En direct de la Suisse !
Ichigo : Haha, tu le savais pas encore ? :p C'est pourtant pas nouveau ^^ C'est bien d'attendre .. Non ? :D
Fuyuki417 : Tu crois vraiment que c'est son genre ? ;)
Kisous : haha xD Pauvre Azami .. Non ? ^^ Oh, tu verras ..
Angel : Oui, j'avais compris ^^ Qui a dit qu'elle dirait la vérité ? M'enfin, je suppose que ce chapitre donnera quelques réponses ? Et non, aucun faible pour les blonds .. *tousse* Deidara *tousse*
La nuit avait été longue pour la jeune femme, qui avait l'impression qu'Hashirama allait apparaître dans sa chambre à n'importe quel moment, sans se rendre compte que le shinobi était bien trop préoccupé par sa propre situation pour seulement la reconnaître, même si elle passait devant ses yeux.
Tobi lui revint rapidement, mais ne lui dit rien, ne tenta même pas de la rassurer. Il était comme une ombre qui l'observait, quoiqu'elle fasse et cette attitude ressemblait beaucoup trop à celle de Madara.
Cependant, quelques minutes après le retour de son protégé, Azami sursauta violemment en entendant toquer à la porte de sa chambre mais Tobi lui murmura que c'était Hakuba uniquement. Alors, la jeune femme alla rapidement lui ouvrir, lui tomba dans les bras et celui ci, surpris par la réaction de la jeune femme, la pris dans ses bras, tendrement et demanda :
- Hana, ma belle, ça ne va pas !?
- L-Les Senju, ils sont partis, n'est ce pas ?
- Oui, il y a quelques minutes. Et je suis de suite venu voir comment tu allais.
- Mon dieu ..
- Hé ! Ils ne t'auraient rien fait de mal …
- J'avais tellement peur.
- Pourquoi ?
- J-je sais pas …
- Tout ira bien, Hana, ne t'inquiète pas. Ils travaillent pour la paix.
La jeune femme acquiesça lentement en relevant la tête vers Hakuba et força un sourire en murmurant :
- J-je sais pas pourquoi je réagis comme ça.
- Ça n'est rien. On va déjeuner ? Tobi veut venir ?
- Je vais lui demander.
Hakuba hocha doucement la tête et Azami retourna dans la chambre où Tobi avait repris sa forme d'enfant et ajustait ses vêtements. Avec un sourire, la jeune femme ébouriffa doucement ses cheveux et lui demanda :
- Tu viens manger avec Hakuba et moi ?
Tobi allait refuser mais il se rappela rapidement des ordres de Madara et s'exclama :
- Oui ! Tobi veut bien !
Après l'avoir pris par la main, Azami le mena à l'extérieur de la pièce et Hakuba leur sourit, caressa doucement la joue du gamin et murmura :
- Tobi, mon grand, comment ça va ?
- Tobi va bien !
Voyant que le garçon agrippait le kimono de la jeune femme, Hakuba voulut faire une bonne action et se baisser vers lui pour le porter mais Tobi recula en disant :
- Non ! Y'a que le papa de Tobi et sa maman qui peut le porter ! Pas les inconnus ..
- Tobi, mon ange, tu connais Hakuba non ?
- Mais papa n'aurait pas aimé qu'il soit ton ami ! Tobi le sait !
La lueur de défi qui brillait dans les yeux de Tobi à ce moment là firent détourner les yeux à Azami, qui préférait ignorer l'avertissement et le gamin se plaça de l'autre côté de la jeune femme, lui prit la main et ignora Hakuba durant toute la durée de leur repas.
Celui ci se passa d'ailleurs dans un silence des plus complets et après un dernière tasse de thé, alors que Tobi n'avait rien avalé, il soupira et marmonna :
- Vais aller parler à papa. Il m'écoutera lui ..
Azami pâlit immédiatement et lui attrapa le bras en disant :
- Tobi, tu sais bien que ton père n'est plus là, non ? Tu ne ..
- Non, Tobi lui parle et papa écoute ! Et il reviendra ! Bientôt !
Sans attendre, la créature se leva et partit en courant, laissa Azami dans la confusion la plus complète.
