Par avance : Parce que d'autres projets se bousculent au portillon dans ma vie quotidienne, en plus du travail, j'ai une espèce de motivation supplémentaire qui me dit : dépêche-toi de boucler ça ! Ce n'est pas que je n'aime plus cette fic, loin de là, c'est plus que le chemin me paraît encore long. Très long. Trop long. Je finirai ce tome, c'est certain. Mais après... Je ne veux pas jouer les défaitistes mais je vais bientôt avoir fini mes études, ce qui va vouloir dire travail, un vrai, qui rapporte de l'argent. Si je veux boucler les cinq tomes de cette fic, je dois tabler sur 4 ans encore à peu près. Soyons réaliste, aucun lecteur ne tiendra jusqu'ici. Alors je ne sais pas. Mais en attendant, mon rythme de parution augmente, alors haut les coeurs !
Je n'ai reçu que deux avis sur le Patronus de Morgan mais ils étaient concordants donc va pour le Faucon (même si l'oursin de titemaya m'a bien fait délirer :D).
Et maintenant un chapitre long. Mais alors très long (je crois que j'ai dépassé mon record de mots ! Heureusement, c'est surtout du dialogue. Bon courage et bonne lecture !
CONNAISSANCES – E&R D
Morgan haussa un sourcil et marmonna :
« Police ? Quoi, les forces de l'ordre Moldue ?
J'acquiesçai sans pouvoir répondre. Je cherchais encore de qui il pouvait s'agir. Je passai en revue dans ma tête les personnes que j'avais pu voir avec une arme. Il n'y en avait qu'une, ou plutôt deux, mais l'une d'elle n'était certainement pas celle qui se tenait dehors. Je soufflai :
– Elektra Silvery…
Les Mangemorts étaient partis pour la plupart, aussi ma curiosité prit le dessus sur ma prudence et je me relevai pour regarder au travers de la meurtrière. Deux Mangemorts se tenaient au milieu des pierres tombales, face à face, leurs baguettes à la main mais baissées, et tout deux avaient la tête tournée vers la nouvelle venue. Elektra s'approchait en sortant d'un bosquet, son arme tendue devant elle et tenue avec une main, tandis que l'autre main placée juste en-dessous tenait une lampe de poche. Elle était vêtue d'un jean, d'un chemisier et d'une veste légère ouverte. Le genre de fringues que porterait une flic décontractée. Ses cheveux couleur feu étaient attachés en une queue de cheval.
J'attribuai la non-réaction des mages noirs à leur stupéfaction. Une femme à l'accoutrement étrange agitait vers eux un cylindre qui produisait une intense lumière et un objet censé apparemment leur faire peur. Finalement l'un d'eux prit la parole et je reconnus la voix gutturale et glaciale de Norrington.
« Tu es bien téméraire, Moldue. Je suppose que tu ne sais pas à qui tu t'opposes.
– Oh je t'en prie, épargne-moi ce discours. On est les méchants, on est puissants, on fait de la magie noire nous les Mangemorts, gna gna gna… Tu crois que je suis pas au courant ? Votre patron, la grande perche là, j'en fais mon affaire, mais en attendant je vais vous coffrer vous, les sous-fifres. Allez, lâchez vos armes !
J'entendis Morgan bouger et lorsque je me tournai vers elle je constatai qu'elle avait sa baguette en main et le regard concentré sur la scène au dehors. Tout en gardant mes yeux sur Elektra, je lui murmurai :
– Tu veux qu'on intervienne ? Tu vas griller ta couverture…
– Je me tiens prête au cas où ça tourne mal.
– Tu serais prête à prendre des risques pour Elektra ? Lors de la Coupe du Monde, tu n'avais pas l'air de l'apprécier…
– Elle était arrogante et trop sûre d'elle, je déteste ça…
Je me retins de dire à Morgan que c'était souvent son propre comportement.
–… Mais j'aime bien comment elle parle, conclut-elle avec un petit sourire en coin…
Là encore je me retins de faire remarquer à la Serpentard qu'elle parlait parfois de la même façon.
–… Et puis, c'est Norrington en face d'elle. Je n'ai pas vraiment envie de lui accorder quelque victoire que ce soit.
Je regardai Elektra approcher prudemment. Norrington finit par émettre un rire sinistre et je pus dès lors l'identifier parmi les deux silhouettes encapuchonnées. Tandis qu'il se gaussait, son compagnon ne cessait de regarder tour à tour Elektra et Norrington, apparemment hésitant. Finalement Norringon dit :
– Ainsi tu n'es pas juste téméraire, tu es également arrogante et stupide. Ce que tu dis est tellement insensé que c'en est comique, vraiment. Tes objectifs sont de toute évidence voués à l'échec, Moldue !
– Je ne m'attends pas une quelconque objectivité de ta part en même temps. On verra bien ce qu'il en sera. Votre sorte a un peu tendance à se croire au-dessus des Moldus.
– C'est un constat. Les Moldus sont des faibles qui pervertissent notre noble sang par le métissage ou lorsque ces abominations que sont les Sang-de-Bourbe viennent pulluler dans nos communautés.
