Salut tout le monde ! Comment allez-vous en cette nouvelle année ?
Vraiment, je vais pas y arriver... on change d'année beaucoup trop souvent ! Déjà qu'il faut trois mois pour comprendre quel est le numéro...
Bien, assez parlé, RAR !
Anonymes :
Yukiodu44: Bonjour bonjour ! Ah, merci beaucoup ! ^^ Très heureuse que ça te plaise encore ! Et oui, merci, je vais mieux. Même si c'était une petite déprime, hein, à quinze ans on a pas grand chose de plus...^^''. Ça me fait plaisir, j'espère que la suite te plairas autant !
adenoide : Et bien, en fait, si. Certains personnages en font déjà partie. Comme Katie Bell, Angelina Johnson, Alicia Spinnet, Dubois pour Gryffondor, Crabbe, Goyle, Harper (originellement attrapeur), Flint pour Serpentard, Cho et Davies (poste inconnu) pour Serdaigle, et Zacharias Smith pour Poufsouffle.
Bon, après, c'est vrai qu'on ne les connaît pas vraiment, les autres... mais j'ai trouvé ça intéressant, justement, de les faire découvrir ! ^^ Merci, et joyeuses fêtes pour toi, également !
Non Anonymes :
Merci à brigitte26 pour ta review !
Autres :
Merci à lothiniel1, Tornadeo et Mayalicata-potter pour avoir mis cette fiction dans vos favoris !
Merci une nouvelle fois à Tornadeo et Mayalicata-potter, mais aussi à Namazu pour la suivre !
Et un énorme merci à Tornadeo, encore une fois, pour m'avoir mise moi dans tes auteurs favoris et à suivre !
Merci à tous, vous êtes les meilleurs lecteurs du monde et je vous aime ! Un peu d'amour en cette période de fêtes !
Bonne lecture à tous !
Les matchs de Quidditch avaient échauffés tous les esprits, et celui de Victor Krum ne faisait pas exception.
Marchant dans les couloirs froids du château, il repensait, un petit sourire heureux aux lèvres, à l'ambiance de l'événement.
Il avait tant ressenti, à cet instant, quand le vif avait été attrapé, quand les buts avaient été marqués, quand le stade avait explosé, maintes et maintes fois.
Emporté dans l'engouement général, il n'avait rien pu faire d'autre que d'être émerveillé, chaque seconde plus que la précédente, par les magnifiques prouesses de ces équipes.
La voix du présentateur, Lee... Jordan, l'avait secouée plus qu'aucun autre ne l'avait fait.
Et devant ces équipes, ces maisons, ces esprits de combat, il n'avait pu penser qu'une seule chose : oh, comme il voulait vivre ça !
Il ne voulait plus de ces managers qui se battaient pour les feux de la rampe à ses côtés, ni de ces traitements de faveurs que son imbécile de directeur s'acharnait à lui octroyer. Il n'en avait jamais voulu. Et aujourd'hui encore moins.
Il voulait juste jouer, et apprécier le fair-play, l'amitié et la beauté du sport. Il préférait arrêter si personne ne le comprenait.
Mais maintenant qu'il avait vu ce qu'était un véritable match, bien loin de ces rencontres au sommet, mais tellement plus intense, il ne voulait plus arrêter. Tous son être criait de se battre, et de montrer à tous le plus beau des spectacles.
Qui aurait cru, qu'à Poudlard, au même instant, français et nordistes pensaient à la même chose ? Un chose est sûre, personne.
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La salle de bain des préfets. En voilà, un lieu calme, au mot de passe connu de si peu de personnes.
Voilà ce que pensait Cedric, soupirant d'aise dans son bain, son œuf d'or bien au chaud dans sa chambre. Pourquoi l'aurait-il amené ? Par un concours de circonstances, il connaissait déjà l'énigme, et sa solution.
En effet, quelques jours plus tôt, dans le but de faire une blague totalement idiote, Fred, Georges, Nathanaël, Edmond et Alice lancèrent des pies voleuses dans les couloirs de l'école.
Sans savoir comment elle avait réussi, l'une d'elles réussi à s'introduire dans les dortoirs de Poufsouffle. Et, évidemment, le jour où le septième année voulait étudier son œuf, elle le lui vola.
Après plusieurs heures, et des menaces toutes plus violentes les unes que les autres, Cedric parvint à persuader ses amis fautifs de l'aider à récupérer l'objet.
Lorsqu'ils parvinrent à situer l'oiseau et qu'ils lui coururent après jusqu'au parc de Poudlard, elle lâcha sa proie au milieu du lac.
