Chapitre 51 : Partenaire de dernière minute écrit le 25/08/2005 réécrit le 22/07/06
Se
décider à aller voir Ginny et lui dire à quel
point il avait été idiot était une chose, le
faire en étant franchement ridicule en était une autre.
Avant de transplaner à Pré-au-lard, Lily arrêta
Harry à peine habillé d'un t-shirt et d'un jean
quelque peu déchiré à force d'usure. Elle lui
fit remarquer la chose et Harry se sentit vraiment bête de ne
pas y avoir pensé. Vu qu'il devint très anxieux de
débarquer là-bas et de faire une déclaration
qu'il n'était pas sûr encore de vouloir, Lily dut
lui faire son nœud de smoking.
- Allez, calme-toi…Harry !
-
Il ne faut pas que je sois en retard, expliqua sérieusement
Harry.
- De toute manière, tu ne vas pas aller danser. Il
vaut mieux que tu restes discret.
- Oui, mais je ne veux pas être
en retard.
- Allez, c'est bon Don Juan. Va donc dire à ta
belle que tu l'aimes…
- Heu… ouais… Bonne soirée
Lily !
- C'est plutôt à moi de te dire ça.
Sachant
très bien que le seul moyen d'aller à Poudlard dans
les meilleurs délais l'obligeait à trouver une autre
solution que le transplanage jusqu'à Prè-au-Lard
suivi d'une calèche parfois difficile à obtenir dans
les temps, Harry décida de faire jouer ses relations. Il avait
dans l'esprit un caractère d'urgence qui justifiait de
faire passer son affaire personnelle comme prioritaire pour un membre
de l'ordre du phénix. C'est donc grâce à la
cheminée de la directrice de Poudlard, dont l'accès
était uniquement réservé aux membres du phénix,
choisis sur le volet, qu'il arriva au château. Dans un
vacarme reconnaissable pour tout sorcier expérimenté,
une ombre sortit en se dépoussiérant quelque peu. Après
avoir fait un léger rapport sur sa tenue, Harry inspecta sa
chevelure et constata les dégâts, ce qui l'agaça
profondément. Il avait mis presque une heure pour tout mettre
en place. Mais il était maintenant trop tard pour essayer de
les dompter à nouveau, il devait se dépêcher. Il
voulait la voir avant qu'elle n'entre dans la grande salle,
auquel cas, il ne pourrait plus passer inaperçu.
- Potter ?
S'interrogea le professeur McGonnagal, surprise d'une visite
inattendue.
- Heu, bonjour professeur.
- Pour vous maintenant,
je suis Minerva, Harry. Vous avez eu beaucoup de chance de me
trouver, j'allais de ce pas dans la grande salle rejoindre mes
élèves. Alors, que me vaut l'honneur de votre
présence en ce soir de festivités au château ?
-
Je viens voir Ginny Weasley… répondit-il, un peu gêné.
-
Oh, très bien, très bien… dit-elle avec un petit
sourire en coin. Mais il me semblait qu'elle avait déjà
un cavalier pourtant, reprit son ancien professeur qui avait
nettement compris la situation.
- Heu… oui, c'est
vrai…balbutia Harry.
- Elle a vraiment brillé dans ses
examens, vous le saviez ?
- Ah non… c'est bien alors ! Heu,
Professeur, je suis désolé, mais je dois y aller…
-
Oui, oui, allez-y donc monsieur Potter, dit-elle en le voyant partir
avant de reprendre pour elle-même. Allez donc conquérir
votre belle…
Harry parcourut le château à
grande vitesse en esquivant les principaux couloirs pour éviter
que quelqu'un ne lui demande à nouveau le pourquoi de sa
présence. Il se mit dans un recoin juste à côté
du grand hall et y attendit Ginny, en essayant de reprendre sa
respiration et de contenir son stress.
De toute évidence,
le bal n'avait pas encore commencé et beaucoup d'élèves
arrivaient encore dans le hall. Il examina, une à une, toutes
les filles qui arrivaient accompagnées de leurs cavaliers en
espérant y voir Ginny. Au bout de 15 minutes, il commença
à se demander si elle n'était pas déjà
entrée dans la grande salle, mettant ainsi son plan à
néant. Mais, alors qu'il se décidait à peine à
faire demi-tour, sa tête fut comme attirée vers
l'arrière par un pressentiment divin et il crut voir un
ange, drapé d'un bleu nuit étoilée
hypnotisant, descendre les escaliers qui menaient à la tour
rouge et or. Elle était sublime, vraiment sublime, au point
d'en oublier de respirer. Son cœur battait vraiment vite et la
peur envahit son corps tout entier. Conscient de sa tétanie
involontaire, il se força à prendre son courage à
deux mains et à l'aborder pour ne jamais à avoir à
le regretter. Il respira alors profondément et s'avança
vers elle tout en essayant de ne pas se faire voir des quelques
autres. Il arriva derrière elle et posa sa main sur son
épaule. Saisie, elle se retourna tout en sursautant avant de
s'étonner de la présence d'une personne qu'elle
n'attendait plus.
