Une promesse….

.

Je fis ce que me dit Carlisle je m'asseyais sur une chaise à côté d'Esmée, il me faisait peur, ça ne me disait rien qui vaille. Les larmes coulaient toujours à flot, j'avais peur, si peur de le perdre, lui l'homme qui me fait vibrer, qui me fait vivre, l'homme de ma vie, mon ange, mon âme, mon souffle…

-Son état est très critique, elle n'y ait pas allé avec le dos de la cuillère. J'ai recousu durement ses blessures mais il est tombé dans l'inconscience il y a quelques minutes… Les prochaines heures vont être décisives pour sa survie… Dit-il très tristement. Après tout c'était son fils, il l'aimait.

Mes sanglots redoublèrent et Esmée aussi pleurait mais sans larmes. Tout le monde était bouleversé. Personne n'osait bouger, tous les êtres présents dans cette pièce pleuraient sans larmes sauf moi qui inondais mes vêtements bien entendu. Soudainement je fus surprise quand j'entendis ce petit bout de femme se lever et s'énerver :

-Carlisle, cette fois il faut faire quelque chose, elle a déjà fait trop de mal à nos enfants et tu sais aussi bien que moi que Bella est très fragile à côté d'elle… Si tu ne fais rien, je vais m'en charger moi-même, je refuse de perdre ma fille et mon fils à cause de sa jalousie maladive… Annonça-t-elle.

-Je viendrais avec toi, maman. S'éleva la voix de Rosalie.

-Stop, ça suffit… Esmée chérie ne fait rien de stupide elle pourrait tant te blesser et ça vaut pour toi aussi Rosalie… Elle est trop puissante et le nouveau don d'Edward ne fonctionne pas sur elle malheureusement… Je suis désolé… Je ne sais pas quoi faire… Reprit Carlisle.

Cette fois contre toute attente c'est moi qui me leva et qui m'énerva après Carlisle… Je sais que j'avais dit à Edward de ne rien faire de stupide par rapport au pacte mais maintenant que c'était sa vie qui était en danger je comprenais pourquoi il en voulait à Carlisle…

-Vous êtes désolé ? … Bah il y a de quoi… Tout est de votre faute Carlisle et vous le savez et moi aussi je le sais… et en y réfléchissant bien je suis sûr que vous savez quoi faire… Lui crachais-je.

-Bella, calme toi ma fille, tu es dans un tel état… Viens je voudrais te parler, stp… Reprit-il tendrement en m'entraînant vers la cuisine.

-Je sais tout ou presque. Lui annonçais-je.

-Com…ment… ça ? Bégaya t-il encore plus pâle qu'à l'ordinaire.

-Je vous ai menti Carlisle dans mes vies antérieures, j'ai vu des choses bien plus intéressante que je vous l'ai dis… Avouais-je.

-Lesquels ? Dit-il surpris que j'ai osé lui mentir.

-La vérité sur votre transformation, votre amour avec une humaine, le pacte avec Tanya. Lui énumérais-je.

-… Je le regardais il avait l'air encore plus triste qu'avant, il avait l'air dépité. Bella s'il te plaît dit moi que tu n'en a rien dit à personne… par pitié… Me supplia t-il.

-Euh… J'ai juste parlé du pacte à Edward mais je ne lui en ai pas dit les raisons… Avouais-je.

-Merci, il n'a pas besoin d'en savoir plus, je suis tellement désolé tout est de ma faute je le sais, à cause de moi mon fils est malheureux et maintenant je risque de le perdre, j'ai fais trop de bêtises, pardonne moi Bella… Il pleurait sans larmes à présent.

-Carlisle jusqu'à ce qu'elle s'en prenne à Edward, je ne vous en voulais pas mais si jamais il ne s'en sortait pas, je ne pourrais jamais vous le pardonner… Désolé. Lui expliquais-je.

-Je comprends ma fille, même si tu ne me pardonnes pas mon amour pour toi ne changera pas… M'avoua t-il à son tour.

-… Je ne pipai mots à ce sujet mais à la place je lui demandais : Est-ce que je peux aller auprès d'Edward ?

-Bien sûr. Acquiesça t-il.

Je montais durement les marches une à une en ayant peur de voir son visage couvert de blessures. Je savais que le voir ainsi allait me blesser profondément mais je n'avais aucune autre envie que celle de restée près de l'homme que j'aime. Je déposai ma main sur la poignée de la porte en hésitant, je peinais à l'ouvrir tant je tremblais… Je me décidai et entra dans ma chambre où mon bel ange était étendu sur mon lit, les yeux clos… Son visage était effectivement recouvert de plaies que Carlisle avait recousues. Il ne bougeait pas d'un seul millimètre. Je m'approchai doucement de lui et lui fis un baiser sur le front avant de m'asseoir sur ma chaise de bureau que je plaçai à côté du lit. Je pris la main de mon bel ange et la lui caressa tendrement avec mes doigts et mes lèvres.