Sûrement avait-il atterrit sur le calamar, car ses tentacules rejetèrent l'artefact doré loin de lui, à quelques mètres seulement de la berge.
Pour éviter qu'il ne tombe trop profondément, et leurs baguettes absentes, le Poufsouffle avait alors sauté dans le lac noir, sans la moindre hésitation, et avait remonté son gain. Il l'avait malencontreusement ouvert en le ramenant, et, au lieu d'entendre l'horrible cri qui aurait dû sortir, il fit la connaissance d'un magnifique chant.
Alors qu'il se demandait, trempé et reprenant lentement un rythme respiratoire correct, s'il devait ou non expliquer l'énigme à ses amis, il se dit que, non, ils préféreraient trouver eux-mêmes.
Si, avant l'épreuve, ils n'avaient pas encore trouvé, à ce moment là, il les aiderait. Pas avant.
Alors, se relaxant tranquillement dans son bain aromatisé aux herbes et aux senteurs d'ailleurs, il entendit la porte de la pièce s'ouvrir.
Personne ne regardait les panneaux « occupé » ?
Avant qu'il ne puisse se rendre compte qu'il n'y avait pas de panneau prévenant de ce genre de choses, il jura doucement et se prépara à signaler sa présence. Seulement, les voix de Fred et Georges retentirent :
-Et bien, qu'est ce que tu attends pour lui demander ?
-Non... mais, et s'il disait non ?
-Fred... bien sûr, qu'il va être d'accord !
-Et comment tu pourrais le savoir, de toute façon ?
Georges soupira.
-Et quand bien même il dirait non, qu'est ce que ça changerait ?
-Je... je...
Ne trouvant pas ses mots, le roux secoua la tête vigoureusement. Avant que son jumeau ne puisse trouver quoi dire, Georges avisa le tas de vêtements au sol, et l'odeur qu'ils sentaient depuis leur arrivée dans la salle. Il additionna rapidement les éléments et poussa son frère hors de la pièce :
-Mince, y'a déjà quelqu'un...
-Ah, bon ?
-Oui, il doit être dans le vestiaire.
Après quelques minutes où il se fit le plus discret possible, Cedric dut se rendre à l'évidence : ils étaient partis, et bien éloignés.
Soupirant de soulagement, il sortit du bain. Il n'arriverait plus à se détendre. Il ramassa ses vêtements, vida l'eau, et alla se sécher.
Cependant, son esprit était maintenant tourné vers une seule chose : de qui donc pouvait bien parler Fred ? Et, il ne savait pas vraiment pourquoi, mais son cœur se pinça quand il réalisa que ce n'était probablement pas de lui.
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Non loin de là, à quelques étages précisément, Ginny se tordait les mains. Elle regardait Edmond discuter avec Blaise, et ne savait pas comment s'annoncer.
Elle ne savait pas vraiment si elle devait réellement le faire, où si c'était la pire idée de sa vie.
Hermione, voyant ce qu'il se passait, appela doucement le Serpentard. Le métisse tourna alors la tête vers la jeune Gryffondor, confortablement installée dans un fauteuil, et, d'un signe de tête de la brune, avisa la rousse gênée non loin d'eux.
Il la signala alors à Edmond, se rendant compte de à qui elle voulait parler, et alla s'asseoir aux côtés de la brune.
-Oui ? Demanda le châtain. Qu'y a t-il, Ginny ?
La salle commune des Gryffondors où ils s'étaient établis ce jour là n'avait jamais parue aussi hostile à la jeune rousse qu'en cet instant.
Bégayant, elle tenta tout de même :
-Et... et bien... heu, en fait... c'est que... c'est...
-Respire un coup, et viens en au fait. Conseilla le garçon.
Elle prit une grande inspiration, et débita d'une traite :
-Est ce que tu veux bien m'accompagner au bal de noël, parce que je veux pas y aller toute seule... ? Mais si tu veux pas, c'est pas grave, hein, j'irais avec... heu...heu...
Débutant un léger état de panique, la jeune fille n'aperçut pas le visage d'abord surpris, puis songeur, et enfin bienveillant.
Si bien que, alors qu'elle tentait une retraite pas du tout sereine, il posa une main sur son épaule avant de lui sourire gentiment et de dire :
-Je veux bien, Ginny, ne t'inquiètes pas pour ça, d'accord ?
