Voilà voici encore un beau chapitre, je ne vais pas le résumer, ça gâcherait la surprise, enjoy !
Je tiens à remercier emokami pour son aide à mon arrivé sur ce site, Moratroce pour ses propositions lumineuses pour les musiques qui m'inspirent beaucoup. Et merci surtout à une personne très spéciale, Louve Noir pour ses opinions sur les textes, corrections de grammaire entre autres. Gros, gros câlins à toi bella. Surtout pour m'encourager à continuer cette belle fanfic :)
Et aussi un GRAND MERCI à mes lecteurs qui suivent avec passion cette fiction et qui laissent un petit mot d'encouragement. Merci encore gros câlins a vous aussi 3 !
Je tiens à prévenir, il y a des passages au vocabulaire vulgaire. Si vous n'aimez pas donc ne lisez pas !
Disclaimer : Les personnages de cette fanfic appartiennent à Square Enix, je ne gagne aucun profit en écrivant ces textes, juste l'appréciation des fans de Final Fantasy
Musique du moment : Blue Stahli (Full album) 11. Scrape (Acoustic)
«L'amour et la haine sont des sentiments qui s'alimentent par eux-mêmes, mais des deux la haine a la vie plus longue.» - Honoré de Balzac
Send Me An Angel
Burning Inside
A quatre pattes sur le grand lit, Yuffie observait de près le fils de Vincent pendant que Shalua désinfectait la blessure causée par la balle. La jeune femme quant à elle, souriait faiblement face à la curiosité non dissimulé de la jeune fille.
- C'est une chance que la balle n'est pas fait plus de dégâts que ça.
Fit la jeune ninja en observant la blessure de près.
- On voulait l'empêcher de faire de bêtises, ma chérie, rien de plus.
Shalua s'attrista de constater à quel point elle s'était trompée sur Yazoo. Il lui était clair, à présent, que son comportement depuis le début étaient associées à une profonde dépression et non seulement le deuil, la peur et la méfiance envers tous.
- Yuffie, passe-moi un t-shirt de la commode, je te prie.
La jeune fille obéit et revint avec un t-shirt blanc. La jeune scientifique grimaça. Yazoo n'aimait pas le blanc, mais pour l'heure, il devait faire avec étant donné que ses affaires personnelles étaient restés au 7ième Ciel. Faudrait sans doute qu'elle y envoie quelqu'un aller les chercher tôt ou tard.
- Je comprends toujours pas pourquoi personne ne dit à Yazoo que Vincent est son p-
- Il n'est pas prêt à le savoir et surtout après ce qui vient de ce passer…
La coupa hâtivement la jeune scientifique. Yazoo pouvait être sous sédatif, mais il avait tout de même un semblant de conscience sur ce qui l'entourait.
Yuffie s'assit au fond du lit et croisa les bras.
- Bah… C'est mal parti, surtout avec la bavure de Barret et Cid.
Elle dévia le visage quand Shalua se mit à enlevait le léger pull du jeune homme, le laissant torse nu, et l'habilla du t-shirt.
- Je me demande si Vincent va rester longtemps dans la salle de simulation ?
La jeune scientifique recoucha Yazoo et le couvrit de la couverture dans laquelle l'ancien Turk l'avait amené.
- Je ne sais pas, ma chérie. Pourquoi tu ne vas pas aller voir ?
Yuffie se leva et partit en un éclair.
- Okay !
Shalua roula de l'œil et lissa une mèche de cheveux qui semblait retomber sans cesse sur les yeux de Yazoo. Elle adressa un sourire triste au jeune homme endormi et lui caressa maternellement la joue. ''Yazoo….''
Après un rugissement de rage, il pulvérisa ses adversaires devant lui. Chaos laissait libre champ à sa volonté destructrice autour de lui. Rien autour de lui qui n'échappé à son courroux. Tant de rage, tant de colère bridée depuis trop longtemps. Tel était le sentiment de Vincent qui nourrissait la fureur de Chaos.
Autour de lui, des clignotants rouges l'alertaient que la simulation touchait à la fin et il était temps pour lui de reprendre le contrôle.
