Bonjour à tous !

Je voudrais d'abord m'excuser pour le délai qui a doublé. J'avais mis rapidement un mot sur mon profil, j'ai été pas mal malade, sans compter que je suis souvent prises de violentes migraines donc pour écrire, dur dur... Enfin voilà, du coup je n'ai rien pu écrire pendant deux semaines, d'où mon retard.
J'espère me faire pardonner avec ce chapitre, qui est je crois le plus long de cette histoire. C'est la première partie de la bataille de Poudlard, et je reprends volontairement certains passages, mais la plupart seront très différents tout de même, notamment puisqu'on change de point de vue. J'espère que cela vous plaira !

Suc ce, je vous laisse avec ce chapitre, bonne lecture !


Mrs Elizabeth Darcy31 : Il n'y a pas de mal, avec les délais de parution, je me doute bien qu'on ne peut pas tout retenir. Ca fait quand même trois ans maintenant que j'ai commencé cette fic, ça se comprend :)

Wendy : Ca m'avait choqué dès le livre, si Harry n'avait pas choisis de se sacrifier en allant à sa rencontre, dans la forêt, Voldemort l'aurait tué et serait devenu le maître de la baguette ! Bien sûr c'était une coïncidence, seulement je voulais qu'Hermione le remarque aussi... mais bon Dumbledore n'est tout de même pas machiavélique au point d'avoir prévu ça aussi xD Et je suis vraiment heureuse que les moments Killian/Hermione t'ai plu, surtout en effet quand il veut reprendre sa véritable apparence, j'ai énormément aimé l'imaginer.

Fantomette34 : Merci beaucoup ! J'essayes en tout cas d'écrire au mieux, de me demander à chaque fois : comment j'aimerais que ce soit écrit si je lisais moi aussi cette fic. Mais j'ai parfois l'impression d'en faire beaucoup trop, de trop décrire, de trop expliquer. C'est encourageant de voir que vous ne le ressentez pas ainsi :)

nefertiti43 : Waouh merci ! Ne t'inquiète pas pour le fait qu'il prenne la potion, j'ai sous-entendu le fait qu'il avait changé d'avis à ce sujet. Tu vas bientôt retrouver le Severus adulte (que je préfère moi aussi, Killian est devenu trop différent de lui) même s'il y aura quelques complications.

Yusuke-kuwabara : Ah le levicorpus. Je me demandais si ça ne ferait pas un peu "trop". Je suis contente que tu ai apprécié. Pour McGonagall, c'est un peu ce que j'ai en tête, qu'elle devienne peu à peu un vrai soutien, une figure inébralable, quelqu'un sur qui elle peut compter en toutes circonstances. Pour Ron je suis d'accord aussi. C'est un personnage que je n'aime que moyennement, mais je lis tellement de fic où ce n'est qu'un idiot, qui parfois serait prêt aux pires horreurs pour garder Hermione ou pour se venger d'elle après avoir été plaqué... j'essaye de respecter ce personnage au mieux, et de lui redonner une place acceptable, il a trop été traîné dans la boue... Enfin, pour Sev, nous avons le même point de vue : il ne s'est rien passé avec Lily, il n'a jamais eut qu'elle, ne coucherait jamais si les sentiments ne sont pas là, je refuse d'accepter l'idée des orgies mangemorts, et je ne l'imagine pas avoir recours à une prostituée, donc oui, pour moi, il est assurément puceau. (Ah, non en effet, pas de lemon xD d'abord parce que je n'en ai jamais fait donc ça virerait au ridicule, et puis je tiens au fait que cette histoire reste grand public. Après, si quelqu'un se sent d'en écrire un et de le publier à part en me prévenant, pourquoi pas, mais en tout cas je n'en écrirais pas moi-même) Un grand merci pour toutes tes reviews :)

Guest : oui, en effet j'ai été longue... j'en suis désolée :/ Mais je vais bien mieux et voilà enfin la suite ! ^^


Chapitre 52 : Le siège de Poudlard

Hermione ouvrit soudainement les yeux. Elle resta quelques instants ainsi, allongée sur le coté et immobile à scruter l'obscurité, afin de remettre de l'ordre dans ses pensées. Il ne fallut pas très longtemps pour que les souvenirs de la veille lui reviennent. Mais était-ce vraiment la veille ? La nuit était profonde, et elle ne se sentait pas reposée du tout. Peut-être ne s'était-il écoulé que quelques heures, tout au plus. Bien qu'en fait, elle n'en avait pas grand-chose à faire, en cet instant, se dit-elle avec un sourire amusé.

D'un geste mécanique, elle passa doucement ses doigts sur le bandage qu'elle portait toujours au bras pour dissimuler sa cicatrice. Elle grimaça légèrement en se souvenant que Killian s'était montré très suspicieux lorsqu'elle avait refusé de l'enlever. C'était sans doute un peu idiot de le lui cacher, mais elle se sentait toujours honteuse en repensant à cette horreur qui traversait son avant-bras. L'avant-bras gauche, exactement comme sa marque des ténèbres. Sauf que lui, il ne la portait plus, désormais.

Oh, un jour, elle la lui montrerait. Une fois la guerre terminée, quand tout ça serait derrière eux. Et peut-être qu'à eux deux, ils réussiraient à trouver un moyen de la faire disparaître. Tous les sorciers ayant essayé de trouver une potion ou un remède pour faire disparaître les traces de magie noire avaient échoué, et on pensait que cela relevait de l'impossible. Seulement ils n'étaient pas tout le monde.

Hermione, bien que déjà au beau milieu du lit – agrandi pour l'occasion – se rapprocha de l'autre coté, pensant qu'il avait roulé tout au bord. Pourtant ce n'était pas le cas. Elle était seule.

Elle se redressa brusquement, l'esprit soudain bien plus clair. Où était-il passé ?

D'un geste elle rejeta les draps et sortit du lit, ramassant au passage sa robe de sorcier qu'elle enfila rapidement pour cacher sa nudité. Bien que ce soit sans doute ridicule, il avait largement eut l'occasion de tout découvrir d'elle.

Ses yeux s'accoutumaient peu à peu au noir, et elle commença à discerner vaguement le reste de la salle. Après quelques pas, son pied heurta quelque chose. Elle baissa le regard, et vit un morceau de parchemin déchiré et froissé. Intriguée, elle le ramassa, le déplia et vit un début de phrase tracé avec une écrite bien connue mais d'une main visiblement tremblante : Je sais bien que tu m'en. Et rien d'autre.

Elle s'approcha de la longue table où se trouvait toujours le chaudron, et vit de nombreux autres morceaux de parchemin jetés au sol. Ils présentaient encore des morceaux de phrases presque incompréhensibles, rayées avec rage sans avoir été achevées.

L'encre encore humide montrait qu'il venait tout juste d'écrire ces mots. Hermione sentit l'inquiétude la gagner. Quel besoin avait-il eu d'écrire au beau milieu de la nuit ? Et surtout, il s'y était visiblement repris à de nombreuses reprises pour formuler correctement son message, ce qui n'était pas bon signe. Elle refusa cependant d'entendre la petite voix qui assemblait tous ces bouts de phrases et qui lui soufflait que le sens global, doublé à sa soudaine disparition, était vraiment inquiétant.