Seule Hermione, sur son fauteuil, se rendit compte que quelque chose allait de travers. Quoi ? Elle ne le savait pas encore, mais en ferait très vite la connaissance.
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Voilà maintenant quelques heures que le second champion de Beaubâtons, Oscar, marchait sans but dans les couloirs de l'école qui accueillait la sienne.
Il s'était perdu depuis bien longtemps, mais cette pensée n'avait pas encore eut l'occasion de traverser son esprit.
Que faire, en cette journée, si ce n'était se morfondre sur son sort ?
En effet, il venait d'apprendre de sa co-championne, Fleur, que les champions devaient ouvrir le bal de noël. Or, le garçon avait, à l'annonce de l'événement, espéré qu'il pourrait s'esquiver sans grand mal.
Et voilà que la jeune fille, qui lui avait demandé où trouver l'anglaise... Hermione, s'il ne se trompait pas, lui brisait tous ses espoirs sans même s'en rendre compte.
Et depuis, il marchait, sans but, le regard vide et le pas chancelant, sans savoir où il allait, et ne sachant pas non plus quoi faire pour se sortir de ce mauvais pas.
Et c'est alors, sans qu'il ne sache que cela allait changer sa semaine, qu'il tomba sur le petit blond platine de l'équipe anglaise. Drago... Draco... il lui semblait bien.
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Alors comme ça, il osait lui faire ça ? À lui ? Oh, non, ça n'allait pas se passer comme ça.
Foi de Malfoy, il le lui ferait payer.
Un œil extérieur aurait pu se demander pourquoi donc le jeune Serpentard marchait t-il ainsi dans les couloirs de son école, rageur, et une aura de colère éloignant les autres de lui.
Et pourtant, quiconque aurait assisté à la scène précédente aurait compris, et aurait choisi d'éviter son chemin pendant quelques heures. Au moins.
Mais voilà.
Le problème était que la scène en question s'était déroulée entre quatre yeux, et que nombreux furent ceux qui aggravèrent la colère du blond en lui demandant ce qui n'allait pas.
Ce qui ne va pas ? Oh, je t'en foutrais, moi, des ce qui ne va pas.
La scène qui donnait autant de rage au garçon n'était pas si compliquée.
Le blond, s'armant de tout son courage et de toute sa force mentale, demanda à son Gryffondor d'ami s'ils pouvaient se parler en privé. Ce dernier, tout en gentillesse, accepta, bien sûr, il ne refuserait jamais rien à Draco. Et c'est alors que le Serpentard déclara, avec une hésitation mignonne comme tout, qu'il voudrait aller au bal de noël en sa compagnie.
Et vous le voyez venir, hein ? Évidemment. Edmond répondit alors, les yeux auparavant ravis de la proposition, avec un petit air déçu et désolé, qu'il avait déjà accepté la demande de quelqu'un.
Et c'est là que, dans les yeux de Draco, l'enfer se déchaîna.
Alors, quand au détour d'un couloir il aperçu le champion français, son cerveau ne mit qu'une demi-seconde à calculer la possibilité qui s'offrait à lui.
Il eut un sourire ravi et un regard calculateur qu'il posa sur le brun aux vagues yeux bleus face à lui, qui le regardait avec un air mi-étonné, mi-soupçonneux.
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Mais c'était quoi, ce regard qu'il avait, le petit blond ?
Ne comprenant pas ce qui venait de traverser les yeux de son vis à vis, le brun amorça un mouvement pour dépasser l'inopportun, mais les yeux gris du quatrième année se plantèrent dans les siens.
-Bonjour ! Commença t-il, l'air ravi.
Mais qu'est ce qu'il me veut, c'ui là ?
-Salut.
Le ton perplexe du brun n'échappa pas au Serpentard qui baissa le visage vers le sol. Son sourire se fana lentement, et quand il releva la tête, ses yeux étaient d'une froideur menaçante.
Retenant de justesse un mouvement de recul, le français déglutit.
Un léger rire s'échappa des lèvres de l'héritier Malfoy. D'une voix froide et brusque, il déclara :
-Je sais que tu es seul, pour le bal. Je te propose quelque chose. Accompagne moi.
Les minutes de blanc qui s'ensuivirent convainquirent le plus jeune de reprendre :
-Allons au bal de noël ensemble.
Toujours figé, le français ne répondit rien.
Se demandant s'il était sourd ou s'il était réellement figé de stupeur, Draco soupira. Puis il reprit, usant d'un ton que l'on réservait aux enfants attardés mentalement :
-Oscar de la Rose, veux-tu bien m'accompagner au bal ?