Un tant soi peu essoufflé, Vincent repris son apparence habituelle. Derrière lui gisait les cadavres holographiques des monstres sur qui il avait déchainé sa colère. Il quitta la salle de simulation de combat et trouva une Yuffie en train de l'attendre.
Yuffie croisant ses bras derrière sa nuque.
- Ok. ÇA, c'était terrifiant.
- Ça fait longtemps que tu es là ?
Lui demanda Vincent, un peu surpris de trouver la jeune ninja en train de l'attendre.
- Assez longtemps pour remercier de ne pas être à la place de ces monstres.
Vincent lui adressa un faible sourire.
- Je ne suis pas méchant, Yuffie, tu devrais déjà le savoir.
Yuffie se pencha en avant et grimaça légèrement.
- Nuh uh ! Pas quand on s'en prend à ton fils, ça c'est sûr !
L'ancien Turk acquiesça.
-Shalua est avec lui ?
- Yep ! Elle semblait être inquiète pour Yazoo et pour toi aussi, je crois.
L'ex-Turk acquiesça encore une fois et passa par la jeune fille.
- Alors… C'est qui la mère de Yazoo ?
Vincent s'arrêta mais ne se retourna pas. Après un bref silence, il répondit d'une voix sombre.
- Lucrécia.
- Hein ? …Quoi !?
Yuffie sembla sous le choc et quand elle se reprit, Vincent avait déjà quitté le couloir.
La jeune femme regarda sa montre, il était midi passé et elle soupira. Elle ne pouvait pas laisser Yazoo seul dans de telles conditions et se damna comme elle avait tout faux à propos de Yazoo depuis le début.
Shalua fit quelques pas dans la chambre et guetta dehors. ''Que faire maintenant ?'', se demanda-t-elle en regardant au dehors.
Elle regarda Yazoo dans son sommeil. Le jeune homme dormait paisiblement et elle espérait que ça dure ainsi jusqu'au retour de Vincent. Mais fallait aussi, vu l'heure, penser à lui apporter de quoi manger. Elle envoya un message à Yuffie et confirma les quatre repas à rapporter dans la chambre.
Soupirant de nouveau, elle rangea son portable et croisa les bras, las. Vu les circonstances, les choses étaient loin de s'arranger pour le fils de Vincent et elle sentait que bien des crises allaient éclater. ''J'espère que Vincent tiendra bon le concernant…''.
Reno était étrangement silencieux depuis qu'il avait quitté l'appart et Rude l'épiait sans cesse du coin de l'œil. Son écervelé de comparse était en train de lui faire une crise d'anxiété que cela ne lui aurait pas étonné.
- Arrête de ruminer, ça ne sert à rien, p'tite tête.
Son partenaire lui adressa un regard courroucé et grommela une réponse vague entre les dents. Le Turk chauve soupira.
- Il est en sécurité, Reno. Et Vincent est avec lui, je ne vois pas p-
Un bruit creux venant de l'estomac de son comparse le coupa dans son élan et Rude haussa un sourcil, amusé.
- C'est ton estomac qui fait ça ou t'as encore oublié de regarder le moteur de la voiture ?
Encore un grognement et un regard qui tue de son comparse.
- Allez, on va s'arrêter en chemin pour manger. Tu es pire qu'un Bahamut enragé lorsque tu as faim.
Il se retint à grand mal d'éclater de rire au nez de son comparse vu la tête qu'il lui faisait. Mais il savait que c'était ce qu'il avait le mieux à faire pour l'instant. Quand Reno aurait l'estomac rassasié et serait moins grincheux, il pourrait lui tirer les vers du nez du pourquoi il s'inquiétait autant, même s'il avait déjà l'ombre d'un soupçon de la raison.
Shalua fit encore quelques pas dans la chambre, anxieuse. Elle se demandait pourquoi Vincent prenait autant de temps dans la salle de combat.
Yazoo émergea doucement de son sommeil et grimaça comme une douleur aigüe le frappa de son épaule gauche.