Son regard tomba alors sur un autre parchemin, en bon état celui-ci, et posé sur le table, à coté du chaudron. Il présentait trois mots. Trois terribles mots.

Merci pour tout.

Et posé à coté, un flacon remplit d'une substance argentée indéfinissable.

La sorcière vit alors une forme sombre dépasser du coté de la table. Un pied.

Elle se précipita, bien que sachant déjà ce qu'elle allait trouver. Non… non, non ! Elle avait d'abord accepté, mais il avait fait son choix, il était resté pour elle. Il n'avait pas le droit de l'abandonner, pas après lui avoir montré ce que pouvait être la vie à ses cotés !

Elle fit rapidement le tour de la table et eut l'impression de rejouer une scène déjà connue par cœur. Pendant un instant, elle revit la salle de classe, et le professeur étendu au sol derrière son bureau. Elle se jeta alors plus qu'elle ne s'assit près du corps, et, refoulant la terreur qui la paralysait, elle le retourna. Pourtant elle savait déjà. Ce n'étaient bien sur que des détails, mais… il était un peu trop grand. Ses épaules trop larges. Ses cheveux trop longs.

Elle n'avait jamais autant regretté d'avoir réussis quelque chose.

Doucement, elle effleura sa joue. Aucune réaction. Elle se pencha sur lui et prit son visage entre ses mains, le dévisageant avec attention. Son teint paraissait plus cireux que jamais, et ses yeux semblaient immobiles sous ses paupières closes. Précautionneusement elle souleva l'une, puis l'autre, cependant il n'eut toujours pas la moindre réaction. Prise d'un horrible doute, elle passa la main sous sa chemise et alla chercher son cœur. Il battait. Faiblement et lentement, mais il battait.

Bien que ce soit rassurant, Hermione devinait qu'il était malgré tout dans un état grave. Et même si l'idée ne lui plaisait pas particulièrement, elle n'avait d'autre choix que de l'amener à l'infirmerie. De toute façon madame Pomfresh savait tout, et elle saurait quoi faire.

Elle s'habilla rapidement, attrapa le flacon en longeant la table, le fourra précipitamment dans sa poche, puis fit léviter le corps inerte jusqu'au brancard qu'elle avait fait apparaître, avant de le recouvrir intégralement d'un drap. Dès que ce fut fait, elle ouvrit la porte et le fit passer devant elle. Elle traversa ainsi les nombreux couloirs sombres de l'école, le cœur battant sourdement à l'idée que la potion ait eut un défaut qu'elle n'aurait pas vu, ou des effets secondaires graves.

Complètement plongée dans ses idées noires, Hermione faillit ne pas voir l'ombre argentée qui passa devant une fenêtre, tout au bout du couloir dans lequel elle venait de tourner. Reconnaissant la voix caquetante, elle se plaqua derrière le coin du mur et ramena le brancard derrière elle. Elle ferma les yeux, bloquant inconsciemment sa respiration, et pria Merlin pour que Peeves n'ait pas l'idée de venir dans sa direction. Elle avait réussis à ne tomber ni sur un mangemort, ni sur un professeur, ni sur le concierge, ce n'était pas pour qu'au final l'esprit frappeur alerte le château entier par ses cris…

Quelques secondes plus tard, un fracas à faire trembler les murs retentit. Peeves avait dû entrer dans une des salles et faire tomber quelque chose. Avec le vacarme que cela avait provoqué, Rusard allait sûrement arriver d'une minute à l'autre.

Réagissant rapidement, Hermione revint sur ses pas et préféra prendre un autre chemin, certes plus long, mais qui la garderait loin de Peeves.

Elle arriva finalement dans l'aile de l'infirmerie. Dans les conditions actuelles, passer par la porte principale n'était pas une option, elle frappa donc directement au bureau de l'infirmière, espérant que celle-ci serait réveillée malgré l'heure tardive, ou qu'au moins elle l'entendrait frapper. Anxieuse d'avoir mis tant de temps, elle prit de nouveau le pouls du blessé. Il était encore plus faible que la fois précédente.

Alors qu'elle levait le poing pour frapper de nouveau contre la porte, celle-ci s'ouvrit.

- Miss Granger ? Il est pratiquement une heure, que faites-vous dehors à cette…

L'infirmière s'interrompit brusquement quand ses yeux tombèrent sur le brancard.

- S'il-vous plaît, c'est urgent, implora Hermione.

- Entrez, entrez vite.

L'infirmière referma rapidement la porte dès que la jeune sorcière fut entrée, puis verrouilla la porte. Avec une certaine appréhension, elle souleva le tissu qui recouvrait le corps et retint à grand peine une exclamation surprise en découvrant l'identité et l'état de son patient. Tandis qu'elle vérifiait l'état des fonctions vitales, elle demanda à Hermione de lui raconter en détail ce qui s'était passé.

Celle-ci n'hésita pas et expliqua qu'elle avait fabriqué elle-même l'antidote, avant d'ajouter tout ce que Killian lui avait dit concernant les possibles effets que pourraient avoir la potion sur lui. Elle occulta totalement le fait qu'au début, il avait refusé de la prendre, et qu'il avait fini par changer d'avis, sans même qu'elle n'ait compris pourquoi, d'ailleurs.

- Suivez-moi.

Madame Pomfresh remit le tissu en position, puis passa par la seconde porte de son bureau. Hermione à sa suite, elle traversa rapidement la salle principale, en faisant léviter avec attention le brancard, et la mena dans une des chambres individuelles.

- Vous croyez qu'il va s'en sortir ? demanda avec appréhension Hermione, tandis que l'infirmière l'installait sur le lit. La première fois il était resté inconscient seulement quelques secondes.

Hermione vit l'infirmière prendre un moment pour réfléchir, et au regard qu'elle lui lança elle su que la réponse n'allait pas lui plaire.

- Je ne saurai le dire. C'est à ma connaissance un cas unique dans l'histoire de la magie. Et les deux métamorphoses n'ont absolument rien en commun, pas même la manière d'absorber la potion. On ne peut comparer l'une à l'autre.

- Comment ça ? Il s'agit d'un rajeunissement et d'un vieillissement. C'est simpement un procédé inverse, affirma vivement Hermione pour se rassurer elle-même, tout en sachant que c'était loin d'être aussi simple.

- Pas uniquement, miss Granger, confirma l'infirmière. La première transformation, c'était plus qu'un rajeunissement, c'est partir d'un point A de sa vie pour revenir à un point B, en effaçant physiquement et psychologiquement tout ce qui s'est passé entre ces deux points. Si j'en crois ce que vous m'avez raconté, la transformation physique a été rapide, mais la transformation mentale, la plus complexe et la plus dangereuse, a pris bien plus de temps. Aujourd'hui, il est arrivé à un point C d'une seconde ligne vitale, qui n'aurait jamais du exister, et il a dû brusquement revenir de ce point C jusqu'au point A d'une ligne de vie différente. Une vie dont toutes les traces ont été dispersées, et qui doit être reconstruite. Cette fois, la métamorphose mentale ne peut pas prendre autant de temps, puisqu'une autre ligne de mémoire a été créée et que deux souvenirs différents d'une même période ne peuvent pas subsister conjointement. Il en est de même pour ses capacités magiques. Le retour en arrière les avait déjà grandement perturbées, cette fois c'est pire encore. Ces phénomènes n'ont rien de naturels, ils sont trop complexes pour être subis sans dommage par un corps et un esprit humain. Trop complexes pour que je puisse intervenir d'une quelconque manière.