-Coucou mon cœur… Quelle situation ironique, hein ? Le mois dernier s'était l'inverse, moi qui état allongé dans ce lit et toi qui me tenait la main assit sur cette chaise… Je suis désolé d'être entrée dans ta vie, sans moi rien de tout ça ne serait arrivé… Je m'en veux tellement, j'aurai dû te laisser vivre dans ton monde et moi dans le mien car te voir allonger là sans savoir si tu va t'en sortir c'est insupportable, je sais à présent ce que tu ressens quand tu me dis avoir eu peur de me perdre… Je te dirais bien que je vais disparaître de ta vie pour que tu t'en sortes mais ce ne serait que mensonge c'est trop tard le mal est fait, de plus je ne pourrais jamais me séparer de toi, cela me tuerais. Mon ange, je sais que tu vas te réveiller, j'ai confiance en toi, tu ne peux pas me laisser seule face à cette folle… En plus j'ai vu quelque chose dans notre vie antérieure qui fait que tu vas être obligé de t'en tiré…. Tu veux que je te le raconte ?... Je prends ça pour un oui…Alors voilà lorsque je me suis réveillée en 1616, je suis descendu pour voir s'il n'y avait pas quelqu'un pour me renseigner et c'est une petite fille magnifique qui m'a accueilli en m'appelant maman, avant que je ne comprenne où j'étais je lui ai dis qu'elle se trompait et que ce n'était pas moi sa mère. Ensuite je lui ai demandé où été son papa pour éclaircir les choses et lorsqu'elle m'eu conduit à lui, je t'ai vu toi mon amour, tu étais le papa de cette merveilleuse petite fille aux cheveux cuivrés comme les tiens et moi sa maman. Voilà en partie pourquoi il faut que tu t'en sortes… Si jamais tu ne devais pas t'en remettre, je te promets que je te rejoindrais très vite, je ne le supporterais pas sinon, tu es ma seule raison de vivre, accroche toi pour moi, pour nous, pour ta famille pauvre Esmée, pour cette petite fille… Bon je vais me taire pour te laisser te reposer Edward mais je reste à tes côtés jamais je ne lâcherais ta main jusqu'à ce que tu te réveilles… Reviens-moi joli cœur.

C'est sur cette tirade que je me tue et je restais comme promis assise près de lui sans lui lâchais la main. Cela faisait déjà près de 6 heures qu'il était inconscient, je pleurais depuis plus de 6 heures donc sans cesser un instant, mon estomac était noué, mon cœur douloureux, il pleurait encore plus que mes yeux…

Durant ces 6 longues heures interminables j'avais vu défilé toute la famille Cullen dans la chambre, les uns après les autres, ils venaient parler à leur frère, à leur fils… Carlisle m'avait intimé gentiment de sortir pour leur laisser un peu d'intimité, j'avais décliné l'invitation en avouant la promesse que j'avais faite à Edward malgré son inconscience mais je lui dis qu'il y avait une paire de boules Kies à la salle de bain et qu'ainsi je n'entendrais pas ce qu'il lui disait. Il était allé me les chercher et je les avais enfilées dans mes oreilles pour leur laisser leur intimité. Personne ne m'en avait voulu d'avoir voulu tenir ma promesse auprès de celui que j'aime. Esmée m'avait monté un plateau repas mais je n'y avais pas touché, j'avais trop mal pour arriver à avaler quoi que soit.

Les heures continuaient à défiler, mon radio réveil affichait 22h45 désormais, Edward était absent depuis près de 14 heures maintenant et je n'avais toujours pas relâchais ma position, je ne m'étais même pas levé pour aller aux toilettes, je n'avais pas bu et avec tout ce que je pleurais c'étais inutile que j'aille me soulager.

Mon père s'inquiétait pour moi, il était monté lui aussi pour essayer de me convaincre de venir au moins prendre le repas avec eux.

-Chérie, viens manger avec nous stp, tu vas avoir besoin de force. Me dit mon père gentiment.

-Non, merci papa, je n'ai pas faim. Lui répondis-je simplement.

-Tu sais Bella, ça me fait beaucoup de mal de te voir dans cet état, moi aussi j'aime beaucoup ce petit mais tu ne peux pas te laisser dépérir. Reprit tristement mon père.

-Papa, ne t'en fais pas je suis sur qu'il va bientôt se réveiller et tu n'a qu'à dire à Esmée qu'elle me monte un plateau comme ce midi et je te promets de le manger. Papa je l'aime tant. Conclus-je ma phrase.