Se réveillant de son bug momentané, le français put enfin comprendre la phrase du blond et essayer d'en tenir une à peu près complète :
-Gheu, je... je... quoi... hein ?
Au moins, il a essayé.
Se pinçant l'arête du nez, Draco commençait à se dire qu'il n'était pas tombé sur la plus grande flèche du pays. S'apprêtant à réitérer une nouvelle fois sa question, il fut interrompu :
-Attends, attends... tu veux dire, toi... et moi ? Ensemble ? Au bal de noël ? Mais... mais pourquoi ? Et pourquoi moi ? Et... ?
-Wow, wow, tu te calmes, la grenouille. Ne commences pas à t'imaginer des scénarios rocambolesques. J'ai simplement besoin de me montrer accompagné au bal, au bras d'un joli garçon, de préférence, et que j'ai l'air de m'éclater.
-Oh, je vois. ...Quoi ?
Draco soupira une nouvelle fois.
-Je veux rendre quelqu'un jaloux. Et j'ai besoin de ton aide. Du moins, tu m'as l'air parfait dans ce rôle. Après, si tu préfères te trouver quelqu'un plus... comment dire... sincère, pour t'accompagner, libre à toi de refuser.
Oscar réfléchit. Enfin, réfléchit... son cerveau bloquait sur le « joli garçon », dont l'avait qualifié le blond qui lui faisait face.
Cette même partie du cerveau occultait le fait qu'il allait se servir de lui et ne pensait qu'aux avantages de la manœuvre. De plus, cela lui évitait de devoir trouver des garçons aux mêmes préférences que lui dans le cortège de Beaubâtons, chose qui jusque là s'annonçait très, très, compliquée.
Alors, se concentrant sur le sourire à demi-charmeur de son adversaire, il tendit sa main.
-Marché conclu ?
-Marché conclu. Alors, on se voit au bal, mon chou.
Et c'est seulement quand il se retrouva seul dans le couloir qu'il comprit la merde dans laquelle il venait de se mettre.
...Mais qu'est ce que j'ai encore foutu ?
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-Hermione !
-Hermione !
-Oh, casse-toi, la poiscaille !
-Mais dégage toi-même, le piaf !
-Tu veux t'en prendre une ?
-C'est toi, qui veux un pain ?
-Elle viendra avec moi !
-Même pas en rêves ! Elle viendra avec moi !
-Mais t'as cru, le poisson pas frais !
-Rêve pas trop, pigeon, le mur va arriver.
Se regardant en chien de faïence, Fleur et Naëliys en étaient presque à tourner la discussion en pugilat.
-De toute manière, y'a aucune chance qu'elle te préfère.
-Ah ouais ? Et c'est qui qu'a servi à rien pour l'énigme de l'œuf, rappelle-moi ?
En effet, lorsque l'équipe d'Hermione s'était réfugiée dans le dortoir de Gryffondor, après le réveil de Blaise, pour résoudre l'énigme, ils avaient ouvert l'objet pour la première fois. Et, alors que le métisse, Edmond et la brune entendait le cri le plus affreux qu'ils aient eu l'occasion de rencontrer, la naïade n'entendait qu'un chant dans lequel ressortait l'horrible accent des sirènes. Résolvant l'énigme en quelques secondes, elle en fit part aux autres. Lorsque ces derniers voulurent partager leur découvertes, ils apprirent que durant la période du coma de leur ami, Theodore et Alice avait résolu l'énigme pour leurs équipes respectives. De plus, lors d'une énième dispute, Naëliys avait malencontreusement donné la solution à Fleur.
-Peut-être, mais moi je sens pas le poisson !
-C'est sûr que le poulet grillé ça à le mérite de refléter ton intelligence !
Des éclairs sortaient presque de leurs yeux quand, agacée au possible, Hermione ferma son livre avec fracas et se leva de son fauteuil.
-Mais vous allez arrêter de me casser les couilles sévère, oui ?!
Le blanc qui suivit sa tirade fut rapidement comblé par les deux filles qui renchérirent :
-Alors di-lui, que tu viendras avec moi !
-Ta gueule, le perroquet, évidemment qu'elle m'accompagnera.
-C'est ça, mais va te coucher, ça arrivera peut-être. Dans tes rêves !
-T'es...
-STOP !
Les deux arrêtèrent leur joute verbale et regardèrent, perplexes, la Gryffondor.
-Puisque vous ne savez pas vous arrêter et que vous ne savez pas ce que « Stop » veut dire, je n'irais avec ni l'une, ni l'autre. Alors arrêtez de hurler.