La jeune scientifique revint vers Yazoo et le rassura d'une voix douce.
- Shhhhh….. C'est rien chaton, tout va bien.
En entendant la voix de Shalua, il se redressa doucement et balaya la pièce où il se trouvait, essayant de brider la peur qui voulait s'emparer de lui à nouveau.
- Où… Où suis-je ? Où est Vincent ?
Shalua alla répondre quand la porte de la chambre s'ouvrit, laissant passer Vincent.
En le voyant, Yazoo retint un sanglot de soulagement.
Vincent vint s'assoir à ses côtés et lui chassa la mèche de cheveux qui lui avait la manie de cacher les magnifiques yeux en amande de son fils, en souriant faiblement.
- Ça va aller Yazoo. Je suis là.
Yazoo accepta l'étreinte que Vincent lui offrit et sentit l'ancien Turk lui lisser doucement ses longs cheveux.
- Tout va bien, Yazoo. Nous sommes au siège de W.R.O., dans un des appartements réservés au Haut Personnel.
Yazoo s'écarta de lui et le regarda, il semblait terrifié.
- Ce n'est pas où Barret et Cid travaillent?
- Les deux sont chez Cloud et ils y resteront le temps nécessaire que je trouve un endroit où nous puissions rester. Ici, personne ne te fera du mal Yazoo.
Yazoo sembla un peu plus soulagé et au moment où il allait se refugier dans les bras de Vincent, Yuffie entra en catastrophe avec le charriot de service de nourriture dans la chambre et tomba littéralement à plat ventre en se faisant un croche pied.
- Outch- !
Shalua eut du mal freiner un petit rire et se leva afin s'occuper des repas.
Yazoo à Vincent.
- Qui est-ce ?
Vincent regarde la jeune ninja avec frêle sourire.
- Une amie.
La jeune ninja se leva et adressa un sourire espiègle au fils de Vincent tout en prenant une posture fière comme elle le pouvait l'être.
- Je suis Yuffie Kirasagi, la plus grande ninja de tous les temps !
Shalua pouffa en voyant la pose exagérée de la jeune fille. Yazoo haussa un sourcil et un sourire moqueur naquit au coin de ses lèvres, laissant clairement comprendre ce qu'il en pensait. Mais néanmoins, Yuffie n'eut le temps de le voir puisque que son estomac la rappela à l'ordre vu l'heure.
- Mince, je meurs de faim.
- Alors c'est décidé allons manger. Yazoo, tu viens ?
L'argenté acquiesça et la vit quitter la chambre en emportant le charriot de la nourriture, Yuffie la suivant de près.
Vincent se leva à son tour et se fut à cet instant que l'argenté remarqua ses vêtements, hormis son pantalon noir qui était un peu taché de poussière, il grimaça par rapport au T-Shirt. ''Sans doute il n'y avait pas d'autre choix…'', pensa Yazoo en se levant à son tour.
Lorsqu'il quitta la chambre, il fronça les sourcils se disant que pour un appartement du Haut Personnel c'était plutôt luxueux et se sentit mal à l'aise sans comprendre pourquoi. C'était sans doute parce que jusque-là, il avait vécu dans des lieux plus modestes et simples. Il n'avait jamais prêté attention au luxe matériel, se contentant d'avoir le strict minimum pour le confort et aussi, tant qu'il avait ses frères près de lui, c'était le plus important. Il sentit une douleur lui déchirer l'âme comme si on lui arrachait quelque chose qui n'avait pas lieu d'exister. Une étrange sensation, vraiment…
Vincent se retourna et observa Yazoo qui semblait en pleine réflexion. Il était soulagé de voir que son fils réagissait bien après l'incident, mais il ne put empêcher de l'appréhension pour les jours à venir. Il doutait bien que Yazoo se posait des questions et sans l'une d'entre elle allait être la plus dangereuse. Il ne lui voulait en aucun cas le manipuler, hors il était déjà en train de le faire, par inadvertance, certes, mais il suffisait que Yazoo le sente pour qu'une autre crise s'en suive. Si seulement il pouvait gagner du temps… Il ne pouvait qu'espérer que cela arrive le plus tard possible.
