Coucou tout le monde,
C'est avec un peu de retard que je poste la suite tant attendue vu tous les cris de rage que j'ai pu constaté à la fin du chapitre précédent.
Je voudrais tous vous remercier pour votre enthousiasme face à mes demandes que ce soit pour les demandes de Beta ou l'aide concernant les créatures magiques. vous m'avez beaucoup aidé ^^.
Voici les RAR des personnes non enregistrées (ça serait cool que vous vous enregistriez sur le site ça serait plus pratique pour faire les réponses ^^.
Flore : Coucou, merci pour la review. Je ne pourrais hélas pas te prévenir car ton adresse mail est pas apparue dans la review. Sinon inscris-toi sur le site et mets ma fic en alerte. Ça sera plus simple et comme ça quand tu laisseras des reviews je pourrais te répondre plus facilement ^^. A++
Balu009 : Coucou, dis-moi qui t'a recommandé la fic que je puisse remercier cette personne ^^. Comme tu as pu le voir au cours de ta lecture je suis une adepte des cliff à la fin des chap donc vous y aurez le droit encore de nombreuses fois. J'essaie de publier une à deux fois par mois mais j'y arrive pas, j'ai trop de boulot à côté. J'ai vu que tu avais dit que tu me mettrais en alerte alors pourquoi tu as pas posté ta review avec ton compte ? Comme ça je t'aurais répondu plus facilement. Merci beaucoup pour la review. A++
Julie : Coucou ^^ je suis une sadique et je l'assume parfaitement lol. Merci beaucoup pour la review a++
Guest papy Despe : Coucou ! je suis rassurée j'aurai pas besoin de répondre à toutes les questions car tu l'as dis toi-même ! et puis avoue ça gâcherait le délire non ? par contre pour ce qui est de ta question au sujet de l'avancement de la fic qui serait à mi-parcours je dirais seulement qu'elle commence juste ! XD avant ce n'était pas vraiment le début de l'histoire c'était les bases et le dispatchage d'infos ! donc il va falloir me supporter encore un moment :p merci pour la review a++
Marie-Jose : Coucou, merci pour la review a++
Marie-Pier : Coucou, merci pour la review a++
Tetel : Coucou ! si ça te rassure personne l'avait vu venir le « épouse luna » lol. En tout cas merci beaucoup pour la review. A++
ClesteDiam1789 : Coucou, Xeno a demandé ça c'est surtout parce qu'il est mort de peur de laisser sa fille seule si jamais il ne s'en sortirai pas. En tout cas merci beaucoup. A++
Guest (Eileen): Coucou, dans les livres il y a beaucoup de choses qui m'énervent et le caractère d'Harry en fait parti. Alors c'est pour ça que j'ai tout rechangé quand j'ai écris les NN. Et c'est aussi pour ça que j'exploite des persos pas assez utilisés dans l'histoire d'origine comme Luna ou madame Chourave. Merci pour ton idée de l'époque victorienne mais j'ai pas eu de lien. Ff net n'aime pas ce genre de choses lol. En tout cas merci beaucoup. A++
Guest (Céline). Coucou, et oui la fic serait moins drole sans les lovegood. Merci pour la review. A++
Guest (03.10.15) : Coucou. Comment je fais pour couper un dialogue comme ça ? ^^ c'est simple c'est ma marque de fabrique. Etre sadique sur les fins de chapitre. En tout cas merci beaucoup pour m'avoir laissé une tite review. A++
Chotsala : Coucou, ma fin a déclenché beaucoup de réactions diverses et variés je t'avouerai lol. No soucis pour les betas j'ai trouvé mais merci quand même. A bientôt pour la suite merci pour la review. A++
Faenlgiec : Coucou, pour le moment il ne sait pas exactement ce qu'il en est de sa maladie alors il préfère prendre les devants. Et comme quand tu es un poil paniqué tu prends des décisions drastiques lol. En tout cas merci pour la review. A++
Merci quand même à tous les autres lecteurs et j'espère que dans les reviewers enregistrés je n'ai oublié personne.
Avant de vous laisser tranquille pour la suite je voudrai remercier mes deux Betas qui ont compris l'ampleur de leur mission avec le début de la correction de la fic (elles ont commencés à regarder aussi les premiers chapitres qui ont été postés). Alors merci Mag et merci à ma féticheuse diabloteuse pour votre aide.
Pour les corrections je tiens à signaler que parfois elles m'ont signalés (à deux reprises) que certaines phrases et certains passages n'étaient syntaxiquement pas corrects. Mais j'ai décidé de garder à ma manière (je suis une tête de mule je sais) Donc si certaines passages sont un peu bizarres pour vous c'est de ma faute et nullement de la leur ^^.
Maintenant je me tais et vous souhaite une bonne lecture en vous disant à bientôt.
A++
Mili
37 : Où l'on prend conscience des évènements par d'autres yeux que les siens.
- Putain ! J'arrive pas à y croire ! Il est putain de sérieux, ce putain de malade de merde ! pensa Harry qui remplissait mécaniquement un sac de voyage avec quelques fringues. Et putain ! Il a en plus des arguments qui tiennent putain la route. Mais bordel de merde, c'est quoi ce monde d'enculés où je vis !
- Oh un tonton qui fait son sac n'importe comment, pouffa une voix à l'entrée de la chambre de Harry, le faisant sursauter.
- Putain Az ! Tu m'as fait peur ! souffla Harry, en regardant sa sœur bercer son fils qui pleurait.
- Ne parle pas n'importe comment, gronda la jeune maman.
- Oh ça va ! Je jure pas comme un charretier non plus, grogna Harry. Et pourquoi il chouine le vilain ?
- Harry, tu es désespérant ! souffla Az en lui mettant le bébé dans les bras. Petit un, il n'est pas vilain. Petit deux, il ne chouine pas, il pleure, et c'est normal. Et petit trois, tu peux me dire pourquoi la moitié des affaires que tu veux mettre dans ce sac sont justement à coté du sac ?
- J'étais perdu dans mes pensées, soupira Harry en voyant qu'effectivement il avait vraiment fait n'importe quoi. Bon le vilain, tu arrêtes de chouiner, sinon je verse un poison dans ton prochain bib.
- Harry ! cria Az avec colère alors que le bébé s'était tu et regardait Harry avec un air bizarre.
- C'est bien le vilain, tu as un bon instinct de survie, gloussa Harry en embrassant le front du bébé qui babilla joyeusement.
- Harry, tu repars en Angleterre ? demanda finalement Az en repliant le linge pour le mettre correctement dans le sac.
- Ouais, souffla le jeune garçon en jouant avec son neveu qui avait attrapé son doigt.
- Tu ne leur dois plus rien, ne t'oblige pas à y retourner, grogna Az en regardant son frère.
- J'y vais pas pour eux, soupira Harry en s'asseyant sur le lit. Je peux demander un conseil à Az la psy et pas la sœur ?
- Attend, je ferme la porte, il y a trop d'oreilles indiscrètes à la maison, sourit la jeune maman en allant fermer la porte. Vas-y, je t'écoute.
- Dis-toi bien que ce ne sont que des suppositions, Az, prévint froidement Harry, alors que sa sœur soupirait imperceptiblement. Imagine qu'on te propose un truc complètement aberrant, mais avec des arguments en béton, qu'est-ce que tu ferais ?
- Je suppose que je ne peux pas savoir ce qu'est cette proposition ? demanda Az, alors qu'Harry acquiesçait d'un signe de tête. Ce n'est pas de la psy dont tu as besoin Harry, c'est d'une grande sœur ou de quelqu'un pour t'épauler. Cette proposition t'oblige à faire quelque chose ?
- Oui.
- Et toi, tu es contre, c'est ça ? essaya Az.
- En fait, je suis pas contre l'objectif à atteindre, je suis même pour. Mais…
- C'est la façon d'y arriver qui ne te convient pas ? conclut la grande sœur.
- Oui et non, soupira Harry.
- Je ne comprends pas grand-chose Harry, souffla Az, qui reprit son rangement du sac. Mais réfléchissons correctement veux-tu ? Il faut que tu prennes du recul. On t'a proposé quelque chose qui, à priori, te plaît, ou du moins pour lequel tu sembles d'accord, n'est-ce pas ?
- Ouais, grogna le jeune homme.
- Mais la façon d'y arriver ne te plaît pas, et il n'y a pas d'autres alternatives à ce problème ? Ou s'il y a des alternatives, tu ne les as pas trouvées ? Alors refuse simplement, trancha Az avec un petit sourire.
- Mais je ne peux pas refuser, soupira Harry.
- Bien sûr que si, tu peux. Tu dis simplement : « Non, merci, au revoir… ».
- Mais…
- Mais quoi ? sourit Az en relevant la tête du sac. Harry, pourquoi t'obstines-tu à te torturer le cerveau alors que ta décision est prise ?
