Bonjour, bonsoir à toutes! J'espère que vous vous portez bien!
Quant à moi, il est temps que je poste le fameux chapitre 49... On n'est pas si loin du fameux chapitre où je vais me faire trucider, hein XD Mais bon, je profite, je profite... Et la fin de la fic se rapproche inévitablement! J'espère qu'elle vous plaira!
Ce chapitre est juste horrible, en fait x) Mais bon, je vous avais prévenu, les gentils chapitres, c'est FINI!
Par ailleurs, je me suis créé un compte LINE, pour les personnes qui voudraient parler avec moi (je suis très ouverte, donc n'hésitez pas!). J'essaie de prendre mes marque sur la plateforme, donc si je pose des questions bêtes pour savoir comment ça marche, c'est normal XD Alors mon ID, c'est celiacp17. Si vous voulez parler avec moi, allez-y, donc! (ça vous donne aussi la possibilité d'aller me frapper pour ce que je fais subir à Misaki, oui '-' )
Bon, j'ai Skype aussi -que je préfère d'ailleurs-, mais comme mon pseudo comporte mon prénom, et mon nom, je préfère le donner en privé, donc voilà '-'
Bref, j'espère que vous aimerez ce chapitre!
Bonne lecture!
Katia
Chapitre 49
Akihiko Usami
[-] Jour 12 [-]
Il n'aurait jamais pensé se remettre à l'écriture dans un temps de crise comme celui-ci… Pourtant, ce fut tout ce qu'il trouva pour patienter, certes difficilement, jusqu'à un nouvel appel de la police. Voilà plusieurs jours qu'il n'avait reçu aucune information… Et cela lui manquait terriblement : il ne pouvait pas supporter ce silence plus longtemps.
Et ce fut tout qu'il avait trouvé pour endurer ce dur sentiment : écrire. Il ne pouvait pas rester à attendre indéfiniment : il ne faisait que se détruire, il le savait bien… Akihiko se rappelait encore du premier enlèvement de Misaki : il avait perdu l'appétit durant une longue période, et avait frôlé l'hospitalisation.
Il ne pouvait pas prendre autant de risques… D'autant plus que l'affaire possédait plus d'éléments que la première fois. La capture de ce fou avait plus de chances… Ou du moins, il ne pouvait que se le répéter, afin de ne pas sombrer davantage.
Avait-il d'autres choix…?
Toutefois, comme il s'en doutait fortement, l'inspiration ne venait pas. Il n'était pas parvenu à écrire un seul mot, et se contentait de fixer l'écran d'un regard vide, incapable d'agencer la moindre phrase.
Il n'arrivait pas à écrire. Le simple fait de savoir son amant en danger suffisait à bloquer toute créativité.
Il ne pouvait qu'imaginer l'étudiant dans les pires situations… Les marques physiques laissées par ce psychopathe étaient amplement suffisantes pour déduire la violence de ce qu'avait subi Misaki lors de sa première captivité.
Quant à la seconde, il y avait peu de chances que cela soit différent… En une dizaine de jours, il n'osait pas imaginer l'enfer que vivait l'étudiant. Malgré tout, il s'en doutait très fortement.
Comment savoir si son bien-aimé allait bien? Comment savoir, même, s'il était encore en vie…?
Le romancier se figea à cette éventualité : ce n'était pas possible.
Il aurait ressenti quelque chose, ou-… Non, Misaki ne pouvait qu'être vivant, il le savait. Et c'était ce genre de certitude qu'il avait eu, la nuit où le brun fut retrouvé.
Cela ne pouvait qu'être vrai…
L'inquiétude ne cessait de le dévorer, petit à petit.
L'état de l'étudiant était devenu sa priorité, bien plus que le sien.
De plus, il souhaitait véritablement aider la police. Malheureusement, il savait que l'enquête restait limitée, et s'il recevait un grand nombre d'informations confidentielles, il savait que cela n'irait pas plus loin. Quant à sa manière d'agir, il était certain que cela ferait de lui un poids important pour les recherches : il s'emporterait trop facilement, et ferait passer ses sentiments avant tout.
