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Précédemment, le plan de Dumbledore d'infiltrer un espion dans les rangs de Voldemort a fonctionné et son armée et maintenant vulnérable aux attaques de la Résistance.
Chapitre 48 - Entremetteur
"N'utilise pas la magie noire," répéta Voldemort encore et encore alors que son regard était fixé sur son château lourdement endommagé. Il était fier des capacités et de la puissance qu'il avait fallu pour construire le château et il était encore plus fier des runes qu'il avait créé pour contrôler la magie du dragon. Mais maintenant, à cause de ce traître, sa fierté et sa joie s'étaient effondrés pour laisser place à de la fureur.
Comme à son habitude, Le Comte se tenait à quelques pas derrière Voldemort, mais au lieu d'être en colère face à leurs pertes, il était terriblement amusé. Toute cette guerre, l'ambition de Voldemort, la mort et la destruction : tout cela n'était qu'un jeu pour lui. Cela faisait des siècles qu'il habitait cette planète et assister à cette fin du monde lui donnait envie d'éclater de rire. Il en fallait beaucoup pour exciter Le Comte et c'était exactement ce dont il avait besoin pour se sentir vivant à nouveau.
"Malfoy," siffla Voldemort. C'était la faute de Drago Malfoy et il allait payer pour cela. Il agita sa baguette et attira le sorcier le plus proche à ses pieds.
"M-mon Seigneur ?" Balbutia l'homme. Un moment, il était dehors à déblayer les décombres et le suivant, il se trouvait aux pieds du Seigneur des Ténèbres.
Voldemort passa ses doigts effilés autour du cou du sorcier et le regarda droit dans les yeux, "Trouve les Malfoy et amène les moi immédiatement," cracha-t-il.
"C'était donc le plan de Dumbledore," dit calmement Le Comte, polissant ses ongles sur sa chemise rouge sang.
"Malfoy s'est fait manipuler et il va payer pour cela."
"Ne blâmez pas votre vision à court terme sur le jeune Malfoy, Voldemort. Il me semblait que vous étiez au-dessus de ses sentiments mesquins maintenant que vous vous faisiez appelez empereur," se moqua Le Comte.
"Ne testez pas ma patience, Vlad," claqua Voldemort. L'expression du Comte s'assombri en entendant son nom et avant que Voldemort ne puisse se rendre compte de son erreur, Le Comte avait enveloppé ses doigts autour du cou du mage noir et appliquait assez de pression pour pouvoir lui briser la nuque à tout moment.
"N'oubliez pas notre accord, Lord Voldemort," grogna Vlad en dévoilant ses crocs. Il passa sa langue sur le cou de Voldemort se délectant de sentir la pression artérielle du seigneur des ténèbres augmenter.
"Lâchez-moi, immédiatement," le mis en garde Voldemort se sentant dégoûté par le comportement du vampire. Il avait de bonnes raisons de détester ces créatures, mais pour l'instant, il devait faire semblant d'être leur allié.
Le roi des vampires serra un instant sa main sur le cou de Voldemort avant de le repousser.
"N'utilisez plus jamais mon nom ou bien vous mon espèce se trouvera bien moins accommodante envers vous les sorciers," dit Le Comte. La menace était aussi claire que la lumière du jour.
Voldemort lui adressa un air méprisant, il gèlera en enfer le jour où il présentera ses excuses à une autre créature sur cette planète. Il se détourna et fit venir un autre Mangemort.
"Où est Malfoy !" Cracha-t-il.
"P-pardonnez moi, mon seigneur, mais les Malfoy ne sont plus dans le château !"
La furie assombrie sa vision et d'un coup de sa baguette, du sang jaillit du cou du Mangemort. Voldemort regarda froidement l'homme se noyer dans son propre sang. Il releva la manche gauche de l'homme et appuya sa baguette sur la marque des ténèbres.
Quelques instants plus tard, ses disciples les plus fidèles étaient à ses côtés.
Lucius était absent de son poste habituel.
"Les Malfoy nous ont trahis," dit-il sombrement. "Le Mangemort qui m'amènera leurs trois têtes sera récompensé par le droit de régner sur Paris. Marcus, convoque le chef gobelin. Il est temps qu'ils mettent la liberté que je leur ai accordé à bon escient."
Il lança un regard noir aux sorciers et sorcières masqués et dit, "Vous pouvez utiliser tous les moyens que vous jugerez nécessaire pour capturer et tuer les traîtres. Vous aurez tous une unité de vampires et loups-garous à votre disposition, vous pouvez les utiliser pour cette tâche. Bellatrix, tu restes. Le reste vous pouvez partir."
