Encore un chapitre assez calme, le prochain l'est moins, je préviens à l'avance
C'est une transition, juste avant le vrai retour à la maison, et je n'ai pas vraiment grand-chose à dire sur ce chapitre, mis à part qu'il y a une scène de sexe dedans, et Violette, aussi (mais pas en même temps) et j'aime bien le début. J'aime bien aussi le passage Dean/Gabriel, parce que j'aime bien leur amitié
Ensuite… barjy02, je dois te dire que j'ai réellement l'impression que tu es dans ma tête. C'est impressionnant, et assez perturbant, parce que tu comprends vraiment tout ce que je veux dire, et j'ai pensé à la même chose que toi pour le futur de Dean (même si Dean n'y a pas encore pensé tout seul.) Tu me confortes dans mes décisions, alors merci beaucoup
Merci beaucoup tout court, d'ailleurs. Je ne le dirai jamais assez
Bisous
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Dean se gare sur le parking, puis pousse un soupir en levant les yeux pour regarder la façade de l'hôpital. "Tu crois que Charlie va bientôt me laisser rentrer?" demande-t-il, jetant un coup d'œil à Castiel, juste à côté de lui.
"Oui," sincèrement, sans vraiment le regarder.
"Cas?" en se retournant complètement. "Est-ce qu'il y a quelque chose que je peux faire pour que tu ne sois plus aussi… inquiet? S'il y a… quelque chose, alors dis-le-moi. Je voudrais que ça ne se passe pas comme la dernière fois, et que tu puisses avoir confiance en moi comme j'ai confiance en toi."
"J'ai confiance en toi pour beaucoup de choses, Dean, seulement… pas pour prendre soin de toi-même," répond Castiel. "Pas encore. Mais ça ne veut pas dire que je n'ai pas envie qu'on rentre à la maison."
Doucement, Dean attrape ses mains, caresse ses paumes, jusqu'à ce que Castiel finisse par plonger son regard dans le sien. "Je peux te poser une question, Cas?"
"Bien sûr," les sourcils légèrement froncés.
"Est-ce que… tu penses que tu aurais pu m'empêcher de replonger, la dernière fois?" sans le lâcher du regard. "Tu penses que c'est-"
"Je pense que si j'avais fait plus attention à toi, et si… j'ai vu que tu étais malheureux, mais je n'ai-"
"Arrête," en le coupant. "Ça, ça fait mal, Cas. Ne te blâme pas pour mes erreurs. Ce sont mes erreurs, et mes mensonges, mais on a réparé ça, tu sais? On a réparé, même si ça a pris un peu de temps, et… tu veux que je sois le plus sincère possible?" alors que Castiel hoche la tête. "Tu n'aurais pas pu m'empêcher de replonger. La seule personne capable de m'empêcher de replonger, c'est moi. Seulement moi. Parce que tu ne pouvais pas avoir envie de vivre à ma place, et tu ne le peux toujours pas. Moi, je peux. Je peux, et j'ai envie de vivre, et crois-moi, ça ne pourrait pas être plus fort."
Il y a seulement une petite seconde, pendant laquelle Castiel se tait, gardant le silence, sans casser le contact visuel. "D'accord," tout doucement.
"J'ai une autre question," ajoute Dean, l'air encore plus sérieux.
"Mmh?"
"Rassure-moi, et dis-moi que tu ne veux pas qu'on adopte un chien, ou une connerie de ce genre."
Castiel a un rire, avant de lui donner une petite tape sur le bras. "Ne prends pas cet air quand ce n'est pas pour me demander quelque chose d'important."
"Mais c'est important," proteste Dean. "Je vérifie notre compatibilité, parce que… Cas, je suis désolé, mais je ne peux pas me marier avec toi si tu veux un chien. Il y a des limites."
"On est plus que compatibles, pour commencer," avec un sourire. "Mais… est-ce que tu penses que les chats font partie des conneries de ce genre?"
"C'est le même animal," en marmonnant.
"N'importe quoi."