- Harry ?
- Bonsoir Ginny, arriva-t-il
quand même à dire alors que son cerveau avait maintenant
beaucoup de mal à fonctionner de manière optimale.
-
Mais qu'est ce que tu fais là ? Demanda-t-elle alors que son
cavalier, alerté par la présence d'un hypothétique
gêneur, arriva à côté d'elle tout en
plaçant un bras territorial sur son épaule.
-
Bonsoir, les coupa volontairement Geoffrey.
- Bonsoir, répondit
Harry sans réelle conviction. Ginny, est-ce que je peux te
parler seul à seul ? Reprit-il en comprenant bien que le
Geoffrey allait compliquer les choses.
- Sûrement pas !
Répliqua automatiquement Geoffrey sentant bien ce qui allait
se produire.
Ginny sentait bien la rivalité s'installer
entre son ex et son petit ami du moment. Geoffrey n'était
pas un mauvais garçon et ils s'entendaient bien ensemble
mais elle n'avait pas vraiment oublié Harry. C'était
devenu une lutte de tous les jours pour que Ginny tourne la page et
vive sa relation avec Geoffrey pleinement mais le livre de sa vie
avait une sale manie de revenir en arrière au moindre petit
détail qui pouvait en faire ressortir une référence.
Le voir à nouveau si près d'elle alors qu'ils ne
s'étaient pas vu depuis l'attaque de ses parents, et
surtout qu'ils s'étaient quittés en mauvais terme,
était vraiment déstabilisant pour elle au point qu'elle
resta muette à la sollicitation d'Harry
- C'est
important Ginny, insista-t-il pourtant.
- Elle a autre chose à
faire ce soir ! Pesta Geoffrey paniqué par l'insistance
de l'Ex.
- Ca peut attendre demain, non? Intervint alors Ginny à
la satisfaction de son petit ami. Là, on va au bal des
septièmes années, Harry. On est attendu par nos amis et
le discours du professeur McGonnagal va bientôt commencer…
argumenta-t-elle assez froidement pour lui faire comprendre qu'elle
n'était pas à sa disposition si facilement.
-
Ginny, s'il te plait…
- Hé, Ginny est ma petite amie
maintenant Potter ! La célébrité ne te
donne pas le droit de venir hanter toutes tes ex copines dès
qu'elles t'oublient dans les bras d'un autre, que je
sache !
- Geoffrey ! S'écria Ginny peu habituée
à le voir réagir si violemment et n'adhérant
pas à la remarque peu élégante qu'il venait de
faire.
- Oui, Ginny, Geoffrey, c'est le nom de ton copain depuis
plus d'un mois. Et je ne vois pas pourquoi ton ex viendrait comme
par hasard le soir du bal, habillé comme s'il était
invité. Pour moi, tout ça sent mauvais et je le
soupçonne d'avoir la folle idée de te reconquérir.
Je ne vais pas le laisser faire, et te voir me quitter sans réagir
Ginny. J'ai attendu plusieurs années que tu sois enfin libre
et maintenant qu'on est ensemble, je ne vais pas te laisser partir
comme ça, en tout cas, pas sans me battre. Et s'il faut que
je le provoque en duel, je le ferais !
- Geoffrey, arrête
s'il te plait ! S'horrifia-t-elle en se rendant compte que
finalement, elle ne le connaissait pas si bien que ça.
-
Qu'il s'en aille, un point c'est tout ! C'est lui, ou moi !
Affirma Geoffrey par un ultimatum précis qui fit comprendre à
Harry qu'il était venu trop tard et que cette fois-ci, il
l'avait vraiment perdue.
- Très bien, je m'en vais, je
vois que je dérange, murmura-t-il tout en se sentant
finalement ridicule. Bonne soirée à vous deux et désolé
du dérangement.
- C'est ça, va-t-en ! Se
félicita l'officiel provoquant l'énervement de la
rousse qui, plus par esprit de contradiction que par réelle
volonté de lui faire mal, décida de le lui faire
regretter.
