Je suis encore dans les temps! ;)

Bonne lecture...

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Chapitre 51

Je transplane dans la cour arrière de chez Rowle et vois un seul rosier en plein milieu de sa pelouse. Peut-il être encore plus con qu'il ne l'est déjà ? C'est à peu près aussi clair que s'il y avait un panneau disant : Regarde ici, j'ai caché quelque chose !Putain, Rowle.

J'observe ce qui m'entoure avec soin et lève la baguette d'Astoria.

Homenum Revelio.

Personne n'est ici, en dehors de Rowle, qui semble être à l'intérieur de la maison.

J'élimine la saleté de plante et fais apparaître une pelle pour creuser et trouver le poignard, je sais depuis ma recherche chez les Potter à Godric's Hollow qu'un simple Accio ne me sera d'aucune utilité. Cela me prend moins d'une minute pour trouver le poignard, je le glisse en toute sécurité dans une poche intérieure de ma cape.

Juste au moment où je me redresse, Rowle sort par la porte arrière de sa maison.

« Malefoy » dit-il. « Tu as ce que tu voulais. Peux-tu me libérer, maintenant ? »

Je pointe la baguette que j'ai empruntée sur lui. « Désolé mec. J'ai menti. Imperio. »

Ses yeux s'écarquillent sous le choc du sortilège de l'Imperium, celui-ci s'installe avec une force renouvelée.

« J'ai besoin de toi pour me donner les informations que tu vas recueillir au sujet des patrouilles de Poudlard, les itinéraires, les changements de surveillance, les Mangemorts qui sont là-bas. Je veux l'information sur parchemin d'ici demain soir. Si je ne viens pas, j'enverrai un elfe de maison pour le récupérer. Ne lui donne pas à moins qu'il ne dise que Karkaroff était un très bon batteur. Hoche la tête si tu m'as compris. »

Il hoche la tête une fois.

« Mis à part cela, tu es autorisé à agir normalement, aussi longtemps que tu ne fasses jamais rien qui puisse m'incriminer. Et aussi, si jamais tu es pris ou soupçonné, tu dois tout nier. Si le Seigneur des Ténèbres décide de te poser des questions personnellement, tu te tues. »

Il hoche la tête avec effroi. « Me laisseras-tu tranquille un jour ? » demande-t-il.

Je me demande si je suis autant effrayant. Cet homme a au moins deux fois mon âge.

« Je ne vais pas te mentir. C'est peu probable. Rappelle-toi, tu dois disposer des informations d'ici demain soir, ou je serai très très en colère. »

Il y a des Mangemorts qui sont publiquement punis par diverses méthodes de torture. J'ai eu moi-même l'occasion de torturer mes petits camarades, et à en juger par la façon dont se raidit Rowle, il a dû me voir à l'œuvre.

Puis je me souviens, il y a un dernier détail à régler sur sa mémoire. Tout d'abord, je change sa mémoire afin qu'il se souvienne d'avoir vu le poignard et le désir le posséder parce que c'était un objet inestimable. Ensuite, je jette quelques charmes de protection sur ses souvenirs. Si Voldemort veut vraiment entrer dans son esprit, il n'y a aucun moyen que ces détails puissent l'arrêter. Mais ils peuvent le ralentir un certain temps, peut-être suffisamment pour que Rowle se tue avant que Voldemort ne puisse découvrir son lien avec moi.

« Alors, que vas-tu faire aujourd'hui ? » je lui demande.

« Obtenir des informations sur Poudlard » répond-il. « Si tu ne viens pas, un elfe de maison viendra, et je ne pourrai lui donner les informations qu'il désire que s'il me dit que Karkaroff est un bon batteur. »

« Parfait. Je vais te laisser alors » dis-je.

Ensuite, je transplane à ma prochaine destination : la salle de séjour de ma maison. Potter est assis seul sur le canapé, en apparence plongé dans ses pensées lorsque j'arrive.

« Malefoy » dit-il, me regardant avec surprise.

« Ouais. Livraison spéciale pour toi. Je t'avais dit que je l'aurais dans la semaine. »

Je cherche dans la poche intérieure de ma cape et en extrait le poignard.

« Tu ne devrais pas... le tenir de cette façon là... » dit Potter.