Était-il sérieux à ce propos ? Madara allait-il vraiment venir ? C'était angoissant. Elle n'était pas prête à l'affronter, encore moins à le revoir et pour lui dire quoi, de toutes façons ? Non, non, ça ne pouvait pas arriver, se disait-elle, Madara n'allait pas venir. Tobi avait sûrement dit ça pour lui faire peur, ou quelque chose du genre.
Adressant un sourire gêné à Hakuba, Azami se racla la gorge mais le souverain assura :
- Ne t'en fais pas, les enfants peuvent parfois être difficiles. Je lui parlerai.
- Je ne suis pas sûre que ça soit une bonne idée.
- Mais si. Je lui dirais que je ne veux pas remplacer son père et qu'il ne doit pas se sentir menacé. Et aussi que tu as le droit de trouver le bonheur.
Les joues rouges, Azami se détourna légèrement et Hakuba demanda :
- Veux-tu qu'on aille à la bibliothèque ? Dans les jardins ?
- Les jardins seront parfaits, il fait bon en ce moment.
Cinq minutes plus tard, le petit couple était installé sur son banc préféré, Hakuba un bras passé autour des épaules de la jeune femme et, pour la première fois, il osa déposer un léger baiser dans son cou, qui ne fit pas le moindre effet à Azami.
Elle se surprit même à penser que ça sonnait faux, mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt sur la raison de ce malaise, même si ça lui rappelait vaguement l'époque où elle avait vendu son corps. C'était comme si son insensibilité, sa distance avec les gens étaient à son summum et elle refusait que ça arrive. Elle ne voulait pas redevenir comme ça.
Surtout que le désir qu'Hakuba semblait exprimer était intense. Elle sentait parfaitement qu'il avait envie d'elle, qu'il se retenait afin de ne pas lui faire de mal quoiqu'il arrivait à ses limites. Elle sentit ses dents contre sa peau, dans une morsure érotique et feint un soupire afin de ne pas décevoir son nouveau compagnon mais le reste n'était pas là.
Ni la brûlure qu'elle avait ressentie la dernière fois que Madara l'avait prise, ni la douleur au niveau de son coeur et c'était déstabilisant.
Quand Hakuba l'embrassa sur la joue, murmura à son oreille le fond de ses pensées, qu'il aimerait qu'ils passent une nuit ensemble, Azami se sentit d'un coup totalement mal à l'aise et murmura :
- C'est peut être .. trop tôt ..
- Je pensais pourtant que tu avais réussi à mettre tout ça de côté ..
- Je sais, et moi aussi, Hakuba. Crois moi, ça me ferait très plaisir, mais je ne me sens pas prête.
- Dans ce cas, j'attendrais. Mais ça commence à devenir difficile.
- Je ferais des efforts, je te jure.
- Non, Hana, ma belle, ne te force pas. Si tu n'es pas prête, je prendrais mon mal en patience, rien de plus.
Après avoir forcé un sourire, Azami redressa doucement la tête et jeta un regard amusé à son ami en disant :
- Je pourrais te faire attendre tellement longtemps …
- Ca serait franchement méchant !
- N'est ce pas ? Mais tellement agréable ! Imagine ! Tu serais à mes pieds !
Le regard confus que lui jeta Hakuba forme un noeud dans la gorge de la jeune femme et il demanda :
- C'est ce que tu souhaites ? Me voir à tes pieds ?
- N-non ! C'était juste ..
- Kumamoto ne s'est jamais agenouillée. Cette cité a été formée par mes ancêtres et je porte toujours leur nom.
- Hakuba, ne le prends pas si mal, je ne voulais pas dire ça comme ça …
- Comment alors ?
- Tu sais … C'était de l'humour.
- Tu as déjà eu un homme à tes pieds ? As-tu la moindre idée de ce qu'un geste pareil peut faire à l'égo d'un homme ?
Elle en avait une petite idée, effectivement, et avait eu le plus orgueilleux d'entre eux devant elle mais c'était une image qu'elle avait rapidement chassée de son esprit. Elle n'avait pas besoin d'un homme qui ne savait lui demander pardon, et Hakuba en était loin. Hakuba était juste et jamais il n'aurait osé lever ne serait-ce que la voix sur elle. Comment ne pouvait-elle pas l'aimer ?
Gênée, Azami força un sourire, afin de rassurer son ami, glissa une main sur la sienne et murmura :
- Hakuba, je suis désolée. Vraiment. Ne m'en veux pas.