- Yazoo, est-ce que ça va ?
Fit Vincent l'air inquiet.
Yazoo leva son regard vers lui et acquiesça.
- Oui Vincent, ça va, merci.
L'ancien Turk acquiesça et se tourna en direction de la cuisine aménagée.
- Allons-y, Shalua nous attend.
L'argenté acquiesça et suivi Vincent, avec l'étrange sensation que quelque chose n'allait pas.
Personne ne disait mot à table. Marlène envoyait des regards insistants à Tifa, mais cette dernière était trop absorbée par ses pensées pour qu'elle le remarque.
- Il est où Yazoo ?
Fit Denzel ne comprenant pas pourquoi tout le monde semblait si triste.
Cloud leva la tête et croisa le regard de Tifa. Cette dernière soupira doucement et essaya de rassurer le petit garçon.
- Yazoo est avec oncle Reeve, Denzel.
- Et il va revenir ?
Tifa envoya un regard las à Barret et à Cid. Ces derniers fixaient leurs assiettes comme si elles étaient d'une fascination sans précédentes.
- Je ne sais pas, Denzel.
Sur ces mots, la petite Marlène descendit de sa chaise et couru vers les escaliers, en pleurs. A son retour, Tifa et Cloud lui avaient demandé de garder secret la fuite de Yazoo à Denzel, mais ce secret, aussi petit soit-il, était trop lourd pour une petite fillette comme Marlène, surtout comme elle appréciait Yazoo comme un grand-frère. La jeune barmaid alla se lever pour la consoler mais l'Ex-Soldat fut plus rapide.
- Laisse, j'y vais.
Fit le blond en quittant la table.
Bouleversée la petite fille se laissa tomber dans son lit en éparpillant ses nombreuses peluches, prenant son oreiller pour y verser ses larmes. Elle ne voulait pas que Yazoo s'en aille. Elle voulait qu'il revienne et reste avec elle et Denzel.
Cloud arriva devant la chambre et observa Marlène pleurer sur son lit et soupira. Il comprenait le désarroi de la petite fille. Depuis l'arrivée de son frère, elle ne pouvait s'empêcher de vouloir le voir et lui parler, son affection pour Yazoo était si évidente qu'elle l'appelait déjà grand-frère. Elle était une des personnes avec qui l'argenté avait un semblant de confiance et, aussi étrange une cela paraisse, semblait apprécier sa compagnie. Il savait à quel point il était difficile d'avoir une approche avec son frère et pourtant cela semblait si naturel pour la petite Marlène de mener une conversation avec lui.
Il pénétra dans la chambre et pris place sur le bord du lit. Il caressa les cheveux de la petite fille qui releva son joli petit visage ruisselant de larmes.
Cloud d'une voix douce.
- Faut pas pleurer Marlène. Que dirait Yazoo s'il te voyait triste ?
Marlène se redressa et accepta l'étreinte du blond qui essayait de la calmer.
- Je veux… voir Yazoo…
Fit la fillette entre deux sanglots.
- Pour le moment, tu ne peux pas, mais je promets d'essayer d'avoir des nouvelles de lui, d'accord ?
Il caressa encore une fois ses doux cheveux châtains.
Cloud soupira.
- Moi aussi, je suis inquiet et j'aurais aimé aussi qu'il soit là.
La petite fille s'écarte un peu de lui pour le regarder dans les yeux.
-Pourquoi, il est pas venu avec toi tout de suite ?
Cloud hésita à lui répondre, mais la fillette le devança.
- C'est parce Vincent était fâché lui aussi ?
''Ça fait peur de la voir si perspicace pour son âge…'', pensa sombrement l'Ex-Soldat.
Le blond lui adressa un sourire triste.
- Oui, Vincent est aussi fâché.
- A cause de papa ?
Encore un soupir, comment allait-il faire pour se sortir de cette situation ?
- Pas seulement.
Et c'était en partie la vérité.
- Après le gouter, je vais voir si j'arrive à parler à Vincent d'accord ?