"Ça fait du bruit, et ça te réveille en plein milieu de la nuit quand c'est petit."
"Ça, ce sont les enfants, Dean," en levant les yeux au ciel.
"C'est pareil," réplique Dean, avant de reprendre brusquement son sérieux. "Tu veux des enfants? On en a jamais parlé, mais… tu en veux?"
Castiel hausse les épaules, un peu songeur. "Je ne sais pas," dit-il. "Ça ne m'a jamais traversé l'esprit. Et toi? Tu veux des enfants?"
"Ça dépend où ça se trouve," sans cacher son sourire. "Est-ce qu'il y a des gosses, dans les refuges?"
"Non mais… tu t'entends parler?"
"Tu vois?" fait Dean. "On devrait plutôt adopter un chat."
"Vraiment?" en se redressant, le visage tout à coup beaucoup plus lumineux, un sourire immense sur les lèvres. "Tu veux bien qu'on ait un chat?"
Dean pousse un soupir. "Comment tu veux que je te dise non, Cas?" en soufflant de dépit. "Je veux dire… regarde-toi. Tu es trop mignon pour qu'on puisse te dire non, et-" sursautant quand son téléphone vibre dans la poche de sa veste. "Attends," baissant les yeux vers l'écran. "C'est Violette. Mais on reparlera de cette histoire de chat, d'accord?"
"D'accord," en même temps qu'ils sortent tous les deux de la voiture.
Dean décroche, puis porte le téléphone à son oreille. "Salut," dit-il simplement, alors que Castiel marche à côté de lui jusque dans le hall.
"Salut," répond Violette. "Je suis à l'heure pour notre rendez-vous, tu vois, et j'ai des tas de trucs à te raconter."
"Commence déjà par me dire comment tu vas, Violette."
"Eh bien… pas trop mal, si on peut dire," et Dean peut presque la voir hausser les épaules. "Disons qu'il y a tellement de choses à faire ici que je n'ai pas vraiment le temps de penser, et… oh, je sais déjà ce que tu vas dire. Mais je ne fuis pas. Je ne suis pas dans le déni."
"Tu es sûre que tu n'as pas envie de rentrer?" en s'arrêtant devant l'ascenseur, alors que Castiel appuie sur le bouton pour l'appeler. "Je veux dire… sincèrement? je ne peux pas comprendre que tu puisses être dans le désert, tu sais, et-"
"Je ne suis pas vraiment dans le désert, Dean," l'interrompt Violette. "En tous cas, je suis suffisamment proche d'une grande ville pour avoir le téléphone."
"Est-ce qu'il y a du sable?"
"Effectivement, mais je ne vois pas vraiment ce que-"
"Alors tu es dans le désert," catégorique. "S'il y a du sable, c'est le désert, et je n'invente rien, parce que c'est une règle de l'univers. Alors… il doit y avoir des dunes. Je ne comprends pas, à moins que tu veuilles t'enterrer sous une dune. Est-ce que tu as l'intention de t'enterrer sous une dune, Violette?"
Celle-ci a un petit rire, à l'autre bout du fil. "Non, je ne vais pas faire ça. Et tu sais pourquoi?" dit-elle. "Parce que c'est étrange, comme idée. Et par étrange, je veux dire carrément débile. Qui voudrait s'enterrer sous une dune?"
"Je ne sais pas… les gens désespérés, par exemple?" en montant dans l'ascenseur, sans pouvoir s'empêcher d'appuyer sur les trois quarts des boutons.
"Dean," s'exaspère Castiel, ne récoltant qu'un sourire. "On va mettre dix minutes avant d'arriver au bon étage."
"Je sais," en se calant contre la paroi. "Violette?"
"Toujours là," amusée. "Et je ne suis pas désespérée, pour répondre à ta question. Je ne vais pas très bien, et ça fait une grosse différence."