- Non mais .. Non, je comprends. J'ai réagis trop rapidement. Je suis juste ..
Accompagnant ses excuses d'un bâillement, le jeune homme avoua :
- Les nouvelles que m'ont apporté les Senju ne sont vraiment pas bonnes. Ils craignent que la cité ne soit attaquée et vont envoyer une unité shinobi le plus rapidement possible afin de m'aider à protéger la ville et ses trésors.
- Ça va si mal que ça ?
- Oui. Le .. frère d'Izuna fait beaucoup parler de lui en ce moment. Mais tu ne dois pas penser à ça, d'accord ?
Comme si elle allait pouvoir penser à autre chose …
- Ne t'en fais pas, la ville n'est pas tombée quand un millier d'hommes l'assiégèrent pendant cinquante ans, elle ne tombera pas devant un homme seul, quelque soit sa puissance.
Si, elle tomberait, Azami le savait parfaitement, et elle serait aux premières loges pour ça. De plus en plus mal à l'aise, Azami se racla la gorge et demanda :
- Tu resteras avec moi, n'est ce pas ?
- Bien sûr, Hana. N'as-tu pas encore conscience des sentiments que j'ai pour toi ?
Les joues décidément trop rouges, la jeune femme se détourna, gênée et murmura :
- Ne sais-tu pas que c'est indécent de dire ce genre de chose aussi directement ?
- Je t'aime Hana. Je me fous que ce soit indécent, ou contre les moeurs. Je t'aime et je le répéterais autant qu'il le faudra pour que tu le comprennes …
- Hakuba ..
- Dois-je le répéter plus fort encore ?
Sans attendre, le jeune homme leva en écartant les bras et s'exclama :
- Je t'aime !
Un rire radieux échappa à la jeune femme et Hakuba retourna auprès d'elle et s'excusa :
- Je ne pouvais plus le garder pour moi.
- Ça n'est rien. Mais évite de le crier de cette façon !
- Pourquoi ça ? Ça n'est pas un secret et tu étais sûrement la dernière ici à ne pas t'en rendre compte.
- Je .. Hakuba, crois moi, j'en suis honorée, vraiment, mais je suis toujours troublée par la mort d'Izuna.
- Je sais, je le comprends. Et je t'aide à faire ton deuil depuis ton arrivée.
Soufflant un bon coup, Azami reporta son regard sur son ami, attrapa une de ses mains et demanda :
- Puis-je t'avouer quelque chose ? Sans que tu le prennes mal ?
- Bien sûr.
- J-j'ai vraiment .. fais des choses plutôt mauvaises, durant mon passé, et je n'en suis pas fière. Mais depuis que je suis ici, j'ai l'impression d'avoir trouvé une sorte de paix intérieure et j'aimerais vivre à Kumamoto toute ma vie.
- C'est ce qui se passera si c'est ce que tu souhaites.
- J'étais venue avec une idée précise en tête, que j'aimerais oublier mais je n'y arrive pas, mais maintenant, tout ça est terminé. Toute cette rancoeur et ce malêtre.
- Quelle idée ?
- Rien d'important, ne t'en fais pas.
- Tu penses me le dire, un jour ?
- Je le pense. Quand j'en aurais le courage.
- D'accord.
- Tu ne chercheras pas à savoir ?
- Non. Je respecte la personne que tu es.
Soulagée, la jeune femme souffla longuement avant de sourire et poser la tête contre l'épaule de son compagnon, qui l'attira contre lui, le nez fourré dans ses cheveux et murmura, d'une voix grave mais douce :
- Peut être devrais-tu aller voir ton fils ?
- Non, il .. Je pense que ça lui fera du bien de passer du temps seul.
- Tu es sûre ?
- Oui.
Hakuba l'embrassa doucement sur le haut de la tête, glissant ses doigts fins dans les cheveux soyeux de la jeune femme et ferma les yeux, satisfait.
Mais Azami se demandait surtout pourquoi Tobi avait réagit comme ça. Souhaitait-il briser leur couverture ? Était-il si idiot ? Cependant, une petite voix au fond de son esprit lui murmura que ça faisait bien longtemps qu'elle avait arrêté de jouer la comédie, et qu'elle était dans la panade. Un jour ou l'autre, Madara allait se poser des questions, si ça n'était pas déjà le cas et sa réactions serait violente, dans tous les cas de figure possible. Il n'y avait pas d'échappatoire et au pire, il la tuerait pour l'avoir trahi. N'avait-il pas dit qu'il détestait les traitres ?