- Et si c'était une mauvaise décision ? grogna Harry.
- Alors ce sera TA décision Harry, rassura Az. Si au fond, tu penses que c'est la meilleure chose à faire, alors fais-le. Promets-moi juste que ce n'est pas dangereux, ni quoi que ce soit d'autre.
- Dangereux, je pense pas, à part pour ma santé mentale peut être, gloussa Harry en pensant à ses différents échanges avec Luna. Et puis les autres, je les emmerde. Depuis quand Harry No Name s'intéresse à ce que les autres pensent ? Et toi, tu n'as pas peur de ce que ça peut être ?
- Avec toi, plus rien ne m'étonne Harry, soupira Az. Tu as 12 ans petit frère, mais tu ne te comportes pas comme tel. Sur bien des points, tu es plus adulte que Jo et Jared, qui sont bien plus vieux que toi. Ça choque parce qu'un garçon de ton âge fait des choses incroyables, mais tu es un adulte dans un corps d'enfant. J'ai peur pour toi, petit frère, parce que justement tu es mon petit frère, et que ça, rien ni personne n'y changera quoique ce soit. Mais il faut qu'on apprenne aussi à la maison à te laisser faire ta vie et tes erreurs. Contrairement à ce que tu penses, Harry, tu n'as pas fait tant d'erreurs que ça dans ta jeune vie.
- Pourtant, j'ai l'impression de tout faire de travers, lâcha Harry.
- La seule erreur que tu as faite, Harry, et que tu fais encore, c'est d'en faire toujours trop pour les autres et non pour toi. Tu n'es qu'un humain et tu ne portes pas le poids du monde sur les épaules, il y a des gens à tes cotés pour t'aider. Alors si l'histoire dans laquelle tu t'es encore fourrée est un peu trop grosse pour toi, on est là, sourit Az. Mais tu ne veux vraiment pas me dire ce que c'est ?
- Non, maintenant que je vois plus clair, je vais accepter, mais sous certaines conditions, admit Harry en se relevant du lit. Si je ne peux pas réellement décider de la manière, je vais quand même la contrôler.
- Et bien voila, je retrouve mon petit génie, pouffa Az en récupérant son fils qui s'était endormi. Est-ce qu'on peut quand même compter sur toi pour repasser de temps en temps à la maison avant que tu ailles à Boston ? Tu vas toujours au MIT au moins ?
- Ma rentrée n'est que le 15 septembre. Je pense revenir pour les 15 premiers jours de septembre. De toute façon je reste joignable si vous avez besoin de moi, déclara Harry.
- Oh, ça veut dire que si j'ai besoin que tu me gardes les jumeaux une journée, tu seras libre ? taquina Astrid.
- Pourquoi pas, ça passe leur temps à chialer et à dormir les vilains, alors c'est pas bien compliqué, nargua railla le jeune homme en attrapant encore quelques affaires éparses.
- Crois-moi, ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde ! s'enthousiasma la jeune maman avant de l'embrasser sur le front. Prends soin de toi et de ton amie aussi.
- Qu'est-ce que tu racontes ? grogna le jeune homme.
- Rien, bon voyage, pouffa Az en sortant de la chambre.
- Pourquoi toutes les filles que je côtoie sont complètement atteintes ? pensa Harry. Bon ! Direction Gringotts, il faut que je discute de tout ça avec un expert.
- Est-ce que je peux savoir pourquoi les infirmières paraissent si soulagées de me voir revenir ? gronda Harry en rentrant dans la chambre du père de Luna, pour les trouver tous les deux en train de bidouiller la télécommande de la TV.
- Oh, Harry ! Tu es de retour ! Ça va mieux que tout à l'heure, tu es moins blanc, sourit Luna.
- La grosse, tu peux aller me chercher un Coca à la machine à boisson ? demanda Harry en lui déposant une pièce dans la main.
- Mais je sais pas faire, bredouilla Luna.
- Bah essaye tous les boutons, se moqua Harry. Et c'est pas toi, pleine de bons sentiments et d'ardeur, qui me disait que tu allais vivre comme une Moldue ?
- Si mais…
- Y'a pas de mais, la grosse. Et tu as toute une armée de cybelines pour t'aider, rétorqua Harry en la poussant hors de la chambre avant de fermer la porte.
- Aucune délicatesse, pouffa le convalescent.
- De toute façon, délicatesse ou non, je suis comme ça, un point c'est tout, trancha Harry en s'asseyant sur le fauteuil en face du lit.
- Je suppose que tu veux qu'on discute du mariage ? demanda l'homme.
- Non, parce qu'il n'y aura pas de mariage, coupa Harry avant de lever la main pour faire taire l'homme qui s'apprêtait à intervenir. Petit un, il n'y aura pas de mariage car vous n'avez pas intérêt à mourir avant ses 17 ans, l'âge légal des sorciers pour devenir majeur. Petit deux, il n'y aura pas de mariage car je n'ai que 12 ans et votre fille aussi. Petit trois, il n'y aura pas de mariage parce que, putain, ça voudrait dire que vous vous voyez mort et ça, il en est hors de question.
- Ton âge n'est pas un problème. Vu que tu es Masterian, tu es considéré comme majeur, l'informa le père de Luna.
- Je le sais et j'ai compris pourquoi vous m'avez proposé un truc comme ça, Mr Lovegood, mais vous vous voyez vraiment enchaîner votre fille à un garçon qu'elle n'aime pas, juste parce que vous avez peur ? Le bonheur de Luna, pensez-y aussi. Avant que vous n'essayez de répliquer je connais les vieilles traditions des sang-purs qui consistent à donner leur enfant même pas majeur en mariage. Mais je ne veux pas de ça. Et Luna ne mérite pas ça non plus.
- Je sais, mais j'ai tellement peur, souffla Xenophilius. Le médico… Le médecin m'a dit que le deuxième poumon est touché. Et si le traitement ne fonctionne pas, je ne veux pas que ma petite fée soit à la merci de cette bande de vampires.
- Si le traitement venait à échouer alors que vous avez fait tout ce que vous pouviez, là j'accepte votre demande, déclara Harry. Mais je veux que ce soit bien clair, je ne l'épouserai que si vous venez à mourir. Elle ne devra jamais rien savoir de cet accord, et nous aurons chacun la possibilité de divorcer une fois qu'elle aura touché son héritage, enfin surtout moi, vu qu'elle n'en saura rien.
- Divorcer ? s'étonna le journaliste.
- Casser le mariage, ça se fait beaucoup chez les Moldus, expliqua Harry. Je veux que vous compreniez, Mr Lovegood, que si vous venez à mourir, votre fille ne sera pas seule. Mais je ne veux pas qu'elle s'enchaîne à moi par dépit ou par peur. Il faudra que mentalement, elle passe au-dessus de tout ça toute seule. Donc en clair, vous avez pas intérêt à mourir avant ses 17 ans, sinon ça va barder.
- Merci, souffla l'homme avec soulagement.
- Oh, ne me remerciez pas. Vous devez vous battre pour vous et pour elle, car si elle devient ma femme, je vous jure que je vais faire de sa vie un enfer, et que vous l'entendrez pleurer depuis l'au-delà, menaça Harry avec une voix mauvaise.
- Menteur, rit doucement l'homme.
- Ah mon avis, vous n'aimeriez pas jouer à ce jeu avec moi, grogna Harry.
- Harry, qu'est-ce que tu fais à papa ? cria Luna en rentrant dans la chambre.
- Une petite mise au point, et de la lecture pour l'occuper ce soir, expliqua Harry en lui tendant une grande enveloppe avec le sceau de Gringotts. Lisez tout ça, j'espère que je n 'ai rien oublié. Si c'est le cas, je vous laisse rajouter ce qui manque et j'y retournerai demain.
- Merci, sourit l'homme en posant l'enveloppe dans le tiroir de la tablette à coté de lui.
- Bon la grosse, tu as pas fait sauter la machine ? la nargua Harry.
- J'aime le Coca, sourit Luna en montrant la canette ouverte et apparemment terminée.
- C'était mon Coca, grogna Harry, avant de l'attraper pour la balancer sur son épaule comme un vulgaire sac à patates. Et arrêtes de boire des choses sucrées, tu es déjà bien assez grosse comme ça !
- Poses moi ! cria Luna morte de rire.
- Je dois poser mes affaires à l'appartement et on a des courses à faire, si on ne veut pas péter la dalle. Et c'est pas parce que tu as de grosses fesses que tout le monde doit se mettre au régime ! railla Harry.
- Je ne suis pas grosse ! rugit la jeune fille. Et j'ai pas de grosses fesses !
- Mais oui, c'est ça. C'est pour ça que je ne sens plus mon épaule, ironisa Harry avant de faire deux pas en arrière et de se pencher vers le lit. Allez, salue ton père et on y va.