- Vous ne pouvez rien faire ?!

- A part le maintenir en vie, non hélas, je ne peux rien faire. On ne peut pas agir sur un phénomène qui dépasse notre compréhension. Si je faisais quoi que ce soit, il pourrait devenir cracmol, tout comme je pourrais le rendre irrémédiablement amnésique, ou fou…

Hermione se laissa tomber sur la chaise la plus proche, le visage plongé entre ses mains tremblantes. Elle avait froid, si froid. Il lui semblait avoir un grand trou dans la poitrine. On ne pouvait rien faire. Rien faire, à part attendre et espérer. Si seulement elle avait songé avant aux complications possibles, si seulement…

- Miss Granger.

Hermione releva la tête, et aussitôt, grimaça. Ce fut comme si des tambours cognaient en rythme contre ses tempes.

- Si ce que vous m'avez dit est juste, Severus a choisi de prendre cette potion. N'oubliez pas que c'est un Maître, et il mérite amplement ce titre. Il connaissait les risques que cela impliquait, et ne l'aurait pas bu sans être absolument certain de s'en sortir. Cela mettra peut-être du temps, mais c'est un sorcier robuste et doté de la plus grande volonté qu'il m'ait été donné de voir, il se réveillera, affirma-t-elle si vivement, avec une telle confiance, qu'Hermione eut terriblement envie de la croire.

Je ne veux rien oublier de mon passé, quel qu'il soit ! Je ne serais pas lâche Albus, je ne cèderai pas à la facilité de tout oublier. Que cela vous plaise ou non je redeviendrais moi-même !

Les phrases qu'il avait prononcé quelques mois auparavant –Merlin, cela semblait être il y a des siècles- lui revinrent brusquement en mémoire. Il n'était pas furieux, il était véritablement fou de rage ce jour là. Voilà le véritable Severus. Voilà ce qu'elle ne devait pas oublier, le Killian qui lui avait avoué préférer être lâche que risquer de perdre son affection n'était qu'un leurre, une personne qui n'aurait jamais dû exister. Une personne qu'elle avait contribuée à fabriquer.

Hermione s'efforça de se concentrer uniquement sur cette pensée.

Tout allait rentrer dans l'ordre.

Sans quitter des yeux le visage paisible de Severus, Hermione glissa la main dans sa poche, et ses doigts rencontrèrent le petit flacon qui contenait ses souvenirs. Elle ne put s'empêcher de se demander lesquels il avait choisit d'y mettre. Les altercations qu'ils n'avaient cessées d'avoir, au début ? Leurs discussions dans la salle sur demande, quand il la consolait sans en avoir l'air ? Ces moments où ils apprenaient à travailler ensemble, à confronter leurs idées et leur point de vue dans des débats enflammés ? Ce jour où il lui avait montré ses souvenirs et ainsi révélé son véritable camp ? Les nombreuses heures passées dans la salle sur demande à s'affronter ou parler des horcruxes ? Cette conversation près du lac, quand il lui avait révélé la vérité pour Harry ? Le moment qui avait suivit, quand il avait pour la première fait apparaître son nouveau patronus, sa louve ? Leurs rendez-vous à tous les quatre, pour révéler la vérité sur les horcruxes et organiser la sortie à Godric's Hollow ? L'altercation violente avec Harry, quand il avait choisit de rester pour l'aider, prenant le risque que la vérité à son sujet soit révélée à la directrice ? Les instants de froids entre eux qui avaient suivis ? Leur premier baiser ? Les moments qu'ils passaient ensemble, tard le soir dans la salle commune ? La plus belle des déclarations qu'il ait pu lui faire, quelques heures auparavant ? Ces instants si précieux, si forts qu'ils avaient partagés ensuite ? Peut-être en avait-il mis d'autres, d'autres qui n'avaient pas la même importance pour elle, d'autres dans lesquels elle n'apparaissait pas ? Que pouvait-il bien avoir choisit, sachant qu'il devrait convaincre cet autre homme, si froid, si secret, si fermé, si seul, que les sentiments qu'ils avaient l'un pour étaient non seulement réels, mais aussi puissants et réciproques ? Quels souvenirs possédaient ce pouvoir ? Il y en avait-il au moins ?

- Miss Granger, l'interpela doucement l'infirmière, la sortant ainsi brusquement de ses pensées : au vu de l'heure tardive vous devriez rester dormir ici.

- Je n'ai pas sommeil.

- Que vous restiez à le veiller ou non ne change absolument rien. En revanche vous avez besoin de dormir, continua-t-elle d'un ton sans réplique, suivez-moi.

N'ayant visiblement pas le choix, la sorcière se leva à contrecœur et s'apprêta à suivre madame Pomfresh. Celle-ci l'amena dans la salle principale et désigna un lit un peu à l'écart de ceux occupés. La jeune sorcière s'y assit, bien qu'elle n'ait pas du tout le cœur à s'endormir dans ces conditions. Elle allait malgré tout refermer les rideaux pour se déshabiller lorsqu'Harry ouvrit la porte de l'infirmerie, rapidement et le plus silencieusement possible, pus se dirigea droit vers elle. Elle vit immédiatement que quelque chose n'allait pas.

- Monsieur Potter, l'interpela l'infirmière à voix basse mais sévère. Que faites-vous ici ?

- Désolée madame, répondit-il rapidement en murmurant pour ne pas réveiller les autres. Hermione, il faut que tu viennes, c'est urgent !

- Comment…

- La carte, répondit-il en sortant de sa poche le parchemin plié. Et Killian, où est-il ? Il était marqué avec toi tout à l'heure.

- Je… t'expliquerai plus tard.

Harry fronça les sourcils, toutefois il ne répondit rien, devinant qu'elle devait avoir de bonne raison pour ne pas lui expliquer dès maintenant ce qu'il se passait.

- Qu'est-ce que tu as ? demanda-t-elle rapidement.

- Je ne peux pas t'expliquer ici non plus. Viens dehors.

Hermione s'excusa auprès de l'infirmière, qui ne fit rien pour la retenir. Au contraire, elle leur fit signe d'être prudents.

Reconnaissante, la sorcière suivit son meilleur ami hors de la salle. Arrivé dans le couloir il l'emmena dans un recoin du château, non loin, mais à l'abri des regards.

- Alors ?

- J'ai eu de nouvelles visions toute la soirée, dit Harry. Il a identifié les intermédiaires, il a compris.

- Tous ?

- Oui, tous. Il a tué le mangemort qui était persuadé avoir assassiné Rogue.

- Alors il va arriver ?

- Pas tout de suite. Des Serpentards lui ont apparemment rapporté qu'on faisait des recherches sur un objet lié à Serdaigle, ils ont dû nous entendre un jour à la bibliothèque. Il est en route pour vérifier d'abord que chacun de ses horcruxes sont toujours en place, mais ça ne devrait pas prendre très longtemps, et après il va venir, oui.