Je me sentis directement visée et serrai les dents. Cela faisait longtemps que l'on ne m'avait pas critiquée sur mes origines et cela me faisait toujours autant enrager. Quelle preuve avaient-ils que nous étions inférieurs ou que nous apportions une tare à la race des sorciers ? Morgan elle-même m'avait dit l'année d'avant que j'avais un potentiel magique élevé. Et même sans rapporter cela à moi, Hermione Granger devait être une des plus douée de sa promotion. Du racisme pur et dur, sans fondement. Morgan repéra apparemment ma tension et posa une main sur mon épaule tout en gardant les yeux rivés sur les individus au dehors.
– Que des conneries, Finey. N'y fais pas attention.
Je me calmai aussitôt. Morgan la Sang Pur parlant le Fourchelangue m'assurait de son soutien. Comme quoi il ne fallait pas dans l'autre sens penser que tous les sorciers de souche étaient des abrutis conservateurs et méprisants.
Comme Elektra ne réagissait pas à ce qu'il disait, Norrington poursuivit :
– Mais dis-moi, comment sais-tu tout ça, Moldue ?
– Ca te ferait bien plaisir de le savoir, hein ? Et si je te disais que votre petit monde n'est pas si secret que ça ? La technologie ! Ca ne te dit rien, ce mot ? Bien sûr que non… Ce n'est pas moi qui irait révéler la réalité, mais n'ayez pas une opinion si haute de votre supériorité. Preuve en est ce truc que j'ai en main et qui s'appelle un pistolet.
Le compagnon de Norrington poussa un petit cri et glissa quelque chose à son collègue que nous ne pûmes entendre. Celui-ci ne réagit cependant pas. Finalement Elektra s'arrêta à dix mètres de ses deux « suspects » et attendit.
Morgan commença à se diriger sans aucun bruit vers la sortie du mausolée, sa baguette prête à l'emploi et je la suivis. Nous passâmes la tête par l'encadrement pour voir le face à face. Tous restaient de marbre. Finalement Norrington leva d'un coup sa baguette et dit à toute vitesse :
– Avada Kedavra !
De son côté Elektra se jeta au sol pour éviter le sort en commençant à tirer. Le compagnon de Norrington alla lui se planquer derrière une pierre tombale avant de commencer à canarder l'agent de police de sorts divers. Norrington commença lui aussi à bouger sans pour autant cesser de lancer le même sort encore et encore. Elektra quant à elle ne semblait pas être une bonne tireuse. Je ne la voyais plus car elle s'était couchée dans l'herbe mais j'entendais le bruit de ses tirs qui semblaient n'atteindre personne.
Tandis que la fusillade se poursuivait, Morgan décida de sortir discrètement en me faisant signe de reste là où j'étais. Elle pouvait toujours rêver. Je la suivis, sortant ma baguette à mon tour. Elle s'accroupit derrière une stèle en me regardant avec un air mi-agacé mi-amusée puis visa avec concentration. Puis elle dit d'une voix étouffée :
– Regarde ce qu'est la précision, Finey. Impendimenta !
Elle toucha le compère de Norrington qui poussa un cri et resta figé quelques secondes avant de basculer sur le côté telle une statue.
– Oui ! s'enthousiasma Morgan. Maintenant, l'autre enfoiré. S'il ne me voit pas et que je le touche, ce sera parfait !
Morgan, contente de son action, partit en gardant le dos baissé vers le corps du Mangemort alors que je pestai tout bas :
– Morgan ! Morgan, reste ici ! Ca ne sert à rien d'avancer !
J'avais l'impression de rappeler à l'ordre un enfant un peu trop dissipé. Mais mon amie semblait vouloir se rapprocher coûte que coûte de Norrington. Les coups de feu cessèrent et Elektra jura avant de hurler :
– Non Chris, reste où tu es !
J'entendis faiblement des protestations un peu plus loin puis des tirs venant de la même direction. Norrington, qui était lui protégé par plusieurs tombes de notre angle de tir, en profita pour appeler son compagnon :
– Evily ? Evily !
Je connaissais ce nom mais ce n'était pas le moment d'en entrevoir les conséquences. Je voyais le coup venir. Le mage noir allait se tourner vers son collègue. Et Morgan était pile dans l'angle. Il allait la voir. Il ne le fallait pas. Il devait surtout pas la voir. Je levai alors bien haut ma baguette, fermai les yeux et alors que Norrington commençait à se tourner je hurlai en déformant ma voix comme si j'avais voulu imiter un ours :
– Sub Lux !
Je vis derrière mes paupières la lumière aveuglante envahir l'espace autour de moi. Lorsque je rouvris les yeux, je pus voir Norrington debout les mains sur les yeux. Je m'avançai alors prudemment, ma baguette tendue vers lui. Morgan était touchée et s'était assise sur le sol, les yeux fermés, les sourcils froncés. Elle avait visiblement regardé dans ma direction elle aussi. Ce sort était un véritable piège. Hurler son nom attirait l'attention et la lumière faisait son effet. Je vis mon amie hésiter à parler. Vu le silence qui régnait à présent dans le cimetière, parler revenait à révéler son identité. J'allai vers Morgan pour lui dire ce qu'il en était de la situation lorsque j'entendis Norrington hurler :
– Avada Kedavra !