Marlène lui adressa un regard plein d'espoir.
- Je pourrais parler à Yazoo dis ? Tu crois qu'il laissera ?
L'Ex-Soldat lui sourit, soulagé qu'il avait réussit à consoler la fillette et à lui donner de l'espoir.
- On verra d'accord ?
La petite fille acquiesça, souriante.
Cloud se leva et la petite fille fit de même.
- Allez va te débarbouiller, d'accord ? Tifa nous a fait un bon dessert, ça serait dommage de pas le manger.
La fillette obéit de suite et l'Ex-Soldat sourit à lui-même. Il ne pouvait qu'espérer que la colère de Vincent se soit un peu calmée pour qu'il concède au moins à laisser Marlène parler à Yazoo, même s'il savait que c'était perdu d'avance. Il connaissait malheureusement le caractère de Vincent et il savait que sa colère ne se sera pas dissipée avant un bon moment.
Il soupire. ''Je suis pas sorti de l'auberge…''.
Yazoo était à son dessert qu'il regardait d'un air méfiant, alors que Yuffie dévorait le sien avec tant d'avidité qu'il en frôlait la délicatesse d'un ogre à table. Il se demandait en quoi cette chose d'un rouge transparent et solide pouvait être si appétissante.
Vincent, remarquant l'analyse de son fils quand au dessert, eut un sourire.
- Ce n'est pas empoisonné, Yazoo je te rassure.
Yazoo leva son regard vers lui, rougissant légèrement.
- Je crois que je me passerais du dessert…
- T'aimes pas la gélatine à la fraise ?
Fit Yuffie stoppant la cuillère à mi-chemin de sa bouche.
- Je doute même que cela soit mangeable.
Devant le regard surpris de l'Utaïenne, Shalua intervint.
- Il n'en a jamais gouté, Yuffie.
La jeune ninja le regarde puis, sans outre forme de procès prit la cuillère de Yazoo et lui en prit un bout qu'elle tendit à sa bouche. Vu comme le bout de gélatine tremblait dans la cuillère, Yazoo se demandait si cette chose n'était pas 'vivante'. L'argenté dit un 'non' poli de sa tête mais Yuffie insista.
- Vas-y essaye. Tu ne peux pas dire que t'aimes pas sans avoir gouté avant.
Yazoo soupira en défaite et accepta la cuillerée. Il eut la surprise de constater que c'était froid et que ça fondait un peu dans la bouche. Son premier instinct fut de recracher, mais il fit l'effort de l'avaler, chose qu'il regretta, même pour quelque chose de mou, il aurait du avoir la présence d'esprit de mâcher avant.
Yuffie pouffa alors que Vincent et Shalua dévisageait Yazoo d'un air inquiet.
- Chaton… ça va ?
Yazoo acquiesça.
- Ça… va.
-: Faut pas avaler comme ça, c'est pas bon tu sais ?
Lui fit remarquer la ninja.
Yazoo lui adressa un regard blasé, mais s'abstenu de dire quoique soit. Au lieu de renoncer, il allait quand même en reprendre, ne serait-ce que pour avoir un avis définitif.
Il pris sa cuillère et en repris un morceau plus petit. Cette fois-ci il prit le temps de mâcher et de profiter du gout. Il s'avérait, qu'effectivement, ce n'était pas mauvais. Mais il devait s'avouer que l'effet de la gélatine dans la bouche avait quelque chose de spécial, sans doute ce qui rendait ce dessert attrayant.
Shalua échangea un sourire avec Vincent, ce dernier sembla content de l'attitude de son fils.
Après le dessert, Yazoo se retira dans la chambre avec Vincent et Shalua. Un silence pesant s'était installé et Yazoo savait qu'il allait devoir s'expliquer pour l'incident.
- Vous ne dites rien ?
La question n'était adressée à personne en particulier, bien qu'il s'attendait surtout à ce que Shalua lui reproche son comportement.
Shalua adressa un regard à Vincent, ce dernier pris place prés de son fils au pied du lit.