Et c'était justement ce qu'il ne pouvait contrôler, il avait pleinement pu en faire l'expérience durant l'hospitalisation de Misaki.
Au moins, il espérait que l'enquête se poursuivait toujours, avec le même rythme et la même assiduité : il n'aimait pas ce silence, c'était… Bien trop calme.
Baissant les yeux de son écran, il sentit une immense fatigue naître en lui, laissant échapper un puissant bâillement, à mesure que son épuisement se faisait de plus en plus présent.
Il n'avait toujours pas pu trouver le sommeil, durant ces dernières nuits… Et ses angoisses ne s'étaient pas arrangées avec le mutisme des autorités : il n'attendait qu'une information, qu'une preuve envers ce malade!
Mais cela ne venait pas. Et ses nuits se faisaient de plus en plus courtes… A tel point qu'il s'endormait parfois sur son bureau, son téléphone portable à ses côtés, espérant toujours un appel.
Néanmoins, une fois arrivé dans son lit, tout changeait : ses angoisses se faisaient de plus en plus puissantes, et ne cessaient de le tourmenter, chaque heure, chaque minute, chaque seconde.
Il ne pouvait pas fermer l'œil dans ses conditions. Il ne s'endormait que lorsque son corps le suppliait de le faire.
C'était tout ce qu'il savait.
Il passa lentement ses mains sur son visage, essayant vainement de se réveiller légèrement. Pas de doutes, sa fatigue était immense. Même s'il avait longtemps enchaîné les nuits blanches, lors de difficiles périodes d'écriture, cela n'avait strictement rien à voir avec ce qu'il vivait actuellement.
Sa fatigue était presque écrasante, pesant lourdement sur ses épaules, chaque jour un peu plus.
Combien de temps allait-il supporter ce rythme…?
L'écrivain se leva de son siège, certain qu'il allait s'endormir s'il ne passait pas rapidement de l'eau sur son visage. Il ne pouvait pas se laisser dans cet état.
Sortant rapidement de son bureau, il commença à faire son chemin vers la salle de bain, prêt à se passer une serviette humide sur sa peau.
Néanmoins, à quelques pas de ladite salle, un bruit le stoppa net, devant la porte.
La sonnerie du téléphone. Excepté qu'il ne s'agissait pas là de son portable, mais du téléphone fixe, situé au rez-de chaussé. Ce fut un détail qui attira beaucoup son attention, plus qu'il ne le croyait : qui pouvait bien l'appeler sur ce téléphone…? La majorité des personnes avaient commencé à le contacter sur son portable… La police elle-même avait choisi cette solution!
Alors qui pouvait bien l'appeler sur cet appareil…? Probablement pas ses proches, en tout cas.
Sentant une légère méfiance s'installer en lui, il se retourna, et commença à descendre les escaliers, accompagné par la sonnerie du téléphone, tandis que ses pas touchaient chacune des marches.
Et plus il s'avançait de l'appareil, plus un mauvais pressentiment s'installait en lui : il ne pouvait pas s'en empêcher.
Sans doute était-il devenu paranoïaque…? Mais il n'arrivait pas à retenir ce genre de pensées.
Il arriva enfin devant le téléphone, celui-ci n'ayant toujours pas arrêté de sonner.
Le sentiment de méfiance qui s'était emparé de l'écrivain n'avait pas faibli, et semblait même s'accentuer, à mesure que sa main se dirigeait vers l'appareil. Toutefois, il ne put qu'essayer d'en faire abstraction, tout en décrochant le combiné, qu'il porta rapidement à son oreille :
-"Allô?" commença-t-il machinalement, attendant avec hâte la raison de cet appel.
Il ferma les yeux, essayant toujours de retenir son envie de dormir : n'ayant pas eu le temps de passer de l'eau sur son visage, il restait encore légèrement somnolent.
-"Bonjour, monsieur Usami."
Le corps d'Akihiko se figea entièrement, à l'entente de cette voix.
Cette voix. Il la connaissait… Il la connaissait très bien même.
Comment aurait-il pu l'oublier une seule seconde?!
A l'autre bout du fil… Se trouvait ce monstre.
Le psychopathe qui avait kidnappé Misaki… Il l'appelait en ce moment même.