"Tu es vraiment sûre et certaine que tu ne veux-"
"Dean," quasiment sur le même ton que Castiel, une minute plus tôt. "On en a déjà parlé, et je t'ai déjà dit que je ne reviendrai que si c'est ce que je pense être le mieux pour moi. J'aime bien être là où je suis. Je suis utile, et je fais quelque chose qui compte. Et je suis vraiment… je ne sais pas comment t'expliquer ça. Je suis libre, tu comprends? Il y a de l'espace, et personne n'est en train de mourir."
"C'est juste… tu me manques, Violette," plus doucement.
"Toi aussi, tu me manques," avec un petit sourire dans la voix. "Mais je ne suis pas morte, tu sais? je reviendrai quand ça ne fera plus aussi mal, mais… pas pour l'instant," légèrement évasive. "Bon. Assez parlé de moi. Toi?"
"Ça va," en suivant Castiel dans le couloir quand les portes de l'ascenseur se rouvrent. "Ça va même plutôt bien, aujourd'hui," levant les yeux vers Charlie, alors que celle-ci sort du bureau des infirmiers. "Attends une seconde, Violette, d'accord? Ne raccroche pas," écartant un peu le téléphone. "Je dois signer quelque chose, Charlie?"
Cette dernière acquiesce, lui tend un registre, que Dean signe distraitement, s'appuyant contre le mur avant de le lui rendre. "On se parle plus tard, ou demain, d'accord?" dit-il, recollant le téléphone contre son oreille.
"D'accord," alors que Dean adresse un sourire à Castiel, puis s'éloigne dans le couloir.
"Il a l'air d'aller plutôt bien," reprend Charlie.
"C'était une très bonne journée," en se passant brièvement la main dans les cheveux. "Dean est… mieux. Il va mieux, et il va bien. Moins bien par moments, mais je crois que c'est normal, non?"
"Oui, c'est normal."
"Tu envisages de le laisser rentrer?" le ton un peu plus bas.
"Je ne suis pas seule à décider, même si je suis la psy de Dean, alors je vais en parler avec les médecins, et avec Gabriel, mais… oui, c'est envisageable," alors que Castiel hoche vaguement la tête. "Je peux te dire quelque chose, Castiel?" sans vraiment attendre de réponse. "C'est aussi normal que toi, tu sois un peu effrayé, parce que Dean est très entouré, ici, alors il est en sécurité, mais une fois rentré, il ne sera pas seul non plus. La vraie vie est dehors, et Dean est un adulte, un peu bancal parfois, et même s'il doit encore grandir un peu parce qu'il n'en a pas vraiment eu le temps avant, il reste un adulte."
"Je sais, mais je-"
"Tu sais ce que je pense?" en le coupant doucement. "Dean est prêt à rentrer. C'est toi qui ne l'es pas."
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Dean relève les yeux vers Gabriel quand celui-ci passe le seuil. "Salut," en retournant le livre qu'il est en train de lire pour ne pas perdre la page, se redressant un peu avant de replier ses jambes pour s'asseoir en tailleur. "Je peux faire quelque chose pour toi?"
"Tu sais lire?" haussant un sourcil, en s'asseyant sur le bord du lit.
"Bien sûr que je sais lire, imbécile," dédaigneux. "C'est Cas qui m'a prêté des livres, et… mon cerveau est complexe, tu le savais?"
"Je sais," avec un petit rire. "Est-ce que… tout s'est bien passé aujourd'hui?"
"Cas ne t'en a pas parlé?"
"C'est à toi que je pose la question," réplique Gabriel.
"C'était… génial," en posant ses coudes sur la tablette, pour placer ses poings sous ses mâchoires. "Ta mère est géniale. Comme Cas. Vous êtes vraiment sûrs d'avoir été adoptés, tous les deux? parce que d'après ce que j'ai compris, tu ressembles beaucoup à ton père."
Gabriel acquiesce. "Vrai," dit-il. "Ce qui prouve que tu ne ressembles pas forcément à tes parents biologiques, parce que… les liens du sang, ça ne suffit pas."
"Ta mère m'a dit quelque chose qui ressemblait à ça."
"Mmh," en penchant légèrement la tête. "Est-ce que tu y crois, maintenant?"