-Je sais ma puce et je suis content que ce soit lui, c'est un bon gamin, il ne mérite pas ce qu'il lui arrive. Je redescends et je fais passer le message à Esmée. Répliqua t-il.

-Papa… Merci. Lui dis-je en guise de salutation.

Il referma la porte et redescendit puis la porte s'ouvrit sur Esmée et son plateau… Elle le déposa sur le bord du lit à côté d'Edward.

-Bella, les enfants vont surveiller les alentours de la maison cette nuit pour être sûr qu'elle ne va pas venir faire le bazar ici. M'annonça t elle.

-Merci Esmée. La remerciais-je.

-Bella, je sais que ce n'est pas trop le moment mais est-ce que je peux te poser une question ? Me demanda t elle.

-Bien sûr, tout ce que vous voulez … Acceptais-je. Elle parut hésiter puis se lança tout de même.

-Est-ce que mon fils t'a déjà parlé de sa mère biologique ? Me questionna t elle l'air triste.

-Un peu oui… Avouais-je en omettant de lui dire qu'elle était vivante pour ne pas lui faire de mal.

-En nettoyant son pantalon, j'ai trouvé cette lettre dans sa poche. Me dit-elle en me la tendant. Oh bien sûr je ne l'ai pas lu mais de toute évidence vu le papier moderne de l'enveloppe elle a été écrite récemment et normalement elle devrait être morte à cette époque à moins d'être un vampire ou une autre créature immortelle que sais-je. Il ne t'en aurait rien dit… Continu t elle. J'allais être obligé de trahir mon amoureux si elle continuait à me regarder tristement.

-Euh Esmée, le mieux c'est qu'Edward vous en parle à son réveil… Tentais-je.

-Et si jamais il ne se réveille pas ? Me demanda t elle.

-Dans ce cas, je vous dirais ce que je sais, c'est promis… Lui dis-je.

-Merci Bella, c'est tout à ton honneur de ne pas trahir celui que tu aimes, je vois que tu connais déjà les règles de la famille, me souria t elle pour me faire comprendre que dès que Tanya ne causerait plus de souci je serais la bien venu.

Elle disparu puis je repensais à ce qu'elle venait de me dire « c'est tout à ton honneur de ne pas trahir celui que tu aimes, je vois que tu connais déjà les règles de la famille ». Pauvre Esmée si elle savait tout ce que Carlisle lui cache… Enfin bref ça c'était leur problème, j'avais également les miens donc voilà… Je tenais toujours la main de mon adonis et je mangeais avec celle qui me restait. Je me forçais pour faire plaisir à mon père et pour ne pas que Carlisle m'arrache de force des côtés d'Edward. Lorsque j'eu finis je regardais l'heure il était 23h30. Je pris le plateau d'une main avec du mal et le lança sur mon bureau pour m'en débarrasser ce qui le fit atterrir avec un tel fracas. Edward ne bougea cependant pas. En y repensant, j'étais surprise que mon père n'ait posé aucunes questions, ça ne lui ressemblait pas du fait de son instinct de policier mais en faite j'en étais plutôt heureuse. Je rapprochai un peu plus ma chaise du lit et déposa ma tête sur sa poitrine sans toute fois lui lâcher la main. Ce petit geste m'apaisa, je respirais son odeur exquise. Carlisle entra pour me dire qu'il voulait l'examiner mais que je pouvais rester sans problème, il avait bien compris que de toute façon je ne sortirais pas. Il l'examina sous presque toutes ses coutures pendant près de 15 minutes et me dit.

-Les plaies cicatrisent bien mais je ne comprends pas qu'il n'ait pas retrouvé une seule activité cérébrale, je suis peut être intervenu trop tard malheureusement. M'expliqua t-il entre deux sanglots. Bella je crains qu'il ne se réveille jamais, les délais sont largement écoulé, il est décédé cliniquement. Pleura t-il sans larmes.

A l'entente des mots « décédé cliniquement », mon sang ne fit qu'un tour, je venais de comprendre ce qu'avait dit Carlisle, mon Edward était mort… Mes larmes avaient repris de plus belles, les sanglots encore pire, je suffoquais n'arrivant plus a respiré à force de pleurer si fortement… Les autres m'avaient entendu tous étaient venus dans la chambre pour voir ce qu'il se passait. Ils avaient tous l'air choqué en me voyant ainsi. Carlisle leur répéta exactement la même chose qu'il m'avait dite, Esmée et Alice tombèrent sur le sol, elles étaient mortes de chagrin, elles aussi. Jasper tentait de retenir Alice tandis qu'Emmett s'occupait de sa mère. Carlisle me saisit par la taille et essaya de m'enlever à mon amoureux, je lui serrais de plus en plus la main ne voulant pas le lâcher.