Au mieux, elle serait torturée pendant des heures où il prendrait sûrement un malin plaisir à la faire souffrir, ignorant ses supplications. Elle le savait sadique avec ses ennemis, il l'avait prouvé quand il avait tué Taku.
Ou plutôt, quand elle lui avait ordonné de tuer Taku. Et les Yotsuki. Et même Hitomi, qui avait été une de ses meilleures amies.
Cela faisait-il d'elle une meurtrière ? Oui, facilement et elle pouvait presque voir du sang sur ses mains. Elle n'y avait pas repensé depuis des semaines et pourtant, alors qu'elle était là, en sécurité dans les bras d'Hakuba, sa culpabilité lui revenait de plein fouet et la consumait à petit feu. Peu importe qu'elle soit triste ou trahie ou torturée, qui était-elle pour souhaiter la mort de ces gens ?
Et qui était-elle pour vouloir avoir la main mise sur le monde ?
La paix ne se gagnait pas par la violence, elle l'avait appris en lisant une multitude de parchemins venant de la bibliothèque et chaque essai s'était soldé par un échec. Et rien ne garantissait que Madara puisse y arriver. Après tout, il était seul, il n'avait pas d'armée, ni même de plan digne de ce nom.
Lancer une illusion sur le monde entier ? La chimère d'un fou, rien de plus.
C'était la conclusion à laquelle la jeune femme était arrivée après des heures de réflexion. Et ça n'avait en rien influencé ses sentiments. La douceur et la gentillesse d'Hakuba avait prévalu sur les rapports chaotiques qu'elle avait imaginé entretenir avec Madara mais rapidement après leur séparation, elle s'était rendue compte à quel point il était bourru et mauvais.
Et un homme comme ça n'était pas une personne sur laquelle on pouvait facilement compter et se reposer. Peut importe ses promesses, il n'était plus rien.
Après de longues minutes de réflexion, la jeune femme rouvrit les yeux, regarda sa main serrée avec tendresse dans celle d'Hakuba et sourit. Leur relation ne faisait que commencer, elle en était parfaitement consciente mais déjà, elle pouvait s'imaginer à son bras à un âge avancé, leurs enfants les visitant, parfois, se souvenant d'une cérémonie de mariage festive et fleurie. Avait-elle une seule fois pu imaginer ce genre de scénario avec Madara ? Non, rien que l'idée qu'ils aient une relation suivie était bizarre.
Pire, avec le temps, elle avait pris conscience que leurs deux premiers rapports n'avaient présenté le moindre respect. Bon, elle le savait déjà par rapport au premier, où il l'avait obligée mais leur fois au onsen, qui lui semblait étrangement loin, n'était pas plus reluisante.
Et des fois, elle imaginait quel genre d'amant pouvait être Hakuba. Mais sa douceur naturelle et sa tendresse sans limite ne pouvait que la conforter dans l'idée qu'il serait excellent et qu'il penserait à son plaisir à elle avant le sien. C'était même inconcevable pour elle qu'il puisse en être autrement.
Pourtant, son manque de réaction face au baiser pour le moins osé qu'il lui avait donné, quelques minutes plus tôt l'effrayait. Au fond, elle savait qu'il avait manqué d'une passion dont Madara avait toujours débordé mais elle ne voulait pas se l'avouer. Madara était toujours brute, physique et en plus, il ne l'embrassait jamais ! C'était d'ailleurs le point négatif le plus rebutant qui existait. Surtout qu'il ne l'avait pas repoussée, quand ils étaient enfants. Et il ne semblait pas non plus avoir détesté, au contraire.
Sans le vouloir, la jeune femme jeta un regard en biais vers le bassin d'Hakuba et se demanda vaguement s'il n'était pas impuissant. Plusieurs fois, ils s'étaient retrouvés dans des situations loquaces, comme quand il avait trébuché, en s'approchant d'elle alors qu'elle était penchée sur un parchemin, une loupe à la main pour essayer de le décrypter et sans le vouloir, Hakuba avait posé les mains sur les fesses rondes de la jeune femme mais elle n'avait pas senti la moindre chaleur venant de ce geste. Il s'était seulement excusé, froidement et avait enlevé ses mains comme s'il ne s'était rien passé.