Et sur ce, elle tourna les talons et sortit de la salle commune de Gryffondor.
-Mais alors... commença Fleur.
-...Avec qui on y va ? Termina Naëliys.
-Z'avez qu'à y aller ensemble, au lieu de me faire chier !
Elles s'entre regardèrent, haussèrent un sourcil, et se retournèrent vers Theodore, qui, peu avant de s'en aller et un sourire aux lèvres, avait lâché :
-Ouh...
.
Putain qu'elles peuvent être chiantes !
Voilà ce à quoi pensait l'habituelle si sage Hermione Granger, alors qu'elle marchait rageusement dans les couloirs.
Et au détour de l'un de ces couloirs, justement, elle rentra dans la personne qu'elle s'attendait le moins à rencontrer.
-Est ce que ça va ? Demanda t-il, en l'aidant à se relever.
-Oui, merci... Victor ?
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-Je vois... elles te harcèlent pour savoir laquelle t'accompagneras, c'est bien cela ? Demanda le bulgare.
Avec un soupire las, elle acquiesça.
Puis, une idée lui traversa l'esprit. Elle regarda le garçon à ses côtés, examina les possibilités qui lui restaient, et déclara, un sourire aux lèvres :
-J'ai une idée ! Et si tu pouvais m'aider à la réaliser, ce serait vraiment, mais vraiment super gentil...
Quelques minutes plus tard, il accepta, et la jeune brune laissa un sourire machiavélique germer sur ses lèvres. Elles allaient voir, les stalkeuses, elles allaient voir...
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Theodore, son rendez vous pour le bal de noël pris, se baladait tranquillement en sautillant, quand il tomba nez à nez avec Georges.
-Tiens, Georgy, qu'est ce que tu fais là ? Demanda t-il.
-Bah... j'essaye de faire en sorte que Fred se déclare...
Le sourire gêné de l'elfe noir fit pouffer le blond. Alors, ça, ça risquait d'être épique !
-Il en est où, pour l'instant ? S'enquit le Serpentard.
-Je l'ai envoyé dans le parc, sois-disant pour me voir.
-Et le... futur petit-ami ?
-...Pareil.
Theodore éclata de rire, et ils se dirigèrent tous deux vers le parc de Poudlard.
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Sur place, Fred faisait face à Cedric. Et il se demandait vraiment de quelle manière il allait assassiner son frère.
Safe, safe... safe mon cul, oui ! Je t'en foutrais, moi, des safes... D'où c'est safe, de prévoir un rendez-vous pour que je balance tout ?! Oh, Georges, tes fesses vont morfler...
Coupant court à ses menaces mentales, Cedric demanda :
-Alors, tu voulais me voir ? C'est Georges qui m'envoie.
Tu va morfler, Georgy... je vais tellement te tuer...
-Heu... oui... en fait...
Rougissant comme une demoiselle en détresse devant son crush de neuf ans et demi, le sixième année ferma les yeux très fort, souhaitant ne pas être là.
Puis, il les rouvrit, et les posa dans le regard chaleureux du Poufsouffle. Sans se rendre compte de ce qu'il déblatérait, il dit :
-Cedric, est ce que tu accepterais de m'accompagner au bal de noël. Parce que... parce que... parce que je suis amoureux de toi.
Une midinette en chaleur, voilà, ce que t'es ! Une gamine de six ans et quart !
Stoppant ses remarques envers lui même, Cedric sourit gentiment et, doucement, posa ses lèvres sur celles de son vis à vis.
.
Arrivant à cet instant dans le parc, Theodore et Georges firent demi-tour en silence.
À l'abri des murs du château, Theodore demanda :
-Et toi ?
-Quoi, et moi ? Répondit le plus vieux.
-T'as quelqu'un pour le bal ?
Souriant mystérieusement, Georges dit :
-Ouaip.
-Et... c'est qui ?
-Ah, ça, tu verras bien...
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Entrant dans la salle commune de Serpentard, Blaise vit Nathanaël discuter avec Charlie. L'apercevant, ce dernier salua le brun et sortit, sans oublier de saluer le mulâtre. L'arrêtant, ce dernier demanda, les sourcils froncés :
-De quoi vous parliez ?
-De choses et d'autres... rétorqua le roux malicieusement.
Grognant, le Serpentard serra le bras de son vis à vis. Il ne savait pas ce qui lui arrivait. Il avait l'impression que le roux représentait une menace. Pas une menace pour l'école ou le monde sorcier... une menace pour lui.