- Prends soin de toi papa, ne fais pas l'idiot, repose-toi, mange bien, écoute bien tous ce que les…
- Oui oui, on y reviendra la grosse. Fais un bisou et on déguerpit, grogna Harry en se redressant et en se dirigeant vers la sortie, avec la fillette toujours sur l'épaule.
- Hey, Harry, rit le père de la jeune fille.
- Ouais ? grogna Harry en pivotant avant de se retenir de pouffer en entendant un boum et un « aïe » de Luna.
- Harry, tu es méchant, gémit le fillette en tenant son front.
- Tu devrais me remercier, tu n'auras même pas besoin de chirurgie, je fais ça gratis ! railla Harry, qui vérifiait quand même avec son énergie que la jeune fille allait bien.
- N'abîme pas trop ma petite fée…
- Sinon quoi ? Elle pourra plus voler ? Elle est trop lourde pour ça de toute façon, ricana Harry, avant de sursauter quand Luna s'amusa à lui pincer les fesses.
- Juste une petite information pour le génie que tu es…
- Je vous écoute, avant de faire de la charpie de votre fille, qui va à nouveau rencontrer un mur si elle continue, grogna Harry, alors que Luna riait en continuant de lui pincer les fesses.
- La Vision Céleste comme tu l'appelles… C'est héréditaire. Et les auras ne mentent pas… Elles… sourit gentiment le journaliste alors que Harry ouvrait de grands yeux.
- Et merde, mais ça ne change rien ! Et pioncez, avant que ce soit moi qui vous assomme, gronda Harry en pivotant à nouveau pour sortir de la pièce, sans taper la tête à Luna cette fois.
- Bonne soirée les enfants, s'amusa Xenophilus, pendant que Luna riait et que Harry grognait dans sa barbe.
- Je peux savoir ce que vous faites là ? soupira Harry, en regardant les quatre lutins à la porte de l'appartement.
Les quatre bestioles n'eurent pas le temps de répondre, car sa cybeline se matérialisait devant lui avec un sourire fier, alors que le jeune homme poussait un soupir à fendre l'âme. Et quand Luna débarqua derrière lui pour voir les nouveaux arrivants, les quatre lutins se ruèrent sur elle et se mirent en ligne devant elle en posant leur main sur le cœur.
- Ke slde drleoir ns mlediyoit, déclara le lutin le plus jeune.
La jeune fille leur fit alors un grand sourire sincère avec des larmes plein les yeux.
- Tu comprends ce qu'ils disent ? s'étonna Harry en refermant la porte.
- Pas toi ? demanda Luna avec surprise. Bon les amis, ce soir, c'est pizza ! A ce qu'il paraît, c'est super bon.
- Vous avez vraiment des siècles de retard, chez les sorciers, soupira Harry. J'arrive pas à croire que tu m'as fait acheter trois pizzas pour deux. Tu avais prévu ton coup, ou tu voulais encore prendre des formes ?
- Harry ! hurla Luna en se ruant sur lui, pendant qu'il prenait les jambes à son cou en riant.
- C'est mon prénom, se moqua Harry en sautant par-dessus le canapé. Et fait attention à la télé, sinon tu vas me revenir cher !
- C'est moi qui l'ai payé avec les sous de papa ! cria Luna, avant de se changer en chat pour prendre son élan et s'élancer sur Harry, qui la rattrapa au vol au moment où elle se reprenait apparence humaine.
- Je t'ai eu !
- Je le sens bien dans mes bras que tu m'as eu, pouffa Harry, avant de la lâcher sans aucune délicatesse sur le canapé. Allume la télé pendant que je vais chercher les pizzas. Et vous, les quatre branleurs, venez m'aider si vous vous tapez l'incruste !
Souriant doucement, Harry alla dans la cuisine, ne pouvant s'empêcher de secouer pitoyablement la tête devant la honte que Luna lui avait foutu dans le magasin. Son père lui avait dit où trouver de l'argent dans l'appartement, tout en lui disant de s'acheter ce qu'elle voulait pour passer le temps. Et la folie de Luna s'était portée sur une superbe TV, avec lecteur DVD et tout ce qui va bien avec. Le jeune garçon avait tenté de lui faire entendre raison en lui disant qu'ils ne pourraient jamais porter tout ça comme des Moldus, surtout qu'ils n'avaient que 12 ans. Mais la fillette n'avait rien lâché. Et il était resté sur le cul quand effectivement il vit que, pour les différents achats, ils n'avaient eu aucun mal. Sans même s'en rendre compte elle-même, la fillette avait usé de sa magie et de son aura pour convaincre les vendeurs que c'était tout naturel que deux enfants dépensent une somme d'argent aussi astronomique.
Après, il avait fallu prendre le bus, et chargés comme ils étaient, ça avait été aussi épique que les maigres courses alimentaires qu'ils avaient fait. Harry n'avait d'autre choix que de porter la grande, grosse et lourde TV, pendant que Luna portait un énorme de sac de courses et le lecteur DVD de l'autre coté. A peine étaient-ils descendus du bus, elle avait gémi que c'était trop lourd, et avait supplié Harry de transplaner. Mais quand il lui avait dit avec mesquinerie que son père à elle était bloqué à l'hôpital sans magie, elle avait juste soufflé et avait repris ses sacs avec courage pour suivre lentement Harry, qui cachait son petit sourire de vainqueur derrière le carton de la TV.
En arrivant à l'appartement, Luna s'était effondrée dans le canapé, avant de grogner quand Harry l'avait traité de petite nature. Mais elle s'était surtout mise à gémir de douleur quand il lui avait dit tout ce qu'il fallait qu'ils achètent pour passer pour de parfaits Moldus, le four, la gazinière, le micro-onde, le frigo, et la machine à laver étant la priorité.
- Harry, j'ai faimmmmm ! cria Luna depuis le salon. C'est prêt ?
- On a acheté les pizzas à un gars, parce que justement, on a rien pour préparer quoi que ce soit, rétorqua Harry, en revenant avec les trois pizzas. Et tout ça parce que madame trouvait plus intéressant et plus urgent de s'acheter une télé !
- C'est magnifique la télévision ! s'enthousiasma Luna en montrant l'écran.
- Ce sont les informations de BBC, y'a rien de magnifique là-dessus, pouffa Harry en posant les pizzas sur la table. Bon appétit à tous.
Rapidement, les cinq morfales se jetèrent sur les pizzas, et Harry eut juste le temps d'en attraper une pour la mettre hors de leur portée.
- Hey ! s'offusqua Luna, en tentant de prendre un morceau.
- Vous avez deux pizzas pour cinq, c'est suffisant. J'ai besoin de reprendre des forces ! nargua le jeune homme, en savourant sa part.
- Tu dis ça, mais regarde, toi aussi tu as du gras au ventre, rétorqua Luna en lui remontant son T-Shirt pour montrer un soit disant morceau de gras.
- C'est de la peau, Luna. Mais tu as raison, entre les sandwiches et les pizzas, il va falloir se mettre au sport. Demain 7h, parce que je suis gentil, tout le monde debout pour aller courir ! s'enthousiasma Harry.
- Finalement, tu as raison, tu es bien comme tu es. Mange ta pizza, sourit Luna avec folie, en remettant le T-Shirt en place et en tapotant dessus. Et oublie ta petite lubie, on savait que tu ne le pensais pas.
- Demain 7h, prête à courir Lovegood, ricana Harry en rapprochant son visage de celui de la fillette qui gémit de douleur.
- Tu es méchant Harry, grogna Luna en mordant férocement dans sa pizza.
- C'est ma raison de vivre, pouffa Harry, arrachant un sourire à la fillette.
Et c'est ainsi que le reste de la soirée se passa, dans une ambiance pleine de taquinerie et de joie. Luna, qui ne cessait de zapper, s'était rapidement vue confisquer la télécommande, avant qu'Harry ne mette un film qui passait, ordonnant à la fillette de suivre l'histoire au lieu de zapper juste pour voir des images qui défilaient. Mais vers le milieu du film, il se rendit compte que la fillette s'était endormie avec la tête sur ses genoux. Il l'avait alors emmené dans la chambre préparée le matin même et l'avait couché avec douceur avant de mettre un peu de baume contre les ecchymoses sur son front, là où une bosse s'était formée. Après avoir rangé le salon, où les quatre lutins dormaient également avec les cybelines, il était retourné auprès de la jeune fille pour dormir. Et à peine fut-il allongé dans le lit qu'elle vint se caler contre lui comme une bienheureuse.