"Oui," sans vraiment hésiter. "Je ne suis pas mon père, et je ne vais jamais devenir comme lui. Et… je sais que ton père à toi n'est pas non plus comme le mien, mais c'est juste-" se coupant, avec un vague signe en direction du livre devant lui. "J'essaie de comprendre pourquoi ça me fait si peur, même si je sais que je n'ai pas de raisons d'avoir peur."
"C'est très normal d'avoir peur, dans ton cas," le ton largement plus doux qu'à l'habitude. "Et tu as des raisons d'avoir peur, Dean. Pas de mon père en tant que personne, mais en tant que père. C'est l'image et le souvenir que tu en as qui te fait peur, et c'est… voilà à quel point ton cerveau est complexe. Tu as des séquelles psychologiques profondes."
"Et ton père est spécialisé là-dedans," souffle Dean. "C'est presque drôle, en fait."
"Tu sais ce que je pense? Qu'il pourrait t'aider. Mon père pourrait t'aider, pas seulement parce que c'est un bon psy, mais justement parce que c'est mon père, et qu'il pourrait casser tous les schémas que tu as intégrés depuis que tu es petit."
Dean garde le silence un moment, se passe distraitement la main dans les cheveux. "Peut-être," finit-il par répondre. "Je peux te poser une question, Gabriel?"
"Vas-y," bien qu'un peu surpris.
"Un jour, Cas m'a dit que tu n'avais jamais cherché à savoir quoique ce soit à propos de vos parents biologiques, et-"
"Ce n'est pas vraiment le genre de choses dont j'aime parler, Dean," en le coupant. "Je n'en parle jamais avec Cassie, même si je sais que ça le touche beaucoup, mais c'est simplement… j'ai deux ans de plus que lui, alors même si je n'ai pas de souvenirs parce que j'en avais à peine trois quand on a été adoptés… j'ai-"
"Tu as vécu avec tes parents biologiques, et tu te demandes ce qui a fait qu'ils t'ont quand même abandonné. C'est ça?"
Fronçant un peu les sourcils, Gabriel ouvre la bouche, puis la referme, sans rien répondre, et Dean lui adresse un minuscule sourire. "Excuse-moi," fait-il. "Tu ne veux pas en parler. D'accord."
"D'où te vient cette idée?" demande Gabriel.
"Ça me paraît évident, en fait," haussant les épaules. "Mais… peut-être qu'ils ne pouvaient juste pas s'occuper de vous, ou alors… je ne sais pas. Il peut y avoir des tas de raisons, plus ou moins jolies. Tu ne peux pas essayer de le savoir?"
"Cassie a essayé, mais nos parents biologiques n'ont pas voulu qu'on puisse divulguer ce genre d'informations, alors… non. On ne peut pas savoir," avec un soupir. "Ils sont morts, maintenant. On ne peut même pas essayer de les retrouver, et je ne suis pas sûr que j'en aurais eu envie, de toute façon. J'ai déjà des parents. De vrais parents."
"D'accord," sans insister.
"Tu n'as… jamais envisagé de faire des études dans ce domaine, Dean?"
"Quel domaine?"
"Le social," répond Gabriel. "Aider les enfants qui sont dans ton cas, ou… il y a des tas de choses que tu peux faire. Tu n'y as jamais pensé?"
"Je n'ai jamais pensé à faire des études," après une seconde.
"Alors tu devrais peut-être y réfléchir," en se levant. "Je dois y aller, et… Dean?"
"Oui?"
"Tu sais que tu vas bientôt sortir d'ici, n'est-ce pas?" et Dean acquiesce. "Et tu sais aussi où j'habite, tu as mon numéro de téléphone, alors… si ça ne va pas, ne fais pas de conneries, d'accord? Je sais que je ne suis pas vraiment aussi doux que Cassie, mais je peux quand même t'aider si tu me le demandes."
Ce n'est qu'après un long moment que Dean hoche la tête. "C'est noté," dit-il. "Merci beaucoup, Gabriel."
