rapide résumé de la prophétie : Il y a environ mille ans, le fondateur de la ligné Weasley a été victime d'une malédiction lancée par l'un des plus terribles mages noirs de l'époque mais dont le nom c'est perdu bien qu'on ait quelques doutes. Cette malédiction stipule qu'il ne naîtrait que des garçons mais lorsque sa lignée, celle du mage noir, serait près s'éteindre alors une fille naîtrait. Or à la même époque, une prophétie a été faite et elle aussi parle de la famille Weasley, elle dit que la première fille Weasley serait une faiseuse et que si jamais elle mourait avant d'accomplir sa destiné, la lignée Weasley s'éteindrait et le monde des sorciers connaîtrait une période de trouble sans fin.

Résumé de l'histoire : Lors de son arrivé à Grimmaurd Square, avant de sa sixième année, Harry apprends que la famille Weasley possède un livre de prophéties vieux de mille ans. Ron lui dévoile que d'après ce livre, la fille qui l'aime malgré lui prononcera des paroles qui sauveront sa soeur Ginny de qui Harry est tombé amoureux. Il lui révèle peu après qu'elle ai rompu d'avec Dean. De leur coté, Ron et Hermione jouent au chat et à la souris, Ron surprend une conversation qui ne lui était pas destinée entre Harry, Ginny et Hermione et croyant que celle-ci n'est pas amoureuse de lui, quitte le chateau juste avant le bal de Noël. Quand il revient, il traite froidement Hermione et va jusqu'à l'insutler mais tout rentre dans l'ordre après une discussion et ils commencent à sortir ensemble. Ils découvrent dans la bibliothèque, gravé sur la pierre, un autre livre d' Helga Poufsouffle qui leur indique comment peuvent être détruit les protections de Poudlard. Après que Ron ai fait une blague à Drago, Hermione reçoit une lettre de Krum qui prétends que Ron l'a insulté, Hermione le menace de le quitter s'il ne s'excuse pas mais Ron prétends qu'il n'y ai pour rien, ils se séparent


Chapitre 47

-C'est étrange. Moi, ce matin, j'ai cru comprendre le contraire, rétorqua Harry.

Alors que pendant un mois, il avait attendu avec impatience cet instant, à présent il redoutait ce que Ginny allait lui dire. Surtout après l'avoir vu embrassant un autre que lui. Certes il savait qu'ils n'étaient plus officiellement ensembles mais elle lui avait toujours laissé entendre que c'était provisoire et qu'elle l'aimait toujours. Pourtant maintenant…

-Ne te moques pas de moi ! Je sais tout ! Lui répondit la rouquine avec hargne.

-Ah ! Si tu pouvais m'éclairer un peu parce que moi, je te comprends plus. Il y a un mois, tu me quittes en me disant que tu avais besoin de réfléchir et j'ai respecté ton choix, même si j'ai eu du mal. Ce matin, tu me laisses entendre que tu as pris une décision et depuis tu as l'air d'avoir changé d'avis, tu me fais la tête, tu te trouves apparemment un petit ami, je me sens trahi, Ginny.

- Alorstu comprends ce qu'on ressent.

-Je t'ai trahi, moi ? Avec qui ? Quand ? Où ?

-Ne fais pas l'innocent ! Puisque je te dis que je sais tout !

-Franchement Ginny, je crois qu'on devrait reprendre cette discussion quand tu auras retrouvé tes esprits, fit Harry en prenant la direction des escaliers menant aux dortoirs des garçons.

-C'est ça, fuit ! Espèce de lâche ! Tu m'as menti et tu continues à le faire !

-A propos de quoi t'ai je menti ? Tonna Harry.

-Que tu m'attendrais et que tu m'aimais ! Je paris que tu sortais déjà avec cette poufiasse bien avant qu'on ne se sépare.

-De qui parles-tu ?

-Tu le fais exprès ou quoi ? Je vous ai vu ce midi ! Tu courrais derrière cette grognasse en lui serrant la main.

-Luna ?