Le lendemain, c'est avec un sadisme bien visible qu'il réveilla tout le monde et qu'il les entraina dans un jogging matinal. Et même si Luna râlait et boudait à moitié, elle n'avait presque aucun mal à tenir le rythme d'Harry grâce à leurs différents entrainements durant l'année. Ensuite ils étaient aussi allés compléter leur collection d'électroménager, et le jeune homme à bout avait engueulé Luna en plein milieu du magasin. Car sans se soucier des prix, des capacités, ou même de la performance de la machine, elle prenait les plus « jolies » que les cybelines lui montraient.
Finalement, il l'avait envoyé du coté des DVDs pour qu'elle choisisse des films, et que lui puisse avancer plus vite, et surtout, prévoir la livraison, car pour ça, il ne pourrait rien faire. Il fallait absolument que les voisins les voient emménager « normalement ».La plupart de ceux qu'ils avaient croisés trouvant déjà étrange de voir deux enfants de 12 ans seuls, sans adultes pour veiller sur eux. Et ils n'avaient vraiment pas besoin d'avoir en plus les services sociaux sur le dos.
L'après-midi, quand ils étaient allés à l'hôpital, Luna avait à peine salué son père qu'elle s'était plainte du traitement « absolument ignoble » qu'elle subissait à cause d'Harry.
- C'est sûr que tu as l'air très malheureuse, ma petite fée, pouffa le père de famille.
- N'est-ce pas ! approuva Luna en hochant la tête avant de pointer Harry, qui s'était assis sans l'écouter. Pour la peine, tu dois m'offrir à boire !
- Ou pas, grogna Harry en se plongeant dans un de ses livres.
- Tu vois ce que je subis papa, fit mine de pleurnicher la fillette, alors que son père se mettait à rire doucement.
- Pour la peine, tu vas juste te taire et aller t'acheter à boire toi-même ! Sinon je raconte à ton père quelle gamine tu as été dans les magasins ! Même ma petite sœur de 6 ans ne fait pas pire, menaça froidement Harry.
- Oh papa, tu aurais vu tout ça ! C'était magnifique ! Quand tu iras mieux, je t'amènerai là-bas ! Et tu verras j'ai acheté une télévision, et dessus, il y a des films ! C'est fantastique. Les lutins des plaines de Farseuilles sont venus aussi ! s'enflamma Luna, en racontant toutes leurs péripéties à sa manière, ce qui fit légèrement sourire Harry derrière son livre, alors que le journaliste semblait simplement heureux de voir sa fille aussi contente.
- Et bien, c'est toujours aussi animé dans cette pièce, s'amusa le docteur en rentrant dans la chambre, une bonne heure plus tard.
- Enfin, du silence ! On n'entend plus les deux idiots, savoura Harry en relevant les yeux de son livre. Vous devriez rester un peu plus, docteur.
- Méchant ! s'exclamèrent en cœur le père et la fille.
- Je sais, c'est…
- Ta raison de vivre, on sait, soupira Luna.
- Non, c'est juste de voir ta tête à chaque fois qui me donne envie, pouffa Harry.
- Les enfants, j'ai deux-trois petites choses à vérifier, vous pouvez sortir de la chambre ? sourit le médecin.
- On va s'acheter un Coca ! s'enthousiasma Luna.
- Si c'est toi qui paye, je ne vois pas le problème, la nargua Harry en refermant la porte derrière lui, alors que Luna prenait sa main pour aller jusqu'au distributeur. Hey, Luna. Ça va, ne t'inquiète pas.
- Je sais, sourit la jeune fille avec son air de foldingue.
- Ne me prend pas pour l'un de tes Gryffondors arriérés. Tu as commencé à paniquer dès le moment où le médecin est entré dans la chambre de ton père, souffla Harry. Mais c'est normal, c'est juste une petite visite. Ton père a subi une grosse opération, il est normal que le médecin vienne voir comment ça se passe. Et puis il n'avait pas la tête de quelqu'un qui venait pour de mauvaises nouvelles. Alors maintenant, tu arrêtes de faire l'allumée complètement droguée, et tu vas m'acheter mon Coca. Et toi, tu prendras du Light à cause de tes grosses fesses.
- Dois-je en conclure que si Dumbledore et Rogue font une fixation sur ton cul, tu fais une fixation sur le mien ? taquina Luna, avant de se diriger vers la machine avec un sourire fier, alors qu'Harry s'était figé, complètement choqué par cette répartie à laquelle il ne s'attendait pas.
- Ok, pour cette fois-ci, on va dire que tu marques un point. Mais j'ai toujours une grande longueur d'avance sur toi, admit Harry avec un sourire.
- Si je marque le point, dois-je en conclure que tu fais vraiment cette fixation ? pouffa Luna.
- D'accord, elle veut jouer à ça, pensa Harry en passant derrière elle pour regarder ses fesses, tout en essayant de ne pas rougir.
- Harry, mais qu'est-ce que tu fais !? hurla Luna complètement rouge, en se tournant pour coller ses fesses contre le distributeur.
- Je fais une fixation sur ton cul, voyons. C'est toi qui l'a dit, lâcha Harry en attrapant sa cannette et en retournant vers la chambre avec un micro sourire machiavélique.
- Mais qu'est-ce qui se passe pour qu'on vous entende hurler dans tout l'hôpital ? pouffa le père de Luna, qui faisait difficilement quelques pas dans le couloir avec le médecin à coté de lui.
- Luna s'est faite prendre à son propre piège, ricana Harry en regardant la fillette qui s'empourpra un peu plus.
- Papa, tu as le droit de te lever ? s'enquit Luna, pour changer de conversation.
- Il faut que je refasse un peu d'exercice pour apprendre à respirer correctement, sourit le convalescent.
- Si vous voulez, demain 7h, jogging de 30 minutes pour commencer, proposa Harry.
- Je ne crois pas que ce soit indiqué, rit le médecin. Donc, Mr Lovegood, j'aimerai que vous marchiez dans le couloir, à votre rythme, sans vous presser. Et si vous sentez une gêne autre que le manque de souffle, faites-le savoir aux infirmières. Mais vous avez l'air d'avoir bien supporté l'opération.
- Qu'est-ce que vous croyez ? La mauvaise graine comme ça, c'est pas facile de la décimer, railla Harry.
- C'est pour ça que tu es encore là, Harry ? taquina le père de Luna en arrachant un sourire au jeune homme.
- Lui, c'est plus de la mauvaise graine, c'est un roc ancré jusqu'aux profondeurs de la terre, rajouta Luna.
- Demain, on rajoute 3km au jogging, rétorqua Harry.
- Papa, s'il te plaiiiiiiiiiiit ! gémit la fillette.
- Ma petite fée, je ne pourrai pas les faire pour toi, pouffa Xenophilius.
- C'est rare des jeunes de nos jours qui font des joggings, rit le médecin, en marchant doucement à coté d'eux.
- En fait, pour faire avancer la grosse plus vite, je la poursuis avec une fourche. Et bizarrement ça la motive, allez comprendre pourquoi ! ironisa froidement Harry.
- Bon, je vous laisse à votre petite balade, salua le médecin en partant de son coté, tout en secouant la tête avec amusement.
- Papa, ça va, hein ? s'inquiéta Luna.
- Ne t'inquiète pas ma petite fée, sourit le père de famille, avant de reprendre avec inquiétude. Luna, j'ai beaucoup réfléchi, et je pense que l'année prochaine, tu iras à Beauxbâtons, ou une autre école, mais pas à Poudlard.
- Mais pourquoi ?! cria Luna.
- Parce que Dumbledore est devenu complètement fou, ma petite fée, expliqua le journaliste, avant de s'arrêter contre un mur pour reprendre difficilement son souffle.
- Ça va aller ? demanda Harry, en lançant un regard noir à Luna qui se mettait à paniquer. Une autre gêne que le manque de souffle ?
- Non, mais parler, s'inquiéter, et marcher en même temps n'aide pas, pouffa doucement l'homme. Continuons la petite balade, et on discutera de ça après, ma petite fée.
- Je ne veux pas quitter Poudlard, gronda la fillette.
- Luna, arrêtes de te comporter comme une gamine complètement chiante ! coupa froidement Harry.
- Je ne quitterai pas Poudlard et mes amis…
- Ce ne sont pas des amis ! Ce sont des gosses prétentieux !
- Toi aussi, cria la fillette, avant de tourner les talons et de partir, alors que son père tentait de la rattraper avec inquiétude.
- Mr Lovegood, finissez d'abord ce que le médecin vous a dit de faire. Elle ne doit pas être partie bien loin, elle est bien trop inquiète pour vous, rassura Harry.
- Elle ne le pensait pas tu sais, souffla l'homme en reprenant doucement sa marche.
- C'est pas grave, ça ne me fait ni chaud ni froid, lâcha Harry.
- Menteur, gémit l'homme en tentant de prendre de grandes bouffées d'air.