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"Cas?" fait Dean, debout sur le seuil, sans entrer dans le bureau des infirmiers, adressant un bref signe de tête à Jason, assis à côté de Castiel.
Celui-ci relève les yeux. "Dean?"
"Tu peux prendre une pause?" gardant le ton le plus neutre possible.
"Ça dépend," répond Castiel. "Combien de temps?"
"Une demi-heure. Au moins."
"Une demi-heure?" surpris.
Dean a un léger sourire. "J'ai quelque chose pour toi."
"Mais-"
"Crois-moi, Cas," en le coupant. "Tu as vraiment envie de venir avec moi et de savoir ce que j'ai pour toi."
"Bon," finalement, avant de pivoter doucement vers Jason. "Ça ne te dérange pas que je prenne une pause? Tu peux toujours me biper si tu as vraiment besoin de moi, et-"
"Ne le bipe pas," intervient Dean, à l'attention de Jason.
"Prends une pause, Castiel," en levant les yeux au ciel. "Je peux me débrouiller sans toi pendant une demi-heure."
Castiel se lève, contourne le bureau pour prendre la main de Dean, tendue vers lui, alors que celui-ci adresse un vrai sourire à Jason, en même temps qu'un 'merci' silencieux, avant d'entraîner Castiel dans le couloir, jusque dans une salle de garde. Il referme la porte derrière eux, plaque Castiel contre, n'allume pas la lumière, puis tourne le verrou. Doucement, mais le bruit résonne un peu. "Cas?" distinguant les contours de son visage, même s'il fait presque nuit.
"Je suis là," la voix un peu rauque, parce qu'il sent le souffle de Dean caresser son visage, et son corps si près du sien. Tellement près qu'il en devine chaque courbe, à travers les vêtements.
La main de Dean glisse un peu contre le ventre de Castiel, qui reste immobile et silencieux, et plus rien d'autre n'existe que Dean, et… Dean, quand celui-ci passe sous son haut pour toucher sa peau, doucement mais violent dans tout ce qu'ils ressentent maintenant. Ensemble. Et… "J'ai un cadeau pour toi, Cas."
"Qu'est-ce que c'est?"
"Moi," en attrapant sa main pour la poser sur sa joue.
D'abord sur sa joue, puis doucement sur sa bouche.
La bouche de Dean n'est rien d'autre que douceur et désir sous les doigts de Castiel quand il caresse. "Dean, j'ai-" sans pouvoir continuer, parce que Dean se penche pour l'embrasser, seulement au coin des lèvres, en même temps que sa main se fraye un chemin jusqu'au nœud qui tient son pantalon en place, sans faire mine de vouloir le défaire. "Dean," la respiration presque sifflante, mais sa voix vraiment presque trop rauque. "Qu'est-ce qu-"
"Il y a quelque chose que j'aimerais faire, ou… que j'aimerais te faire," l'interrompt Dean, passant sa main derrière la ceinture élastique, tirant un peu dessus pour rapprocher leurs corps, arrachant à Castiel un gémissement plus que significatif. "La dernière fois que j'ai voulu faire ça, c'était… mal. Et tu dois probablement en garder un mauvais souvenir, mais cette fois, c'est très différent, parce que je n'ai jamais fait ça à quelqu'un que j'aime, je n'ai même jamais eu envie de le faire, alors c'est… ma première fois. C'est comme un cadeau pour toi, et je te promets, Castiel, que tu vas avoir l'impression que c'est ta première fois aussi."
Castiel ferme les yeux, presque incapable de respirer, alors que Dean pose ses lèvres dans son cou, passant sa langue sur sa peau avant de descendre un peu plus bas, sa bouche en même temps que sa main qui défait enfin le nœud, se frayant un chemin jusque dans le boxer. "Tu en as envie, Cas?" demande-t-il, oubliant volontairement de toucher son sexe.
"Dean," le ton suppliant. "Ne me torture pas."
"Mmh," en déposant un dernier baiser près de sa clavicule avant de glisser sur les genoux, assis sur ses talons. "Regarde-moi, Castiel. Ne ferme pas les yeux."