Comment Ginny pouvait-elle croire qu'il la trompait avec Luna ? Alors que son amie sortait déjà avec Neville qui plus est ! C'est vrai que depuis le début de leur relation, elle s'était montrée assez jalouse des filles qui lui tournaient autour. Il avait pourtant réussi à mettre le sujet à plat avec elle mais le fait, que Luna lui ait révélé son secret et qu'elle s'ingénie à leur mettre des bâtons dans les roues, n'aidait pas Ginny à avoir confiance en elle.

-Oui, Luna ! Parce que tu en as d'autres en plus ? Franchement Harry, tu me déçois beaucoup. Je savais qu'elle te tournait autour et que tu n'étais pas indifférent à son… charme mais si en plus, tu en as d'autre, c'est que tu ne vaux pas mieux que Malfoy !

-Il n'y a rien entre Luna et moi ! Et qu'est ce que tu as entendu ce matin ?

-Parce que tu crois que je vous ai écouté ? Je ne suis pas masochiste, je suis partie dès que vous êtes entrés dans votre salle ! Et puis tu as pensé à Neville !

-Gin ! Maintenant tu te calmes et tu m'écoutes ! Eclata Harry. Si tu étais resté ne serait-ce qu'une minute de plus, tu aurais vu Neville nous rejoindre…

-Ah ! Mais vous êtes vraiment immondes !

-Et tu veux savoir ce qu'on s'est dit ? Poursuivi sans se démonter Harry. Ils s'inquiétaient pour nous mais tu as préféré sauter à la conclusion que je te trompais. Tu n'as aucune confiance en moi ! Je sais que tous les éléments étaient contre moi mais tu as préféré te jeter dans les bras du premier venu au lieu de me demander.

Le visage de la jeune fille sembla se décomposer à vu d'œil.

-Alors il n'y a rien entre Luna et toi ?

-Quelle question ! Luna n'est rien d'autre qu'une amie, je ne t'aurai jamais trompé avec elle ou qui se soit d'autres d'ailleurs ! Et je l'aurais d'autant moins fait à Neville.

Ginny explosa alors en larmes car elle venait de comprendre l'erreur qu'elle venait de commettre.

-Pardonnes-moi Harry !

Elle fit quelques pas en tendant les mains vers Harry qui ne savait pas trop comment réagir. Il avait envie de lui pardonner et qu'ils reforment un couple mais pourrait-il lui refaire confiance si dès leur premier coup dur, elle le trompait.

-Je voudrais te pardonner mais je ne peux pas. Je t'aime mais il me faudra du temps.

-Harry, je ne pensais pas … Je croyais que tu étais … Ce garçon n'est rien pour moi, c'est toi que j'aime !

-Si c'était vraiment le cas, il faut que tu me laisses le temps…

Ginny continua à pleurer mais la perspective de l'avoir perdu semblait avoir fait redoubler ses larmes.

-Je comprends. Tu m'as laissé tranquille quand je te l'ai demandé, je vais donc faire la même chose mais sache que même si tu me quittais définitivement, je t'aimerai.

Elle s'approcha d'Harry et posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Le jeune homme sentit à travers ce geste à quel point elle l'aimait et quels sacrifices, elle était prête à accepter mais avant qu'il ne le dise, elle se précipita dans son dortoir. Cependant elle avait bien fait de partir, il avait réellement besoin à son tour de faire le point sur leur relation. Il pénétra en silence dans son dortoir où Seamus et Dean devaient dormir car ils avaient tiré leurs rideaux mais il était flagrant pour Harry que Ron et Neville attendaient tous les deux son retour. A son expression, ils durent s'apercevoir que sa discussion avec Ginny ne s'était pas déroulée comme ils l'attendaient et ils n'essayèrent pas de lui parler car ils fermèrent les livres qu'ils faisaient semblant de lire et tirèrent leurs rideaux.

Harry leur en fut reconnaissant, la journée et ses interrogations sur Ginny l'avaient épuisé nerveusement et pourtant il se sentait incapable de dormir. Il devait attendre que la pression que lui avait occasionné sa discussion retombe. Harry fut forcé de reconnaître que d'une certaine façon, elle s'était mieux déroulée qu'il ne l'avait espéré, Ginny ne l'avait pas quitté mais le fait qu'elle l'ai cru capable de la tromper avec une de ses amies et qu'elle ai voulu se venger en embrassant quelqu'un d'autre sous ses yeux avait eu un effet dévastateur sur lui et à cause de cela, il devait prendre ses distances avec elle.

