Bonjour, désolée pour l'attente

Je vous signale aussi que j'ai commencé dernièrement l'écriture de La vie de Chiara Eileen Snape, un Fem ! Harry, en réponse au sondage que j'ai fait. Ainsi qu'un Severitus dont la publication commencera très bientôt. Le titre est Espérance et Renaissance.

Les autres propositions se feront plus tard. XD Pour ceux qui les lisent, ne vous en faites pas je n'ai pas renoncé à Harry Potter-Kuchiki, ni à Une Lumière dans l'Obscurité, j'ai juste besoin de relire HP et la Chambre des Secrets XD

Bonne lecture.

Memepotter952504


Une Lueur d'espoir

Tom était dans son bureau à Poudlard. Il était penché sur un parchemin pensif. Cela aurait pu être des copies d'élèves mais non. Pour la première fois en plusieurs mois, c'était quelque chose de bien plus important. Quelque chose qu'il attendait depuis de si nombreuses années. Des informations sur les enfants disparus. Il était mitigé pour ses hommes et certains amis. Il avait le cœur lourd et léger à la fois. Des larmes de bonheur et de tristesse coulaient le long de ses joues roses à la lecture du compte-rendu de l'interrogatoire de Dumbledore.

Il avait zappé les détails insignifiants, ne se concentrant que sur l'identité des enfants. Il ne les connaissait pas tous mais en avait reconnu certains et avait même pu y mettre un visage récent. Il allait avoir besoin de l'aide d'Ulysse, c'était certain, pour leur parler et les ramener vers leurs vrais parents. Au moins pour une rencontre.

Les enfants de Mulciber, Travers, Dolohov et Greyback étaient morts. Fenrir allait en être anéanti une seconde fois. Il n'était pas sûr que le loup pourrait survivre à cela. Encore. Toutefois il y avait de l'espoir pour les autres. Lavande Brown était la fille d'Augustus Rookwood, Eddy Lynch le fils de Walden Macnair, Jessica Grant et Isabella Woodford les jumelles Carrow, Lily Moon la fille de Scabior, Jack Owen le fils de Selwynn et Luna Lovegood la fille de Rosier.

Quelqu'un frappa à la porte.

« Entrez, » dit-il en levant la tête vers le nouveau visiteur.

« Salut, papa, tu as demandé à me voir ? » fit Harry en entrant dans le bureau. Il s'arrêta dans le mouvement pour refermer la porte en avisant le visage larmoyant de son père. « Est-ce que ça va ? »

« Oui, Ulysse. Je vais bien. C'est juste …. » Tom soupira. « Assieds-toi avant de perdre le peu d'équilibre que tu arrives à avoir. Ce que j'ai à te dire et à te demander est très important. »

Harry fronça les sourcils mais fit ce que son père demandait. « Papa, tu es sûr que ça va ? »

Tom croisa les yeux verts de son fils. « Oui. Cela fait juste tellement longtemps que j'attends que ceci arrive. » Il lui montra le parchemin. « J'ai des nouvelles des autres enfants disparus. »

« C'est magnifique ! » sourit Harry, comprenant un peu mieux le bouleversement de son père au cœur si sensible.

« Ulysse, j'aurais vraiment besoin de ton aide. Certains d'entre eux sont tes amis. Ou l'ont été en tout cas. »

« Okay, » fit lentement le jeune Lord. « Me laisseras-tu voir cette liste que je puisse voir qui est qui ? »

Tom sourit et la lui tendit volontiers.

oOoOo

Harry profita des dernières journées chaudes de septembre pour lire un peu au bord du lac. Il aimait bien l'arbre sur lequel il était appuyé. Il y était bien installé et au calme. Il faisait bon, une brise légère soufflait, faisant onduler ses cheveux mi-long.

« Harry ? »

Ce dernier leva rapidement la tête de son livre. « Neville ? »

« Est-ce que cela te dérange si je m'assieds à coté de toi ? »

« Si tu n'as pas peur d'être à coté du fils du Seigneur des Ténèbres et d'une Mangemort, » répondit le jeune Lord avec un petit sourire chaleureux.