Une autre fois, ils s'étaient retrouvés l'un contre l'autre, face à face dans un couloir parce qu'une tripotée d'enfants passaient par là en courant avec une sorte de malle et ils n'avaient pu faire autrement. Mais Hakuba avait seulement râlé après les gamins et s'était rapidement écarté.
Rien de folichon, donc. Mais elle n'avait aucune raison de s'inquiéter. Hakuba était un homme comme les autres et son caractère aimable lui assurait au moins de la douceur.
Pas comme avec Madara.
Finalement, après de longues minutes passées dans un silence toujours aussi mal à l'aise, Azami redressa doucement la tête, embrassa le jeune homme sur la joue et demanda :
- Quand les hommes des Senju doivent-ils arriver ?
- On ne m'a pas donné de date. Ça sera selon la rapidité de leur organisation.
- Je ne sais pas si je serais à l'aise avec eux.
- Je comprends. J'ai vaguement parlé de toi ce matin, lors d'une conversation personnelle avec Tobirama et il m'a semblé qu'il aurait voulu te rencontrer mais je lui ai assuré que tu n'étais pas dans ton assiette.
- C'est gentil.
- Mais la prochaine fois qu'ils viennent, ferais-tu l'effort de te montrer à mon bras ?
- J-je ne peux pas te le promettre. Pas avant la fin de tout ce bazar.
- Que crains-tu ?
- R-rien en particulier.
- Je peux le voir et …
- S'il te plait, Hakuba, fais moi confiance. Je ne peux pas en parler maintenant.
- Bien, d'accord. Mais un jour, je voudrais mes réponses !
- Je te promets, je te le dirais.
Après un soupire amical, Hakuba posa le regard sur les lèvres de la jeune femme, qui sentit son coeur s'accélérer mais il n'esquissa aucun geste pour l'embrasser et se détourna, indifférent.
Finalement, ils passèrent la journée ensemble, à parler de tout et de rien, assis sur ce banc frais mais ça n'était pas important. Azami aimait passer du temps avec lui, qu'il la tienne contre lui, etc et elle n'échangerait ça pour rien au monde.
Quoi qui puisse arriver, elle ne quitterait jamais cette vie de paix, de légèreté et de bonheur. Des fois, elle imaginait même que Madara puisse la comprendre, puisse comprendre ce sentiment de calme intérieur qu'elle ressentait depuis sa première nuit dans la cité et il finirait peut être par abandonner son plan stupide. Et peut être un jour seraient-ils amis, et se diraient-ils que tout ça n'était qu'une chimère impossible.
Après qu'ils aient diné ensemble, alors que le soleil s'était déjà couché, Hakuba la raccompagna doucement vers sa chambre.
Une fois devant la porte de celle ci, Azami se tourna vers lui, espérant qu'il allait enfin se lancer mais Hakuba lui sourit en demandant :
- Tu as passé une bonne journée ?
- Parfaite, oui.
- Je parlerai à Tobi demain si tu veux, la nuit lui portera sûrement conseil.
- Je l'espère oui.
D'une main douce, Hakuba replaça les cheveux soyeux de la jeune femme derrière son oreille et se pencha lentement vers elle, la rapprochant de lui d'une main entre les reins tandis qu'elle était hypnotisée par ses yeux verts et rien aurait pu la faire reculer. À part peut être Hakuba qui, avec une certaine envie, la colla doucement contre la porte de la chambre, lui souriant d'un air triomphant et au moment où leurs lèvres allaient enfin se toucher, il s'interrompit en un sursaut.
L'incompréhension brilla au fond de ses yeux émeraudes et il baissa le regard vers son ventre avant d'écarquiller les yeux tandis qu'Azami agrippait ses manches, une présence sombre la faisant frissonner. Dans un nouveau sursaut, Hakuba cracha un peu de sang tandis qu'une alarme stridente retentissait dans la citadelle et l'homme fut envoyer sur le côté, violemment tandis qu'Azami relevait les yeux et croisa les deux orbes écarlates littéralement embrasées de Madara.