- Harry, s'écria alors Ginny, attends…
finit-elle par dire tout en regardant une main se tendre vers elle
avant de l'accepter tout en regardant Geoffrey la voir s'éloigner,
abasourdi et impuissant.
Annonce de l'auteur
Voilà
LE chapitre de cette histoire! J'espère que cela vous
plaira!
Chapitre 52 : Carpe Diem écrit le 25/08/2005 réécrit le 23/07/06
Bien qu'il soit assez content d'avoir remporté cette bataille avec Geoffrey, Harry se rappela rapidement l'objet de sa venue et regretta d'avoir débarqué à nouveau dans la vie de la jeune fille aussi brutalement. Après tout, il savait qu'il n'y avait qu'une chance infime qu'elle veuille toujours de lui et puis, tout ce qu'il souhaitait en fin de compte était qu'elle soit heureuse. Il se surprit alors à penser qu'il était peut-être égoïste de croire qu'il serait celui qui y arriverait réellement et que ce Geoffrey était finalement le véritable homme de sa vie. Qui était-il pour débarquer ainsi et attendre qu'elle plaque tout pour lui ?
Voir la douceur
revenir dans les yeux de son ex petite amie lui fit alors comprendre
que quoiqu'il arrive, après ce soir, il n'aurait plus rien
à regretter et son cœur se soulagea d'un minime mais
appréciable poids.
- Ginny, je ne veux pas te créer
de problèmes, tu sais…
- Tu es très élégant,
Harry, coupa Ginny qui ne voulait apparemment pas aborder le sujet
« Geoffrey » avec lui.
- Oh, s'étonna-t-il.
Heu, merci, dit-il en se regardant tout bêtement.
- Ce n'est
pas grave au moins ? Demanda alors Ginny suspicieuse.
- Grave ?
Quoi ?
- Ce que tu as à me dire !
- Ah, heu non,
répondit-il avec un léger rire nerveux.
- Alors je
t'écoute Harry, qu'as-tu à me dire ?
Harry
respira alors profondément pour la deuxième fois de la
soirée. Il savait qu'il ne pouvait plus reculer maintenant
et qu'il devait tenter le tout pour le tout. Il devait le faire. Il
essaya alors de rassembler tous les arguments qu'il avait pourtant
gravés mille fois dans sa mémoire en l'attendant,
puis déglutit et se lança.
- Ginny, je…, enfin
j'ai réalisé que tu me manques. Je…, je me suis
rendu compte que…, que je ne voulais pas te perdre et que tu es
trop importante pour moi, parvint-il à dire malgré son
état d'anxiété.
- Mais on sera toujours
amis Harry ! Répondit assez normalement Ginny avec un sourire
qu'Harry savait hypocrite.
- On n'a jamais été
amis Ginny. D'aussi loin que je me souvienne, on s'est toujours
tourné autour, toi plus que moi si ma mémoire est
bonne, argumenta-t-il avec une petite anecdote à la fin qui ne
fit rire que lui.
- Harry, que veux-tu me dire ? Insista Ginny
tout en regardant derrière elle, un Geoffrey qui n'avait pas
bougé d'un pas.
- Je suis venu te dire que…soupira
Harry, que je tiens beaucoup à toi.
- Mais moi aussi Harry
! Moi, aussi ! Mais c'est…
- Ginny… je t'aime, la
coupa-t-il tout en la regardant droit dans les yeux avant de
constater que le visage assez tendre de la rousse virait au rouge
colère.
- Tu n'as pas le droit Harry ! Tu n'as
pas le droit de me laisser choir autant de temps et de venir ici, et
surtout maintenant que j'ai quelqu'un, pour me dire que tu
m'aimes. Tu es injuste. Tu joues avec mes sentiments et mon cœur
Harry ! Non, tu n'en as pas le droit ! Hurla Ginny avec
toutes ses forces.
- Je sais, avoua-t-il. Je sais que je
t'ai fait souffrir, confirma Harry tout en regardant vers le sol.
-
Tu m'as ignoré pendant des mois entiers et maintenant tu te
rends compte que j'existe ? Reprit-elle sans en démordre.
-
Je n'ai pas d'excuses, Ginny…
- Et tes soit disant raisons
que tu me sortais, il y a un an, ici même Harry, elles se sont
mystérieusement envolées ? Tu te souviens ?