Je me tournai violemment vers lui pour voir un éclair vert passer à quelques centimètres de ma tête. J'eus alors l'impression que mon cœur voulait s'arracher de ma poitrine et je tombai à terre sur le bassin, prise d'un vertige. Ma respiration était devenue haletante et mes mains moites. Je venais d'échapper à la mort. Je me couchai complètement lorsque Norrington recommença à tirer à l'aveuglette dans ma direction. A chaque fois qu'il hurlait le nom du sort, Morgan sifflait en même temps mon nom :
– Margaret ! Margaret !
Il y avait une grande détresse dans sa voix et elle commença à marcher à quatre pattes en tâtonnant pour tenter de me trouver. De mon côté j'étais encore en train de récupérer. Lorsque vous sentez la mort vous frôler, la réalité perd tout son sens et la seule chose que vous ressentez est la vie qui continue de couler en vous et dont vous voulez profiter. Les choses que vous avez à accomplir et les évènements importants de votre vie passée vous reviennent violemment à l'esprit.
La vision assez pathétique de Morgan en train de me chercher avec ses yeux ouverts mais aveugles, un masque de frayeur sur le visage, me força à revenir à la raison. Elle commençait à dire mon nom de plus en plus fort. Je me mis alors accroupie puis courut vers elle. Norrington arrêta son mitraillage au même moment ou elle commençait à geindre :
– Ma… !
Je me jetai sur elle pour l'allonger et lui couvrit la bouche de ma main gantée avant de dire extrêmement bas à son oreille :
– C'est bon, Morgan, c'est bon, je suis là, je n'ai rien… Je n'ai rien… Je n'ai rien…
Je m'en rassurais moi-même. Je voyais encore l'éclair me rater de peu. Morgan sembla se détendre d'un coup et en me relevant je vis que ses yeux étaient trempés et que son visage affichait un sourire mal assuré, ce qui me fit chaud au cœur. Je pris le temps d'enlever une mèche de ses cheveux de devant sa bouche avant de me tourner de nouveau vers celui qui avait failli me tuer sans même le faire exprès.
Parce qu'il ne savait même pas qui il visait, je lui en voulais certainement moins, mais demeurait cette impression qu'il avait tenter de m'assassiner et qu'il avait balancé ce sort sans se soucier de qui il pouvait toucher. Je me relevais an assurant Morgan que je restais à côté puis je m'avançai vers Norrington. Je dépassai son compagnon immobilisé et m'approchai de lui, ma baguette tendue devant moi. Je pouvais lui lancer un sort pour l'immobiliser. Ou un autre genre de sort. Je pouvais essayer… Doloris. Après tout, il le méritait presque. Il avait voulu tuer Elektra et il avait menacé Morgan. Il lui avait mis la pression lors de la Coupe du Monde de Quidditch. Et c'était une ordure de la pire espèce. J'ouvris la bouche, hésitante. Je ne savais même pas comment ce sort marchait, mais je pouvais essayer. Norrington s'était accroupi et tendait l'oreille pour percevoir quelque chose, les sourcils froncés. Il n'y avait qu'un mot à prononcer. Il le méritait. Je n'avais qu'à me forcer un peu, juste pour voir. Une part de moi pensait qu'utiliser un sortilège impardonnable était tout simplement mal, mais une autre part se disait que l'ennemi n'hésitait pas à les utiliser, il était donc de bonne guerre de faire pareil.
Les évènements risquaient de s'envenimer par le futur avec le retour de Voldemort. Je devais devenir plus forte. Les entraînements de Morgan étaient efficaces, mais je devais réagir en situation concrète. Je devais me préparer au pire. Pourquoi pensais-je ainsi ? Sans doute parce que j'avais déjà vécu une situation horrible en étant parfaitement désemparée, sans avoir été préparée à quoi que ce soit. Lorsque j'avais du lui faire face. Lorsqu'il n'était plus…
D'une main tremblante, la gorge sèche, je me forçai à oublier tous mes doutes et entama :
– Do…
Je fus interrompue par un craquement et Norrington disparut de ma vue. Il venait de transplaner. Je me relâchai d'un coup, à moitié soulagée. Après coup, il me sembla que je n'avais pas vraiment de raison valable d'utiliser un sort si cruel. Je me rappelai les cris de Potter… Il était préférable que Norrington ait disparu. Je n'aurais de toute façon pas pu supporter longtemps ses cris. J'entendis un autre craquement. L'autre Mangemort avait disparu aussi , s'étant visiblement libéré du sort d'Entrave. Je soupirai de soulagement et laissai mon cœur reprendre un rythme normal à présent que tout danger était écarté, même si je ressentais une pointe de regret de n'avoir pas capturé Norrington en l'immobilisant – mais je n'en souffrais pas tant, au moins ce combat était terminé.