Mais comment y croire…?!
-"Vous…!" Ce mot s'échappa de ses lèvres. Il ne pouvait pas se persuader de parler avec cet homme : cela semblait impossible!
Mais l'autre reprit, confirmant bel et bien ses soupçons :
-"Je vois que je n'ai pas besoin de préciser qui je suis…" L'intonation de celui-ci paraissait espiègle : cela fut suffisant pour que le romancier sente sa colère monter, petit à petit, à mesure qu'il réalisait ce qu'il se passait actuellement.
Il parlait à ce fou! Ce monstre avait osé l'appeler! Mais pour quelle raison…?!
-"C'est très bien, nous gagnerons du temps." rajouta son interlocuteur, d'un ton plus grave, reprenant sans doute son sérieux.
Les dernières paroles du russe ne purent qu'intriguer l'auteur : de quoi parlait-t-il? Que voulait-il dire par du temps à gagner?
Mais les sentiments d'Akihiko se faisaient de plus en plus présents, brisant ses chances d'obtenir une réponse. A cet instant, il n'avait qu'une envie : hurler sur ce malade, essayer de soutirer toutes sortes d'informations, tant qu'il le pouvait!
Il n'allait pas pouvoir retenir sa colère… Il le savait pertinemment, tout comme lors de cette conversation à l'hôpital, lorsque l'autre lui avait laissé une fausse carte, avec un numéro inscrit au dos. En réalité, c'était toujours le russe qui faisait un pas vers eux : il ne le réalisait que maintenant.
Toutefois, il ne put rester plus longtemps dans ses pensées, ne pouvant que hurler sa rage devant l'homme qui avait osé reprendre Misaki une seconde fois :
-"Espèce de salaud!" Il n'avait pas pu s'en empêcher. Toute la rage qu'il ressentait depuis l'enlèvement de l'étudiant remontait soudainement, brusquement. Non, il ne pouvait rien retenir, ce serait trop lui demander.
A l'autre bout du fil, il put sentir l'autre réagir, mais sans vraiment savoir s'il s'agissait de colère, ou d'amusement. Et de toute manière, il ne voulait pas le savoir. Tout ce qu'il voulait, c'étaient des informations concernant son bien-aimé.
Et rien d'autre que cela.
Néanmoins, son interlocuteur ne resta pas silencieux à ses paroles, remplies de haine :
-"Faites attention à ce que vous dites, Usami. Je vous rappelle que j'ai un très bon otage en ma possession…"
"Misaki." Le nom de son amant avait surgi dans son esprit. C'était évident! Et même s'il était persuadé que ce monstre ne tuerait pas Misaki, cela ne l'empêcherait pas de lui faire mal… Très mal, peut-être.
Il ne pouvait pas prendre ce risque : devant un fou, cela ne valait pas la peine de s'énerver à ce point… Surtout si cela pouvait nuire à l'étudiant.
Il s'empressa donc de retrouver son calme, certes avec difficulté, et mauvaise volonté.
Que pouvait-il faire d'autre…? Le romancier devait absolument garder son sang-froid, et récupérer le plus d'indices possibles.
Après tout, il parlait actuellement avec le kidnappeur de Misaki! Cela ne pouvait qu'aider l'enquête!
-"Qu'est-ce que vous voulez?" demanda-t-il froidement, serrant ses dents pour garder sa rage à l'intérieur de lui.
Non, il ne devait pas exploser, il ne devait pas exploser… Garder son calme, c'était tout ce qu'il devait faire!
De plus, il se doutait bien que l'autre n'appelait pas pour rien… Il devait donc poser les questions que ce dernier attendait.
-"Justement, je viens vous parler d'un moyen pour récupérer votre cher amant."
Akihiko resta quelques instants immobile : avait-il bien entendu…? Ses yeux s'écarquillèrent aux mots de son interlocuteur, la surprise remplaçant peu à peu la colère. Pourquoi une telle proposition…?
Aussitôt, cette question l'amena à une grande méfiance : il y avait quelque chose. Ce monstre ne pouvait pas simplement l'appeler pour le seul plaisir de le narguer… Non, il souhaitait dire, ou faire quelque chose, l'écrivain en était certain.