Quand Harry se leva le lendemain matin, il eut l'impression qu'il n'avait pas dormi de la nuit sans pour autant avoir avancer d'un pouce dans sa réflexion. Il avait les traits tirés et se sentait seul comme il ne l'avait pas été depuis qu'il était entré à Poudlard et qu'il avait rencontré Ron et Hermione.

Néanmoins il se leva et rejoignit avec Ron, Hermione qui le scruta comme si elle essayait de connaître le résultat de son entrevue avec Ginny.

-On va déjeuner ? Leur demanda Harry.

-Nous n'attendons pas Ginny ? S'inquiéta Hermione après avoir embrassé Ron.

-Non ! Fit Harry en sortant par le passage.

-Que s'est-il passé hier soir ? Lança Ron en le suivant. Tu devais bien parler avec Ginny ?

-Oui.

-Et ? Le poussa à continuer Ron.

-Et quoi ?

-Non mais vraiment ! S'impatienta Hermione. Pourquoi n'êtes-vous pas ensemble ce matin ?
-Il y a des éléments nouveaux que vous ignorez.

-Lesquels ? S'exclama Hermione.

-Tu n'aurais pas trompé ma sœur par hasard ! S'emporta Ron en plaquant Harry contre le mur.

-Ron ! Voyons ! Tu ne crois tout de même pas qu'Harry serait capable de faire ça, le défendit Hermione.

Le roux lâcha son ami.

-Et même si c'était le cas, ça ne serait pas nos affaires, poursuivi-t-elle.

-Que s'est-il passé alors ? Demanda Ron en fixant Harry qui soutient sans sourciller son regard.

-Demande à ta sœur ! Rétorqua-t-il sèchement.

Puis il rejoignit la table de Gryffondor où il commença à manger. Ron et Hermione le rejoignirent et le jeune roux grommelait indistinctement, certainement à son encontre se doutait Harry. Quand Ginny passa à leur hauteur, elle lui adressa un faible sourire et alla s'assoire un peu plus loin tandis que son frère lui adressait un regard noir.

A la table des Poufsouffle, un grand blond se leva et s'approcha de Ginny en tentant de l'embrasser mais la jeune rousse se recula et se releva pour sortir suivi par le jeune homme.

-Qui s'est celui là ? Grommela Ron.

-Warren Worthington, il est en sixième année à Poufsouffle et il a beaucoup de succès auprès des filles … même plus âgées, fit Hermione.

-Quoi ? Lança Ron en se tournant vers elle, ses yeux lançant des éclairs.

-Parvati et Lavande le trouvent mignon, fit-elle en rougissant. Harry, se sont ça les éléments que nous ne connaissions pas ?

Harry hocha la tête avec gravité sans lever les yeux de son assiette, certain qu'il devait être le point de mire de bons nombres de groupes de discussions dont il était le sujet principal avec Ginny.

-Elle te l'a avoué hier soir ? Ils sont ensembles depuis …

-Ils ne sont pas ensembles, murmura Harry. Hermione, je n'ai pas envie d'en parler…

Elle le dévisagea longuement avant de lever les yeux au ciel en pestant.

-Je vais aller lui dire deux mots ! Fit Ron en se levant. Maman serait encore vivante, elle aurait eu droit à un de ces savons et …

-Non, Ron ! S'emporta Harry. Tu ne t'occuperas pas de ça, c'est une affaire entre Ginny, sa conscience et moi !

Ron se rassit mais son attitude laissait entendre que ce n'était que parti remise et qu'il aurait quoi qu'il en coûte une discussion avec sa sœur. Le trio resta silencieux jusqu'à ce que Malfoy se ramène vers eux.

-Alors Potter, ça fait quoi de se faire plaquer ? Par la Weasley en plus ! En même temps, elle ne pouvait pas rester avec toi éternellement, étant donné que tu as une espérance de vie encore plus ridiculement courte que la sienne. Toutefois cela confirme qu'elle ne choisit pas ses amants pour leur intelligence.

Crabbe et Goyle ricanèrent bêtement comment eux seuls pour le faire, comme si Malfoy partageait avec eux une plaisanterie particulièrement désopilante. Ce qui de leur point de vue était certainement vrai.