"Mon Seigneur," murmura-t-elle avec révérence. Elle s'agenouilla et embrassa l'ourlet des robes de Voldemort.
"Tu as fait un excellent travail dans la purge des sangs indignes," dit-il. "Maintenant, il est temps de se tourner vers à le Moyen-Orient."
"Vos désirs sont des ordres, maître," dit Bellatrix en s'inclinant profondément.
Voldemort sourit. Il n'y avait personne dans son armée de plus dévoué que Bellatrix. "Et avant de partir, rend toi à la caserne et ordonne à Keller de commencer à placer les bombes. Il sait quelles sont les différentes cibles."
"Si tôt, maître ?" Demanda Bellatrix avec surprise. Elle questionnait rarement son maître, mais Voldemort ne l'en empêchait jamais. Elle était la seule à pouvoir remettre en question son jugement.
"Dumbledore va regretter d'avoir attisé ma colère à de tels niveaux. J'avais pour intention de leur donner une chance de se rendre, mais maintenant, je vais tous les annihiler."
Une explosion interrompit sa diatribe et ses yeux s'agrandirent de choc quand il regarda le ciel. Les barrières magiques avaient disparu et sa ville était ouverte aux attaques par des armes moldues.
Trois traînées de feu dans le ciel se dirigeaient droit vers son château. "Trouvez ces moldus et tuez-les !" Hurla-t-il avant de lancer un maléfice interceptant les missiles et les faisant exploser dans les airs.
"Bellatrix, équipe tous les mangemorts d'un balai et si une seule de ces bombes moldues touche ma ville, je les exécuterai tous !"
La sorcière transplana tout de suite après.
"Puis-je vous faire confiance pour ordonner aux Gobelins d'ériger des barrières autour de la ville, Comte ?" Dit Voldemort en gardant les yeux fixés sur le ciel. Son plan, parfait de domination du monde, s'effondrait sous ses yeux.
Le Comte disparut de sa vue, laissant derrière lui un nuage de poussière.
"Dumbledore, tu paieras pour ça !" Cria-t-il fou de rage alors qu'un autre missile se dirigeait vers sa précieuse ville.
Profondément, à l'intérieur de son noyau magique, dans un coin sombre ouvert à une autre dimension, une créature maléfique savourait le sentiment de rage qui traversait le Seigneur des Ténèbres. "Bien," pensa-t-elle. Tom Jedusor avait peut-être réussi à contenir la créature dans un coin sombre et profond de son être, mais ce niveau de rage était assez fort pour affaiblir les liens placés sur elle.
"Bientôt," pensa-t-elle. Bientôt, elle se libérerait, consommerait la magie de cet hôte et se libérerait une fois de plus dans le monde.
Poudlard
Le retour de Warlow fut accueilli avec beaucoup de joie et d'enthousiasme. Le feu qui s'était presque éteint dans leurs cœurs avait été ravivé. Warlow était retourné en héros, mais ce n'était pas ce qu'il ressentait.
Après avoir donné son rapport à Dumbledore, il regarda silencieusement les moldus qu'il avait sauvés.
Les ordres volaient dans tous les sens et ils avaient tous quelque chose en commun ; la destruction. Le général moldu ordonnait à droite et à gauche le lancement de missiles sur Londres. Dumbledore était occupé à ordonné le placement discret de pièges à l'extérieur de Poudlard puisqu'il était sûr que Voldemort allait maintenant faire d'eux une cible prioritaire.
Warlow, d'un autre côté, avait les yeux rivés sur Carla et certains autres moldus qui avaient eut le malheur d'être convoqués chez lui et chez les autres sang-purs alors qu'il n'était pas lui-même. Leurs visages terrifiés et tachés de larmes apparaissaient devant ses yeux à chaque fois qu'il les fermait et son désir de supplier de se faire pardonner était profondément enfoui sous des montagnes de dégoût de soi. Il regarda silencieusement alors que les guérisseurs les auscultaient et leurs visages sinistres n'étaient pas très réconfortants.
"Tu vas bien, Andrew ?" Demanda Sirius en plaçant sa main sur son épaule.
Warlow sursauta au contact, mais se calma quand il vit qui s'était. "Non, je ne vais pas bien," répondit-il lourdement.
Sirius fronça les sourcils d'inquiétude. "Est-ce que tu t'es fait ausculter par Pomfresh ou l'un des autres guérisseurs ?"
"Non."
"Eh bien, allons-y ! Je ne veux même pas imaginer dans quel état doit se trouver ton esprit !"