L'auteur reprit, d'un ton empli de suspicion :
-"Qu'est-ce que vous cherchez?" Il ne pouvait pas croire que celui-ci avait décidé de l'appeler, uniquement pour s'amuser… Tout comme l'instant où il l'avait incité à l'appeler : sans doute l'autre voulait-il en apprendre plus sur son sujet… Afin de mieux le connaître, et mieux juger ses réactions.
Akihiko en était certain.
-"Mais rien!" répondit le russe, presque innocemment. Cependant, cette manière de parler était loin d'être plausible, venant d'un démon tel que lui, un homme qui avait tué nombre d'étudiants. "Je veux simplement jouer avec vous."
Le terme "jouer" ne put qu'interpeller l'écrivain : évidemment, le russe prenait tout cela pour un immense jeu, s'amusant avec les craintes et la tristesse de chacun… Un véritable démon, un psychopathe. Voilà qui était cet homme.
Tout cela ne pouvait rien apporter de bon… Et cela ne faisait que confirmer les soupçons du romancier : son interlocuteur attendait réellement quelque chose de lui.
Et ceci… Tout en menaçant Misaki.
Sa colère ne pouvait pas rester contenue plus longtemps.
-"Et moi, je ne veux certainement pas m'impliquer avec quelqu'un comme vous." La froideur de ses propos était aisément perceptible, mais il ne pouvait pas s'en empêcher.
Il haïssait cet homme. Plus que tout.
Malgré tout, lui parler était peut-être l'unique solution afin de recevoir de nouveaux indices…
-"Vraiment?" répliqua le ravisseur, faussement vexé. "Même si vous pouviez récupérer Misaki? Vous me décevez…"
Akihiko ne put retenir un tressaillement à la mention de son bien-aimé. Le nom de ce dernier, prononcé par ce fou… Il ne le supporterait pas plus longtemps.
D'autant plus que la proposition de cet homme s'apparentait en tout point à un jeu à sens unique : comment savoir s'il disait la vérité? Pourrait-il seulement voir Misaki?
Comment savoir si tout cela n'était pas un piège…?
Toutefois, s'il restait une infime chance de revoir l'étudiant, peut-être même de le sauver… Il ne pouvait pas l'ignorer, il n'avait pas le droit!
Il ne put que s'incliner devant la proposition de ce psychopathe, essayant de reprendre un ton plus calme :
-"Très bien. Qu'est-ce que vous voulez?" Il n'aimait véritablement pas cela… Mais il n'avait pas le choix. S'il pouvait au moins se rapprocher de l'étudiant…
Il n'avait pas le droit de passer à côté d'une telle opportunité, même si cela restait un piège. Au moins pourrait-il donner des indices à la police…
-"Vous commencez à m'intéresser. Je vais vous dire ce que j'attends de vous…" conclut le kidnappeur, soudainement captivé.
Akihiko savait qu'il s'enfonçait dans un piège… Peu importait ce que lui demanderait ce ravisseur, c'était évident.
Mais encore une fois… Il n'avait pas le choix.
Il faisait tout cela pour sauver Misaki. Et c'était ainsi qu'il fallait voir les choses.
Misaki Takahashi
[-] Jour 12 [-]
Il avait toujours su que son hôte était un fou, un malade… Mais jamais il n'aurait cru que cela irait aussi loin.
De retour dans sa cellule, après un temps qu'il ne pouvait définir, il ressentait encore les séquelles de ce qu'il avait subi plus tôt. Couché dans son lit de fortune, il faisait face au mur, incapable de faire face au reste de la pièce. Certes, elle était bien moins terrifiante que la fameuse salle de jeu, mais cela ne l'empêchait pas de craindre la venue de son ravisseur. De plus, cela ne faisait que lui rappeler dans quelle position il se trouvait.
Si le brun était passé par de nombreuses tortures, jamais il n'aurait pensé devoir subir l'électrocution. Cela avait beau n'être que de simples décharges, cela avait suffi pour le marquer suffisamment. Il avait perdu l'habitude de ce genre de punition, de la souffrance qu'il pouvait en tirer… Et voilà que cela recommençait.