- On ne peut pas l'empêcher de prendre la baguette, pourtant il faut bien faire quelque chose. Et… où est Ron ?

- Je ne sais pas. Il était avec moi tout à l'heure quand je suis sortit de la tour pour venir te chercher, et… il a disparu, je n'ai pas vu où il est parti, j'étais trop concentré sur la carte et sur ton point et celui de Killian à l'infirmerie. En parlant de ça, il lui est arrivé quoi ?

- Ecoute Harry, je ne peux pas tout t'expliquer maintenant… disons que j'ai réussis à fabriquer l'antidote et qu'il l'a bu, sauf que ça c'est plus mal passé que prévu.

- A quel point ?

- Je l'ignore. Il a retrouvé son corps seulement… il ne se réveille pas.

- On ne peut rien faire ?

- Rien.

- Alors, dans ce cas je suis désolé, mais l'urgence c'est que Voldemort arrive.

- Je sais Harry, confirma Hermione.

Elle prit alors une grande inspiration, sentant que le temps était venu. S'il elle ne le disait pas maintenant, il serait peut-être trop tard.

- A ce propos, dit-elle, le cœur serré. Il faut que tu saches quelque chose. Je suis dés…

Hermione s'interrompit brusquement et se sentit brusquement mal.

- Hermione ? Hermione, qu'est-ce qu'il y a ?

La sorcière sortit le vieux galion de l'AD de sa poche. Elle le gardait toujours sur elle au cas ou Ginny ou un autre aurait besoin d'aide, et pour garder un œil sur leurs actions. Ce soir néanmoins, elle pressentait que l'activation du galion n'avait rien à voir avec une action classique. Cela faisait bien deux semaines qu'il ne s'était plus rien passé de grande ampleur, rien qui nécessite l'utilisation de ces pièces.

Il y avait une inscription sur la tranche, au lieu des chiffres ordinairement utilisés. Il arrive.

Elle montra la pièce à Harry. Ce ne pouvait en aucun cas être une coïncidence. Le plus silencieusement possible, elle fit quelques pas pour sortir du renfoncement, sachant très bien ce que, ou plutôt qui, elle allait trouver. Effectivement, elle vit une silhouette derrière une statue toute proche. L'élève, car ce ne pouvait être qu'un élève, lui tournait le dos et ne l'avait pas vue. Elle alluma sa baguette d'un informulé et éclaira la chevelure ardente de Ginny, qui se retourna vivement et afficha aussitôt une moue d'excuse.

Harry arriva juste derrière Hermione.

- Ginny ! C'est toi qui a fait ça ? demanda-t-il en montrant la pièce. Tu m'as suivi ?

- J'étais en train d'écrire les inscriptions habituelles pour l'AD sur les murs quand je t'ai vu sortir de l'infirmerie avec Hermione, alors oui je t'ai suivi. Et visiblement j'ai bien fait, car j'imagine que tu ne comptais dire à personne qu'il est en route ? Non en fait ne répond même pas. Si c'est vrai, il ne vient sûrement pas seul, et il vient pour toi. Alors ne pense même pas à l'affronter seul. On va se battre, tous ensemble. Cela fait deux ans qu'on se prépare à ça, à faire des choses concrètes, enfin. Les autres sont déjà prévenus, ils vont faire circuler l'information, tout le monde va venir, il est trop tard pour faire quoi que ce soit contre ça Harry.

- Attend, comment ça « tout le monde va venir » ? Les grilles sont gardées par des mangemorts, tous les passages secrets sont surveillés, remarqua Hermione.

- Non, pas tous, remarqua Ginny avec un sourire. Comment crois-tu que Neville et d'autres aient réussis à s'enfuir ? On a notre passage à nous, personne d'autre ne le connait, c'est nous qui l'avons trouvé. En fait, on l'a même créé.

- Pardon ?

- Viens !

Trop intrigués par ce passage secret, qui en plus pourrait bien leur servir, Harry et Hermione se précipitèrent à la suite de Ginny, qui, ils s'en rendirent vite compte, les menait droit au septième étage, vers une tapisserie plus que familière.

- On est… près de la salle sur demande, remarqua Harry, ne sachant trop quoi penser.

- Tout à fait. C'est Neville qui a trouvé cette nouvelle version de la salle. Il s'y est caché une journée pour réfléchir à un moyen de s'enfuir, et quand il a voulu avoir de la nourriture, la salle lui a ouvert un passage vers l'extérieur.

- Où ça ?

- La tête de sanglier.

- Mais…

- Le gérant est de notre coté, le coupa Ginny. En fait, il l'a toujours été, et même s'il n'approuve pas toujours ce qu'on fait, il nous aide toujours autant que possible. Neville arrive vraiment à obtenir de cette salle ce qu'il veut, il sait trouver les mots exacts, il a franchement été génial. Mais bon, comme vous utilisez cette salle tout le temps, il n'a pas pu rester caché dedans très longtemps, forcément, dit-elle en levant les yeux d'exaspération. Au bout de deux jours il a utilisé le passage et est parti pour de bon, après nous avoir expliqué ce qu'on devait penser pour y avoir accès.

- Donc quand on n'était pas dans la salle, vous y étiez ?

- En général, oui. Il fallait s'organiser pour ne pas vous croiser ou ne pas y être déjà quand vous vouliez y aller, et au début ça n'a vraiment pas été facile. Puis on a fini par trouver des périodes où vous n'y êtes jamais. Pendant certaines heures de cours, ou la nuit.

Ginny se tu alors et passa trois fois devant le mur vierge, jusqu'à ce qu'apparaisse enfin la porte. Un sourire en coin, elle les invita à entrer.

Harry poussa la porte et fut aussitôt accueillit par de nombreuses exclamations.

Seamus fut le premier à l'atteindre pour une accolade.

- Ca fait plaisir de te revoir mon vieux ! J'ai l'impression que ça fait une éternité.

- Tous les jours on craignait d'entendre qu'ils avaient trouvé un moyen de t'avoir ! ajouta Dean, juste derrière lui.

- Ils ne pouvaient rien faire, ajouta une douce voix venant du fond de la salle. Il sait très bien que s'il s'en prend à Harry il va avoir tous les sorciers du pays qui vont se soulever contre lui.

- Mais pourtant il vient, ajouta une autre personne. C'est ce que disait la pièce, « il arrive ». C'est clair non ?

Ginny referma la porte derrière elle et ordonna d'une voix forte que tout le monde se taise. Le silence mit à peine quelques secondes à revenir, et, dans un calme bienvenu, Harry et Hermione purent détailler la salle. Trois larges bannières recouvraient les murs, une avec le lion doré de Gryffondor sur fond écarlate, une autre avec le blaireau noir de Poufsouffle sur fond jaune, et la dernière avec l'aigle de bronze de Serdaigle sur fond bleu. Comme on pouvait s'y attendre, le serpent vert et argent n'était représenté nulle part. Il y avait plusieurs grandes bibliothèques, un coin à l'écart avec tout ce qu'il fallait pour s'entrainer à faire des duels, et à l'opposé, quelques hamacs. Posé dans un coin, une grande radio en bois, pour le moment silencieuse et à coté plusieurs balais.