- C'est de vous qu'elle tient la Vision Céleste ? demanda le jeune homme quand l'homme eut reprit une respiration moins laborieuse.
- Mes ancêtres appelaient ça les Yeux de Vérité. C'est un pouvoir qui fait peur aux gens, car on perçoit les choses différemment de ce que les autres voient.
- Pourquoi m'avoir demandé qui j'étais alors ? Vous avez bien dû me voir sans mes charmes au week-end portes ouvertes, ou bien à l'infirmerie de l'école ? Je ne sais pas et…
- Et tu n'aimes pas ne pas savoir, rit doucement l'homme.
- Honnêtement, c'est quelque chose qui m'irrite à un point phénoménal, et tant que je n'ai pas de réponses, ça me dérangera, soupira Harry, comme si c'était l'un des pires maux du monde.
- Cette maladie, ce cancer, m'a énormément affaibli, et ce don est très prenant au niveau énergie. Tu sais, arrivé à un certain âge, lorsque tu n'as plus beaucoup de forces, le don a tendance à régresser. Je voyais encore certaines choses, comme les liens étranges de ta famille et le brouillard qui enveloppait le jeune Harry Junior, mais tu as posé de très très puissants enchantements sur toi. Et j'ai été complètement aveugle à ça. Mais depuis que j'ai été opéré, j'ai l'impression de revoir plein de choses, expliqua l'homme. Et ta ressemblance bizarre avec le survivant est très étrange.
- Qu'est-ce que Luna vous a dit exactement sur moi ? soupira Harry.
- Pas grand-chose, simplement qu'elle te faisait confiance envers et contre tout, sourit le père de famille. Tu es étrange, Harry Stark, surtout que dans les papiers en provenance de Gringotts que tu m'as donné, ton nom de famille n'est jamais mentionné, seulement Harry N.N. Pourquoi ?
- Nous discuterons de tous ça quand nous serons plus au calme dans votre chambre. Je n'ai pas envie que votre surchauffe neuronale vous essouffle encore plus, décréta Harry avec un ton froid, montrant ainsi au convalescent qu'il ne dirait rien de plus.
En silence, les deux hommes finirent leur petite balade dans le couloir de l'hôpital, avant que le père de Luna ne décrète qu'il était épuisé et qu'il ne tiendrait pas plus longtemps. Harry aida l'homme à s'asseoir dans le fauteuil, tout en lui apportant de l'eau, et lui-même s'assit sur une chaise, avant que l'homme ne lui indique les papiers de Gringotts qu'il avait lu et modifié la veille.
- Pourquoi vous avez modifié ce passage ? Vous êtes pas bien ? grogna Harry, en soulevant la feuille qu'il lisait.
- Quel passage ? sourit l'homme.
- Il est hors de question que je touche et que j'ai la possibilité d'agir sur les biens et avoirs de Luna, déclara Harry.
- Je sais que, d'après les rumeurs, tu n'es pas dans le besoin. Mais je ne veux pas que Luna soit une ch…
- Je crois que vous n'avez pas compris, Mr Lovegood. Si j'ai accepté ça, c'est que je sais à quoi je m'engage ! Luna ne sera jamais un boulet que je trainerai à ma cheville, malgré ce que je dis pour l'emmerder. Je ne veux pas devenir un de ces crevards comme certains les sorciers. Votre argent, je m'en fous ! Entre les comptes de Harry Junior et les miens, j'ai largement de quoi faire !
- Les comptes de ton ami ? Je ne suis pas sur qu'il acceptera que tu pioches dedans à ton bon vouloir, pouffa l'homme.
- Il n'aura rien à dire, soupira Harry, en lançant un sort sur la porte et en se clonant. Mr Lovegood, je vous présente Junior.
- Hey M'sieur Lovegood, s'enthousiasma Junior qui, pour une fois, n'avait pas sa capuche, mais le visage comme Harry, sans cicatrice, même si l'homme devait les voir avec sa vision.
- Pensez à respirer quand même, railla Harry, en voyant l'homme avec les yeux grands ouverts.
- Vous, tu, il, bégaya l'homme en les pointant successivement du doigt.
- Papa, qu'est-ce qui se passe ? s'épouvanta Luna, en se transformant rapidement après être passée par la fenêtre.
- Ma petite fée… Un chat… suffoqua l'homme, qui ne parvenait plus à reprendre son souffle.
- Luna, calme-toi, Junior, ne l'ouvre pas pour sortir une connerie, et vous, Mr Lovegood, respirez calmement, d'accord ? intervint Harry, en se plaçant devant l'homme.
- Ça va, les enfants, ne vous inquiétez pas, rassura le convalescent.
- Il ment aussi bien que Luna, ironisa Junior, qui se fit fusiller du regard par Harry.
- Je crois que j'ai besoin de comprendre, pouffa l'homme cinq minutes plus tard, alors qu'il respirait un peu plus calmement.
- Comment expliquer ça ? Moi, je suis une partie de Grincheux, qui justement grinche trop, parce qu'il a divisé son âme. Luna est Luna, et Grincheux est un petit génie qui fait une fixation sur le cul de votre fille, qui au passage a des fesses magnifiques et…
- C'est bon, stop ! cria Harry, rouge de honte, en faisant disparaître le clone sans attendre la fin de son discours, alors que Luna était aussi rouge que lui. Ne l'écoutez pas, il raconte beaucoup de conneries…
- Il paraissait sincère pourtant, taquina le père de famille.
- Bref… Tout ça pour dire que ce point là n'est pas un problème, trancha Harry en rangeant les papiers, qu'il fit disparaître en se tournant pour essayer de reprendre le contrôle de ses émotions.
- Quand à toi, jeune fille, je peux savoir pourquoi tu étais un chat ? demanda Xenophilius en regardant sa fille.
- Parce que je peux pas monter au troisième étage si je suis pas transformée, souffla Luna, comme si ça coulait de source.
- Assied-toi, ma petite fée, il faut qu'on discute, déclara finalement l'homme, quand les deux enfants furent moins rouge.
- Je ne veux pas quitter Poudlard papa, supplia la jeune fille.
- Je vais vous laisser discuter tous les deux, lâcha Harry, en s'apprêtant à sortir, avant d'être retenu par le père de la fillette.
- Reste Harry, je veux savoir si tu es d'accord avec moi…
- Mr Lovegood, vous avez pas besoin de moi pour ce genre de choses, soupira Harry.
- Si, parce que je crois qu'il y a aussi certaines choses qui t'ont échappé, Harry. Asseyez-vous tous les deux, ordonna le père de famille, qui haussa un sourcil de perplexité quand il vit Harry s'asseoir et Luna s'installer sur ses genoux, comme si c'était normal.
- La grosse, tu vas encore me détruire les genoux, grogna le jeune homme.
- Tais-toi et écoute papa, rétorqua simplement la fillette.
- Harry, je sais vaguement ce que tu penses du monde sorcier, surtout ici, en Grande Bretagne. Tu vois ça comme une société moyenâgeuse, avec des us et coutumes dépassés, n'est-ce pas ? Si, sur certains points, je ne suis pas d'accord, en règle générale, tu as raison. Les gens puissants sont ceux qui ont le pouvoir, que ce soit au niveau de la puissance magique ou au niveau politique. Dumbledore a les deux : c'est un ancien héros, sauveur du monde contre Grindelwald, et dirigeant d'une société secrète qui se battait contre Voldemort pendant la Grande Guerre. A la suite de ça, il n'a fait que gravir les échelons jusqu'à être le Président-Sorcier du Magenmagot, Enchanteur-en-chef et même le Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers. Trois hauts postes dont deux à grande responsabilité politique, qui lui donnent beaucoup de pouvoir sur la société magique en générale. Ce serait un peu exagéré de dire « sur le monde », mais Dumbledore est quelqu'un d'intouchable qu'on se doit de respecter, même si on n'est pas d'accord.
- Arrêtez de parler de lui comme si c'était un putain de dieu ! C'est juste un connard, manipulateur et fourbe ! grogna Harry, en entourant la taille de Luna avec ses bras, alors qu'elle posait ses mains sur les siennes pour l'apaiser.
- Justement, les gens du peuple voient toujours les héros comme des gens extraordinaires. Altaïr Potter en est la preuve vivante, approuva le journaliste. Dumbledore et tous ses alliés de la grande guerre ont toujours été vus comme des gens qu'il fallait respecter. Après tout, à la suite d'Halloween en 2001, James Potter est devenu chef des Aurors, alors qu'il n'est pas si extraordinaire que ça. Mais il était le père du Survivant et ça changeait tout. Et personne ne remettait jamais rien en cause. Mais toi, un simple sorcier d'ascendance moldue, tu es arrivé dans le monde de la magie, et tu as tout changé, bien au-delà de tout ce que tu peux penser. Tu as montré que, justement, ce n'était pas la naissance ou les fourberies politiques qui faisaient un sorcier, mais bien ses capacités.
