample.

« Dis donc ! Tu as des guerrières qui ressemblent étrangement à King Kong ! » clamai-je en levant les bras alors que les manches couvraient mes mains.

« King Kong ? » s'étonna-t-elle, se retournant vers moi en dissimulant un sourire lorsqu'elle constata que le peignoir était quelque peu trop grand.

« Euh …oui enfin qui sont géantes et baraquées quoi, comme cette amazone qui voulait m'enlever ! » lui expliquai-je en nouant ma ceinture après avoir remonté mes manches de deux tours.

« Ah oui, certaines le sont même bien plus ! » rigola-t-elle en ouvrant la porte, me faisant signe de la tête de lui emboîter le pas.

J'ouvris de grands yeux et la bouche avec en blêmissant. Je n'en avais pas encore vu des comme celles-là ! Pourtant je me baladai souvent dans le village, et même durant le duel, je ne les avais pas vues alors qu'en tant que guerrières, elles devaient forcément être présentes.

« Ces femmes vivent autour du village pour assurer sa sécurité en plus de nos rondes. Elles sont nos sentinelles, surveillant les alentours du village pour veiller à ce que nous ne soyons pas attaquées » m'apprit-elle, comme si elle avait lu dans mes pensées.

« Alors pourquoi ne sont-elles pas intervenues pour protéger le village lorsque ces hommes vous ont attaquées ? » protestai-je en fronçant les sourcils, ne comprenant pas comment une invasion pouvait avoir eu lieu si des cerbères entouraient les lieux.

« Je te l'ai déjà dit, à ce moment-là, toutes nos guerrières étaient parties chasser. Elles ne faisaient pas exception à la règle ! » Râla-t-elle en levant les yeux au ciel, comme si elle répétait maintes fois la même chose à un enfant distrait en classe.

« Gros défaut de stratégie ! » soufflai-je en prenant mon menton entre mes doigts.

« J'en conviens. Je pensais que tous nos pièges, comme toujours, protégeraient efficacement celui-ci ! » admit-elle en mâchouillant l'ongle de son pouce, fronçant les sourcils.

« Mais tu n'avais pas prévu que j'arrive et les désactive tous ! » finis-je en prenant sa main pour embrasser ses doigts torturés.

« En effet sur ce point là, tu m'as vraiment beaucoup impressionnée ! » s'exclama-t-elle en hochant la tête d'approbation.

« N'est-ce pas ! » fanfaronnai-je.

Elle rit en secouant la tête, amusée par mon attitude quelque peu prétentieuse, mais qui n'avait qu'un seul but, la faire rire comme j'adorais le faire.

« Cela m'a ouvert les yeux et démontré qu'il ne faut pas se reposer sur un seul rempart. Sans toi, nous ne serions plus là pour constater notre erreur… » Reprit-elle en recouvrant son sérieux.

« Voyons, ne te fustige pas. Cette erreur t'aura servi de leçon, et à l'avenir, tu te montreras plus prudente ! » la consolai-je en caressant sa joue.

« Oui, mais celle-ci aurait pu être fatale à mon peuple ! » gronda-t-elle en serrant les poings, s'éloignant de moi.

Je l'observai faire les cent pas comme un lion en cage, et préférai la laisser se calmer seule avant d'intervenir à nouveau, de peur d'y laisser un ou deux membres. Elle marmonnait dans sa barbe sans me regarder, et je la laissai donc aller et venir d'un côté à l'autre de sa case. Elle finit par s'arrêter pour me faire face.

« Que je meure ou que je subisse les pires choses n'a pas d'importance, mais je me dois d'assurer la protection des miennes. C'est mon rôle et j'ai failli à ce moment en étant trop confiante en notre technologie, oubliant que celle-ci a toujours des failles, et qu'il faut l'humain derrière pour contrecarrer ces dernières ! » pesta-t-elle en donnant un coup de poing rageur dans la porte.

« Je suis d'accord, et maintenant que tu as pris conscience des failles de votre système de défense, je suis sûr que tu as déjà remanié celui-ci, et que plus jamais tu ne referas une telle bourde n'est-ce pas ? Alors dis-toi bien que c'est un mal pour un bien ! » lui dis-je en m'approchant d'elle, la prenant dans mes bras.

« Hum… » Ronchonna-t-elle, se laissant aller contre moi.

« Hey ma belle, ne fais pas cette tête-là ! Dans quelques heures ton peuple te fêtera, clamera ta victoire contre le mal, souviens-toi du soutien qu'il t'a montré ! Crois-tu qu'il t'aurait autant soutenue, s'il t'en avait voulu pour ton erreur ? » arguai-je en prenant son menton entre mes doigts pour qu'elle me regarde.

Ma reine secoua la tête, et plongea ses yeux dans les miens, communiquant ainsi avec moi par le silence, d'âme à âme, puis elle se blottit à nouveau contre moi.

« Merci… » Souffla-t-elle en fermant les yeux.

Je souris et resserrai mon étreinte, posant ma tête sur la sienne. Nous restâmes un moment ainsi, enlacés, avant qu'elle ne se dégage de mes bras en m'octroyant un timide sourire.

« Allons-nous purifier mon homme ! » lança-t-elle en me faisant un clin d'œil mutin qui me fit lever les yeux au ciel.

« Bien ma reine ! » acceptai-je en m'inclinant respectueusement dans une révérence.


La suite ? C'est le bain quand elle arrive eh bien à vous de voir cela ce mérite :p