« Non, toi ça va. C'est plus eux dont je ne suis pas rassuré, » dit-il en montrant un couple qui marchait au bord du lac tenant chacun un bébé dans leurs bras.

Harry rit doucement tandis que le blond s'installait à ses côtés.

« J'ai parlé à ma grand-mère. »

« Ah ? » fit Harry en refermant son livre pour écouter son ami.

« Elle va tenter l'impossible pour maman et papa. Elle recherche des spécialistes de l'esprit. »

« D'après mon père, les plus grands maitres sont en Russie. Liés à la famille Romanov. »

« La famille du mage noir Raspoutine ? »

« Oui. »

« Pas sûr que ma grand-mère apprécie l'idée ? »

« Et toi ? » demanda Harry, curieux.

Neville regarda Tom et Bellatrix qui marchaient autour du lac et parlaient gaiement. Le jeune Lord vit son ami se mordiller la lèvre, indécis. Les choses avaient tellement changé mais les vieilles peurs étaient tenaces. Harry le savait bien.

« Tu sais, » dit-il en posant une main sur le bras de son ami. « Quand tu en auras le courage, elle acceptera volontiers de te parler. »

« Je ne suis pas prêt à le faire. »

« Je sais, Neville, je sais. Sache juste qu'elle n'est pas fière de ce qu'elle a fait sous le coup de la folie. Elle s'en veut terriblement. »

« J'ai toujours du mal à réaliser, » soupira le blond en s'appuyant lui aussi contre l'arbre.

« Quoi donc ? »

« Tout. Ce que Dumbledore a fait durant toutes ces années, contre toi, ton père, le monde magique… » Nouveau soupir. « Ton père est génial en cours. »

Harry sourit. « Il serait ravi de l'entendre, surtout de la bouche d'un Gryffondor. Il a toujours l'impression de marcher sur des œufs avec vous. »

« En même temps, Seamus n'aide pas avec toutes ses remarques. »

« Plus pro-Dumbledore que lui, tu meurs, » cracha Harry.

« Comment ça va ? Tes jambes, je veux dire. »

« Eh bien, je marche plus longtemps chaque jour. J'arrive à garder mon équilibre de plus en plus facilement mais j'ai encore besoin des béquilles si je ne veux pas m'écrouler au bout de trente mètres. »

« J'imagine déjà le tableau, » rit Neville, un peu plus détendu. « Le grand Harry Potter qui s'écrase dans la Grande Salle parce qu'il a perdu l'équilibre. Ce serait magnifique ! »

« Te moques pas, » fit Harry, hilare, en lui faisant une tape sur l'épaule. Il soupira. « Si tu savais comme j'ai hâte de pouvoir me mouvoir sans ses maudites béquilles. Enfin, au moins j'ai purgé la magie noire maintenant. »

« Celle des inferis ? »

« Oui. »

« Comment c'était ? »

« Les inferis ? Ou ma convalescence ? »

« Les deux, » répondit Neville, curieux. « Si tu ne veux pas en parler, ce n'est pas … »

« T'inquiète pas, Neville. Je n'en fais plus vraiment des cauchemars maintenant. Le lac et les inferis c'était l'horreur. Déjà que je ne sais pas nager … Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de ça, si ce n'est la douleur de mes os qui se brisent, du feu dans mes veines et dans mes poumons. Le pire, ça a été après, quand mon père m'a réanimé. La douleur. Le moindre mouvement, aussi infime soit-il, était une véritable torture. Très franchement, je préfère encore me faire doloriser ! »

« Sérieux ?! A ce point-là ? »

« Oui. Même respirer était un véritable calvaire. J'avais de nombreuses côtes cassées, quelques fêlées et un poumon perforé. Plus le reste de mes membres en compote, je te dis pas. Maman m'a nourri à la petite cuillère pendant presque deux mois. Elle n'était pas loin de me faire le petit train. A mon age. Je me sentais vraiment comme un bébé. Inutile. Et avec Dumbledore qui nous menaçait. On a vécu misérablement et le seul médecin que j'ai eu, c'était Snape. »

« Snape ! » Neville pâlit.