Seamus et Dean s'étaient un peu écarté pour le laisser respirer, et ils virent ce qui leur avait échappé avant : leurs visages tuméfiés, leurs vêtements déchirés en de nombreux endroits. Visiblement, ils ne s'étaient pas contentés de restés cacher à se tourner les pouces, pendant leur fuite. Derrière eux, ils reconnurent de nombreux visages, dont la plupart faisaient partis de l'AD, que ce soit l'ancienne, la sienne, comme la récente, celle de Ginny, Neville et Luna. Cette dernière était d'ailleurs là aussi, tout comme Cho Chang, Terry Boot, Ernie McMillan, Anthony Goldsein, Michael Corner, Padma Patil, Morag McDougal, ou Sandra Faucett. Se mélangeaient dans cette salle des élèves restés au château, et des élèves ayant fuit avant la rentrée ou au cours de l'année.

- Neville n'est pas encore là ? questionna Ginny, visiblement un peu inquiète.

- Pas encore non, répondit Luna. Il m'a rejoint à la tête de sanglier pour me dire qu'il allait prévenir l'Ordre et d'autres sorciers de confiance de ce qui se passait.

Hermione remarqua alors qu'Harry n'écoutait plus. Il chancelait, en sueur, les yeux fermés. Elle le soutint pour éviter qu'il ne tombe, ignorant les quelques exclamations inquiètes et les commentaires qui ne tardèrent pas à se faire entendre. C'est avec un certain soulagement qu'elle le vit revenir à lui, bien que le regard qu'il lui lança, une fois revenu de ses émotions, lui fit comprendre que quelque chose allait de travers. Il n'eut pas besoin de s'expliquer davantage, cependant, car s'il avait dit un peu avant que Voldemort allait vérifier que ses horcruxes étaient toujours en place, Hermione pouvait aisément deviner qu'il venait à l'instant de découvrir que l'un d'eux avait été trouvé. Le temps leur manquait, combien d'heures, combien de minutes cela lui prendrait-il d'aller vérifier les autres ?

- Ca va Harry ? demanda Ginny. Tu veux t'asseoir un moment ?

- Non, non ça va., répliqua Harry sans doute un peu plus brusquement que ce qu'il aurait voulu. Ecoutez vous tous, vous ne devriez pas être là. Vous devriez être dans vos dortoirs, et vous autres, si on vous voit au château vous allez être capturés, ajouta-t-il en direction de ceux qui étaient revenus. Vous n'auriez jamais dû revenir, ce n'est pas moi qui vous ai appelé.

- Ca on le sait Harry, intervint Dean. Mais le message était clair : il va arriver. C'est bien le cas non ?

- Oui ! Et… et justement ! C'est d'autant plus dangereux pour vous de revenir !

- C'est vrai qu'on est plus en sécurité dehors, ironisa Seamus.

- Non, s'exclama Harry, exaspéré. Mais vous ne comprenez pas !

- Toi non plus visiblement. S'il vient, c'est pour toi, ça me paraît évident. Et on ne le laissera pas faire, on va t'aider.

- Vous ne pouvez pas m'aider. Je vais me battre contre lui, c'est peut-être vrai, mais avant j'ai encore quelque chose à faire, une tâche à accomplir, c'est important et…

- C'est quoi ?

- Je ne peux pas vous en parler.

- Pourquoi ? interrogea Neville. On est l'armée de Dumbledore, on s'est toujours battu, certains sont recherchés parce qu'ils te soutiennent. Et quoi, tu n'as toujours pas confiance en nous ? Chacun de ceux qui sont là ont montré plus de fois qu'il ne le fallait leur loyauté envers Dumbledore, envers toi.

Avant qu'Harry ne puisse répondre, une porte tout au fond de la salle, qu'Hermione n'avait pas vu auparavant, s'ouvrit, pour laisser passer Morag McDougal et Emma Daubs. Au même moment, la porte qui donnait sur le couloir du septième étage laissa entrer Lavande et Parvati.

- Harry ? s'exclama cette dernière. Alors c'était vrai ?

- On va se battre alors ? ajouta Emma d'une petite voix.

Une grande clameur leur répondit, lorsque la porte dérobée tout au fond s'ouvrit de nouveau pour laisser entrer Su Li, Euan Abercrombie, et un autre élève qu'Hermione ne reconnaissait pas. Et, à peine quelques secondes plus tard Fred et Georges apparurent à leur tout, ainsi que Lee Jordan.

- Abelforth devient un tantinet grognon, dit Fred en levant la main. Il voudrait bien dormir, mais son bar se transforme en gare de chemin de fer.

- Abelforth ? répéta Hermione, à qui ce nom paraissait familier.

- Le gérant de la tête de sanglier, Abelforth. Abelforth Dumbledore, explicita Ginny.

- C'est le frère de Dumbledore qui tient ce bar ?

- Oui, on ne l'avait jamais reconnu avant. Ca nous a fait un choc aussi, avoua-t-elle. Mais du coup on est vraiment certain qu'il est bien de notre coté.

Quatre autres anciens élèves en fuite qu'Hermione ne connaissait absolument pas apparurent à cet instant par le passage, et ouvrirent de grands yeux en voyant qu'Harry était présent.

Tandis que tous les élèves se saluaient, Hermione profita du boucan pour prendre Harry par le bras et lui chuchoter à l'oreille :

- Il y a pas mal de Serdaigles ici. Ils pourront peut-être nous aider Harry. On n'a plus beaucoup de temps, et ce n'est plus la peine de se cacher s'il arrive, surtout s'il est déjà au courant. On n'a plus vraiment d'autres possibilité, peut-être qu'un des élèves a entendu parler de cet objet. Et comme Neville l'a dit, on peut avoir confiance en chacun d'entre eux. On n'a plus à faire ça tout seul.

Le sorcier grogna légèrement, puis finalement il considéra l'idée, et dû reconnaître d'un hochement de tête qu'elle n'avait pas tout à fait tort.

- Ecoutez-moi ! s'exclama-t-il pour se faire entendre de tous.

Le silence tomba brutalement.

- D'accord, vous pouvez nous aider. Nous sommes à la recherche d'un objet. On sait qu'il nous permettra de vaincre Vous-Savez-Qui, seulement le problème c'est qu'on ne sait pas exactement ce dont il s'agit, ni où il est. La seule chose qu'on sache, c'est que c'est un objet ayant appartenu à Serdaigle.

- Il y a le diadème perdu, suggéra Luna. Papa essaye de le reproduire.

- Il est perdu, justement, fit remarquer Michael Corner.

- Depuis quand ? interrogea Harry.

- Il y a des siècles. Il aurait disparu avec Serdaigle elle-même. Personne n'en a jamais retrouvé la trace, bien qu'il ait été beaucoup recherché, vu qu'il est censé rendre plus intelligent celui qui le porte…

- Et personne n'a jamais vu quelque chose qui pourrait y ressembler ?

Tous les Serdaigles présents indiquèrent que ce n'était pas le cas, et Hermione sentit son cœur se serrer, imaginant sans peine qu'Harry devait être dans un état pire que le sien.

- Mais si tu veux voir à quoi il ressemble, il y a une statue qui la représente portant le diadème, dans notre salle commune, proposa Cho.

- D'accord, je vais y jeter un œil… soupira Harry.

