Le bruit de ses talons carmin résonnait dans cette pièce maculée de sang. Une chambre qui n'était pas la sienne mais elle s'y était tout de même invitée. En plus des clacs-clacs des escarpins, l'on entendait des sortes de gémissements de peur. D'un geste fluide, elle fit remonter ses cheveux à fin de faire un chignon, quelques mèches retombèrent. Une fois le visage dégagé, elle s'entreprit de prendre l'un de ses couteaux, dépassant de sa veste tombée au sol un peu plus tôt. Tout comme le reste de ses vêtements, hormis ses sous-vêtements qu'elle portait toujours. Soudainement, le gémissement étouffé produit un son un peu plus fort que les autres, ce qui lui prodigua un sourire malicieux. Suite à cela, elle s'approcha du lit et vint s'y allonger en prenant une position tout à fait sexy. Elle admirait son œuvre. Qu'était-elle ? Quelle était la chose qui la satisfaisait autant ? C'était simple : une jeune femme nue, accrochée au lit, un tissu dans la bouche. Celle-ci avait les larmes aux yeux, elle était apeurée et cela empira lorsque la lame de la brune parcourra sa cuisse jusqu'à son ventre tout en prenant soin de laisser derrière elle, un chemin ensanglanté. La victime ne savait plus qui regarder entre sa tortionnaire ou les cadavres de ses gardes du corps qu'elle avait assassinée juste avant sans la moindre pitié.
Izaya : Qui a-t-il ? Tu as peur ? Tu semblais pourtant terriblement m'aimer juste avant, non ?
En effet, la jeune femme blonde aurait voulu s'adonner à des actes sexuels avec la brune mais c'était sans compter sur celle-ci qui n'avait pas d'attirance pour le genre féminin et qui n'aimait surtout pas être dominée par une si faible chose. Notre informatrice avait juste un plan en tête et elle allait l'appliquer. Celle-ci portait toujours son fameux sourire malicieux tout en appuyant un peu plus avec son couteau. Sa victime aurait voulu hurler mais Izaya avait prévu le coup avec un tissu.
Izaya : Es-tu prête à être coopérative ? Ou dois-je me montrer un peu plus taquine ?
La blonde n'eut pas le temps de répondre que la lame transperça sa cuisse droite dans la seconde. Elle aurait voulu crier à pleins poumons.
Izaya : Oups, pardon ! J'ai abîmé ton joli petit corps, tu sais ? Celui dont tu étais si fière tout à l'heure ? « Oh regarde mes jambes ! Ne trouves-tu pas qu'elles sont si fines qu'elle me donne des allures de mannequins ? ». Pff…Ne me fais pas rire ma chérie, tu n'as encore qu'un corps d'adolescente ! Moi, j'ai un corps de femme des plus attirants qu'ils soient et comme tu as pu le constater, aujourd'hui il me fut bien utile pour rouler une gamine comme toi.
La jeune femme pleurait à torrent. Elle n'eut d'autres choix que de hocher la tête en signe de soumission. L'autre esquissa un sourire fier qui ne trompait personne. Maintenant que sa victime avait décidé de coopérer, elle pouvait lui ôter le tissu de la bouche, ce qui eut l'air de rassurer la plus jeune qui put enfin respirer correctement.
Izaya : Alors, où puis-je le trouver ?
? : Dans… Dans les sous-sols de l'ancien entrepôt à vin près de la gare de Mejiro… !
Izaya : Eh bien, tu vois que tu peux être gentille.
? : Vous…Vous n'allez pas me tuer n'est-ce pas… ?
Izaya : Mais ma chérie… Tu as essayé de me baiser et tu m'as faits perdre un temps précieux alors crois-tu vraiment que je vais me montrer clémente ?
La jeune fille n'eut même pas le temps de crier que sa gorge était déjà déployée et couverte de sang. Izaya évita de justesse la pluie de sang. Elle quitta le lit pour aller chercher ses vêtements qui trainer non loin de là pour ensuite les enfiler. Puis, elle partit sans même poser un dernier regard sur la scène de crime.
…
Il faisait chaud dans l'appartement du blond qui sortait actuellement de la douche à en juger par ses cheveux trempés. Celui-ci, avec son air insouciant, se préparer du café pour se redonner un peu de force après une longue journée de travail. Il prépara sa tasse et vint à la remplir mais lorsqu'il fut sur le point de l'empoigner, il entendit frapper à sa porte. Il se demandait qui cela pouvait-être car il ne recevait jamais de visite. Il alla donc ouvrir la porte intrigué et fut surpris de découvrir sa brune qui affichait son éternel sourire.
Izaya : Bonjour Shizu-chan !
Shizuo : Que fais-tu là ?
Izaya : C'est comme ça que tu accueilles tes invités ? Eh bien…Je suis déçu… Bref, trêve de bavardage, j'ai un souci de la plus haute importance à régler !
Shizuo : De quoi s'agit-il ?
Elle n'eut pas besoin de mot pour décrire son problème, il lui suffit juste de montrer le panier de transport dans lequel se trouvait Cherï.
Shizuo : Quoi ?
Izaya : Quel être peu futé tu fais ! Il se trouve que demain j'ai une grosse affaire qui m'attend et je ne suis pas sûre de rentrer le soir donc serait-il possible que tu gardes Cherï ?
Shizuo : Tu sais qu'elle peut rester sans toi une soirée ? C'est un chat, ne l'oublie pas.
Izaya : Je ne préfère pas, tu sais à quel point je suis adorée… Je ne tiens pas à ce qu'il lui arrive quelque chose, alors rend-moi ce service Shizuo.
« Shizuo »…Cela voulait dire qu'elle était sérieuse. De plus, son expression ou du moins son regard ne la trahissez pas. Le blond soupira.
Shizuo : Bon…Très bien je vais m'occuper d'elle mais peux-tu au moins me dire en quoi consiste cette affaire ?
Izaya : Malheureusement pour ta sécurité, je ne peux rien dire.
A suivre…