« Tu sais, il n'est pas si horrible que ça quand tu le connais un peu. »

« Moi il me déteste. »

« Disons qu'il te considère comme un danger public en potions, » corrigea Harry. « Sinon il admet tes compétences en herbologie. »

« Snape admettre quelque chose ?! » s'étonna le blond. « Tu me fais marcher là ? »

« Même pas. La vérité est trop belle pour la changer, » sourit Harry. « Il aime sa réputation de terreur des cachots, c'est vrai, mais il le fait pour une bonne raison. En partie parce que c'est lui, sa personnalité, mais il est aussi très sévère parce que faire des potions, c'est dangereux. Pas besoin de te rappeler, je crois…. »

« Non, vraiment pas. J'ai fait exploser au moins autant de chaudron que Seamus. »

Ils rirent et discutèrent encore un moment. Essentiellement des sujets légers, dont les filles. Ce qui était une grande première pour Harry. Ronald Weasley n'était pas le genre de garçon à parler filles… Les deux garçons ne remarquèrent pas le regard bienveillant que leur lançait le couple des Ténèbres un peu plus loin, bien que teinté de tristesse pour celui de Bellatrix en voyant le jeune blond dont elle avait autrefois arraché les parents.

« J'espère sincèrement que ton idée marchera, Tom, » dit-elle en regardant le jeune Londubat. « Ce garçon mériterait d'avoir ses parents de retour lui aussi. »

« Je l'espère aussi. Si les gens n'avaient pas si peur de moi, je tenterai bien ma chance avec eux mais … »

« Ils ont encore peur de toi. Je sais. Mais tu es le meilleur maître de l'esprit du pays, » soupira la sorcière.

« Il y en a d'autres tout aussi qualifié, voire plus, dans d'autres pays. Les Romanov sont meilleurs que moi pour certains. »

« Oui mais le prix y est aussi…. »

« Si nécessaire, je le paierai, » promit Tom. « Ce ne serait que justice. Nous nous devons de réparer au mieux nos erreurs…. »

Il embrassa tendrement son épouse avant de rentrer de leur marche car leurs poupons commençaient à peser lourds dans leurs bras.

oOoOo

Remus et Sirius étaient en vadrouille quelque part dans le fin fond de l'Irlande, dans le Connemara. Ils pourchassaient Pettigrow. Malheureusement pour eux, ce rat des champs avait plus d'un tour dans son sac.

« Ce rat nous a encore une fois échappé ! » s'énerva l'animagus en frappant dans un mur.

Ils l'avaient repéré pour la troisième fois ce mois-ci. Le roublard changeait souvent de cachette et le fait qu'il avait une forme animagus discrète rendait la traque que plus difficile. Mais les deux amants s'étaient promis de le retrouver. Les traces qu'il laissait étaient infimes, à peine quelques empreintes magiques. S'ils ne l'avaient pas fréquenté pendant sept longues années, ils n'auraient jamais pu le pister aussi longtemps et être aussi proches de l'attraper.

« On finira par l'avoir un jour ou l'autre, Sirius. Ce n'est qu'une question de temps. »

« Il va répondre de ses crimes ! »

« Siri, on ne le tue pas ! » s'exclama à son tour le loup.

« Non, mais il va en prendre plein la tronche quand même ! » promit l'homme-chien.

Remus soupira et fit un minuscule sourire. Son amant ne changerait jamais. Mais c'est comme cela qu'il l'aimait. Il se rapprocha de lui et l'embrassa tendrement. Et tout en le gardant dans ses bras après le baiser, il lui murmura à l'oreille.

« Il commence à se faire tard. Il peut être n'importe où à l'heure qu'il est. Et si nous pensions un peu à nous pour le reste de la soirée. »

Sirius soupira mais, en sentant son homme lui mordiller doucement l'oreille pour après la happer et la lécher, il commença à gémir et il répondit aux avances de son loup favori.