Il ferma alors les yeux un moment, sans doute en proie à une autre vision, mais heureusement cette fois il ne paru pas trop désorienté en revenant à la réalité.

- Luna, tu vas emmener Harry la voir, d'accord ? lança Ginny en voyant Cho se lever.

- Oh, oui, bien sûr.

Cho se rassit immédiatement, visiblement déçue.

- Hermione, chuchota Harry. Je vais y aller, toi va prévenir la directrice de ce qui se passe, il faut qu'elle protège le château et les élèves. Et… tiens, ajouta-t-il en lui tendant la carte. Essaye de retrouver Ron. Rejoignez-moi dès que vous avez fini.

- Fais attention à toi.

Harry hocha la tête et suivit Luna, qui lui désigna un placard, à coté d'une bibliothèque.

- Il vaut mieux sortir par là. Ca mène chaque fois sur un endroit différent…

Ils s'engouffrèrent dans le placard et Luna referma la porte sur eux, laissant Hermione au milieu de la quarantaine d'élèves. D'autres étaient encore arrivés entre temps.

- Hermione !

Elle se retourna et vit Neville, le visage couvert de blessures, mais souriant.

- Je viens de voir Harry partir. Raconte, qu'est-ce qu'il se passe ici ?

- Il va arriver au château, expliqua rapidement Hermione. On a encore un peu de temps pour terminer la mission de Dumbledore, et c'est ce qu'Harry est allé faire. Moi je vais prévenir la directrice.

- D'accord… moi je suis allé voir un maximum de sorciers de confiance pour les prévenir, ils vont à leur tour faire passer le mot et devraient bientôt tous arriver. Je vais rester ici pour m'occuper de ceux là avec Ginny. Faites ce que vous avez à faire, on vous couvre.

- Merci Neville. Faites attention à vous surtout.

- Ne t'inquiète pas pour ça. Dépêches-toi, ajouta-t-il avec un sourire confiant.

Hermione hocha la tête et suivit le même chemin qu'Harry. Le placard donnait sur un escalier éclairé par des torches mais si long qu'elle n'en voyait pas le bout. Elle le suivit, puis finit par arriver devant un mur apparemment vierge. Hésitante, elle sortit sa baguette et exerça une légère pression. Le mur s'effaça devant ses doigts, et elle put alors sortir. Faisant attention à ce que personne n'arrive, elle déplia la carte, prononça le mot de passe pour faire apparaître le plan. Elle trouva son étiquette au deuxième étage, et vit celle d'Harry et Luna au cinquième étage, ainsi que celle de Rusard, dans un couloir voisin. Priant pour que ses amis fassent très attention, elle chercha le nom de Ron. Elle tomba alors sur celui de la directrice, au niveau du quatrième étage. Puis, enfin, elle vit le nom de Ron sortir de nulle part au deuxième étage, non loin d'elle, dans ce qu'elle reconnu comme étant les toilettes de Mimi.

Hermione, tout en gardant la carte en main pour surveiller qu'elle ne rencontrait personne, se dirigea vers les toilettes. Arrivée devant la porte, elle vit Ron en sortir, avec plusieurs objets longs et blanc dans les bras.

- Hermione ! s'exclama-t-il. Tu vas bien ?

- Oui, ça va, lui répondit-elle. Et toi ? Harry m'a dit que tu avais disparu sans prévenir !

- Je suis allé récupérer quelques crochets du basilic, je crois bien que leur venin peut détruire les horcruxes. Je me suis dit qu'on pourrait en avoir besoin.

- Tu es redescendu dans la chambre ? Seul ?

Malgré l'obscurité, elle le vit rougir.

- Oh, ce n'était pas très compliqué… j'ai répété les sifflements qu'Harry avait fait en fourchelang devant moi, et j'ai fini par y arriver.

- C'est… c'est brillant !

Ron rougit encore davantage et marmonna :

- Ca t'étonne toujours on dirait.

Puis, il ajouta à voix plus audible :

- Et où est Harry ?

- Il est partit dans la salle commune des Serdaigle pour chercher un indice sur le dernier horcruxe, moi je dois aller prévenir la directrice qu'il arrive. Tu viens ?

- Non.

- Pardon ?

- Non, on n'a pas de temps à perdre, on a le moyen de détruire les horcruxes, autant le faire dès maintenant ! Ni toi ni Harry n'avez besoin que je sois là, alors je peux me charger de ça.

- Tu es sûr de vouloir le faire tout seul ?

- Oui Hermione, j'en suis certain.

La sorcière hésita un moment, puis fini par lui expliquer que les horcruxes étaient cachés dans sa valise, dans un double fond indétectable. Elle lui donna le contre-sort, et avant même de pouvoir lui rappeler qu'il ne pouvait pas monter dans le dortoir des filles, il avait tourné les talons pour courir jusqu'à la tour de Gryffondor.

N'ayant pas le temps de tergiverser davantage, Hermione reprit sa route à travers les couloirs jusqu'à rejoindre la directrice. Elle dû faire un détour pour éviter Rusard au passage, mais arriva plus rapidement qu'elle ne le pensait.

- Professeur !

- Miss Granger ? s'exclama le directrice, l'éblouissant en pointant sa baguette vers elle. Que faites-vous dehors à cette heure ?

Hermione eut un sourire en pensant qu'elle ferait une crise cardiaque si elle savait combien d'élèves étaient en ce moment même hors de leur dortoir. Cependant elle ne s'attarda pas sur cette pensée et décrivit le plus concisément mais précisément possible la situation.

- Vous êtes absolument certaine qu'il arrive cette nuit ?

- Oui professeur, confirma Hermione. Et il y a déjà énormément d'élèves en fuite qui sont revenus par le passage secret dont je vous ai parlé. Apparemment des membres de l'Ordre ont aussi été prévenus, l'information circule en dehors du château et Neville a dit que de nombreux sorciers allaient arriver pour se battre. Oh, et est-il possible de désactiver la sécurité des escaliers de notre tour, Ron doit absolument récupérer quelque chose dans ma valise, c'est très important.

Le professeur l'observa un moment, puis elle sortit sa baguette et murmura quelques mots à voix basse.

- C'est fait.

- Merci madame.

- Et que fait monsieur Potter en ce moment ?

- Il est à la tour des Serdaigle pour…

- Il y est déjà ?

- Oui, je suppose, déclara Hermione, inquiète en voyant l'expression alarmée de la directrice.

Celle-ci ne répondit pas, mais fit apparaître des patronus étincelants, trois chats argentés, qui filèrent à travers les couloirs puis disparurent.

- Venez avec moi.

Hermione la suivit, visiblement en direction de la tour des Serdaigle.

- Que se passe-t-il ? demanda-t-elle, de plus en plus inquiète.

- Depuis des semaines, un des Carrow reste constamment dans la tour des Serdaigle pour surveiller je ne sais quoi. Monsieur Potter risque d'avoir besoin d'aide s'il y est allé, expliqua la directrice, tout en parcourant les couloirs sombres à vive allure.

Tandis qu'elles se dirigeaient vers la tour, Hermione sortit la carte qu'Harry lui avait prêtée et chercha le point le représentant. Elle le trouva assez rapidement, toujours en compagnie de Luna et d'après leur position, sur le point d'entrer dans la tour. Seulement, comme la directrice venait de le dire, le nom d'Alecto Carrow était inscrit non loin.