-Moi au moins, je sors avec quelqu'un, rétorqua sèchement Harry.

-Nuance, tu sortais avec quelqu'un et pour une personne dans ma position sociale, ma famille a d'ores et déjà organisé mon mariage avec une Sang pure. En théorie, vous ne serez plus là pour y assister et de toute manière, vous auriez gâché la noce.

-Franchement Malfoy, tu n'en as pas un peu marre de nous rabâcher toujours les mêmes choses ? Lui demanda sèchement Hermione.

Drago Malfoy sembla se figer un instant devant l'agressivité de la jeune femme puis il récupéra sa gouaille provocatrice.

-Granger, ta force de repartie sera une des rares choses que je regretterais quand vous aurez tous disparu.

-Tu as l'air bien confiant de la victoire de ton chef, grogna Ron qui rongeait son frein depuis minutes déjà et qui croyait voir dans cette bravade, un exutoire à la colère due à sa sœur. Qui te dit que ce n'est pas notre camp qui va gagner ?

Malfoy éclata de rire, rapidement imité par ses comparses.

-Mon petit Ouistiti, tu es un comique qui s'ignore et malheureusement disparaîtra avec toute sa famille… Que dis-je ! Malheureusement ! Heureusement oui ! Un Weasley vivant ferait tache dans l'ordre nouveau du Lord Noir.

Harry et Ron se levèrent en brandissant leurs baguettes.

-Redis ça encore une fois, Malfoy et je te fais avaler tes dents, le menaça Harry.

Dès les premiers mouvements, Drago Malfoy s'était réfugié derrière Crabbe et Goyle qui bandaient leurs muscles en prenant l'air menaçant. Ils se toisèrent du regard, attendant de voir quand et comment allait réagir leurs adversaires lorsque intervint le docteur Strange en posant sur l'épaule d'Harry.

-J'espère que ne pas interrompre une discussion.

Harry remarqua que les mains du professeur de potions ne tremblaient presque plus. Elles devaient avoir guéri de la décharge de magie qu'elles avaient reçu lors de l'explosion de sa baguette.

-Non, professeur, dit Malfoy d'un ton torve avant de s'éloigner.

-Parfait ! M. Potter, avant que j'oublie, j'aurai un mot à vous dire après le cours de cet après-midi.

-Bien, professeur, répondit Harry un peu interloqué.

Le docteur Strange s'éloigna, laissant Harry toujours debout au milieu de la salle et tenant sa baguette à la main alors que Ron et Hermione le regardaient interloqués.

-Pourquoi veut-il te voir ? demanda Hermione.

-Je l'ignore.

-Ça a peut-être un rapport avec le club de duel, supposa Ron.

-Harry verra bien ce soir. En attendant si nous ne nous dépêchons pas, nous allons être en retard pour le cours de Défense Contre les Forces du Mal de Tonks. En principe, elle doit commencer aujourd'hui à lancer des sorts non prononcés, dit Hermione en prenant sa besace et en prenant par le bras Ron.

La matinée se déroula lentement pour le trio dont l'humeur était à la morosité. Alors qu'à l'habitude, ils étaient parmi, si ce n'est les premiers, à maîtriser les sorts et techniques de Défense Contre les Forces du Mal, ce ne fut pas le cas ce jour là et cela même pour Hermione, ce qui fut remarqué par tous. Au lieu de faire fi des bruits qui l'entouraient et de se concentrer sur l'exercice qui leur était demandé, elle regardait nerveusement Ron et Harry. Et les rumeurs colportées par ses camarades au sujet de Ginny ne faisaient qu'alimenter son stress. Hermione attendait avec inquiétude l'instant où son petit ami ou son meilleur ami, voire les deux allaient craquer et tenter de rétablir la réputation de sa sœur/petite amie mais ce faisant, ils renforceraient les ragots au lieu de les affaiblir.