« Eh bien, je ne suis pas encore tombé raide mort » dis-je en le déposant sur la table basse. « Où sont les autres ? »

« Ron veille sur Ginny. Hermione et Blaise sont dans la cuisine, ils préparent une potion pour elle. »

« Et que fais-tu ici, tout seul ? Tu te demandes de quelle façon tu vas mourir pour sauver le monde ? »

« Ouais, la moquerie fait toujours partie de ta personnalité. »

Je secoue la tête. « Désolé. »

Il a l'air surpris par mes excuses. Puis il parle. « Je sais que tu n'as jamais eu une haute opinion de moi, et je ne t'ai jamais vraiment respecté non plus... mais je ne suis pas idiot, en dépit de ce que tu pourrais penser. »

« Qu'est-ce que ça veux dire exactement ? » je lui demande en plissant les yeux.

« Je n'ai jamais vraiment cru que tu avais décidé de changer de côté juste pour arrêter le massacre, honnêtement, je ne pense pas que tu risquerais ta vie rien que pour cela. »

« Ah Potter, tu penses que tu me connais bien, c'est ça ? »

« C'est pour Hermione, n'est-ce pas ? » dit-il.

Je lui jette un coup d'œil légèrement surpris. « Tu plaisantes. »

Il secoue la tête. « Je sais que je pourrais me tromper, mais... »

« Tu pourrais ? Tu as certainement tort. »

« Tu lui as sauvé la vie au camp des Mangemorts » affirme Potter. « Et tu as demandé que ce soit elle ton interlocutrice, elle ne le sait toujours pas d'ailleurs. Comme je l'ai dit plus tôt, Malefoy, je ne suis pas idiot. »

Je déteste admettre mes sentiments. Je déteste cela, presque autant que je ne supporte pas de parler à Ron Weasley. Mais quelles autres explications donner ? Je ne pense pas qu'une autre intervention de ma part le conduise à une conclusion différente de celle qu'il vient de me donner.

« Très bien » dis-je. « Que vas-tu faire à ce sujet alors ? »

« Rien » dit-il.

Je cache ma surprise.

« J'ai été inquiet au début que tu puisses avoir des plans pour lui faire du tort, c'était la seule chose que je pouvais te reprocher à l'époque. Mais maintenant, je ne pense pas devoir être soucieux » a-t-il ajouté.

« Es-tu sûr de ton jugement ? »

« J'ai remarqué comment tu la regardes lorsqu'elle n'est pas en train de le faire de son côté » dit-il.

« Pourquoi cela t'intéresse ? »

« Parce que maintenant que nous sommes du même côté, je tiens à mettre de côté nos différents. Je l'ai fait avec Blaise, je suis sûr que je peux le faire avec toi aussi. »

Je ricane. « Les problèmes entre toi et Blaise sont difficilement comparables aux nôtres. »

« Néanmoins, je vais essayer. Dumbledore aurait voulu cela. »

Je résiste à l'envie de flancher à la mention du nom de notre ancien directeur. « Tu es toujours le bon petit garçon raisonnable de Dumbledore ? »

Potter hoche la tête. « Toujours. »

« Bien sûr » dis-je, en essayant de garder l'exaspération dans ma voix à un minimum absolu.

Ses pitreries héroïques et ses idées de la justice et de la loyauté pour la bonne cause ne font pas bon ménage avec moi. Harry Potter, le Survivant. Le Choix Numéro Un, celui qui va sauver notre monde de Voldemort. Je me demande comment ils s'attendent à ce qu'il gagne. J'ai vu de près ce que Voldemort peut faire. Comment un garçon de mon âge est supposé gagner contre le Seigneur des Ténèbres ?

Si Potter est notre seul espoir, je pense qu'il est normal de dire que nous sommes foutus.

Évidemment, de telles choses ne devraient pas être dites à haute voix. Surtout pas en présence de ladite personne.

« Je dois retourner au manoir » dis-je.

« Tu es venu ici pour voir Hermione, non ? »

« Je ne vois pas de quoi tu parles » dis-je, et cette fois ce n'est pas un mensonge. OK très bien, pas tout à fait en tout cas. J'avais espéré l'apercevoir quelques instants, mais ce n'était pas la raison principale pourquoi je suis présent au chalet. « Je suis venu t'apporter le poignard. J'espère que tu sais comment te débarrasser de celui-ci. »

Puis la porte de ma chambre s'ouvre, et Weasley en sort. J'ai failli lui lancer un sort de catapultage avant de m'apercevoir qu'il était censé être avec sa belette de sœur.