- Dans mon cas, ma naissance joue aussi, murmura Harry avec colère.
- De quoi ? s'enquit l'homme qui n'avait pas entendu.
- Rien. Continuez, je vous écoute, grogna Harry.
- Lorsque La Gazette du Sorcier a publié l'an passé qu'un étudiant de Poudlard se présentait à un Masteria, tu as, sans le vouloir, rendu la réputation de Poudlard encore plus grande.
- Ouais, ce n'était vraiment pas le but, soupira Harry.
- D'ailleurs, maintenant que je sais certaines choses, je me dis que tu dois être le seul double Masterian de Potion et d'Histoire de la Magie, rit doucement le convalescent, en arrachant un sourire au jeune homme. Donc si tu veux, jusqu'à la fin officielle du Masteria de Potion, tout le monde restait dans cette optique là. Mais des questions ont commencé à être posées lorsque les journalistes ont vu la dispute assez violente entre ton frère, ta sœur et Dumbledore. Ta sœur n'a pas mâché ses mots, en disant qu'ils avaient failli te tuer pendant l'année parce qu'ils étaient jaloux que tu passes ton Masteria, non pas sous l'égide de Poudlard comme tout le monde le pensait, mais en tant que candidat « libre ». Ton frère les a traités d'incompétents, et de tout un tas d'insultes qui devaient être à mon avis bien moldues.
- Je ne savais pas, je n'ai même pas fait attention aux journalistes en sortant du bâtiment, souffla Harry, en essayant de se remémorer la première sortie de son Masteria.
- A ton avis, pourquoi dès que tu es sorti, ton frère s'est rué sur toi ?
- Honnêtement, j'étais épuisé. Je me souviens simplement d'avoir dit au revoir à Francis, et de me réveiller le lendemain dans mon lit chez mes parents, soupira Harry.
- Quand on vous a vu sortir du bâtiment, Dumbledore a fait un des grands sourires dont il a le secret et s'approchait de toi, mais le regard de ta sœur et le fait que ton frère te soulève pour t'emmener plus loin ont mis le feu aux poudres : des gens résistaient à Dumbledore, et pour la première fois depuis plus d'un demi-siècle, une fissure est apparue dans sa personnalité si fabuleuse, expliqua le journaliste.
- Ça, ça me plaît déjà plus, décréta Harry avec froideur, un petit sourire méchant sur le visage, alors que Luna éclatait de rire.
- Et cette fissure s'est agrandie lorsque les soupçons qu'il a émis sur le Masteria ont commencé à fuiter. Il s'est mis à dos les plus grandes instances supérieures de la Magie. Il y a des choses auxquelles il ne faut pas toucher, et les Masterias en font partie. Les Masterias ont passés les siècles avec toujours autant d'excellence et de renommée, et porter des soupçons sur des tels examens, c'est mettre en doute l'intégrité des plus grands cerveaux de ce monde.
- Quand on en voit certains, je ne suis pas sûr pour l'intelligence, grogna Harry, en pensant à l'observateur de Moldus.
- Il paraissait gentil, sourit Luna, qui semblait suivre le fil de ses pensées.
- Être gentil ne veut pas dire ne pas être con Luna, soupira le jeune homme.
- Toujours est-il que ces soupçons ont mené à la reconvocation des concurrents, chose qui ne s'était jamais vue depuis la création de ces examens. Et le site de la Ligue de Potions a été pris d'assaut par les journalistes du monde entier, quand on a su qu'une grande réunion exceptionnelle était prévue…
- La 2ème depuis plus de 1000 ans, souffla Harry.
- Exact, sourit le père de Luna. Je te passe les détails sur le Masteria, car là-dessus, tu dois en savoir beaucoup plus que moi, mais quand les détails de votre potion Certitude ont été dévoilés, ça a définitivement porté une tache d'encre noire sur le parcours si parfait de Dumbledore. Il avait accusé sans preuve l'une des plus grandes institutions et se l'était mise à dos.
- Je ne crois pas que Harry va en pleurer papa, pouffa Luna, alors que ce dernier souriait doucement en mettant son menton sur l'épaule de la fillette, pour regarder l'homme assis en face d'eux.
- La deuxième chose que tu as fait, Harry, a été de révéler pendant les portes ouvertes ton mécontentement face à Poudlard, et sa soi-disant égalité envers tous. Beaucoup de familles moldues se sont retrouvées outrées. Mais n'ayant aucun pouvoir et ne voulant pas mettre leurs enfants en porte-à-faux, beaucoup se sont tues. Le jour où tu es parti, quand l'Auror Potter a attaqué Junior, enfin toi maintenant que je sais, seule Mrs Weasley et ta mère se sont levées pour protester. Mais si tu avais fait un peu plus attention, tu aurais vu l'air horrifié de beaucoup de Moldus qui s'apprêtaient à se lever avant d'être arrêtés par leur enfant. Et cette fois-ci, le masque de Dumbledore est tombé, à la grande joie de beaucoup de sang-purs, qui s'en sont frottés les mains. Ils tenaient enfin les éléments nécessaires pour ternir la réputation de Dumbledore et de Potter en une seule fois.
- En fait, je pensais franchement pas que le débile, père du survivant, oserait s'en prendre à Junior, soupira Harry. Mais vous aussi, vous vous êtes levés contre eux. Vous n'aviez pas peur pour votre réputation ?
- Ma réputation est ce qu'elle est, Harry, sourit l'homme. Je passe pour un fou, mais tant que ma petite fée sait que je ne le suis pas, le reste, je m'en moque.
- Donc vous êtes en train de me dire que les charognards détracteurs de Dumbledore sont en trains de comploter dans l'ombre pour le faire tomber de son piédestal ?
- Je crois qu'ils sont en passe d'arriver à leurs fins, avec les résultats catastrophiques des élèves pendant les examens, expliqua l'homme. D'après le peu que je sais, les institutions supérieures ont convoqué le conseil d'administration de Poudlard. De plus, de nombreux parents ont fait des lettres de mécontentement et menacent de retirer leurs enfants si les choses ne changent pas pour l'an prochain.
- Pourquoi vouloir que je change d'école alors ? murmura Luna.
- Parce que Poudlard est le jouet de Dumbledore, et si on lui retire son jouet, je ne sais pas ce qu'il adviendra, et je ne veux pas que tu sois au milieu de tout ça, soupira l'homme. Je sais à quel point tu tiens à rester avec tes amis, mais tu as failli mourir à cause des jeux bizarres du directeur…
- Mais papa…
- Je crois que cette partie-là ne me concerne plus, coupa Harry en se levant et en déposant la fillette sur la chaise. Je vais vadrouiller. Et Luna, n'oublie pas que ton père est convalescent, d'accord ?
La fillette hocha simplement la tête, et le No Name en profita pour sortir de la chambre, ne pouvant s'empêcher de cogiter sur tout ce qu'il avait appris, et surtout tout ce qu'il avait manqué. Il avait tellement été pris dans son propre affrontement avec Dumbledore qu'il ne s'était rendu compte de rien. Lui qui ne voulait pas donner raison ou aider le moindre sorcier autre que Francis et Luna s'était retrouvé au cœur du complot des sang-purs, et ça l'énervait à un point inimaginable.
On ne prend pas Harry No Name pour un vulgaire pion sans en payer le prix, pensa le jeune homme en allant s'asseoir sur un banc à l'extérieur de l'hôpital. Mais maintenant, je comprends le sourire sadique de Ragnok hier quand je lui ai dis que c'était pour protéger Luna des pires machinations de Dumbledore. Les gobelins sont au courant.
- Bonjour monsieur, s'enthousiasma une personne en s'asseyant à côté de lui, le faisant sursauter.
Harry tourna lentement la tête, prêt à fusiller la personne qui venait le déranger pendant ses réflexions, mais quand il vit une petite fille qui devait avoir l'âge d'Elisa, chauve et le teint maladif, il perdit immédiatement sa mine sévère.
- Vous parlez pas monsieur ?
- Que veux tu que je dise ? railla Harry.
- Maman dit toujours qu'il ne faut pas parler pour rien dire. Mais quand je suis pas bien, j'ai pas envie de parler, alors maman, elle arrête pas de pleurer. Alors à la place, je parle, parce que j'aime pas quand maman elle pleure, sourit la fillette, avec des yeux pétillants de vie dénotant avec son frêle corps qui semblait sur le point de s'effondrer.
- Et là, elle est où ta maman ? s'enquit le No Name.
- Là-bas, elle parle avec Doc Jo, rit la fillette en pointant du doigt le médecin du père de Luna et une femme qui pleurait.
- Ouais, pas de bonnes nouvelles à priori pensa Harry.