Il n'était pas prêt pour tout cela… Sa résistance s'était affaiblie, durant ce mois de bonheur, passé aux côtés de l'écrivain.
Il n'était plus aussi fort…
L'étudiant ne savait pas combien de temps s'était écoulé depuis sa dernière torture. Il avait certes reçu quelques repas, mais cela ne lui permettait pas de déterminer le nombre d'heures passées dans cette salle, à attendre patiemment…
De toute manière, il ne voulait pas le savoir : à quoi cela pouvait bien l'avancer?
Quant auxdits repas, il n'y touchait presque pas : il ne ressentait pas l'envie de manger, étrangement. Malgré tout, il se forçait parfois à manger, afin de ne pas perdre plus de force, afin de rester en vie.
Une chose bien ironique, dans sa situation…
Il ne pouvait pas le nier : avoir ressenti ces décharges devant l'image de son amant, pendant ce qui lui avait paru des siècles, l'avait profondément marqué. S'il ne le montrait pas physiquement, il ne pouvait pas retenir un atroce sentiment de crainte inexpliquée à la mention du nom d'Akihiko. Mais peu importait cette peur : il souhaitait toujours revoir le romancier.
Il savait que tout cela, ses émotions… Tout cela était dû à ce qu'avait fait ce malade.
Cela ne devait pas changer la portée de son amour envers l'écrivain. Il le savait très bien.
Il aimait toujours Usagi. C'était un fait.
Et ce n'était pas une torture, aussi horrible soit-elle, qui allait changer cela.
Il se recroquevilla davantage, espérant trouver un moyen d'occuper son esprit : penser à l'auteur, ou bien à ce psychopathe, ne faisait que le rendre plus mal à l'aise encore.
Peut-être pourrait-il trouver le sommeil… S'il avait suffisamment de chance. Toutefois, il savait très bien que la chance avait cessé de l'aider, dans cet endroit, malheureusement.
La seule chose qu'il souhaitait, à ce moment précis, était de ne plus réfléchir : il voulait simplement s'endormir… Même s'il n'éprouvait aucune réelle fatigue.
Il ne pouvait pas réprimer cette envie de s'échapper, ne serait-ce que psychologiquement.
C'était incontrôlable.
Il ferma ses paupières, essayant doucement de retrouver ce sommeil qu'il recherchait tant.
Etait-ce trop demander, de vouloir dormir…?
Toutefois, quelques secondes après avoir fermé les yeux, il crut percevoir quelques sons répétés, à l'extérieur de sa chambre. Des bruits qu'il connaissait très bien… Puisqu'il s'agissait des pas de son ravisseur, se rapprochant de plus en plus de sa porte.
Ne pouvait-il pas trouver un bon instant pour dormir…? Il ne demandait que cela!
Pourquoi fallait-il qu'il soit sans cesse ramené à la réalité, dans cet enfer qui le détruisait petit à petit?!
Il ne put qu'enfouir son visage entre ses mains, sentant les pas se rapprocher, encore un peu plus.
Le brun ne voulait pas le voir… Il ne voulait pas avoir mal, encore. Car il était évident que l'autre n'était jamais satisfait de le voir souffrir...
Mais lorsque les pas de ce monstre se rapprochèrent véritablement de la pièce dans laquelle il se trouvait, il ne put se retenir : il se redressa rapidement, sentant une crainte l'envahir.
Pour une raison inconnue… Il avait un très mauvais pressentiment.
Et il savait que ses intuitions se révélaient justes, très souvent. Une sorte de sixième sens, qui lui avait parfois sauvé la vie… Mais ici, il était certain que ce qu'il vivrait serait bien plus sombre.
Tout cela n'était certes qu'un pressentiment… Néanmoins, il préférait s'y fier.
Cependant, il ne put penser davantage, entendant enfin la porte être déverrouillée… Laissant apparaître le visage de psychopathe, lorsque celle-ci s'ouvrit peu à peu.
Par un réflexe qu'il ne put réprimer, le jeune homme ne put s'empêcher de se recroqueviller vers le coin de son lit, comme s'il espérait une quelconque échappatoire : un miracle plus qu'impossible.