Morgan s'était mise sur les genoux et clignait des yeux. Sa vue semblait revenir. Je m'inquiétai alors pour Elektra.
Je courus alors entre les tombes vers le faisceau de sa lampe torche tombée apparemment par terre en l'appelant.
– Elektra Silvery ? C'est Margaret, l'amie de votre nièce ! Elektra ?
J'entendis une complainte puis je vis le bras d'Elektra s'élever derrière une touffe d'herbes hautes.
– Je… Je suis là. Chris… Chris ?
Une voix masculine assez jeune me parvint d'un bosquet non loin.
– Je suis là, Elie… Qui est-ce qui… Aïe !
J'entendis un bruit sourd qui me fit comprendre que le jeune homme dénommé Chris s'était cogné contre un arbre. Je ne voyais rien au travers du bosquet, en partie parce qu'il faisait nuit, mais également parce que la lampe torche d'Elektra qu'elle avait lâchée m'éclairait droit dans les yeux. Je me tournai rapidement vers Morgan pour voir si elle récupérerait et je la vis se lever en regardant autour d'elle. Je concentrai alors mon attention sur Elektra que je vis se mettre assise en se frottant les yeux.
– Mais… Margaret, c'est ça ?
– Oui fis-je en m'approchant. Désolé pour le sort d'Illumination mais c'est le seul que j'avais en réserve pour que celui que vous combattiez ne voit pas le visage de mon amie.
– Tu n'es pas seule ?
– Je suis avec la même fille qu'à la Coupe du Monde.
– Ah oui, celle qui m'a traitée comme une inconsciente.
– Vous étiez inconsciente, grogna Morgan qui s'était rapprochée lentement en faisant attention de ne pas trébucher sur une des tombes à moitié cachées par la végétation. Et là aussi d'ailleurs… Mais je dois reconnaître que vous aviez du courage et que vous parliez sacrément bien.
– Oh… Merci, je suppose, fit-elle avec un rire nerveux. Ah, les tâches de lumière disparaissent…
Elle leva la tête vers nous et écarquilla les yeux.
– Vous êtes habillées en véritable commando ! Et d'ailleurs, vous faisiez quoi, là ? Et même… Comment vous êtes arrivées ici ?
– Je peux vous retourner la question, fit Morgan en mettant ses mains sur hanches.
– C'est mon enquête qui m'a menée ici, enfin pas loin. Ensuite, j'ai été dirigée avec mon collègue par le gros effet spécial lumineux dans le ciel. La discrétion c'est pas trop leur truc à ces débiles…
– On ne peut pas le dire en effet, fit Morgan avec un sourire en coin tout en tendant sa main à Elektra pour la relever.
Celle-ci jaugea Morgan avec un air un peu suspicieux avant d'accepter son aide.
Le dénommé Chris arriva alors à son tour. De grande taille, mince mais sec, il avait des cheveux bruns courts et volontairement mis en désordre, des yeux bleus, portait une chemise à manches courtes noire ouverte sur un T-shirt uni blanc, un pantacourt délavé et des baskets. Un look tout aussi décontracté que sa partenaire. Il avait toujours son arme en main. Elektra tendit le bras vers lui.
– Je vous présente Chris Kyle, mon partenaire.
– Enchantés ! fit celui-ci avec un enthousiasme prononcé. C'est la première fois que je rencontre des sorcières pour tout vous dire. C'est vrai que votre habillement est particulier, tu m'avais pas menti, Elie.
– Euh, non en fait là ce n'est pas vraiment l'accoutrement classique des sorciers. Là, euh… Bah pour tout te dire c'est sacrément classe pour de l'habillement sorcier. D'où ça sort au juste ?
– C'est une tenue pour sortie discrète la nuit, fit Morgan avec une certaine fierté.
– C'est toi qui l'a inventée ?
– Non, non, c'est ma… ma mère qui l'a conçue.
Je me crispai en espérant qu'Elektra n'insiste pas sur le sujet.
– D'accord. Maintenant… Pourquoi êtes-vous ici ?
Ouf. Morgan et moi entreprîmes alors de tout lui raconter depuis le Tournoi des Trois Sorciers jusqu'au Portoloin. Morgan semblait étonnée à chaque fois qu'Elektra acquiesçai comme si elle comprenait tout. Morgan conclut notre exposé des faits :
– Et comme j'ai vu que ça allait mal, j'ai décidé d'intervenir, Finey m'a suivie. Et pour éviter que Norrington ne me voit – car sinon j'aurais été grillée au sein des Mangemorts – Finey a lancé son sort. Et comme elle a crié – avec une voix très drôle d'ailleurs – je me suis tournée vers elle, bêtement.
– Je suis ensuite allée jusqu'à Morgan, poursuivis-je, pour la rassurer sur mon état car Norrington était en train de balancer le sort de mort à tout va. Ils ont ensuite transplané…
Je n'évoquai pas le fait que j'avais frôlé la mort ni mon hésitation à lancer Doloris. Ces deux faits n'auraient fait qu'inquiéter Morgan. Quoique… Peut-être aurait-elle été agréablement surprise d'apprendre que j'avais essayé de lancer un sortilège impardonnable…
Elektra poussa un large soupir puis se massa la nuque.
