Chapitre 37 : Dead Garden

P.D.V de Katya :

Assise dans l'eau chaude, je ferme les yeux. Tout mon corps se détend, me donnent l'impression de devenir aussi légères qu'une plume. Ça fait du bien, je pourrais presque m'endormir. Mais toutes les bonnes choses ont une fin l'eau commence à tiédir. Poussant un soupir, je me lave puis quitte la baignoire à contrecœur.

En entrent dans ma chambre, je vois Azusa assis sur mon lit. Il me sourit, l'air paisible. Je m'assois près de lui. Silencieux, le vampire prend ma main. Relavant la manche de mon peignoir, j'expose mes veines. Il mord un peu fort, mais je ne lui en veux pas. Pour lui, la douleur est une marque d'affection. Même si c'est un peu bizarre, je me suis faite à cette idée.

Sa soif étanchée, Azusa passe ses bras autour de moi, me tenant contre lui. Pas besoin de mot pour comprendre demain à la fin des cours, je rentre au manoir Sakamaki. Et il est triste parce qu'on ne se verra plus que pendant les cours. Je lui rends son étreinte. Le vampire enfoui son visage dans le creux de mon cou. Caressent ses cheveux, je me laisse tombé sur le matelas. On se blottit l'un contre l'autre. Pas de musique ce soir, juste ce doux silence pendant que nous glissons dans le sommeil.


P.D.V de Yuma :

_Ou est Kou ? Ne me dis pas qu'il est encore avec une de ses chiennes en chaleur ? !

J'entends Ruki soupiré en reposent l'assiette qu'il essuyer. Il faut croire que j'ai deviné. Mais qu'est qu'il lui prend en ce moment ? Que Kou soit un coureur de jupon, ok, mais là c'est un vrai lièvre ! Il y passe presque tout son temps libre depuis trois ou quatre jours !

_Je préfère qu'il se défoule dehors plutôt que de le savoir seul avec Amara. Et puis, sa dernière conquête ne semble pas aussi dépravée que les autres.

_Vu comme ça, ouais, ça vaut peut-être mieux. Mais en attendent qui se tape toutes ses corvées ? Encore nous !

_Ne t'en fais pas. J'ai bien l'intention de les lui faire rattraper lorsqu'Amara sera repartie.

_En parlent d'elle, tu sais où elle est ?

_Je crois qu'elle prend un bain. Elle m'a dit qu'elle était fatiguée.

_Pas étonnent apparemment elle s'est encore battue pendant une pause.

L'ébène pousse un soupir mécontent.

_Je croyais que Kou avait réglé cette histoire avec ses filles…

_Non, cette fois elle s'est battue avec des gars de ma classe. L'un d'eux n'est même pas revenu en cours, il s'est retrouvé à l'infirmerie. Je sais bien qu'elle ne fait pas ça sans provocation, mais ça commence à faire trop d'histoire en peu de temps…

_Oui, je suis d'accord. Va la chercher s'il te plaît.

Posant l'éponge que je tiens dans l'évier, je vais chercher l'humaine. Quand j'entre dans sa chambre, je la vois endormi avec Azusa. Mince, je fais quoi maintenant ? Si mon frère n'était pas là, je la réveillerais, ce ne serait pas un problème. Ruki ne va pas être content, mais je ne veux pas réveiller Azusa.

_Laisse-les, dit la voix de Ruki dans mon dos.

Mon aîné passe devant moi, et remonte un peu la couverture sur les deux endormis. À ce léger contacte, Amara se recroqueville un peu en gémissent doucement. En réponse, les bras d'Azusa se resserrent un peu sur elle.

_Ils se sont bien rapprochés, dit Ruki avec un sourire.

_Ça ne t'inquiète pas ? Je croyais que tu voulais justement éviter ce genre de rapprochement.

_Avec Kou, oui. Mais en ce qui concerne Azusa…

Il me fait signe de le suivre hors de la chambre. Mieux vaut parler ailleurs. Arrivé dans le salon, l'ébène s'assoie dans son fauteuil, moi sur le canapé.

_Si j'ai proposé cette garde partagée avec les Sakamaki, c'est justement parce que je voulais qu'Amara et Azusa se rapproche. Comme tu l'as sans doute remarqué, ils se sont bien entendus dès leur rencontre.

_Mieux que moi en tout cas, dis-je avec un léger rire en repensent a cette souris qui m'avait bousculé dans le couloir de l'école.

_Avant ça, Azusa ne s'est jamais autant pris d'affection pour qui que soit. Hormis Eve, bien sûr.