Sa réaction sembla plaire à son kidnappeur, qui laissa un ricanement silencieux passer ses lèvres. Evidemment, il devait s'amuser de ce spectacle… L'étudiant était si pathétique!
Le russe le dévisagea un instant, avant de commencer à s'avancer vers lui, une expression mauvaise peinte sur le visage.
Quelque chose allait se passer. Le brun en était certain! Et son pressentiment allait sans nul doute se confirmer…
-"Bonjour, Misaki." Furent les premiers mots de ce fou, qui n'avait cessé de s'avancer. Toutefois, après s'être arrêté près de lui, il ne prit pas place à ses côtés, préférant sans doute rester debout. "J'espère que tu as bien dormi…"
Il ne fallait pas être particulièrement intelligent pour déceler l'ironie, et l'amusement dans sa voix. Une intonation qui réveilla la résistance du plus jeune. Mais il ne souhaitait pas se rebeller : à quoi cela lui servirait-il?
Il avait déjà perdu, avant même d'avoir essayé…
Conscient de sa faiblesse, face à l'autre, il se contenta de baisser la tête.
Leur proximité l'effrayait plus que beaucoup… Et son ravisseur semblait se délecter de sa peur, l'observant toujours, longuement.
C'était… Terrifiant. Qu'allait-il dire, qu'allait-il faire? Voilà les questions qui ne cessaient de se répercuter, dans l'esprit de Misaki.
Enfin, les paroles du plus vieux reprirent. Aussitôt, le corps de l'étudiant se figea, essayant d'écouter avec attention ce qu'il entendrait :
-"Tu sais…" Commença l'autre, d'une voix très amusée, n'ayant pas quitté sa bonne humeur. "J'ai appelé Usami, il y a quelques heures."
Mais de tout ce qu'il aurait pu entendre, le jeune homme était loin de s'attendre à cela.
Avait-il… Bien entendu? Le russe avait-il mentionné Usagi? Avait-il parlé d'un… Appel?
Ses yeux verts s'écarquillèrent, tandis que sa tête se redressa, son regard se posant sur le visage de ce fou, espérant plus de détails, des explications.
Il ne comprenait pas… Pourquoi y aurait-il eu une conversation entre eux?
Et pourquoi même aurait-il décidé d'appeler son amant…? Cela n'avait pas de sens!
Souriant plus encore devant son expression interrogative, perdue, son ravisseur continua, laissant échapper une réelle malveillance autour de lui :
-"En réalité, je lui ai proposé un jeu… Une chasse au trésor, pour être plus précis. Naturellement, il a accepté, puisque je lui ai promis de te rendre, s'il gagnait." La confusion laissa peu à peu place à la peur, tandis que le brun comprenait ce que cela signifiait.
Et il commença à comprendre ce mauvais pressentiment, qu'il avait reçu en entendant les pas de ce malade…
-"Il viendra bientôt jouer ici." La surprise de Misaki se fit de plus en plus présente : Usagi allait les rejoindre?
Pourquoi…?
Pourquoi l'autre avait-il décidé de prendre un tel risque…? Pourquoi souhaitait-il faire venir l'écrivain, ou-!
Puis son cœur s'arrêta.
Il venait de comprendre. Il venait de comprendre les intentions de cet homme, celui dont le sourire était extrêmement mauvais, celui qui le regardait avec malveillance… Il venait de tout comprendre, en seulement quelques instants.
Mais il ne voulait pas le croire!
Ce n'était pas possible!
Et devant son visage horrifié, l'autre n'en fut que plus heureux, laissant finalement sa main s'aventurer dans l'une de ses poches, avant d'en sortir un objet.
Un objet que Misaki ne pensait pas voir un jour… Pas devant lui, du moins.
C'était un revolver. Et ce monstre l'avait sorti, de manière à le brandir devant sa chère victime, comme si ses paroles n'avaient pas été suffisantes pour lui faire comprendre.
Pour comprendre ce qu'il comptait faire. La raison de cette invitation, et de cette prise de risque soudaine.
"Non… Non…!" Ce mot ne cessait de se répéter dans les pensées de Misaki, tandis qu'il toisait l'arme avec effroi.
Cela ne pouvait pas être vrai…!