– Voldemort… Harry Potter… Wow. On nage dans quelque chose de très grave.
– A ce point ? s'inquiéta Chris.
– Tu n'en a pas idée, mon pauvre Kly. Et on y peut pas grand-chose pour le moment. Mais il faudra agir, il en va de notre avenir… et plus urgent, il en va de la vie de ma sœur et de sa fille.
– Je croyais que vous aviez coupé les ponts avec le monde magique depuis votre majorité, fit Morgan. Pourtant vous avez l'air assez au courant de tout.
– En février dernier, j'ai renoué contact avec le monde magique en passant par le Chaudron Baveur. Le patron m'a raconté beaucoup de choses, mais je ne pouvais obtenir certaines informations qu'en passant par quelqu'un du Ministère. Aurora, ma sœur, y travaille. Je voulais vraiment lui éviter des ennuis, mais j'étais dans une impasse. Il fallait que j'élucide mon meurtre et j'étais certain que cela avait un rapport avec Voldemort ou à tout le moins avec les Mangemorts. Alors je lui ai envoyé un courrier.
– Attendez, fit Morgan avec un air perplexe. Quels ennuis vous pourriez lui causer ? Je veux bien que les Cracmols ne soient pas toujours bien vus mais vous n'êtes pas des pestiférés non plus.
– Aux yeux de mes parents, je suis une véritable disgrâce, fit Elektra avec une lueur étrange dans ses yeux. Ils m'ont viré de leur maison lorsque j'avais 18 ans, âge de la majorité Moldue – vous voyez le symbole. J'ai fais ma vie à Londres, ça n'a pas été facile mais je m'en suis sortie. Je n'ai revu ma sœur que deux fois, lors des naissances de mes neveu et nièce. Et je suis certain que mes parents lui en ont voulu, rien que pour ça.
– Je comprends mieux, fit Morgan avec un air compatissant. Il est vrai que parmi les Sangs Purs, les Cracmol sont exceptionnellement mal vus. Comme une sorte d'échec généalogique. Je vous respecte pour être passée outre…
Je sentais que Morgan était sincère.
– Merci, ça me touche. Ce n'est pas tous les jours que l'on me félicite d'être ce que je suis. Pour en revenir à ma sœur, je l'ai fais venir dans le monde Moldu pour lui parler. On a passé une journée entière dans le même pub à éclaircir mes zones d'ombre et à… à se rappeler de notre enfance qui s'est passée tant bien que mal. Je ne suis pas allée à Poudlard bien entendu. C'était dur d'imaginer tous ces enfants de mon âge aller dans ce fantastique établissement tandis que je restais à la maison, seule, à faire des corvées la plupart du temps.
– Votre sœur revenait vous voir ? demandai-je.
– Elle rentrait à chaque Noël et pendant les grandes vacances, elle ne voyait aucun ami. Elle restait avec moi. Elle m'aimait. Contrairement à mes parents, elle ne voyait pas ce qui n'allait pas chez moi. Je n'avais pas de pouvoir magique mais pour elle ça ne faisait pas grande différence. Enfin bon… Elle m'a donc raconté tout ce qu'elle savait, notamment les rumeurs qui trainaient sur une activité un peu trop importante des Mangemorts ces derniers temps. Mais à ce que j'ai compris, le Ministère fait tout pour étouffer toute information à propos de Voldemort.
– Ouais, c'est leur application de la politique de l'autruche, fit Morgan d'un air dédaigneux. Ils pensent que le problème va disparaître s'ils n'y font pas attention. Avec ce qui s'est passé ce soir, ils vont avoir du mal à s'enfoncer davantage la tête dans le sable.
– J'aurais pu loger une balle dans la tête de Voldemort ? me demanda Elektra en montrant son arme.
– Strictement aucune idée, répondis-je. Il doit pas être invulnérable mais…
– Comment ça marche, ce truc ? s'interrogea Morgan en regardant le pistolet.
– Bah c'est simple. Tu le tiens comme ça, tu pointes, tu vises avec le petit truc au bout là, et puis tu appuies sur la gâchette et la balle part.
Elle tira un coup dans le vide. Morgan regarda l'impact sur un arbre plus loin et parut alarmée.
– Mais j'ai même pas vu le projectile…
– La poudre contenue dans la balle – le projectile – la propulse à une très grande vitesse. C'est impossible à voir à l'œil nu.
– Je ne sais pas si un sort peut dévier ce genre de truc, fit Morgan avec un air effrayé. Bon sang, les Moldus ont vraiment un avantage sur nous alors.
Je me contentai de sourire en coin en croisant les bras. Il y eut un petit moment pendant lequel plus personne n'eut rien à dire, puis Elektra demanda :
– Vous comptez rentrer comment à Poudlard ?
– Ca c'est une véritable énigme, annonça Morgan. On est où exactement d'ailleurs ?