- Que veux-tu qu'on dise Yazoo ?
Fit Vincent d'un ton égal.
- Je ne sais pas, à vrai dire.
Fit Yazoo confus. Puis il remarqua que Vincent semblait légèrement tendu.
- Je ne comprends pas votre réaction, Vincent. Pourquoi vous avez fait cela, pourquoi vous me défendez alors que la plupart de vos amis souhaite ma mort.
Shalua échangeant un regard sous-entendu avec l'ancien Turk.
- Parce que nous tenons à toi, chaton.
Yazoo regarda Vincent et pour la première fois, il sentit que l'ancien Turk lui cachait quelque chose.
-Vincent ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi vous semblez… ?
- Yazoo, comme je te l'ai dit-
- Cessez de me mentir, Vincent !
Le coupa soudain, Yazoo dans un éclat de colère.
- Yazoo ! Vincent ne t'as jamais menti, il-
Intervint Shalua soudain inquiète.
Yazoo la coupa en plein élan, son regard rivé sur Vincent.
- Dites-moi ce que vous me cachez !
Shalua essayant de calmer le jeune homme.
- Yazoo, calme-toi…
Yazoo tourna la tête vers elle.
- J'en ai assez que vous me répétiez sans cesse la même chose !
Il haletait et avait mal à son épaule. Il sentait que Vincent lui cachait quelque chose, quelque chose d'important à son propos. Il se tourna vers Vincent, le regard perçant et glacial.
Vincent se tourna vers Shalua.
- Shalua, laissez-nous je vous prie.
La jeune femme hésita mais sous le regard insistant de l'ancien Turk, obéit.
Une fois seuls, Yazoo attendait toujours. Il se demandait comment il ne s'était pas aperçu du petit manège de l'ancien Turk. Il venait même à mettre en doute tout ce que l'homme devant lui a dit et fait depuis son réveil à Healing. Avait-il été honnête depuis le début? Pourquoi tant d'acharnement à son bien être quitte à couper liens avec ses amis pour lui ? Que lui voulait-il en réalité ? Et pourquoi il sentait cet étrange bien être lorsqu'il le serrait dans ses bras ? Tellement de questions sans réponses.
Le moment que Vincent redoutait tant était arrivé et il savait que son fils, n'obtenant de réponses satisfaisantes, risquerait de s'éloigner de lui. Mais il ne pouvait encore rien dire, c'était trop tôt et Yazoo ne c'était pas encore remis de sa tentative de suicide, il le savait, même si jusque-là son comportement avait prouvé le contraire.
L'ancien Turk sentit qu'il n'avait que deux options : la première lui dire la vérité, qu'il était son père et sa vraie mère était prisonnière d'un cristal mako dans une grotte bien dissimulée au centre du continent occidental et d'une cascade ; ou la deuxième, gagner du temps.
Il opta pour la deuxième, au prix que Yazoo ne lui adresse plus la parole durant un certain temps, mais c'était sans doute pour le mieux.
Vincent pris le jeune homme par les épaules et le regarda droit dans les yeux. Yazoo ne flancha pas, son regard était résolu.
- Yazoo, je ne peux pas te dire ce que tu veux tant savoir, pas tout de suite, cependant.
Yazoo alla rétorquer tout en essayant de reculer mais Vincent le coupa dans son élan, le tenant fermement par les épaules, le faisant échoué dans sa tentative de vouloir s'éloigner.
- Donne-moi un mois, Yazoo. Et je te dirais tout ce que tu veux savoir.
- Vous avez une semaine. Ma patience a atteint sa limite, tout comme le reste.
Vincent observa son fils en silence. Yazoo n'allait pas céder, il était résolu à tirer les choses au clair. Peut-être que d'ici là, Yazoo serait plus à même d'assimiler le choc…
- D'accord. Une semaine.
Yazoo eut un semblant de victoire dans son regard mais cela disparu quand Vincent lui adressa à nouveau la parole.
- Mais en attendant, Shalua te mettra sous une nouvelle médication que tu suivras rigoureusement, inclus les repas complets sous sa surveillance et la mienne.