-"Mais quel dommage, j'ai oublié de lui préciser certaines de mes règles… Ma mémoire flanche, ces derniers temps, tu ne trouves pas?"
Ce n'était pas possible… Cela ne pouvait être qu'un cauchemar!
Ses membres recommencèrent à trembler, à la vue de cet objet qui se trouvait juste devant lui, tenu avec une fierté non dissimulée par cet assassin.
Cela ne pouvait pas être possible… Il ne pouvait que rêver!
Mais malheureusement, il savait que tout ce qu'il voyait faisait partie de la réalité. Une atroce réalité.
"Non… Non, non, non!" Il n'arrivait pas à réaliser… Pourtant, si son esprit n'agissait pas, son corps, lui, bougea de lui-même.
Bondissant de ce lit, qui était devenu son refuge, il se jeta sur son kidnappeur, essayant en vain de lui arracher l'arme des mains.
Cela ne pouvait pas être vrai, non, ce n'était pas possible!
-"Non! Non!" Hurla-t-il, désespéré, ses mains essayant difficilement d'attraper le revolver. Toutefois, il était évident qu'il manquait encore de force, si bien qu'il fut rapidement maîtrisé. En une seule prise, l'autre parvint à immobiliser ses bras, lui posant un fort handicap.
Il ne pouvait presque plus bouger!
Un immense sursaut s'empara de lui, lorsqu'il sentit un contact froid sur son front. Son attention, d'abord portée sur sa libération, fut immédiatement portée sur le geste de son ravisseur : il venait de poser le canon de l'arme contre son front, tout en le considérant avec amusement.
Tous les mouvements de Misaki se stoppèrent à cet instant précis, son regard se portant sur le revolver, juste devant lui…
Jamais il ne s'était senti aussi proche de la mort. Il avait beau avoir vécu les pires atrocités, les pires tortures possibles… Mais jamais il n'aurait pensé ressentir ce sentiment un jour.
Un sentiment de vide, dans la poitrine, à mesure qu'il sentait des larmes incontrôlables monter dans ses yeux.
Et devant lui, les yeux du russe le dévisageaient, l'homme ne pouvant que contempler cette terreur qui se trouvait chez sa chère victime.
Misaki ne pouvait plus bouger, n'osant à peine respirer.
-''Tu crois vraiment que je suis aussi faible que toi? Soyons sérieux…" reprit son opposant, d'une intonation emplie de railleries. Puis, tout en appuyant plus fort le canon sur le front du jeune homme, il continua, plus grave : "Et si tu as encore des doutes, mon arme est chargée."
Une peur immensurable s'installa dans le cœur de l'étudiant : comment pouvait-il supporter une telle vision? Qui pouvait bien dire si ce fou appuierait ou non sur la détente?!
Après tout, il n'était qu'une victime totalement remplaçable!
-"Ah…. Aaah…" Il n'arrivait même pas à crier! Seuls des gémissements effrayés, désespérés, passaient la barrière de ses lèvres.
Le russe accentua son sourire, avant de retirer peu à peu le canon de son front. Les jambes du brun ne pouvaient pas s'arrêter de trembler, à mesure que sa peur redescendait doucement, le danger ayant été écarté.
Toutefois, il n'eut pas le temps de penser davantage : son agresseur défit sa prise sur ses poignets, et le poussa vers son lit : la peur de Misaki lui avait fait perdre toutes ses forces, si bien qu'il ne pensa même pas à résister, se laissant tomber sur son pauvre matelas, horrifié.
Tout cela ne pouvait pas arriver… Ce n'était pas possible… Voilà ce qu'il ne cessait de se répéter, tandis que l'autre changeait d'expression : c'était à présent un visage hautain et méprisant qui lui faisait face.
-"Je t'avais dit que tu le regretterais, si tu ne m'obéissais pas." Ce fut, cette fois, des mots durs qui parvinrent à ses oreilles. Et sur ses paroles, le russe rompit le contact visuel, se détournant de lui, avant de se diriger vers la porte.
Misaki n'osait pas comprendre… Il ne voulait pas admettre ce que tout cela signifiait…
Mais il l'avait déjà fait. Il avait tout compris, il savait ce que cela impliquait.