– A Little Hangleton. C'est là qu'a eu le meurtre dont j'ai parlé tout à l'heure. Un certain Frank Bryce, un vieux jardinier. Le plus bizarre c'est qu'il habitait dans une maison dont les occupants sont morts de la même manière bien avant. Ils s'appelaient les Jedusor. Ca vous dit quelque chose ?
Morgan et moi nous regardâmes avec des yeux ronds puis Morgan s'écria :
– C'est le nom de famille de Voldemort ! Les morts étaient sa famille ! Et votre mort, Frank Bryce, ça doit être le fantôme qu'on a vu sortir après Diggory ! C'est Voldemort qui l'a tuée, votre victime…
Elektra se frotta le menton.
– Bon, du coup l'affaire est résolue, mais ce n'est pas une bonne nouvelle pour autant. Parce que je pense que Voldemort va être difficile à retrouver et à amener devant un tribunal. Bon, ça reste une élucidation. Vous avez de la chance que je sois revenue sur le lieu du crime. Plus tôt dans la journée, on a eu un coup de fil de la part d'une villageoise dont les enfants disaient avoir entendu un rire de monstre dans la maison où a eu lieu le meurtre, le genre de rire bien machiavélique mais avec une voix de serpent. Voldemort devait jubiler sur sa victoire à venir et il n'a même pas capté les mômes en train de s'approcher de la demeure. On est venus aussi vite qu'on a pu, pensant que le coupable était revenu sur le lieu de son crime. Et je me dis que si ça se trouve, il ne l'a jamais vraiment quitté. Lorsque nous faisions l'enquête, il devait être non loin, à attendre que l'on parte. Si près, bon sang…
– Désolé de vous contredire, fit Morgan piquée dans sa fierté, mais nous aurions pu nous en sortir sans vous. Si nous sommes sorties de notre cachette, c'est pour vous sauver la mise.
– Admettons, fit Elektra avec un air de défi. Et comment vous seriez rentrées, hein, hein ?
Morgan n'avait pas de réponse. Nous aurions effectivement été livrées à nous-mêmes. Chris intervint :
– Et euh… Comment on va faire pour les ramener, Elie ? Tu m'avais pas dis que l'école de magie n'était pas accessible par les gens comme nous ? Ca veut dire qu'on ne peut sans doute pas y aller en voiture.
– Non, en effet, c'est impossible, confirma Elektra. Vous avez une idée, les filles ?
Je ne mis pas longtemps à trouver une part de la solution.
– On peut facilement rentrer à Poudlard depuis Pré-au-Lard en utilisant le passage secret. Mais encore faut-il arriver jusque Pré-au-Lard…
– On ne peut pas s'y rendre en voiture ? demanda Elektra. J'ai la mienne garée pas loin.
– Non, c'est un bled uniquement sorcier. Ca ne doit pas se trouver sur une carte Moldue. Il nous faudrait quelqu'un qui ait un accès à une cheminée connectée au réseau de Poudre de Cheminette pour rejoindre Pré-au-Lard. De préférence une cheminée trafiquée. Si je pouvais joindre les jumeaux, ça pourrait s'arranger mais là je ne vois personne.
– Moi si. Si c'est la meilleure solution qu'on ait, je sais qui pourra nous aider. Nous devons aller à Picadilly Circus, à Londres. »
Lorsque Morgan s'installa dans la voiture d'Elektra, une Ford Scorpio II, elle était extrêmement suspicieuse.
« J'ai déjà entendu parler de ces cages en métal qui avancent rien qu'en appuyant sur des boutons avec les pieds… Mais je dois t'avouer, Finey, qu'on y croit pas une fois qu'on est dedans. Tu me dis que tout ça marche avec de la « technologie » ?
Morgan se référait à la technologie comme une sorte de magie Moldue.
– Oui, le principe du moteur à explosion. Enfin je connais pas les détails mais en gros c'est de la mécanique. Il y a un liquide qui une fois injecté dans le moteur s'enflamme et produit une force motrice pour l'ensemble de la voiture.
– Franchement je te jure que j'essaye, Finey, mais le concept m'échappe.
– Attention ça va faire du bruit, fit Elektra avant de tourner la clé du contact.
Lorsque la voiture s'ébranla, Morgan se cramponna quelques secondes au siège et à la portière avant de se relâcher.
– Quelle impression bizarre. Ca tremble, mais pas trop. Et ce bruit étouffé… C'est ce qu'on appelle le moteur alors ?
– Ouais, répondit Elektra. C'est ce qui fait tourner ce balai Moldu géant. Allez, mets ta ceinture.
– Quelle ceinture ? J'en ai qu'une et elle est déjà attachée…
J'eus un petit rire et allai chercher la ceinture de sécurité pour la passer par-dessus Morgan et la boucler. Morgan suivit la méthode avec un air curieux puis tenta de tirer la ceinture. Trop fort. La ceinture se bloqua et Morgan poussa un petit cri de surprise. Je lui expliquai avec un air amusé :
– C'est une sécurité pour les chocs éventuels. Si tu tires trop fort sur la ceinture, elle se bloque. Si tu la tires doucement, elle viendra. Ainsi si on a un accident, comme une collision, tu resteras où tu es.
Morgan testa le système encore une fois puis me regarda avec un air perdu.