Yazoo alla vivement protester, mais encore une fois Vincent le devança.
- Et je n'accepte pas un 'non' comme réponse.
L'argenté lança un regard haineux à Vincent, en défaite.
- Très bien. J'accepte.
Vincent acquiesça et laissa le jeune homme. Yazoo lui tournait le visage, mais il semblait se faire à l'idée qu'il allait avoir une surveillance plus rigoureuse qu'avant.
- Je vais te laisser te reposer. On reparlera plus tard.
Silence, Yazoo n'avait pas tourné son visage vers lui. Cela eut l'effet d'un poignard dans son cœur, ce dernier devait le haïr en ce moment.
- Repose-toi bien Yazoo.
L'ancien Turk se leva et quitta la chambre. Une fois seul, Yazoo s'affala sur le lit et étouffa un cri frustré contre l'oreiller.
Vincent s'arrêta devant la porte de la chambre et regarda par-dessus son épaule. Son cœur se serra comme il sentait la douleur de son fils à l'instant même. Il lui était douloureux de le laisser. Mais il devait agir ainsi. Cela pouvait sembler cruel aux yeux extérieurs, mais Yazoo ne lui avait pas donné le choix. Tout deux étaient entre la paroi et l'épée. Une délicate impasse. S'il cédait, tout ce qu'il avait réussit avec Yazoo aurait été en vain.
Shalua vint vers lui et lui posa sa main sur l'épaule.
- Vincent, soyez fort. Yazoo ne vous a pas trop laissé le choix.
Vincent tourna sa tête vers elle, le regard accablé.
- Shalua…
Sa gorge était si serré qu'il s'était surpris à arriver à dire quoique soit. La jeune femme le conduisit sur le sofa du luxueux living room et avisa un verre d'eau pour l'ancien Turk.
- Vincent, ne vous laissez pas aller sous les remords. Cette journée a été pénible pour tous. Pour vous et Yazoo sans doute beaucoup plus, mais nous ne devons pas flancher, pas avec votre fils dans un tel état.
Vincent la regarda dans les yeux.
- J'ai failli à mon devoir, Shalua. J'ai laissé mon fils se dépérir sous mes yeux. J'aurais dût intervenir quand Barret l'a menacé et au lieu de ça, je l'ai laissé faire… Quel père agirait de la sorte, dites-moi ?
- Vincent je…
Vincent la coupa, sa voix accablé par le regret et la tristesse.
- Il me hait Shalua, je l'ai vu dans son regard.
La jeune Scientifique secoua la tête et pris le visage de Vincent.
- Je vous interdis de dire une chose pareille, Vincent ! Oui, Yazoo est en colère, mais vous êtes la seule personne en qui il a confiance. Il n'irait pas jusqu'à vous ignorer parce que vous ne pouvez pas encore lui dire que vous êtes son père. Il a besoin de vous, Vincent. Laissons les animosités retomber, on verra si ce soir, vous aurez une meilleure approche avec lui.
Elle lâcha doucement, presque tendrement le visage de l'ancien Turk.
- Allez vous reposer, Vincent et c'est un ordre.
- Je doute y arriver, Shalua.
- Vous devez tout de même essayer.
La jeune femme se leva.
- De mon côté, je vais voir ce que je peux faire pour l'état d'esprit de votre fils.
Sur ces mots, elle quitta l'appartement.
Vincent observa longuement la porte de la chambre de son fils et se décida á se lever du sofa.
Il s'appuya contre la paroi, juste à côté de la porte de la chambre et témoigna des sanglots étouffés de son fils jusqu'à ce que celui-ci s'endorme d'épuisement. Chacun instant passé à entendre son fils pleurer de la sorte lui infligeait une douleur insoutenable dans son cœur. Il dût se faire violence de ne pas succomber à l'envie de le rejoindre, de le prendre dans ses bras et de le rassurer, mais au lieu de ça, il est resté là, à écouter son fils souffrir de la sorte.
Il ferma les yeux sentant son cœur serrer douloureusement. ''Yazoo…''.
À suivre...