Le plus vieux lui adressa un dernier regard, ayant retrouvé son visage amusé, considérant avec grand plaisir l'expression du brun. Et avant même que le jeune homme ne put dire, ou faire quoi que ce soit, le psychopathe s'empressa de sortir de la salle, le laissant seul.
Le laissant seul, alors que les mots de l'autre résonnaient dans son crâne, gravant leur sens sur les parois de son esprit.
Il était le meurtrier d'Akihiko. Voilà ce que cela signifiait.
Parce qu'il n'avait pas obéi à ce fou, ce-dernier s'était plu à inviter l'écrivain à un jeu… Afin de le piéger, et de le tuer.
Et tout cela parce qu'il avait résisté.
Parce qu'il n'avait pas obéi.
"Non… Non, c'est pas possible…" pensa-t-il, sentant une vive culpabilité l'envahir, accompagnée d'un terrible sentiment.
Il… Allait tuer Usagi.
L'étudiant ne voulait pas le croire… Et pourtant.
A cette pensée, il ne put s'empêcher de pleurer. Il cria, et il hurla, même.
Peu importait si l'autre l'entendait! Il n'en avait plus rien à faire! Car la personne qu'il aimait le plus au monde allait mourir par sa faute!
Il ne pourrait jamais se le pardonner! Pourquoi le romancier avait-il accepté le jeu de ce fou?!
Pourquoi l'avait-il fait, lui qui avait sans nul doute compris que tout cela n'était qu'un vaste piège?!
-"JE VOUS HAIS! JE VOUS HAIS!" Les mots étaient sortis d'eux-mêmes de sa bouche. Et même s'ils ne plaisaient pas à ce psychopathe, il s'en fichait.
Il ne pouvait pas l'accepter. Il ne l'accepterait jamais!
Cet homme… Il le haïssait plus que tout!
Mais que pouvait-il faire contre ce démon? Rien. Strictement rien.
Et devant ces faits, évidents, il ne put que se remettre à pleurer, n'ayant pas d'autres solutions pour extérioriser son désespoir, et sa culpabilité.
Il était… Si pathétique.
Eh oui, comme je le disais, on sent vraiment la fin qui approche! J'ai hâte de voir ce que vous en penserez, d'ailleurs! Elle n'est pas très compliquée à deviner, mais bon, je suppose qu'elle plaira comme elle est. Enfin, j'espère.
Dans tous les cas, merci de votre attention, et de votre attachement à ma fanfiction, merci beaucoup. Je me répéterai sans doute dans le dernier chapitre, mais tant pis : si on m'avait dit que cette fic aurait autant de succès, je ne l'aurais pas cru. C'est toujours un immense plaisir de voir que tant de personnes aiment me lire, vous ne pouvez pas imaginer. Principalement alors que "JSDR" n'était qu'un essai pour voir si jamais j'étais capable de faire des descriptions dans une fanfiction. Si je n'avais pas eu envie d'essayer de m'améliorer sur mon écriture à ce moment, alors cette intrigue n'aurait probablement jamais vu le jour. Alors ça me fait vraiment, VRAIMENT plaisir de voir que cela plait autant.
Merci infiniment.
Sur ce, à plus tard pour le prochain chapitre!
Réponses aux reviews!
Okami Shiroi : Hum, bonne chance pour l'essai XD Mais je te préviens, Vladlen est solide '^'
Tu as de bonnes idées, peut-être que c'est bon, peut-être pas... On verra! ^^
Alors il y a 53 chapitres exactement, sachant que le 53eme est plutôt un épilogue, donc... Il reste 4 chapitres!
A bientôt, et merci pour la review!
Katsuya Madoka : Hellow!
Va savoir, ça me vient en me levant, en cours, ou même sous la douche XD Je sais pas x)
J'essaie de rattraper mes manques de descriptions dans mes anciennes fanfics, c'est peut-être pour ça que j'en fais beaucoup. Désolée si ça gêne parfois.
Heureusement qu'il y a des gens pour reviewer, sinon j'aurais laissé tombé depuis longtemps aussi, donc... x)
Merci beaucoup pour les encouragements et pour la review!
Bisous!