Avant de ranger de nouveau la carte, elle regarda du coté de la tour des Gryffondor. Au passage, elle remarqua divers nom connus ou non qui convergeaient toujours vers le septième étage, avant de disparaître brusquement quand ils entraient dans la salle sur demande. Il devait y avoir pratiquement la moitié des élèves désormais, beaucoup avaient répondu à l'appel de l'AD. Réprimant sa curiosité et l'envie de lire chacun des noms arrivant au septième étage, Hermione revint à la tour des Gryffondor et vit Ron en train de monter les escaliers. Soulagée, elle referma la carte et la rangea, pressant davantage le pas.

Le professeur s'arrêta devant une porte, qui ne présentait rien d'autre qu'un heurtoir en forme d'aigle fixé au panneau de bois. Le professeur frappa une fois puis sembla attendre impatiemment quelque chose. Aussitôt le bec de l'oiseau s'ouvrit, et une voix mélodieuse d'en éleva :

- Qui est apparu en premier, le phénix ou la flamme ?

Hermione fut d'abord surprise qu'on leur pose une question, puis l'évidence de la situation la fit sourire. Evidemment, la maison représentant la connaissance, la recherche du savoir, ne pouvait pas nécessiter un simple mot de passe…

- C'est un cercle sans commencement, répondit le professeur.

- Bien dit, approuva la voix.

La porte s'ouvrit alors. Hermione, qui n'était jamais entrée dans une autre salle commune que la sienne, ne put s'empêcher d'en admirer la beauté. La pièce circulaire n'avait pas cette impression de confort chaleureux que possédait celle de Gryffondor, mais elle était très ouverte, aérée et spacieuse, tandis que les très nombreuses et larges fenêtres en arcade offraient un cadre de vue sans pareil sur le lac et les montagnes, et sans doute une lumière naturelle bien agréable en journée.

Luna et Harry se tenaient tous deux non loin d'une statue représentant Rowena Serdaigle. La jeune Serdaigle, un peu hébétée, pointait sa baguette vers le mur opposé, au pied duquel reposait Alecto Carrow, probablement stupéfixée.

Le professeur ferma la porte de la tour derrière elle et demanda une explication à Harry. Celui-ci expliqua qu'ils avaient à peine eut le temps d'observer la statue avant de se faire surprendre par Carrow. La mangemort semblait les attendre, ou du moins ne semblait absolument pas étonné de le trouver là, et s'était exclamé qu'il était temps de prévenir son maître. Luna l'avait attaquée et immobilisée, mais elle avait eut le temps d'appuyer sur sa marque.

Personne n'eut le temps d'ajouter quoi que ce soit, car la voix d'Amycus Carrow appelant sa sœur parvint de l'autre coté de la porte.

Harry et Hermione se lancèrent un regard inquiet, et obéirent immédiatement quand la directrice leur indiqua d'un geste de se mettre sous la cape d'invisibilité, qu'Harry tenait toujours en main. Luna, quelques pas plus loin, ne les rejoignit pas, leur disant d'un signe que ça allait. Hermione se souvint alors qu'ils étaient désormais trop grands pour tenir à trois sous la cape, qui découvrirait alors le bas de leurs jambes.

- Ouvre-moi Alecto ! Alecto ! Tu l'as eut, il est là ? Alecto ! Fichue porte, ouvre-toi ! Si quelqu'un m'entends, ouvrez, c'est un ordre !

Pendant que le mangemort s'escrimait en vain contre la porte close, des bruits leur parvenaient des étages supérieurs. Les élèves qui ne s'étaient pas rendus à la salle-sur-demande se levaient et certains arrivaient déjà.

Un petit groupe se forma vite autour du corps d'Alecto Carrow, tandis qu'un jeune élève, visiblement complètement terrifié, alla ouvrir au frère sans que qui que soit ait eu le temps de l'en empêcher. Hermione cru voir un élève d'une quinzaine d'année qui se trouvait juste en face d'elle sourire en voyant Carrow entrer, mais aussitôt après il eut l'air tellement perdu et apeuré qu'elle se dit qu'elle se faisait sûrement des idées.

Le mangemort poussa un cri d'horreur et de terreur en voyant sa sœur, et aussitôt il ordonna à la directrice de se justifier. Celle-ci, sans se départir de sa dignité, répliqua froidement qu'elle venait tout juste d'arriver. Hermione saisit d'un réflexe le poignet d'Harry en voyant le mangemort diriger brusquement sa baguette vers la foule d'élèves à présents massés tout autour d'eux. Il ne lança cependant aucun sort, se contentant de menacer un à un les élèves, jusqu'à ce que sa baguette se tourne vers Luna.

- Toi, je suis sûr que c'est toi. Avec ta bande de petits rebelles, vous n'avez pas arrêtés cette année… Tu ne devrais même plus être là, se souvint-il soudain. Mais oui, tu es recherchée dehors… Ca ne fait rien, au moins le maître ne viendra pas pour rien, tu feras sûrement un bon otage, n'est-ce pas… tant pis pour Potter, on le coincera une autre fois.

- Le coincer ? répéta le professeur McGonagall. Qu'est-ce que ça veut dire, on le coincera une autre fois ? Vous n'avez pas à lui faire quoi que ce soit dans cette école, il n'a enfreint aucun règlement que je sache !

- Ho, mais cela vous dépasse complètement, maintenant. Il nous a dit que Potter allait peut-être venir dans la tour des Serdaigles, et qu'il fallait le prévenir si c'est le cas. Bonne conduite ou pas, si votre protégé met les pieds ici, il est fini.

- Et pourquoi voudrait-il venir ici ? Potter appartient à ma maison, répliqua la directrice avec une certaine fierté dans la voix.

- Ca, je ne crois pas que ça vous regarde. On nous l'a dit, c'est tout.

Il se tourna de nouveau vers Luna, qui n'avait pas bougé et ne semblait pas vraiment effrayée.

- Tu vas lancer le contre-sort, et me suivre, fillette.

Il pointa sa baguette sur son visage, et immédiatement le professeur McGonagall, Luna et une dizaine d'élèves dans la foule levèrent la leur.

- Je n'en ai pas vraiment envie, en fait, dit Luna avec un sourire d'excuse.

- Aucune preuve ne vous permet d'affirmer que c'est miss Lovegood qui a attaquée votre sœur, rétorqua la directrice. Je ne vous permettrais pas de maltraiter les élèves de ce château ou ceux qui y trouvent refuge pour votre bon plaisir.

Le mangemort s'approcha d'elle, se retrouvant si près que c'en était offensant, mais la directrice ne cilla pas, et continua à le regarder de haut.

- On s'en fiche de ce que vous permettez. Votre titre n'est qu'un mot, c'est nous et seulement nous qui commende. Vous serez de notre coté ou vous le paierez cher.

Il lui cracha alors au visage, et avant même qu'Hermione puisse faire le moindre geste, Harry avait rejeté sa cape et levé sa baguette vers le mangemort, en s'exclamant d'une voix extrêmement froide :

- Vous n'auriez pas dû faire ça. Endoloris !