- Monsieur, tu es malade aussi ? questionna la patiente, sans se soucier du drame qui paraissait se jouer un peu plus loin.
- Je m'appelle Harry, sourit doucement Harry.
- Moi, je suis Isabella Francesca Giuletta Da Siolio Marco, se présenta fièrement la fillette.
- Et bien, beaucoup de noms pour une si petite fille, la taquina Harry.
- Mais je suis une grande fille, j'ai presque 9 ans, s'offusqua la fillette.
- 9 ans ? Elle est à peine plus grande et épaisse qu'Elisa, s'horrifia le jeune homme.
- Tu es malade aussi, Harry ?
- Non, c'est le papa de quelqu'un que je connais bien qui est malade, expliqua Harry. Mais là, ils sont en train de parler de pleins de choses, alors je les ai laissé ensemble.
- Tu veux jouer avec moi ? s'enthousiasma la fillette en sortant un vieux paquet de cartes de sa poche.
- Tu ne vas pas être trop dur avec moi, ça fait longtemps que je n'ai pas joué ! sourit Harry, qui ne pouvait pas dire non devant la bouille suppliante de la fillette.
- Je suis la plus forte au jeu des sept familles, le nargua la fillette alors que le No Name s'asseyait en tailleur sur le banc.
- Ce sont des jolies cartes, déclara Harry en voyant les cartes qu'il avait en main.
- Quand je serais plus grande, j'irai voir en vrai tous les paysages, les monuments, et les pays qu'il y a sur ces cartes. Je serai une grande aventurière ! s'enflamma la fillette. Je commence ! Dans la famille Paris, je veux la tour Eiffel.
- Pioche… Moi, dans la famille Italie, je veux la carte 3 dont je ne sais pas à quoi elle correspond, pouffa Harry.
- C'est la place St Marc de Venise, la ville des amoureux, rêva la fillette. Mais je l'ai pas, pioche.
- Tu sais que la légende voudrait que la ville de Venise se soit faite envahir par les flots parce que les dieux étaient en colère ? demanda le No Name.
- Oh non, je savais pas.
Souriant, Harry lui raconta la légende qu'il avait lue en Histoire de la Magie, la petite fille buvant ses paroles. Et c'est ainsi que la partie de cartes dura un bon moment, car Harry lui parlait de toutes les histoires relatives à chaque lieu, et la patiente était émerveillée à chaque fois un peu plus. Si bien que toutes les cartes qu'ils n'avaient pas faites furent à la fin énumérées une par une pour avoir l'histoire qui allait avec.
- Et bien, et bien, qu'avons-nous là ? sourit le médecin, une bonne heure plus tard, accompagné de la mère de la fillette qui avait fait disparaître toutes traces de larmes.
- Doc Jo ! Harry, il est trop fort ! Il sait plein de choses comme toi, s'enthousiasma la fillette, en remontrant chaque carte avec la petite histoire qui allait avec.
- Mais c'est pas possible ! Je vais finir par les tuer, les deux ahuris, grogna Harry en voyant Luna et son père qui marchaient doucement vers eux, alors qu'il se levait rapidement pour les rejoindre.
- Tu vois, ma petite fée, il n'est pas parti ! sourit Xenophilius.
- Le médecin avait dit au bout du couloir ! grogna Harry en fusillant les deux sorciers du regard.
- Je vais aller m'asseoir je crois, souffla l'homme, avec un air penaud.
- Je n'ai pas besoin de faire les remontrances, je crois, pouffa le médecin, en prenant quand même le rythme cardiaque du père de Luna.
- Vous aussi vous êtes malade, Monsieur ? demanda Isabella en regardant Xenophilius.
- Oui, déclara celui-ci à bout de souffle.
- Vous savez que l'île du Japon est protégée par les quatre dieux ? questionna la fillette, en sortant la bonne carte qu'elle montra au journaliste.
- Ma chérie, laisse le monsieur se remettre un peu. Je crois qu'il n'a pas bien suivit les ordres de Doc Jo, la calma sa mère.
- C'est pas bien, ça ! Il faut TOUJOURS suivre les ordres de Doc Jo ! s'épouvanta Isabella.
- Au moins, maintenant, on sait que l'opération a bien réussi, sinon vous n'auriez jamais pu venir jusqu'ici, soupira le médecin.
- La mauvaise graine est tenace, grogna Harry.
- Harry ! s'offusqua Luna en se tournant vers lui, les poings sur les hanches.
- Tais-toi la grosse, soupira Harry.
- Je ne suis pas grosse ! cria Luna en se jetant sur lui.
Le jeune No Name la réceptionna facilement, et elle se retrouva encore à nouveau en sac à patate sur son dos. Mais contrairement à la dernière fois, elle ne se laissa pas faire, et parvint à se tortiller pour se libérer une jambe, qu'elle fit pivoter sur sa hanche pour lui bloquer le coté droit tout en l'étranglant à moitié.
- Tu veux jouer à ce jeu là ? la nargua Harry, en faisant un pas de coté pour être sur le carré de verdure.
Luna n'eut même pas le temps de répondre qu'elle se retrouvait projetée au sol, bien que le jeune homme ait limité la chute au maximum. Il s'accroupit rapidement à ses côtés pour lui bloquer les mains, en lui faisant un sourire machiavélique.
- Tu es méchant Harry, bouda Luna.
- Je sais. C'est ma raison de vivre, pouffa Harry en se relevant pour retourner vers le banc où les trois adultes les regardaient, surpris, et la petite fille tapait dans ses mains avec enthousiasme.
- Fais attention à ma petite fée quand même, pouffa le journaliste.
- Revanche ! cria Luna, en lui sautant sur le dos.
- C'est pas de ma faute si elle est suicidaire, grogna Harry, en tournant juste la tête pour la voir en train de sourire.
- C'est ton amoureuse, Harry ? demanda la petite fille, prenant complètement au dépourvu les deux étudiants.
Tellement au dépourvu que Luna lâcha prise, et faillit tomber à la renverse si Harry n'avait pas eut l'immense reflexe de passer ses deux bras dans son dos pour la retenir in extremis.
- Quoi ? hurlèrent-ils en cœur, en faisant rire les quatre autres.
- Ne nous faites pas un infarctus. Un seul Lovegood chez nous, c'est bien assez pour nos pauvres infirmières qui passent leur temps à gronder le père à propos de son lit, rit le médecin, en voyant l'air choqué des deux enfants. D'ailleurs, je crois qu'il est l'heure pour deux patients de retourner dans leur chambre, au calme.
- Je vais chercher une chaise roulante pour le vieux fou, sinon on va le perdre en cours de route, décréta Harry, en filant rapidement pour ne plus voir le sourire taquin du père de Luna.
Il demanda rapidement une chaise roulante à l'accueil, et retourna à l'extérieur où la petite fille était repartie dans ses grands discours avec ses cartes. Cependant Luna, étant Luna, elle ne pouvait s'empêcher de rajouter des petites histoires fantastiques sur quelques points, à la grande joie de la fillette. Et c'est dans la bonne humeur que tout le petit groupe retourna dans l'hôpital. Mais Harry laissa rapidement Luna pousser la chaise de son père pour prendre la petite fille dans ses bras, quand il vit son état de fatigue qui empirait.
- Tu reviendras jouer aux cartes avec moi, Harry ? bailla la fillette, en mettant sa tête dans son cou.
- La prochaine fois, c'est moi qui vais gagner, la nargua le No Name, alors qu'elle s'endormait avec un sourire.
- Merci d'avoir passé du temps avec elle, elle ne voit pas grand monde, remercia la maman de la fillette en la récupérant dans ses bras, alors que des larmes recommençaient à couler.
- Ça m'a permis de mettre mes réflexions de côté. Et puis, elle est de bonne compagnie, déclara le No Name avant de reprendre avec hésitation. Elle a quoi ?
- Leucémie, renifla la mère de famille en raffermissant sa prise sur le corps frêle de sa fille. Stade terminal.
- On n'a pas encore les résultats, soupira le médecin.
- Mais son état ne fait qu'empirer, et c'est la première fois depuis longtemps que je la voyais avec un tel sourire et une telle vie, déclara la mère.
- J'ai beaucoup lu au sujet de ce genre de maladie. Je sais que le mental des patients joue beaucoup, n'est-ce pas ?
- Oui. Mais hélas, ça ne fait pas tout, sinon bon nombre de personnes ne décéderait pas, expliqua le médecin.
- Mais tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, trancha froidement Harry. Et puis je ne me vois pas tenir compagnie à ces deux fous tout seul, toutes les après-midi, pendant plus d'un mois.
- Merci Harry, souffla la mère de famille.
- Pas besoin de remerciement. Je le fais pas pour vous, mais pour elle, coupa Harry. Vous feriez mieux d'aller la coucher.