Lorsqu'ils allèrent déjeuner, le fait que Ginny Weasley avait quitté Harry Potter pour un élève de Poufsouffle de sixième année était bien établie dans la conscience collective de l'école. Certains échafaudaient des théories sur les raisons de ce revirement de situation. La plupart des jeunes filles se réjouirent de cela et avec une mauvaise foi plus qu'évident, certaines prétendirent que la rousse ne s'intéressait à Harry que pour son prestige et sa fortune et que quand elle avait compris que le célèbre ne l'épouserait jamais et ne lui léguerait ainsi jamais sa fortune lors de son plus que probable décès durant l'inévitable duel qu'il devrait livrer au chef des Mangemorts, elle avait décidé de le quitter pour se trouver un meilleur parti dont l'intelligence ne la gênerait pas dans sa quête de notoriété.

Il ne leur fallut pas une seconde pour que la plupart des célibataires ainsi que certaines non célibataires rompirent avec leurs petits amis, dans leur bonne estime qu'il était de leur devoir de réconforter Harry Potter. Celles qui quelques minutes auparavant étaient les meilleurs amies du monde se considèrent dès alors comme de farouches rivales pour conquérir le cœur du Survivant. Les garçons, quant à eux, se montrèrent plus terre à terre et supposèrent que si Ginny Weasley avait largué Harry, c'était parce que celui se trouvait être un mauvais amant et qu'il ne la satisfaisait plus ou pas.

Bien que tous chuchotent, ces ragots parvenaient aux oreilles des deux principaux intéressés et de Ron et Hermione. Quand certaines filles passèrent à la hauteur de Ginny en murmurant des obscénités à son encontre et qu'à celle d'Harry, elles se mirent à minauder pour attirer son attention, ce fut trop pour la jeune fille qui sortit de la Grande Salle en larme.

Ron, Hermione et Harry se regardèrent.

-Je vais m'en occuper ! J'ai deux mots à lui dire, fit Ron.

-Il en est hors de question ! Rétorqua Hermione. Tu ne ferais qu'aggraver les choses. Tu n'as pas vu à quel point, elle se sent mal et …

-Je m'en occupe, la coupa Harry.

-Toi ? Prononcèrent en chœur le roux et la brune.

Harry s'était déjà levé et courait à sa poursuite en criant son nom, il bouscula au passage un groupe de filles de cinquième année qui gloussaient en le voyant arriver vers elles. Quel ne fut pas leur déception quand Harry fit tomber deux d'entre elle sans même prendre le temps de s'excuser. Harry rattrape Ginny avant qu'elle ne gravisse l'escalier menant aux chambres des filles.

Elle voulut se dégager de son étreinte quand il la serra contre lui, ce qui ne fit que renforcer la volonté du jeune homme de la consoler. Quand Ginny le comprit, elle se laissa tomber en redoublant de sanglots, obligeant Harry à en faire de même.

-Je m'excuse Harry, je m'excuse. Je ne voulais pas … Je croyais que tu m'avais oublié et que tu ne m'aimais plus … mais je ne suis pas comme elles le disent … Je ne sortais pas avec toi parce que je voulais ton nom et ta fortune…

-Je sais, Gin ! Je l'ai compris depuis longtemps mais ce genre de calomnie est le prix à payer quand on me côtoie. Gin, écoute-moi : je t'aime, je t'aime, je t'aime et tout ce que pourront dire les autres n'y changeront rien ! Nous pourrions ressortir ensemble dès maintenant mais ça n'arrangerait rien. Je me demanderais perpétuellement ce que tu feras la prochaine fois que tu croiras que je te trompe.

-Je ne croirais plus jamais ça ! Se défendit Ginny. Je jure sur la tête de nos futurs enfants que cela ne se reproduira plus.

-Je sais, je te crois mais c'est moi … J'ai besoin d'un peu de temps…

La jeune fille mit un doigt sur ses lèvres avant de lui murmurer à l'oreille.

-J'avais compris hier soir mais ça fait du bien de l'entendre à nouveau.

Harry sentit le corps de la jeune fille se relâcher complètement et il lui fallu une seconde ou deux pour réaliser qu'elle s'était évanouie. Il avait déjà été dans ses situations périlleuses voire mortelles mais aucune n'avait lui avait paru ce jour aussi délicate. Il ignorait totalement ce qu'il devait faire, son premier réflexe fut de t'appeler à la rescousse Hermione avant de se dire qu'elle conseillerait quasi à coup sûr de transporter Ginny à l'infirmerie pour qu'elle soit auscultée par Mme Pomfresh. Harry la prit dans ses bras, la trouvant plus légère que dans son souvenir et il courut jusqu'au local de l'infirmière. Quand celle-ci entendit le fracas qu'Harry provoqua en ouvrant la porte d'un puissant coup de pied, elle commença par le houspiller avant de remarquer Ginny qu'il portait.