Hermione retint à grand peine un cri de surprise face à l'utilisation de ce sort. Et à sa grande surprise, il fonctionna mieux que jamais auparavant : Carrow fut arraché du sol. Il se tortilla, essayant de se débattre, en vain, et hurlant de douleur, il finit par être projeté contre une des bibliothèques qui ornait les murs. Il s'écroula alors au sol, assommé.

- Je comprends ce que Bellatrix voulait dire, commenta Harry. Il faut vraiment vouloir la souffrance de l'autre.

- Potter, murmura la directrice, en essayant de se reprendre. Qu'avez-vous… Potter, c'était idiot !

- Il vous a craché dessus, répliqua Harry, comme une évidence.

Hermione vit avec un certain amusement la directrice protester vainement en cherchant ses mots. C'était étrange, car elle aurait dû être effrayée, tant par le geste d'Harry que par la situation, mais elle se sentait comme sereine, très calme, et avait l'impression qu'Harry ressentait la même chose, car il semblait détendu.

Mais après tout, ce n'était pas non plus étonnant. Ils savaient avec certitude que Voldemort allait arriver d'un moment à l'autre. Désormais, c'était trop tard pour paniquer, réfléchir aux conséquences et aux risques qu'ils encouraient.

Harry ferma un moment les yeux, une expression de douleur passant comme un voile sur son visage. Il les rouvrit deux ou trois secondes plus tard.

- Professeur, dit-il rapidement, il va arriver.

La directrice termina de ligoter les deux mangemorts ensemble, puis elle les fit léviter et laissa ainsi, en suspension au dessus de leur tête.

- En êtes-vous certain Potter ?

- Je le suis, professeur. On a trouvé le moyen de le tuer, et maintenant il le sait. Mais avant qu'il arrive, je dois encore trouver un objet.

- Quel est cet objet ?

- On pense que c'est le diadème de Serdaigle, mais on ignore où il est. Il faut absolument le retrouver avant qu'il n'arrive.

- Et pourquoi par Merlin auriez-vous besoin de ce diadème ?

- Dumbledore m'a enseigné la seule façon de le vaincre, et retrouver le diadème en fait partie.

- Vous faites cela sur ordre d'Albus ?

Harry acquiesça silencieusement, et l'expression du professeur changea.

- Bien, dit-elle, la voix légèrement tremblante. Alors cherchez cet objet, nous allons nous occuper de le retenir.

- Vous pourriez faire ça ?

- Potter, répliqua sèchement le professeur, nous autres, professeurs, ne manquons pas d'une certaine compétence en matière de magie, savez-vous ? Je suis sûre qu'en conjuguant nos efforts, nous pourrons le retenir un petit moment. Bien sûr, si Poudlard se retrouve assiégée, il faudra trouver le moyen d'évacuer un maximum d'innocent. Mais avec les cheminées, les passages secrets sous surveillance et l'impossibilité de transplaner…

- Professeur, il y a le passage dont je vous ai parlé tout à l'heure, intervint Hermione. Beaucoup de sorciers sont déjà arrivé par là, nous pouvons évacuer les élèves par ce biais.

- Miss Granger, il s'agit de centaines d'élèves…

- Mais s'ils se concentrent sur l'enceinte de l'école, l'interrompit Harry, ils ne s'intéresseront pas à ceux qui transplanent depuis la Tête de Sanglier.

- En plus s'ils transplanent depuis l'intérieur de l'établissement, ils ne déclencheront pas l'alarme, ajouta Hermione.

- Il y a du vrai dans ce que vous dites, admit la directrice. Je vais prévenir les autres directeurs. Vous feriez bien de mettre votre cape, on ne sait jamais.

Harry déploya la cape sur Hermione et lui, non sans avoir lancé un regard d'excuse à Luna.

- Il est allé vérifier tout à l'heure la bague chez les Gaunt, murmura Harry, et là il vient de s'apercevoir que le médaillon a disparu aussi. Il ne devrait plus tarder à arriver.

Hermione hocha la tête pour montrer qu'elle avait entendu, et ils suivirent la directrice hors de la salle commune. A peine quelques secondes plus tard, ils virent les trois autres directeurs de maisons arriver.

- Minerva, nous avons eu votre Patronus, Est-ce vrai, il arrive ?

- J'en ai bien peur Pomona, confirma sombrement la directrice. Potter a un travail à faire au château, sur ordre de Dumbledore, ajouta-t-elle. Il faut que nous mettions en place toutes les protections possibles, le temps qu'il mène sa tâche à bien.

- Vous êtes consciente, bien sûr, que rien de ce que nous pourrons faire ne pourra le maintenir indéfiniment à distance ? couina Flitwitch.

- Non, mais nous pouvons le retarder, affirma vivement le professeur Chourave.

- Merci, Pomona.

Les deux sorcières échangèrent un regard entendu, et Flitwitch acquiesça.

- Filius, fit soudainement la directrice en se tournant vers le professeur. Avez-vous la moindre idée de l'endroit où pourrait se trouver le diadème de Serdaigle ?

Harry et Hermione, qui avaient déjà commencé à s'éloigner, s'arrêtèrent soudainement et ressentirent une immense gratitude pour leur directrice.

- Le diadème perdu ? Je ne comprends pas Minerva, un peu de sagesse supplémentaire ne nous ferait pas de mal, mais…

- Il ne s'agit pas de le porter Filius, simplement de savoir où il se trouve.

- Personne ne l'a plus vu de mémoire d'homme. Il y a bien trop longtemps qu'il est perdu.

Les deux élèves échangèrent un regard déçu, néanmoins ils ne firent aucun commentaire. Tandis qu'ils s'éloignaient, ils entendirent les professeurs dresser la liste des défenses qu'ils allaient mettre en place, puis se séparer en se donnant rendez-vous dans la grande salle, vingt minutes plus tard, en présence de tous les élèves de l'école.

Ils décidèrent alors de se rendre dans la salle sur demande, afin d'aller prévenir les sorciers qui s'y trouvaient de rejoindre les autres dans la grande salle. Ils espéraient aussi y retrouver Ron, en priant pour qu'il ait bel et bien réussit à détruire la coupe et le médaillon.


Et voilà pour cette première partie. Je me suis arrangée pour couper à un endroit qui n'est pas trop frustrant : y a déjà eu pas mal de cliffhanger, je crois que ça suffit pour le moment. xD

La suite est en cours d'écriture est avance relativement bien, je serai au rendez-vous dans 15 jours. En attendant, la semaine prochaine je publierais une traduction dans la section Trône de Fer/A Song of Ice and Fire. Elle est déjà prête et corrigée depuis un bail, donc pas de soucis de ce coté.

Dorénavant je mettrais toujours un message sur mon profil pour donner l'avancée du chapitre ou signaler si j'ai un problème. Je préviens également des publications d'errare et des traductions sur mon twitter, Fredi076, et sur mon tumblr, Fred076. Ils sont dédiés à 99% à mes fics et mes dessins, donc n'hésitez pas.

Et en ce qui concerne les traductions, je prends toujours les propositions, titres, thèmes, personnages, situations, lieux, époques, c'est comme vous voulez. J'ai toujours quelques one-shot en réserve, mais j'aimerai bien savoir quel genre de fics vous aimeriez lire :)