"Pas encore," dit-il en s'éloignant de Sirius. "Les moldus passent en premier."
Sirius sentit que quelque chose n'allait pas, mais n'insista pas. Il hocha simplement la tête, tapota son ami dans le dos et partit. La nuit approchait et ils attendaient toujours des nouvelles de leurs équipes sur les bateaux moldus. Aux dernières nouvelles, les mangemorts approchaient et les moldus se préparaient au combat.
C'était le premier test pour voir si les moldus pouvaient se défendre contre la magie et Sirius, et beaucoup d'autres, priaient pour qu'ils le puissent. Leur survie en dépendait.
Dans le bureau du directeur, Dumbledore était content d'avoir enfin un peu de temps pour lui. Cela faisait trop longtemps qu'il ne s'était pas juste détendu et qu'il n'avait pas apprécié un verre de vin.
Alors que son corps se reposait, son esprit était empli de plans, d'idées pour que la Résistance survive. Son inquiétude à propos d'Harry était toujours au premier plan dans son esprit ; le moral de ses hommes était au premier plan dans son esprit ; les interactions entre les moldus et les sorciers de la Résistance étaient au premier plan dans son esprit ; la tâche difficile consistant à réussir à garder tout le monde en vie était au premier plan dans son esprit.
Fumseck ébouriffa ses plumes et trilla doucement pour apaiser les pensées de Dumbledore.
"Merci Fumseck, j'avais besoin de ça," dit-il doucement. "Penses-tu que c'est une bonne idée de lancer une attaque contre Londres et les villes que Voldemort a construites ?" Demanda-t-il au phénix.
Fumseck fixa le directeur de ses petits yeux noirs et Dumbledore eut un petit rire. "C'est bien ce que je pensais. Toute confrontation avec cette armée ne ferait que tuer des centaines de moldus et de sorciers. Ce qui est pire, c'est que notre camp compte à peine un millier de sorciers et de sorcières, alors que l'armée de Voldemort dépasse facilement la barre des dix mille. Nous devons attendre que Croaker termine ses recherches et que son équipe construise des armes capables de combattre autant de monstres."
Le phénix sauta de son perchoir et atterrit sur l'épaule de Dumbledore.
"Qu'est-ce qu'il va se passer pour Harry ? Eh bien, quand Miss Walker jugera qu'il maîtrisera assez les bases, je pense que nous pourrons l'envoyer en mission.
"Je ne peux pas le garder ici, tu le sais bien," dit Dumbledore en caressant son familier. "Le garçon est destiné à détruire Voldemort ou être détruit en essayant. J'ai pensé à l'envoyer traquer le dragon, mais je pense que je m'en occuperai moi-même."
"Bien sûr que je ne vais pas l'envoyer seul !" Dit Dumbledore avec indignation. "J'ai l'intention de le laisser choisir qui il va emmener avec lui. Quant à l'endroit où je compte l'envoyer, je lui donnerai une liste de noms. Des membres importants de l'armée de Voldemort. Sa mission sera de les assassiner. Sans la présence de ses leaders, l'armée de Voldemort s'effondrera."
Dumbledore grimaça de douleur alors que Fumseck enfonça ses griffes dans son épaule.
"Son innocence a disparu depuis longtemps, mon ami, je ne pourrais pas le protéger pour toujours et malheureusement, c'est le seul chemin que je vois qui puisse mettre fin à cette guerre avant que le monde ne soit complètement décimé... C'est un miracle qu'Harry soit resté avec nous. Je m'attendais presque à ce qu'il parte et combatte tout seul, mais il a montré un contrôle mental remarquable sur le pouvoir qu'il possède. Non, Fumseck, le moment est venu pour Harry de nous quitter.
Fumseck émit une note triste.
"Je suis désolé Fumseck, je le suis vraiment."
Le Lac
Le soleil s'était couché depuis un moment et la lune faisait son ascension au-dessus de la forêt alors que Lillian Austin et Chelsea Walker marchaient le long des rives du lac. Il était habituel pour les moldus campant à proximité de voir un jeune homme aux cheveux bruns se promener dans les eaux peu profondes, parfois accompagné d'une autre fille, mais aujourd'hui cette fille était en compagnie d'une femme blonde.
C'était la première fois qu'ils voyaient la fille sans le garçon.
"Comment vas-tu ?" Demanda Chelsea.
"Pas trop mal," dit Lillian. "J'ai l'impression de m'être fait renverser par une voiture, mais à part ça, je vais très bien."