-Que lui était-il encore arrivé ? Demanda sèchement Mme Pomfresh à Harry en lui prenant la jeune gille des bras et en la posant sur un lit.

-Nous discutions et elle est tombée.

Elle lui décocha un regard acéré tout en commençant à ausculter Ginny.

-Miss Weasley vient un peu trop souvent depuis qu'elle vous fréquente … comme si les blessures de Quidditch ne suffisait pas … Avant que vous n'alliez en cours, dites-moi si vous l'avez vu manger ces derniers jours !

Harry trouva au premier abord la question incongrue puis il réalisa qu'il n'était même pas certain de l'avoir vu manger la veille au petit déjeuner, cela faisait donc deux jours qu'elle avait le ventre vide et avec l'entraînement de Quidditch …

-Ça doit venir de là ! Parfait, maintenant déguerpissez !

Harry obtempéra à contrecœur et se rendit dans les cachots où avaient lieu le cours de potions.

Dès qu'il fut installé à sa place, aux cotés de Ron et Hermione et avant qu'ils ne l'interrogent, il les informa.

-Ce n'est pas vrai ! S'exclama Ron un peu trop fort.

-Un problème, M. Weasley ? Demanda le docteur Strange qui aidait alors Neville.

-Non, professeur … Je viens de réaliser que j'avais oublié d'incorporer mes racines d'asphodèle dans ma préparation.

-Dépêchez vous de remédiez à cela alors ! Et la prochaine fois, parlez moins fort.

-Oui, professeur.

Le docteur Strange se retourna vers le chaudron de Neville où une épaisse fumée violette empuantait la pièce au lieu du léger filet verdâtre qui aurait du s'en échapper. De l'autre coté de la salle, Malfoy s'échinait lui aussi à réparer ses erreurs cas sa fumée sans être aussi épaisse que celle de Neville était d'un bleu presque blanc et quand il rendit sa fiole, il était visible qu'il n'y était pas parvenu au contraire de Neville. Apparemment le remplacement de Rogue par ce professeur avait eu un effet positif sur ce dernier ainsi que quelques autres.

A la fin du cours, Harry voulut rejoindre Ginny mais Hermione se chargea de lui rappeler que le docteur Strange devait lui parler.

-Je n'avais pas oublier mais … fit Harry.

-Nous sommes tous les trois très inquiets pour Ginny mais ce qu'il a à te dire est certainement très important. Tu pourras venir la voir après, continua-t-elle sur un ton maternel.

-Ouais, elle a raison, fit Ron qui regardait avec impatience la porte. De toute façon, on se retrouve là-bas.

Ron sortit en courant du cachot.

-Je l'accompagne, dit-elle penaude. Je ne voudrais pas qu'il aggrave l'état de Ginny.

Harry soupira en la voyant s'éloigner puis il se tourna vers le docteur Strange qui était déjà en train d'annoter les potions. Il avait apparemment complètement oublié qu'il devait discuter avec lui. Il caressa un instant l'idée de partir sans un mot mais l'image d'une Hermione furibarde le traitant d'irresponsable et l'obligeant à revenir s'imposa dans son esprit et il signala sa présence.

-M. Potter ! Vous m'avez surpris ! Fit le professeur de potions en manquant de faire tomber la fiole qu'il avait en main.

-Vous avez dit que vous deviez me parler de quelque chose, ce matin.

-Oui, c'est vrai ! J'ignore si cela vous a frappé mais j'ai recouvert l'usage de mes mains et nous allons pouvoir commencer dès à présent votre entraînement spécial…

-Mon entraînement spécial ?

-Ne me dites pas que vous avez oublié cela ? Je vous en ai pourtant parlé lorsque nous nous sommes vus …

-Si, je m'en souviens, fit Harry d'une façon qu'il espérait convaincant. Quand commençons nous ?

-Maintenant serait parfait.