« Malefoy, tu ne vas nulle part » dit-il avec une voix censée être menaçante. « J'ai tout entendu. »

Je lève un sourcil. « Et ? »

« Comment peux-tu laisser Harry penser que tu aimes Hermione ? Et comment... Harry, comment peux-tu toi-même penser cela ? C'est Malefoy, bordel de merde ! » siffle-t-il.

À ma grande surprise, Potter semble effectivement véritablement en colère contre son ami. Au lieu de parler pour me défendre, je décide de laisser Potter lui faire face.

« Ron, je sais parfaitement à qui je suis en train de parler, d'accord ? »

« Comment peux-tu lui dire que tu ne feras rien à ce sujet alors ? » demande Weasley, ses joues virent à une teinte encore plus foncée que rouge.

« Et qu'est-ce que je suis censé faire ? » demande Potter. « Je ne pense pas que tu veuilles que j'en parle à Hermione. »

Dois-je leur dire qu'elle sait déjà ? Hmm... nan.

Impossible de répondre à la question de Potter, Weasley se tourne vers moi. « Malefoy, tu n'as pas le droit... »

« Pas le droit ? » je l'interromps. « Qui es-tu pour me dire cela ? Son frère, son petit ami, son mari ? »

« Harry, c'est un Mangemort. Il NE PEUT PAS... »

« Je ne peux pas quoi ? » je demande.

« Ron, arrête » reprend Potter. « Tant qu'Hermione n'est pas intéressée par lui, cela n'a pas d'importance ce qui se passe dans sa tête, d'accord ? »

« Pourquoi es-tu si inquiet Weasley ? » je lui demande. « Ce n'est pas comme si j'allais la manger toute crue. »

Son visage est très très très mécontent, mais il disparaît de nouveau dans ma chambre pour rejoindre sa petite sœur.

« Il n'y a pas assez de pièce dans cette maison » commente Potter.

« Je n'avais pas pensé que ce lieu accueillerait d'autres personnes que moi. Et si ça ne te plaît pas ainsi, je peux encore te foutre dehors. »

« Oui, je sais. Je suppose que je ne t'ai jamais remercié pour nous avoir laissé venir ici » dit-il. « Alors... merci. »

« Je dois vraiment y aller maintenant. Naree vous apportera encore plus de fournitures dans la soirée. »

« Il y a trois ans, si quelqu'un m'avait dit que je serais chez toi, et que ton elfe de maison allait nous ramener de quoi manger, je pense que j'aurais ri et j'aurais répondu que je serais mort avant » dit Potter en gloussant.

Il semble penser que ce sera facile d'oublier tout ce qui s'est passé entre nous. Pour l'amour d'Hermione, je vais risquer ma couverture pour lui, le soutenir, et me battre pour lui, pour elle, jusqu'à la fin, mais cela ne signifie pas que je veuille faire ami-ami avec lui.

« Eh bien c'est une bonne chose que tu aies grandi depuis. Salut Potter. »

Après cela, je transplane dans ma chambre au Manoir.

Lorsque je vois Astoria dans la même position et au même endroit où je l'ai laissée, je pousse un soupir de soulagement. Tout d'abord, je modifie sa mémoire afin qu'elle ne se souvienne pas que je lui aie emprunté sa baguette. Puis, j'annule le sort qui l'empêche de bouger ainsi que le charme "Assurdiato" que j'avais placé sur elle. Je range soigneusement sa baguette de nouveau dans sa robe, et j'attends qu'elle récupère.

Elle se réveille en un instant et regarde autour d'elle, désorientée.

« Pourquoi suis-je sur le sol ? » demande-t-elle.

« Tu as trébuché. »

« Oh... c'est vrai » dit-elle en fronçant les sourcils.

Je me rends compte que ma mère a raison, la comparer à un animal d'élevage est en effet erroné. Elle est encore plus bête qu'un animal de ferme.

Puis elle semble se rappeler que nous avons discuté de la possibilité, ou de mon côté de l'impossibilité, de notre mariage.

« Tu tomberas amoureux de moi Drago » dit-elle. « Tu verras. »

« C'est très peu probable » je me moque. « Maintenant, sors de ma chambre. »

Elle me fusille du regard.

« Va-t-en. »

Astoria se remet sur ses pieds et commence à quitter la pièce. Elle fait une pause à la sortie et jette un regard vers moi comme si elle espérait que je change d'avis. Je secoue la tête avec minutie, et elle gémit bruyamment avant de partir.

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Normalement RDV Mercredi!

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Bizzz