Chelsea eut un petit rire. "Désolé," dit-elle avec sympathie. "Ce type d'entraînement est très difficile, mais tu t'y es adaptée plus rapidement que je ne l'aurais pensé."
"J'ai toujours été douée quand il s'agissait de se battre," dit Lillian en souriant. "Mon père dit souvent que j'ai appris à me battre avant d'apprendre à marcher. Ma première victime était une peluche nommée Snuggles."
"Vraiment ?"
"Ma seconde victime était Stéphanie en maternelle," poursuivie, Lillian. "Elle ne pouvait pas s'empêcher de me tirer les cheveux."
"Eh bien," dit Chelsea d'un ton amusée. "On dirait bien que tu as toujours été une tigresse."
Lillian rougit légèrement, "Pourquoi voulais-tu me parler ?" Demanda-t-elle.
"Eh bien," dit lentement Chelsea. "Je voulais te parler d'Harry."
"Harry ?"
"Depuis combien de temps est-ce que tu l'aimes bien ?"
"Q-Qu-quoi !?" Bafouilla Lillian. Elle ne s'attendait certainement pas à cette question !
"Oh, c'est bon, Lillian," dit malicieusement Chelsea. "J'ai vu la façon dont tu le regardes et la manière dont il te regarde ! C'est évident que vous avez le béguin l'un pour l'autre."
"Je ne vois pas du tout de quoi tu parles," nia fermement Lillian. "Harry est mon ami et je suis proche de lui parce qu'on a traversé plein de trucs folie depuis que j'ai été introduit dans ce monde. Est-ce que la fin du monde te dit quelque chose ?"
"Eh bien, pourquoi te mets-tu sur la défensive ?" Demanda Chelsea en s'arrêtant et en se tournant pour faire face à Lillian.
Le visage de Lillian devenait écarlate.
"C'est juste un ami," dit Lillian avec colère. "Rentre-toi ça dans ta tête blonde !"
"Tu me traites de stupide blonde ?" Demanda Chelsea d'un ton léger.
Lillian prit une profonde inspiration et se calma. Walker avait raison. Son attitude défensive avait l'effet inverse qu'elle recherchait. "Je ne l'aime pas comme ça," dit-elle fermement. La petite voix à l'arrière de son esprit n'était pas d'accord, mais elle l'ignora comme elle en avait l'habitude.
"Ton visage s'adoucit chaque fois que tu le regardes, tu te sers de chaque occasion pour te rapprocher de lui, pour passer du temps avec lui et crois moi, il fait exactement la même chose. Et vous n'arrêter pas de vous regarder quand vous pensez que l'autre ne vous voit pas. Je ne suis pas ici depuis longtemps, mais je sais reconnaître deux idiots amoureux l'un de l'autre quand je les vois."
Lillian couina. "Amoureux !? AMOUREUX !?"
"D'accord, d'accord," l'apaisa Chelsea. "J'ai peut-être un peu exagéré, pas besoin de faire une crise de panique, mais je soutiens tout ce que j'ai dit d'autres."
"Pourquoi est-ce que ça t'intéresse autant ?" Demanda Lillian en essayant de reprendre son souffle.
Chelsea n'osa pas lui dire que c'était l'idée de Sirius et que c'était lui qui lui avait fait remarqué le béguin évident des deux adolescents. Elle ne lui dit pas non plus qu'en ce moment même, Sirius avait une conversation similaire avec Harry dans les cuisines de Poudlard.
"Nous sommes en guerre," dit Chelsea solennellement. "Dans des circonstances normales, on n'aurait pas cette discussion, mais dans ce monde à moitié mort dans lequel nous vivons, je ne veux pas voir deux personnes qui s'aiment clairement continuer à esquiver leurs sentiments."
"Je parle d'expérience Lillian," dit-elle doucement.
Lillian était silencieuse.
Chelsea sourit et l'embrassa sur la joue. "Penses-y," dit-elle en se tournant vers le château. Un sourire malicieux apparut sur son visage dès qu'elle eut le dos tourné à Lillian. Sa mission était accomplie ! Elle se demanda comment s'était déroulée la conversation avec Harry.
"Répète-moi ça !" Dit Harry d'un ton menaçant. "Vas-y, je te mets au défi de répéter ça !"
"Je vais le répéter et je me fiche de ce que tu vas me faire !" Cria Sirius. Il était sur le sol, sa baguette se trouvait à quelques mètres de lui et il y avait plusieurs poulets autour de lui qui tenaient des couteaux et des fourchettes qui le maintenaient au sol.