– Bon sang, Finey, je commence à comprendre à quel point tu pouvais être larguée en découvrant notre monde. Rien que cette voiture… Wow… J'en ai presque la tête qui tourne, c'est… C'est tellement différent.
Je lui donnai une tape amicale sur l'épaule.
– Tu n'as jamais vue Londres ?
– Non, je n'ai jamais eu la curiosité d'y aller et puis…
Elle se dandina sur place, l'air mal à l'aise, avant de dire d'une petite voix :
– J'avais un peu peur. Peur d'être perdue, surtout. On dit tellement de choses sur ces grandes villes où les Moldus se pressent pour aller ici ou là, toujours affairés…
Elektra démarra et Morgan se cramponna de nouveau avant de se détendre. Dès lors elle regarda le paysage de Little Hangleton plongé dans le noir défiler autour d'elle avec un air émerveillé. La tante de Ginger déclara :
– C'est sûr que vu où est placé le Chemin de Traverse… Londres est la ville la plus active de toute l'Angleterre, tu vas forcément halluciner. Je me souviens du bled à moitié sorcier où j'habitais… Un petit coin de campagne où des personnes habillées bizarrement ne feraient pas trop tâche…
Elle ricana puis il y eut un silence plutôt long. Enfin, Chris, qui était installé à l'avant, se tourna vers moi et me dit :
– Ca doit être pratique pour toi. Tu connais bien notre monde… qui est le tien aussi en fait, et à côté de ça tu es une sorcière, tu fais de la magie, tu vas dans ce collège magique, là…
Le pied dans chaque monde. Je me contentai de hausser les épaules et de dire :
– Ca a ses avantages. Je suis consciente des différences, je prends plus de recul et il n'y a plus grand-chose qui m'étonne… Mais ceux qui viennent de familles non-sorcières sont mal vus par certains à Poudlard. Tout n'est pas rose.
– Je te rappelle que si quelqu'un t'embête vraiment, fit remarquer Morgan, tu n'as qu'un mot à me dire et je lui casse la tête. Vraiment. Juste un mot. Même si c'est un professeur.
Je regardai Morgan de biais avec un sourire franc. Elle fit de même mais son regard était intense. Elle était plus que sincère. Prête à défendre mon honneur avec tout ce qu'elle avait.
Je fermai les yeux et me prit le menton.
– Mmh… Nous verrons. Je garde ton offre en tête.
– J'espère bien ! Morgan Ebony « Force Brute » Service, joignable à tout heure en toute saison.
Elektra regarda Morgan par le rétroviseur.
– Je remarque d'ailleurs que tu es plutôt bien bâtie pour une fille. Surtout une sorcière. Je n'aurais pas cru que vous puissiez travailler sur votre physique, vu que la magie fais tout.
– J'ai beau appartenir à ces sorciers qui vivent avec la magie depuis la naissance, j'ai une règle : « La magie n'est pas infaillible ». Et lorsqu'elle faillit… Il ne reste que ce que la nature nous a donné.
– J'aime cette façon de penser, annonça Elektra.
Elle prit une pause puis poursuivit :
– Vous savez, ça me ravit vraiment de vous voir toutes les deux ensemble. Vous êtes vraiment différentes, dans vos origines comme votre attitude générale, et pourtant vous vous correspondez. C'est assez dingue. Et je respecte ça.
Morgan et moi nous regardâmes du coin de l'œil avec chacune une certaine gêne indescriptible. Comme si nous n'aimions pas admettre directement le fait qu'on se complétait l'une l'autre. Le danger écarté, à l'abri dans une voiture avec deux autres personnes à bord, nous n'osions plus faire un geste l'une pour l'autre. Mais ce regard gêné était accompagné d'un sourire traduisant une certaine satisfaction quand au constat d'Elektra.
Le reste du trajet fut silencieux et bientôt je m'assoupis.
Elektra me réveilla finalement lorsque nous arrivâmes à Picadilly Circus. Après m'être frotté les yeux, je découvris Morgan, la tête par la fenêtre, en train de regarder toutes les lumières et les voitures autour d'elle. J'eus un petit rire et la raillai :
« Alors ma petite Morgan, on découvre la ville ? C'est beau les lumières, hein ? Ils font des jolies choses les Moldus, hein ?
– Je te ferais bien ravaler tes moqueries, mais là je profite du paysage. C'est si dense, si compliqué, il y a des détails à saisir partout, comme un Chemin de Traverse plus large et plus lumineux…
– Quelle touriste, fit Chris en riant. Je ne regrette pas d'être venu, rien que pour son visage illuminé.
– Eh oui, mon petit Chris. Les sorciers croient tellement tout savoir, ils restent dans leur petit monde et oublient ceux qui ne sont pas comme eux.
On sentait le ressentiment dans sa voix. Le problème des Cracmols m'apparaissait sous un nouveau jour. C'était tout simplement une autre discrimination. Morgan intervint, remettant sa tête à l'intérieur et prenant un air plus sérieux :
– Ne nous mettez pas tous dans le même chaudron, s'il vous plaît. Je suis issue d'une famille de Sang Pur depuis plusieurs générations, je suis Serpentard à Poudlard, et pourtant je ne suis d'accord avec aucune des opinions de mes pairs. Selon moi chaque personne se construit, la naissance ne décide de rien définitivement.