Je crois comprendre où il veut en venir. Il veut que cette fille devienne la compagne d'Azusa. Pas sûr que ce soit vraiment une bonne idée.

_Et si ça n'arrive pas ? Si elle ne l'aime que comme ami ? Et tu as pensé à la réaction de Subaru ? Même s'il tolère bien Azusa, je serais étonné qu'il accepte.

Ruki ne répond pas tout de suite. Il réfléchit à ce qu'il va répondre. En temps normal, jamais je ne discuterais ses décisions, mais là c'est d'Azusa qu'il s'agit. Je ne veux pas qu'il ait encore de faux espoirs. Lorsqu'il a su qu'aucun de nous ne pourrait être Adam, il a passé près d'une semaine sans prononcé le moindre mot, et il s'était tellement coupé aux bras que l'odeur de son sang s'était répandue dans tout le manoir.

_Je sais ce que tu penses, dit finalement mon frère. Mais, si ça peut te rassurer, je ne vais pas forcer les choses entre eux. Si leurs sentiments vienne a dépassé la simple amitié, tant mieux. S'ils restent simplement amis, tant mieux aussi. Dans un cas comme dans l'autre, Azusa ne sera plus seul.

Effectivement, là est l'essentiel. J'espère vraiment que cette fois, son plan marchera.


P.D.V de Kou :

Pas de plan drague pour ce soir. Tant pis, il ne faut pas abuser des bonnes choses ! À la place, j'irai bien voir mes autres fans. Une petite soirée a discuté et a signé des photos me changera les idées. Et je ne suis pas déçu j'ai à peine le temps de faire deux pas dans la rue qu'une dizaine de filles m'entourent déjà.

Une petite heure plus tard, je suis assis dans un petit café avec toute une troupe de filles. Je réponds à leurs questions, on discute, on rit… Je m'amuse toujours autant.

Il est presque une heure du matin quand je rentre au manoir. Une bonne journée de sommeil me fera du bien. En allant dans ma chambre, je passe devant la porte d'Amara. Et si j'y jeter un œil, histoire de voir si elle va bien ? Je pousse doucement la porte, la lumière du couloir éclaire suffisamment la pièce pour que je puisse la voir. Elle dort paisiblement avec Azusa. Il veut sans doute passer autant de temps que possible avec elle. Après tout, c'est lui qui est censé être responsable d'elle.

Je repars sans un bruit. J'ai eu plus de temps avec elle cette semaine que tous mes autres frères. On s'est quand bien amusé.

_Kou.

Ruki se tient devant moi. Mince, qu'est-ce qu'il y a cette fois ?

_Un problème Ruki-kun ?

_Non, je voulais seulement te demander si tu n'avais pas entendu parler d'une autre bagarre concernant Amara ce soir.

_Ah, ça ! Oui, je l'ai vu quatre idiots s'en sont pris à Kanato, et elle l'a défendu. Tu aurais dû la voir, une furie !

_Et pour l'élève qu'elle aurait envoyé à l'infirmerie ?

_Ça, c'était Ayato. Dès qu'elle l'a vu, Amara a arrêté de se battre.

_Bien, dit l'ébène. Merci Kou, bonne nuit.

Ruki repart vers sa chambre. J'espère qu'Amara n'aura pas de problème, elle n'a rien fait de mal après tout.


P.D.V externe :

Le lendemain soir, les cours se déroulèrent sans encombre. Comme l'on pouvait s'y attendre, les rumeurs sur Amara c'était amplifier. Suite à la confrontation qu'elle avait eue la veille, les autres élèves l'évitaient, s'écartaient sur son passage, n'osent même plus la regarder.

L'ébène ne s'en plaignait absolument pas. Au moins les choses étaient claires : laissé moi, et je ne vous ferais rien. Provoqué moi, et vous le regretterait. Avec les élèves humains, en tout cas. Les quelques autres vampires qui fréquenté l'établissement étaient de plus en plus intrigués pas cette simple humaine qui osé faire sa loi sur leur territoire. Mais ils se tenaient néanmoins à distance cette humaine était avec les Sakamaki, la prudence s'imposer.

À la fin des cours, la jeune fille dit au revoir aux Mukami. Ruki posa une main sur son épaule en lui souhaitent un bon retour, Kou l'enlaça en pleurnichent comme un gosse, Yuma lui ébouriffa consciencieusement les cheveux, et Azusa lui donna une étreinte douce et silencieuse.

Sur le trajet du retour, Laito passa son temps a taquiné Amara. Subaru grondé de temps à autre, agacé par les jeux du roux. Quand la voiture s'arrêta enfin, les trois filles partirent ensemble dans la chambre de Yui pour une soirée filles.