Obtempérant, Castiel baisse la tête pour croiser le regard de Dean, qui penche la sienne tout en enroulant sa main autour de son sexe, observant les traits du visage de Castiel se tendre, ses lèvres s'entrouvrir alors qu'il ne le quitte pas des yeux. "Comment tu… oh, mais, Dean… comment tu peux avoir l'air si innocent?"
"Je viens de te dire que c'est ma première fois," en baissant son pantalon et son boxer juste assez pour avoir le champ libre.
"Tu es sûr que tu veux-" terminant par un soupir étranglé, la main de Dean qui bouge de haut en bas pour le faire taire, alors qu'il effleure la peau nue de son ventre du bout des lèvres, sourit en sentant la chair de poule, et Castiel ne peut pas retenir un gémissement. "Dean… Dean, je t'en supplie."
"Sois patient," posant son autre main sur sa hanche pour l'empêcher de donner des coups de reins. "Ne supplie pas, et… c'est moi qui décide."
Le son qui sort de la bouche de Castiel est à la fois incompréhensible et adorable, frustré, même s'il ne fait rien pour essayer de contrôler Dean, le laisse déposer des baisers le long de son ventre, le regard verrouillé au sien alors qu'il recule légèrement, stoppant les va-et-vient de son poignet. "Ta première fois, Castiel," souffle-t-il, sa voix qui tremble mais qui résonne un peu, parce que Castiel n'entend plus que ça. Ça, et les battements de son cœur sur le point d'exploser quand Dean lui adresse un autre sourire avant de le prendre lentement dans sa bouche.
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Une de ses mains plaquée contre le bois de la porte, et l'autre dans les cheveux de Dean, Castiel mord sa lèvre jusqu'au sang pour ne pas crier, le désir et le plaisir si violents comme la brûlure, dans le creux de ses reins, le long de sa colonne vertébrale, alors que Dean appuie sa langue exactement là où il faut. Ses gestes tout en douceur, et sa bouche et sa main en même temps, allant et venant doucement mais rapidement, pour amener Castiel vraiment très près de la limite de ce que son corps peut encaisser.
"Dean," entre deux gémissements qui se ressemblent, les nerfs presque à vif et tous les muscles raides. "Dean."
Et celui-ci caresse tendrement sa hanche avec son pouce, plaquant toujours son bassin contre la porte pour garder le contrôle, ouvrant un peu plus grand la bouche pour laisser le sexe de Castiel buter dans le fond de sa gorge, lui arrachant un grondement rauque, et Dean gémit aussi quand Castiel croise une nouvelle fois son regard, posant finalement ses deux mains sur ses joues, le souffle court. "Dean," en essayant de le faire reculer, sans succès parce que Dean ne bouge pas. "Dean je vais-" entre ses dents, le bas ventre tellement brûlant que ça fait presque mal. "Dean."
Ses cils s'étalent sur le haut de ses pommettes lorsque Dean ferme les yeux, ses bras retombant sur ses cuisses, ses paumes posées à plat dessus, alors qu'il laisse Castiel jouir dans sa bouche, sa tête heurtant porte derrière lui. Il sent à peine Dean le relâcher pour se relever, et l'embrasser sur la joue. "Comment c'était?" demande-t-il.
"C'était ma première fois," avec un sourire dans la voix, en se rhabillant. "Et… pour toi?"
"C'était exactement comme je voulais que ce soit," en caressant la joue de Castiel, les yeux plongés dans les siens. "Et c'était parfait, comme première fois, Cas. Vraiment parfait. J'ai aimé."
"Je voudrais te rendre la pareille, maintenant… maintenant. Mais je-"
"On a toute la vie pour que tu me… rendes la pareille, et tout un tas d'autres choses," l'interrompt Dean. "J'ai dit une demi-heure, pas toute la nuit. On va garder les nuits entières pour quand on sera rentrés à la maison, d'accord?"
"Oui," avant de l'embrasser encore.