"Maître Potter ! Maître Potter !" Couinèrent les elfes de maison paniqués en essayant de défaire les charmes placés sur la viande, les fourchettes et les couteaux. "Nous avons besoin de la viande pour préparer le dîner, maître Potter !"
"Fermez là !" Cria Harry furieusement. Il pointa sa baguette et un des poulets pressa un peu plus fort la fourchette dans le cou de Sirius.
"Tu aimes Lillian et tout ce que tu veux faire, c'est l'embrasser et professer ton amour éternel pour elle," croassa Sirius.
Les elfes de maison paniquèrent d'autant plus quand la température baissa et que les feux s'éteignirent.
"La nourriture, la nourriture !"
Harry pointa sa baguette vers les poulets et ils laissèrent tomber tous les ustensiles.
Sirius poussa un soupir de soulagement en pensant qu'il avait réussi à calmer Harry, mais ensuite ses yeux s'écarquillèrent de douleur. Une dinde sans tête venait de foncer entre ses jambes.
Les elfes rassemblèrent rapidement tout les couverts et la viande et placèrent leur version d'un sortilège anti-invocation sur tout ce qui se trouvait à portée d'Harry.
"Punaise, Harry," gémit Sirius en serrant son entrejambe. "Les femmes aiment ces bijoux plus que moi ! Tu veux les priver de ces beautés !?"
"Je n'aime pas Lillian de cette façon," dit froidement Harry. "Je n'ai jamais eu envie de l'embrasser ou de faire quoi que ce soit qui implique un contact physique avec elle et je ne suis certainement pas amoureux d'elle, compris ?"
Sirius se leva en grimaçant et s'assit doucement sur une chaise.
Harry se calma finalement et la température redevint normale.
"Très bien," dit doucement Sirius. Parler plus fort envoyait des soubresauts de douleur dans le tissu mou de la partie la plus importante de son anatomie.
"Très bien ?" Demanda Harry en fronçant les sourcils.
"Je vais prétendre que je n'ai pas vu tes yeux fixés sur Lillian quand elle s'entraînait avec Susie. Je vais aussi prétendre que je ne t'ai pas vu hésiter à lui tenir la main quand vous rentriez à la tour de Gryffondor. Peut-être que je devrais aussi oublier la fois où tu voulais pulvériser Seamus pour lui avoir touché le derrière et comment tu as traumatisé le pauvre garçon. Je devrais probablement oublier la façon dont tu la regardes à chaque fois que tu la vois !"
"Sirius, tu es mon parrain, mais ne m'obliges pas à te transformer en glaçon !"
"Arrête d'ignorer tes sentiments, Harry !" Insista Sirius. "Si tu t'autorisais à voir la vérité en face, tu n'aurais pas envie de m'émasculer avec une dinde."
"Il y a peu de chance," dit Harry avec un sourire satisfait.
"Tu sais que j'ai raison," dit Sirius.
"Tu as tort," rétorqua brusquement Harry. "C'est juste une bonne amie et je peux la tolérer plus que n'importe qui d'autre."
"Harry," dit Sirius avec exaspération. "Si n'importe qui d'autre faisait ou te disait la même que Lillian, tu détesterais cette personne, mais quand il s'agit de Lillian, tu souries et t'en plaisante. Je te connais et je sais comment fonctionne ton esprit. J'ai vu la façon dont vous êtes l'un avec l'autre depuis ma sortie de prison et je me souviens de la façon dont tu parlais d'elle-même à cette époque et crois moi, elle t'aime autant que tu l'aimes."
"Je ne..." Commença Harry.
"Met de côté ton déni pendant un instant et évalue objectivement tes interactions avec elle et compare les avec la façon dont tu interagis avec d'autres personnes. Ensuite, tu pourras prendre la décision qui te semble juste, c'est tout ce que je te demande," dit sagement Sirius. Forcer le problème ne menait à rien.
Harry soupira. "Très bien," dit-il à contrecœur. "Mais ça ne va rien changer et je pense que tu oublies que nous sommes au milieu d'une guerre."
Sirius dû se forcer à ne pas montrer ouvertement sa joie et il fit de son mieux pour avoir l'air sérieux. "La guerre rapproche les gens," dit-il. "Tu n'as pas remarqué ?"
"Remarquer quoi ?"
"Tes camarades de classe par exemple," dit-il. "Les maisons n'ont plus d'importance pour eux. Ils s'entendent tous à peu près bien et tu remarqueras que les plus vieux passent beaucoup plus de temps avec leur amie féminin," dit-il en souriant.
Harry fronça les sourcils avant de comprendre. "Tu veux dire que... ?"