La femme hocha la tête et rentra dans la chambre d'à côté avec le médecin, pendant que le trio de « sorciers » regagnait la chambre du père de Luna. Harry aida difficilement l'homme à se remettre dans son lit et s'assit sur le fauteuil, alors que Luna venait s'asseoir sur ses genoux pour se pelotonner contre lui.
- Le stade terminal, c'est quand on ne peut plus rien faire, c'est ça ? renifla Luna.
- Ils attendent les résultats, ce n'est pas sûr, déclara froidement Harry.
- Harry, c'est tout à ton honneur de toujours rester positif. Mais parfois, ça ne sert à rien, tu sais, murmura le malade.
- Et parfois, l'espoir est tout ce qu'il vous reste pour ne pas flancher ! grogna Harry. Bon alors, tu vas où l'année prochaine, la grosse ?
- A Poudlard, souffla la Serdaigle.
- Mr Lovegood, arrêtez de toujours dire « oui » à tout, gronda Harry en regardant l'homme.
- Harry, Luna a toujours été seule. Même si ses amis sont de piètres amis, ils sont quand même chers à son cœur. J'autorise Luna à retourner à Poudlard, mais sous certaines conditions : que Dumbledore ne soit plus directeur est la première condition. Et surtout, au moindre problème, je la retire de l'école.
- Et si je quitte l'école, j'irai à Salem, souffla la fillette. Salem, c'est loin de Boston ?
- La ville de Salem est quasiment à coté de Boston, sourit doucement Harry. Pourquoi ne pas aller à Salem en Septembre, et retourner à Poudlard si ça ne va pas ? Je sais que je n'ai pas à m'occuper de ça, mais honnêtement Luna, la rentrée à Poudlard va être chaotique. Ton père a raison, Poudlard est le jouet de Dumbledore, et il ne va pas accepter si facilement de le lâcher. Mais si la pression populaire devient trop grande, je suis sûr que Dumbledore sautera plus rapidement pour peut-être mieux retomber sur ses pieds après. L'avantage, c'est que Poudlard sera au moins en sécurité.
- Je ne sais pas. On n'y est pas encore, on va encore avoir le temps de réfléchir à ça, non ? gémit Luna en se calant un peu plus dans les bras de Harry, alors que le père de Luna lui faisait un grand sourire de remerciement.
- Allez la grosse, on y va. Il faut que ton père se repose, décréta le jeune homme en se levant. Et ce soir, on va au cinéma !
- Où ? s'étonna la jeune fille, en le regardant avec un profond étonnement.
- Tu verras bien, la nargua Harry en serrant la main du convalescent, alors que Luna lui faisait un câlin et un bisou.
- Passez une bonne soirée les enfants, sourit le patient.
- La soirée va être longue, et la nuit courte. Je pense qu'on ne sera pas là avant le milieu de l'après-midi, pouffa Harry en sortant de la chambre, tenant la main de Luna dans la sienne.
- C'est quoi le cinéma ? demanda Luna avec une petite moue suppliante.
- C'est une sorte de télé géante, mais ce n'est pas pour ça que je veux y aller absolument ce soir, sourit Harry avec un petit sourire enfantin qu'elle n'avait presque jamais vu chez lui. Mais bon, avant d'y aller, on va aller manger quelque chose de potable au restaurant, parce que les pizzas et autres débilités du genre, y'en a marre.
- C'est bon les pizzas, rit Luna, alors qu'ils rentraient dans un restaurant.
- C'est bon si tu as des grosses fesses et que tu veux les garder, railla Harry alors qu'un serveur venait vers eux, étonné de voir des clients aussi jeunes. On vient pour la soirée spéciale Marvel au cinéma à trois rues d'ici, nos parents nous ont donné de quoi payer.
- Vous voulez manger dehors ou dedans ? sourit l'homme avec un regard compréhensif.
- Dehors ! s'enthousiasma Luna, alors qu'Harry haussait les épaules.
- Moi je m'en fiche !
- C'est quoi Marvel ? demanda Luna.
- Si elle ne sait pas, elle n'aimera surement pas, rit le serveur en leur donnant la carte.
- Oh si, elle va adorer ! Elle est bien trop tarée pour ça ! ricana Harry, alors que Luna se mettait à bouder avant de se plonger dans la carte.
Le repas se passa dans une bonne ambiance. A leur grande surprise, ils n'étaient pas les seuls jeunes à venir manger dans le restaurant avant d'aller affronter « la plus géniale nuit du cinéma », selon certains. Cela ne faisait que faire bouder un peu plus Luna, qui ne comprenait rien. Et lorsqu'ils eurent fini, le serveur souhaita simplement bonne chance à Luna en riant, avant qu'ils ne prennent la direction du cinéma, où se trouvaient déjà quelques personnes. Harry acheta les places pour « la nuit complète » avec un enthousiasme qui amusa Luna et les cybelines au plus au point.
- Harry, c'est quoi ça ? demanda Luna, en pointant des gens avec du pop-corn.
- Viens, on va acheter les provisions ! pouffa Harry. Ça fait longtemps que je suis pas venu au ciné. La dernière fois, c'était avec Jo, et ça remonte ! D'ailleurs, je lui enverrai un message pour lui foutre la mort !
- Mais pourquoi ? s'étonna la fillette, alors qu'Harry achetait du popcorn, des boissons, et des bonbons.
- Tu vas voir, sourit Harry en piochant dans les friandises.
- Tu me fais peur ce soir, Harry. On dirait presque Junior, gloussa Luna qui picorait le popcorn.
- Junior fait partie de moi, Luna. Et je crois que ça, je ne pourrais jamais rien y faire, il faut juste que je l'accepte. Et puis ce soir, je passe en mode geek avancé, alors ne t'attends à rien de bien intelligent de ma part !
- J'aime quand tu es comme ça, murmura Luna en déposant un bisou sur sa joue. Même si je ne comprends rien à ce que tu me racontes. Maintenant, je sais pourquoi les gens me regardent toujours avec un regard aussi perdu quand je leur parle.
Harry sourit simplement puis prit sa main et la guida vers l'entrée des salles, qui étaient enfin ouvertes. Ils s'assirent rapidement au milieu, et la salle se remplie vite de personnes de tous âges, mais surtout de jeunes, qui semblaient aussi excités et délirants que Harry, comme le jeune couple qui vint se poser à coté d'eux.
- Je n'arrive pas à croire que tu m'aies convaincue de venir à cette stupide soirée, grommela la jeune femme.
- Ce n'est pas une stupide soirée ! s'enflammèrent son ami et Harry en même temps.
- Toi aussi ma pauvre, il a réussi à t'embrigader là-dedans. Je compatis, soupira la femme avec un sourire, en regardant Luna qui picorait toujours le popcorn.
- Je sais pas ce qui va se passer, expliqua Luna.
- Good Job mon frère, rit l'homme en levant les deux pouces en direction d'Harry.
- Mais c'est la soirée….
Cependant Luna ne put jamais entendre la suite, car Harry avait mis ses deux mains sur ses oreilles, pendant que le compagnon de la jeune fille la bâillonnait de la main, alors qu'elle levait les yeux au ciel. Et la discussion ne put jamais continuer, car la lumière s'éteignit dans la salle, à la grande horreur de Luna, qui commença à paniquer, avant qu'Harry ne se penche à son oreille pour lui dire que c'était normal et qu'elle devait simplement profiter de la soirée. Chose à laquelle la fille d'à coté grommela alors que son compagnon éclatait de rire.
- Luna , j'aimerai te présenter les studios Marvel. Une grande boite d'édition qui créée les comics, dont Thor, Captain America, les Avengers et surtout Iron Man… murmura Harry.
- On va voir Iron Man ! s'enthousiasma Luna en hurlant à moitié.
Rapidement dans la salle, tous hurlèrent avec joie, confirmant la question de Luna.
- Oh non, elle a basculé du Côté Obscur de la Force, gémit la fille à coté.
- Rassied-toi, Luna, et profite de la soirée, sourit Harry, alors qu'elle se rasseyait pour se caler contre son bras.
Le premier film se lança rapidement, et Harry passa presque plus de temps à rire et à regarder Luna qu'à regarder les films. Elle hurlait souvent à l'écran au personnage de faire tel ou telle chose, et quand le perso le faisait, elle lançait juste un « je l'avais bien dit » qui faisait rire toutes les personnes qui l'entendaient. Ils passèrent la nuit entière à regarder des films, avant de sortir au petit matin alors que le soleil se levait.
- Harry, tu avais raison ! s'enthousiasma Luna en tapant dans ses mains avec joie.
- Sur quoi ? pouffa Harry avec le couple qui avait ri avec eux toute la nuit.
- Iron Man, c'est le plus fort, sourit Luna de toutes ses dents, faisant éclater Harry de rire.