P.D.V d'Ayato :

Les trois filles ne tardent pas à disparaître dans la chambre de Yui. J'imagine que je suis sur la touche pour ce soir. Pareille pour Laito. Le seul point positif que je vois, c'est que Yui n'est pas seule et qu'elle va pouvoir se changer les idées. Elle en a besoin, l'état de Kanato l'a beaucoup inquiétée. Je lui ai pourtant dit de ne pas s'en faire, mais c'est plus fort qu'elle. C'est sa façon d'être. Entrant seul dans ma chambre, je me laisse tomber sur le canapé de velours rouge. Une bonne nuit de sommeil ne me fera pas de mal.


P.D.V de Yui :

Nous sommes toutes les trois assises sur mon lit, parlant de tout et de rien. Amara s'est bien amusé cher les Mukami. Ça me rappelle quand j'y étais. Avant que Ruki ne m'enferme, la vie là-bas n'était pas si désagréable.

_Au fait Amara, j'ai remarqué que tu avais un troisième sac, tu en avais bien deux quand tu es parti cher eux ?

_Kou a insisté pour m'emmener faire du shopping, me répond l'ébène. C'est tout juste s'il ne m'a pas traîné jusqu'au magasin. J'ai à peine eu le temps de m'habiller qu'il m'a emmené dans la voiture.

_C'est vrai que c'est une idole, ajoute Soliana. La mode doit faire partie de ses passions.

_J'en sais rien, mais ça avait l'air de le déranger que je n'ai pas de vêtement à moi.

Devant l'air étonné de la brune, Amara explique que les vêtements qu'elle avait avant lui avaient était donné par Subaru. Maintenant que j'y pense… ses vêtements avait dû appartenir à celles qui était venue ici avant moi. À celles qui sont maintenant… Non, je ne dois plus y penser ! Combien de fois je n'ai pas pu dormir parce que j'avais vu ce que mon triste destin me réservait… Comment je finirais un jour ou l'autre… À jamais muette et immobile, avec une robe de marié pour linceul et le plafond voûté de cette grande pièce pour sépulture.

_Yui ? Yui ? Eh, Yui !

Je reviens subitement à l'instant présent. Amara et Soliana me regardent, l'air inquiètes. Je les rassure du mieux que je peux, mais ça n'a pas l'air de les convaincre totalement. Nous parlons encore une bonne heure, puis nous nous changeons pour la nuit - du moins ce qu'il en reste – et nous endormons toutes les trois ensemble.


P.D.V externe :

Simon terminer juste son travail scolaire quand des coups furent frappés à sa porte. Sachant qui se tenait devant la porte, le jeune étudient ne voulait pas ouvrir. C'est pourtant presque en courant qu'il alla tourner la poignée, laissant Maxime entré dans son petit studio.

_Bonsoir, dit le nouveau venu.

Il tira une chaise, lançant un regard circulaire sur la pièce qui servait à la fois de cuisine et de petit salon.

_Alors, des nouvelles du petit agneau ? demande-t-il.

Simon serra les poings. Il détestait véritablement ce qu'il faisait, mais il n'avait pas le choix.

_Pour ce que j'en sais, elle ne vit plus avec son père. Et j'ai aussi le nom du gars avec qui elle est.

_Bien, s'exclama Maxime. Et comment s'appelle-t-il ce beau jules ?

_Laito Sakamaki.

_Attends, Sakamaki ? Comme le politique ?

_Oui, c'est un de ses fils. Ils sont six au total.

_Tu parles d'un lapin, rit Maxime. Va falloir la jouer fine sur ce coup-là.

Il se leva, donnant à Simon pour consigne d'observer les habitudes du couple. À quelle heure ils arrivaient au lycée, quelles cours avaient-ils en commun, etc.

À nouveau seul, Simon alla dans sa chambre où il se laissa tomber sur le lit, le visage dans ses mains. Il avait pitié pour cette pauvre jeune fille. Mais encore une fois, il se répéta mentalement que ce n'était pas sa faute. C'était Maxime qui ferait le sale boulot, lui ne faisait que regardé et rapporté. Ce n'était pas lui qui lui ferait du mal. Que pouvait-il y faire de toute façon ? Rien.

Comme toujours, rien. Il n'avait rien pu faire pour aider Katya, et ce n'était pas sa faute si elle était morte pendant cette sortie. Et pourtant, depuis qu'il avait vu cette fille se battre à l'école…

_Ce ne peut pas être elle, elle est morte, elle s'est tuée dans ce trou… se martela-t-il.

Et portant, les fantômes du passé le hanté un peu plus chaque jour.