"Exactement. Personne ne veut vivre les derniers instants de sa vie avec des regrets et dans ce genre de moments, les gens sont plus ouverts."
"Hein," marmonna Harry.
Sirius sourit et ébouriffa les cheveux de son filleul.
"Arrête ça !" Protesta Harry.
"Ne te ferme pas à ce que tu ressens, Harry, notre date d'expiration approche et je ne veux pas que tu ais des regrets quand ce moment viendra."
Harry ne dit rien.
"Penses-y," dit Sirius avant de partir. Il sourit avec lassitude dès qu'il eut le dos tourné à Harry. Cela avait été bien plus dur que prévu.
Londres
Comment était-ce possible ? Voldemort se répétait inlassablement cette question dans son esprit. Comment Andrew Warlow, l'avait-il trompé ? Comment un interrogatoire au Veritaserum et l'utilisation de la Legilimencie avait put manquer le fait qu'il soit un espion pour le compte de Dumbledore ? Comment cela avait-il pu arriver !?
Des colonnes de fumée noire et épaisse s'élevaient paresseusement dans toute la ville. L'assaut moldu avait détruit plusieurs maisons de ses amis sang-purs étrangers. Trois des nouveaux dômes que les gobelins étaient en train de construire avaient été réduits en miettes. Même les prisonniers moldus travaillant à l'extérieur avaient été tués dans l'attaque, non pas qu'il se souciait d'eux, mais il se souciait de la peur que ses résidents éprouvaient. Il devait leur redonner confiance et vite.
Voldemort resserra son emprise sur sa baguette. L'envie d'utiliser la magie noire n'avait jamais été aussi forte, mais il n'était pas le sorcier le plus puissant au monde pour rien. Il pouvait contrôler ses pulsions, peu importe à quel point elles étaient urgentes.
Il se tenait au sommet de la tour ouest de son château, regardant les gobelins et les sorciers alors qu'ils commençaient à nettoyer le désordre que la ville était devenue et à ériger des barrières magiques là où ils pouvaient. La perte du dragon ne pouvait être compensée par des simples sorts et il était maintenant vulnérable aux attaques de Dumbledore et ses imbéciles.
"Comte," dit Voldemort, détectant la présence du vampire arrogant derrière lui.
"Voldemort," répondit Vlad. "Il semblerait que cette bataille ait été gagnée par Dumbledore et les moldus."
"Nous apprendrons de nos erreurs," déclara Voldemort.
"Vos partisans, partis en mer, sont de retour."
"Et ?"
"Ils ont coulé un navire et sont revenus avec trente mangemorts en moins."
Les narines de Voldemort s'enflammèrent. Seulement vingt étaient revenus !?
"Ils ont fui avant d'avoir été anéantis," dit Vlad en riant. C'était tout simplement magnifique, pensa-t-il. Cette guerre devenait finalement intéressante.
Voldemort ne dit pas un mot. Il était trop occupé à se retenir de tuer Le Comte.
"Que comptez-vous faire maintenant ?"
"Demandez à vos hommes de se rassembler en dehors de la ville," dit Voldemort.
"Mes hommes ou les moldus que vous avez convertis ?"
"Vos hommes, Comte. Nous allons nous installer à des endroits stratégiques en dehors de Poudlard."
"Vous réalisez bien que Dumbledore va s'attendre à quelque chose de similaire et anticiper nos mouvements ?" Dit sèchement Le Comte.
"Je ne suis pas stupide, Comte, j'ai un plan," dit froidement Voldemort.
Vlad semblait sur le point de dire quelque chose, mais il se ravisa et hocha simplement la tête et s'éloigna rapidement. Quel dommage qu'une fois cette guerre terminée, le monde ne serait plus qu'un désert stérile. Il faudrait des décennies pour rétablir un semblant de stabilité dans l'environnement une fois que les deux parties se seraient éliminées entre eux. Ils devront prendre soin d'élever des moldus pour maintenir leur stock de sang. Vlad sourit sombrement alors qu'il sautait de toits en toits. Et le meilleur dans tous ça était qu'il avait simplement à regarder tout cela se dérouler. Pour quelqu'un de reconnu comme étant un génie, Voldemort était certainement un homme très stupide.
Tout ce qu'il restait maintenant à voir, c'est qui survivrait jusqu'à la fin pour dominer cette planète détruite.
Poudlard
Après le succès de la mission de Warlow et leur victoire en mer, Dumbledore avait décidé qu'un festin serait une excellente idée fêter leur victoire et il était certain que tout le monde, moldus et sorciers, était heureux ce soir. Plus que les sorciers et sorcières, les survivants moldus avaient le plus besoin qu'on leur remonte le moral.