– Vous m'avez dis que vous enquêtiez toutes les deux sur ce Maugrey, mais j'ai l'impression qu'il y a plus que de la simple curiosité derrière tous ces évènements.
– Voldemort a causé la mort de mes parents, répondit sèchement Morgan.
Tandis que Chris se retournait violemment pour regarder Morgan avec un air plein de compassion auquel Morgan ne réagit pas, je vis dans le rétroviseur le regard impassible d'Elektra dévisager Morgan puis elle reporta son attention sur la route.
– Cela explique pas mal de choses. Et je suppose que toi, Margaret, tu l'as suivie parce que c'est ton amie.
– Oui, surtout pour ça et aussi… Parce que j'avais envie d'aventure.
– Je comprends ça. Je devrais être agacée et inquiétée par le comportement de deux jeunes filles qui vont affronter la mort comme ça en bafouant je ne sais combien de règles établies. Je suis flic quand même…
– Allons, Elie, fit Chris d'une grosse voix, je pense qu'elles ont des circonstances atténuantes là. Elles ont voulu s'assurer des menaces qui planaient sur leur école et tout ça. Et puis il faut du courage pour…
– Je le sais, coupa Elektra. C'est pourquoi je n'ai pas la moindre envie de vous réprimander toutes les deux. Vous avez du courage, des tripes, vous partagez un lien qu'il est difficile d'établir… Mais aussi de briser. Je ne partage ce genre de lien qu'avec ma sœur.
– Et moi ? dit Chris l'air faussement vexée. Là, Sly, tu me fais mal.
Elektra éclata de rire.
– Je t'adore, mon p'tit Kly, mais ça ne suffit pas. La relation professionnelle, même dans ce job, ne peut pas être si forte. Ce qui ne veut pas dire que je ne donnerais pas ma vie pour sauver tes fesses. On est une équipe.
Elle tendit la main en l'air et Chris frappa sa main dans la sienne. Morgan se tourna vers moi et leva également sa main. Je souris en coin et imitai Chris. Elektra demanda :
– C'est par où exactement à partir d'ici ?
– Prenez par là. » répondis-je.
Une fois arrivée en bas de l'appartement que je voulais rejoindre, je sortis et Morgan en fit de même après m'avoir étudiée pour trouver le système d'ouverture. Je m'approchai ensuite du digicode et cherchai le bon nom. Il n'y était pas. Cependant je repérai un nom bien suspect. Il n'était pas possible de se tromper. C'était eux. J'appuyai donc sur le bouton, priant pour qu'ils soient là. Aucune réponse.
Morgan observa sans poser de question mais je vis qu'elle se demandait bien ce que ce bouton pouvait faire. Je rappuyai une fois. Puis encore une. Toujours aucune réponse. Puis tout d'un coup je sentis une présence derrière moi et une voix alarmée s'écria :
« Mais… Mais Margaret ! Qu'est-ce que tu fais là, devant chez nous, loin de Poudlard ? Et à cette heure ? Et qui est ton amie ? Et ces gens là qui m'ont typiquement l'air de Moldus !
– Cracmol, rectifia Elektra.
Je groupai mes mains et suppliai du regard la femme qui se tenait devant moi avec un air plus inquiet qu'énervé. Je me sentais horriblement mal.
– Je vous assure que si je suis venue jusqu'à vous c'est bien parce que je n'avais pas d'autre choix, Mme Darksun. Je suis horriblement désolée de vous mêler à… à ça, mais vous étiez mon unique solution : vous et votre mari êtes les seuls que nous connaissions qui pouvez nous permettre de retourner vite à Poudlard.
– Allons ma chérie, calme-toi ! répondit mon interlocutrice en rajustant ses lunettes avant de me prendre par les épaules. Si tu te retrouves ici, c'est sûrement malgré toi. Ouuuh, tu es toute sale et tu as des éraflures ici et là… On va entrer, tu vas prendre un chocolat chaud et tu vas tout m'expliquer, d'accord ?
– O-Oui… Merci.
Morgan intervint alors, pointant du doigt la femme aux longs cheveux blond cendré et prenant un air interloqué :
– Vous… Vous êtes Rebecca Darksun, c'est ça ? Mon dieu, si vous saviez comme je vous respecte vous et votre mari… »
Vous l'aurez compris, l'action est terminée. Mais bon, reste encore le suspense de savoir si elles vont rentrer sans se faire pincer. J'aime bien la dimension qu'elles ont prises car elles sont maintenant aussi "importantes" que Potter et sa bande. Elles en savent autant. Lorsque vous relirez vos tomes de Harry Potter, je me demande si vous penserez à ce qui se passe en parallèle mais qui ne s'est jamais passé puisque je ne suis pas JK hahaha. Prochain chapitre consacré aux époux Darksun, deux personnages qui me tiennent à coeur.
