1. juin x793
Cher Erik !
Minerva est arrivée avant-hier, en même temps que ta lettre. L'atmosphère était un peu tendue, mais ce n'est pas parce que nous trouvions Minerva désagréable. Seulement, aux vues de la situation, il est normal que nous fussions tous un peu intimidés.
Ce n'était pas le cas des enfants. Ils étaient excités de voir enfin un nouveau visage. Nous étions tous rassuré que cette fois ils aient put se changer les idées. Les quatre filles de lord Elfman et de lady Evergreen en particulier étaient toute euphoriques, surtout l'ainée Mélusine. Minerva semblait un peu perdu avec la joie des enfants, mais elle semblait rassurée de pouvoir trouver sa place.
À présent, Minerva a put s'habituer à vivre au château. Elle s'est même révélé être une aide utile et talentueuse pour la cuisine. Avec la famine nos réserves ne sont pas riches, mais Minerva a le don de transformer un vrai repas avec peu de choses. Je m'étonne toujours de la voir se réjouir comme une enfant devant une marmite alors que d'habitude elle est si élégante et distinguée. Mais grâce à elle les repas sont moins fades et ont à nouveau un peu à table.
Quant à moi, je continue toujours de broder. Bien sûr, j'avance que très lentement, mais cela permet à mon âme de se reposer. Minerva m'a montré un nouveau point de broderie qu'elle à apprise durant son séjour en Iceberg. Au premier regard cela semble assez compliqué mais des qu'on à trouvé l'astuce c'est très facile. Ce style convient surtout à des étoiles et autres motifs symétriques, mais j'aimerais bien essayer un dragon volant un jour avec ce point de broderie.
Bien sûr que je me rappelle nos disputes à propos de dragons et de princes. Mais je te remercie de m'avoir persuader de ton point de vue. C'était bien plus passionnant de ne pas toujours suivre les traditions avec nos histoires.
Tu sais, j'ai commencée à broder notre conte avec le chevalier et la fille du forgeron. Du moins, l'une des dernières scènes, celle où il meure dans les bras de sa bien-aimée. Je me rappelle que je pleurais toujours comme une madeleine à la fin, quand elle se retirait dans un couvent et visitant la tombe de son amant chaque jour jusqu'à sa mort. Les histoires tristes me brisaient toujours le cœur, mais tu avais raison quand tu me disais que tous les contes n'étaient pas toujours heureux. Mais jusqu'à la fin on pouvait au moins avoir l'espoir d'une fin heureuse.
En fait, j'ai commencée à raconter nos contes à Ivy, d'après mes souvenirs. Avec tes lettres, ce sont maintenant ses histoires pour dormir. Ivy m'écoute toujours attentivement quand je lui lis tes lettres ou quand je lui raconte nos contes. Elle est encore trop petite pour comprendre, mais ça la calme toujours. Et à moi, ça me donne l'impression que tu es là avec nous, avec moi.
La famine ne s'est toujours pas affaiblie, mais au moins elle n'a pas empiré. L'arrivée de Minerva à apporté un peu de rire chez les enfants et ça nous aide de nous y faire un peu mieux avec la situation. Les temps sont toujours sombres, mais un peu de lumière suffit à garder espoir.
Par contre, je m'inquiète beaucoup pour lord Makarov. Il est à nouveau tombé dans le même état quand lorsqu'il avait appris l'entré de Sin à la guerre. Mais j'ignore cette fois la raison de sa dépression. Personne ne le sait en fait, même pas lady Erza. Lord Makarov ne quitte plus sa chambre et ne parle que très rarement. Dis moi, est-ce que ça à avoir avec Luxus ? Est-ce que quelque chose de grave lui est advenue ? Je me fais vraiment beaucoup de soucis pour lord Makarov.
Que le ciel continue à te protéger, mon bien-aimé Erik.
Ta Kinana