Dumbledore sourit joyeusement en observant l'atmosphère nostalgique de la Grande salle. Cela lui rappelait des temps meilleurs où les élèves parcouraient ces murs et se réjouissaient des festins que les elfes préparaient. La pure innocence et le bonheur de cette époque lui semblaient un lointain souvenir et cela réchauffait son cœur de voir les moldus passer un bon moment. Merlin seul savait quand était la dernière fois qu'ils avaient eut une raison de sourire.
Ses yeux perçants aperçurent Harry émergeant dans la Grande Salle et il se demanda où était ce garçon tout ce temps. Il le regarda réfléchir à l'endroit où il allait s'asseoir et Dumbledore gloussa quand il le vit se diriger vers l'endroit où Sirius et Remus faisaient une petite bataille de nourriture. Dumbledore fronça les sourcils quand il remarqua une sorte de tension entre Harry et Sirius. S'étaient-ils disputés ?
Quelques sièges plus loin, les camarades de classe d'Harry étaient assis et bavardaient entre eux. Il trouva surprenant que Miss Austin ne semblait pas complètement impliqué dans les discussions. C'est étrange, pensa Dumbledore. Habituellement, l'élémentaliste ardente aimait participer avec aplomb aux discussions et aux débats.
"Arrêtez d'analyser tout le monde, Albus," commenta McGonagall depuis sa gauche. "Les gens pourraient penser que vous montrez un intérêt malsain pour leur vie."
"J'évalue simplement l'humeur de tout le monde, ma chère Minerva," dit précipitamment Dumbledore.
"Ils sont tous heureux et ça devrait suffire," dit sévèrement Minerva. "Maintenant mangez ! La purée de pommes de terre est particulièrement délicieuse aujourd'hui."
"Ainsi que les côtelettes de porc," dit Dumbledore en riant. "Comment va votre nouveau bras, Severus ?"
Rogue se contenta de plier sa cuillère entre ses doigts avant de la redresser. "Comme vous pouvez le voir, il est entièrement fonctionnel," dit Rogue.
"C'est bon à savoir," dit Dumbledore joyeusement. À sa droite, le général Casey était occupé à dévorer son dessert. Dumbledore allait entamer une conversation avec lui, mais le regard qu'il reçut en retour le fit changer d'avis. Ne pas s'interposer entre le général et son dessert, c'est noté, pensa-t-il prudemment.
"Harry regarde," dit Sirius d'un ton conspirateur.
"Regarde quoi ?"
"Ce mec, Hugo, est en train de draguer ta copine."
Harry sentit une vague de colère à la fois contre Sirius et cette personne nommée Hugo. Ses yeux se rétrécirent lorsqu'il vit un garçon aux cheveux blonds, probablement plus âgé que lui, penché vers Lillian avec un grand sourire.
"Ce n'est pas ma copine, Sirius," dit Harry avec désinvolture. "Je ne vois pas pourquoi j'en aurais quelque chose à faire de ce Hugo."
Sirius sourit discrètement. Il avait vu la colère monter chez Harry avant qu'il n'essaie de se contrôler.
"Passe-moi la crème anglaise," demanda innocemment Sirius à Harry. "Je t'expliquerai plus tard," dit-il à Remus, qui semblait perplexe devant cet échange.
"Qui c'est ce Hugo de toute façon ?" Demanda Harry soudainement.
"Il était avec un groupe de moldus que nous avons sauvés en France," répondit Remus. "Il a été très utile pour organiser l'installation des moldus à l'intérieur et à l'extérieur du château, c'est un gamin débrouillard."
"Tu m'en diras tant," murmura Harry d'un ton mesquin.
Remus fut surpris par le ton agressif d'Harry. Il regarda Sirius d'un air interrogateur, mais Sirius agita simplement sa main avec un sourire narquois. Quelque chose d'étrange était en train de se passer.
"Bonsoir, Mr Black, je peux me joindre à vous ?"
"Rachel," dit joyeusement Sirius. "Où étais-tu ?"
"Oh, j'aidais les médecins," dit-elle avec fatigue. "L'une des femmes amenées hier était gravement blessée."
"Voici mon filleul, Harry," dit Sirius, en désignant Harry. "Harry voici Rachel, c'est l'une des rares à avoir fuit Londres au début."
"Ravi de te rencontrer," dit poliment Harry. Il l'observa rapidement, elle semblait avoir à peu près son âge, elle n'était pas très grande et portait ses cheveux bruns plutôt courts. Ayant fini son observation, il retourna à ses petits-pois avec un air morose.