Il ne comprenait pas ce qu'il se passait. Son sang chauffait et battait à ses tempes. Jamais son besoin de savoir que Nathanaël était près de lui et à lui n'avait été si fort. Une telle rage grandissait dans son ventre qu'il avait presque peur de ce qu'elle pourrait déclencher.
Mais surtout, il avait peur de ce qu'il pourrait faire à son ami, que la partie animale en lui ne voulait pas lâcher, de peur qu'il lui vole sa possession.
Il avait ce besoin de montrer sa dominance, de prouver que Nathanaël était à lui, et seulement à lui. A personne d'autre.
Ce qui relevait plus du mystère, en revanche était ce besoin de le démontrer à Charlie. Charlie qui n'était même pas une créature magique, et encore moins un probable adversaire. Alors pourquoi ?
Nathanaël commençait à se dire que quelque chose se passait, et que ce n'était pas quelque chose de bien. Voyant la pression qu'effectuait Blaise sur le bras du roux, il fronça les sourcils et s'approcha. A quelques mètres de l'action, un grognement retentit. Blaise l'avertissait. Il ne devait pas approcher. Bien qu'il n'était pas d'accord là dessus, il obéit tout de même.
Charlie n'en menait pas large. Il ne savait pas ce qui arrivait à Blaise. Mais le pire, c'était qu'il sentait que quelque chose ne tournait pas rond avec lui. A cet instant précis, il voulait que tous ses amis soient à ses côtés, car une sourde chaleur grandissait dans son ventre et la peur n'était pas loin derrière. Mais qu'est ce qui lui arrivait ?
L'explosion de chaleur qui sortit de lui l'instant d'après, rejetant Blaise loin de lui et soufflant légèrement Nathanaël fut un début de réponse. En un instant, une danse de flammes se déclencha et lui lécha le corps. Ses vêtements brûlèrent, mais pas son corps, et les flammes semblaient s'incorporer à lui-même.
La seconde d'après, la Lumière, les Feux Sacrés et les adultes qui supervisaient tout ce beau monde déboulèrent dans la salle des serpents.
Tous assistèrent à l'un des plus beaux spectacles qu'ils aient jamais eu l'occasion de voir. Les flammes semblaient entourer le corps dans une étreinte amoureuse, tout en semblant le brûler de leur passion dévorante.
Puis, quand tout se calma, le corps inconscient du jeune adulte retomba mollement sur le sol.
Son corps était maintenant d'un bronzé caramel, et, seul vestige de ses vêtements, un short qui était auparavant un pantalon recouvrait le haut de ses jambes.
Ses cheveux, loin du roux qu'ils arboraient la minute précédente, partaient blancs à la racine et se fonçaient du bleu au rouge comme la flamme d'une bougie, jusqu'à atteindre le bas de son dos. Sur son visage, de légères écailles rouges foncées se démarquaient autour de ses yeux et sur la ligne de sa mâchoire.
Le secouant, Bill parvint à lui faire ouvrir les yeux. Il se figea de stupeur : à la place des yeux bleus clairs qui avaient auparavant leur place sur le visage de son frère, c'étaient comme si des flammes avaient élu domicile dans les orbes maintenant rouges de Charlie.
La première réaction que le garçon eut en ouvrant les yeux, fut une nouvelle explosion de flammes qui prirent momentanément la forme d'ailes dans son dos, et qui, se figeant dans un aspect rouge orangé, disparurent aussi vite qu'elles étaient arrivées.
Et, une nouvelle fois, il s'évanouit.
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Comme tous s'occupaient de Charlie, personne ne remarqua que Blaise avait disparu. Nathanaël, lui, marqua une pause quand il s'aperçut de cet état de fait. Suivit d'Alice et de Severus, il retrouva Blaise, aux côtés de Gellert, fixant un point invisible à côté de Bartemius Croupton, qui semblait très embarrassé par la situation.
-Je te sens... arrête de te cacher. Je sais que tu es là ! Déclara l'incube, pointant du doigt l'espace vide à la gauche du représentant du ministère.
L'air se troubla, une cape tomba au sol, et le docteur apparu.
Merci d'avoir lu, j'espère qu'il vous a plu !
La suite devrait arriver relativement vite... je crois.
Je pense que beaucoup trop de monde vous a déjà souhaité quelque chose, alors je me contenterais d'un sobre « bonne nuit », qui, je pense, correspond à beaucoup de monde.
~Sh'Ak.