Parce que moi, je m'en souviens, elles résonnent dans ma
tête depuis tout ce temps et m'empêchent de vivre et de
dormir normalement depuis ! On ne pouvait pas être
ensemble parce que tu devais rester concentré sur ta mission,
sur ton combat. Je te site Harry ! Ce sont tes mots! Tu n'as
pas le droit de retourner si facilement ta veste et d'exiger une
réponse positive avec juste un « je t'aime »
! Ajouta-t-elle comme si elle sortait enfin ce qu'elle avait sur le
cœur et qu'elle se refusait de lui dire tout en entendant les
derniers mots se répéter inlassablement dans sa
tête.
Ginny se mit alors à pleurer et se blottit
involontairement dans les bras d'Harry qui les resserra
automatiquement avec vigueur comme s'il ne voulait plus qu'elle
les quitte. Seulement, la voir pleurer était dur à
supporter pour lui. Encore une fois, il n'avait pas su trouver les
mots pour lui faire comprendre tout l'amour qu'il ressentait pour
elle et au contraire, il l'avait fait pleurer. Cela devenait une
habitude qu'il ne supportait pas et il regretta finalement d'être
venu gâcher sa soirée.
- Je te demande pardon, Ginny.
Je ne te mérite pas. Geoffrey a raison, je n'avais pas le
droit de venir ce soir. Je ne te dérangerais plus jamais, je
te le promets, ajouta-t-il en regardant Geoffrey bouillir de la voir
pleurer mais surtout dans les bras de son ex. Ginny, va le rejoindre
et soit heureuse.
Il se détacha alors d'elle et commença
à reculer pour la laisser là, sur place. Geoffrey en
profita pour la rejoindre et c'est avec un pincement énorme
au cœur qu'il repartit dans la direction opposée.
Seulement, tel un geste désespéré et
complètement fou à ses yeux, il se retourna.
-
Ginny, je voulais te dire que je suis venu parce que je ne peux pas
m'imaginer vivre sans toi une minute de plus. Je t'aime et je ne
peux me résoudre à te perdre pour toujours. Oui, il y a
des risques, oui, je sais que je peux te perdre à chaque
instant parce que tu seras une cible idéale pour mes ennemis,
mais vivre sans toi sera pire que toutes les tortures que Voldemort
pourrait m'infliger. Alors, oui, je prends le risque de te dire
tout ça. Je prends le risque de te voir t'éloigner de
moi, je prends le risque parce que je t'aime Ginny, je t'aime du
plus profond de mon cœur! Je suis prêt à tout pour ton
bonheur au point même de te laisser tranquille mais j'ai
quand même besoin de savoir. Ginny, tu n'as qu'à me
dire droit dans les yeux que tu préfères que je m'en
aille et tu ne me reverras plus graviter autour de ta vie,
argumenta-t-il avant de reprendre son souffle et sa tirade. Ginny, je
peux mourir à chaque instant mais j'ai pris conscience que
je ne veux pas mourir sans avoir vécu le maximum de moments
heureux et n'avoir que des regrets, surtout te concernant,
termina-t-il en espérant avoir marqué quelques points
en sa faveur.
Sans qu'il ne s'en rende compte, ce fut
totalement le cas. Ginny n'en revenait pas. Elle avait attendu ces
paroles toute sa vie. Elle se les était tellement imaginées
chaque soir, il y avait encore quelques jours même, mais les
entendre réellement était au-delà de ses
espérances… Il était enfin prêt ! Son
visage changea alors d'expression, l'état de surprise
laissa place à un sourire naissant puis à une
expression de soulagement extrême. Ginny s'avança donc
vers lui en laissant un Geoffrey complètement dépassé
par ce qui venait de se dire, et l'embrassa en guise de réponse
à ce qu'elle venait d'entendre.
- Reste, reste Harry.
Ne t'en vas pas, lui confirma-t-elle avant de lui donner un second
baiser aussi tendre que le premier.
Harry prit alors le plus
grand risque de sa vie. Il la regarda droit dans les yeux, prit un
petit objet que sa fille lui avait conseillé de prendre « au
cas où » dans sa poche et déglutit pour la
deuxième fois de la soirée. Il fit un pas en arrière
et posa un genou à terre à la grande surprise de Ginny
d'une part et de Geoffrey de l'autre, alors que les portes de la
grande salle se fermaient. Il mit en évidence une magnifique
bague raffinée mais surtout ornée d'un solitaire très
impressionnant pour la jeune fille aux origines modestes et l'avança
jusqu'au quatrième doigt de la main gauche de l'unique
amour de sa vie.
- Ginevra Weasley, je vous aime et vous me feriez
un immense honneur si vous vouliez bien accepter ce soir de devenir
ma femme et de faire de moi l'homme le plus heureux à chaque
réveil à vos côtés jusqu'à la fin
de votre vie…