-Maintenant ? Répéta Harry en pensant qu'il aurait mieux fait de s'éclipser au lieu de se faire remarquer, il aurait ainsi pu aller au chevet de Ginny.

-A moins que vous ne préfériez ne débuter que la semaine prochaine, proposa le docteur Strange qui paraissait avoir remarque le trouble d'Harry.

-Oui ! S'exclama Harry avant de se reprendre et de dire plus calmement. A vrai dire, je préfère cette solution.

-M. Potter, depuis quelques temps, vous ne me paraissez pas totalement dans votre assiette. Je sais que je peux paraître rébarbatif mais avec moi, vos problèmes seront en sécurité.

-Non, je vais bien, dit Harry en essayant de paraître convaincant.

Le professeur de potions ne fut pas dupe mais il n'insista pas.

-Comme vous le désirez mais n'oubliez pas que je tout prêt à vous aider… Rendez-vous donc ici la semaine prochaine à 17 h 30, prenez votre baguette pour la première séance mais cela sera inutile par la suite.

-Bien professeur, dit Harry avant d'essayer de sortir de la façon la plus naturelle qu'il le put mais dès qu'il eut passé la porte, il se mit à courir comme un dératé en direction de l'infirmerie. Il ne s'arrêta même pas quand il manqua d'entrer en collision avec Rusard qui réprimandait trois élèves de quatrième année pour avoir lancé des bombabouses sur sa chatte Miss Teigne. Les trois garnements profitèrent du fait que le concierge se lance à sa poursuite pour se carapater, Miss Teigne tenta bien d'en avertir son maître mais une nouvelle slave de bombabouse l'en empêcha. Son maître, quant à lui, stoppa sa course dès le premier escalier. Il n'était pas fait pour les courses de fond, c'était un vif, lui ! Les sprints ne l'effrayaient pas s'ils ne dépassaient pas dix ou douze mètres, en général quand il fondait sur ses proies que Miss Teigne lui avait désignée.

Harry atteignait la porte de l'infirmerie alors que Rusard emmenait sa chatte dans ses appartements pour la nettoyer et essayer de faire partir l'odeur pestilentielle qu'elle dégageait. Harry attendit deux secondes d'avoir repris son souffle avant de pénétrer dans l'infirmerie mais quand il ouvrit la porte, il remarqua tout de suite que le lit que Ginny occupait plutôt dans l'après midi était vide. Le seul lit occupé l'était par un jeune blond qui vomissait la tête dans un baquet et Mme Pomfresh à son chevet.

-Où est Ginny ?

Le petit blond et l'infirmière levèrent la tête dans sa direction, Harry reconnut alors dans le jeune garçon son voisin Mark Evans.

-Où est Ginny ? Répéta Harry.

-Miss Weasley ? J'ai demandé à son frère et son amie de la raccompagner jusqu'à la tour Gryffondor… Vous veillerez désormais à ce qu'elle mange si vous tenez un tant soit peu à elle ! Maintenant et à moins que vous ne connaissiez aussi M. Evans, je vous demanderais de quitte mon infirmerie.

-Qu'est ce qu'il a ?

-Parce que vous le connaissez ? Dit Mme Pomfresh du ton de celle qui ne s'étonne plus de rien. Je pense que c'est du à un sort de Gerbe ou farce des ses maudits jumeaux Weasley. Qu'ils fassent tourner Ombrage en bourrique avec leurs bêtises passent encore mais qu'ils gênent mon infirmerie avec leurs farces démoniaques, je ne leur permet pas ! Vous les préviendrez que si jamais je les croises, je leur fais tester une par une leurs inventions et nous verrons bien s'ils trouvent ça toujours aussi amusant !

Harry ne put s'empêcher de ricaner en imaginant la scène et Mme Pomfresh dut croire qu'il trouvait sa remarque très drôle car elle lui accorda un sourire avant de le pousser vers la sortie de manière plus douce qu'à l'accoutumée et de refermer prudemment mais fermement la porte. Il ne pouvait pas lui avouer que Fred et George étaient leurs propres cobayes et qu'ils connaissaient ainsi parfaitement tous les effets de leurs trouvailles. Harry partit sans tarder vers la tour Gryffondor en continuant à rire.