Remus fronça les sourcils. Il n'avait jamais entendu ou vu cette Rachel interagir avec Sirius. Quelque chose lui échappait. Il jeta un coup d'œil à Lillian et remarqua leur entraîneuse moldue, Chelsea Walker, assise à côté d'elle.
"Peux-tu me passer le chocolat fondu, Harry," demanda Rachel.
"Bien sûr," dit Harry d'un air désintéressé.
"Umm," dit-elle en plongeant son doigt dans le bol et en plaçant le doigt recouvert de chocolat dans sa bouche. Harry haussa un sourcil devant le comportement de cette fille. "Juste ce dont j'avais besoin," dit-elle en faisant un clin d'œil à Harry.
Remus comprit soudainement ce qu'il se passait quand, à ce moment précis, Chelsea montra Rachel à Lillian. C'était un coup monté !
Le regard incendiaire de Lillian lui confirma sa théorie. "Tu es un idiot Patmol, tu le sais ça !" Dit-il exaspéré.
Sirius irradiait pratiquement l'innocence. "De quoi est-ce que tu parles, Lunard ?"
Remus secoua la tête avec résignation. Sirius n'avait pas perdu son penchant pour jouer les entremetteurs. Il se souvenait en détail du plan que son ami avait préparé pour réunir, Lily et James. C'était la meilleure farce que les maraudeurs avaient jamais faite.
"Est-ce que ça va marcher ?" Chuchota-t-il à la place.
Sirius sourit simplement.
Le festin était terminé depuis un moment et Harry errait dans les couloirs sans but. Il avait beaucoup de choses en tête et cette fois, il ne s'agissait pas de la guerre ou d'Occlumencie. Il s'agissait surtout d'une fille en particulier.
Il se demanda brièvement si c'était le destin quand il tomba sur l'objet de ses pensées au détour d'un couloir.
"Freckles," dit-il, surpris. "Que fais-tu ici ?"
"Je pourrais te demander la même chose," grogna-t-elle en se frottant les côtes où son coude l'avait cogné.
Son esprit revint à la conversation qu'il avait eue avec Sirius plus tôt dans la journée et il regarda soudainement Lillian différemment. Elle était vraiment jolie, se rendit-il compte.
Lillian était complètement perplexe quand Harry se donna soudainement une claque sur la tête.
"Euh, ça va ? "Demanda-t-elle en riant.
"Ouais," dit-il. "Je pensais juste à quelque chose que Sirius m'a dit," marmonna-t-il. "J'arrivais pas à dormir."
"Moi non plus," dit-elle en riant nerveusement.
"Tu n'arrivais pas à dormir ?" Demanda Harry avec curiosité.
"Quelque chose comme ça," admit-elle. Elle avait réussi à dormir, mais ses rêves étaient occupés par la présence d'Harry. Chelsea, avait-elle raison ? Avait-elle des sentiments pour Harry ? Cette pensée envoya une autre impulsion d'incertitude le long de son corps.
"Qu'as-tu pensé du discours de Dumbledore ?" Lui demanda-t-elle. Ce silence entre eux la rendait extrêmement mal à l'aise.
"Oh, je l'ai manqué," dit Harry. "Je suis arrivé un peu tard, à cause de Sirius, il m'a-" Harry s'interrompit brusquement et se retourna. Il avait entendit quelqu'un derrière lui.
"Qu'est-ce qu'il y a ?" Demanda Lillian avec surprise.
"J'ai cru entendre quelqu'un," dit Harry en plissant les yeux et en observant le couloir derrière lui.
Lillian, qui n'avait rien entendu, se tut et observa le couloir elle aussi, mais elle ne vit rien de suspect. Après quelques secondes, Harry se retourna vers elle avec un air penaud.
"Ça devait être mon imagination, j'ai eu une longue journée et je suis fatigué," dit Harry.
"Pareil pour moi," dit Lillian avec un sourire avant de s'asseoir contre le mur et en faisait signe à Harry de la rejoindre, ce qu'il fit juste après. "Ça me rappelle des souvenirs de première année, nous deux assis dans un couloir en train de discuter."
Harry, qui se souvenait également de cette soirée, eut un sourire nostalgique, "Je ne sais pas ce qui m'étonne le plus en me souvenant de ce soir-là, qu'on ce soit fait attaqué par un troll ou qu'on ait réussis à avoir une conversation normale sans essayer de s'étriper !"
"C'était sûrement la manière que l'univers avait de nous dire qu'on ne pouvait pas avoir une conversation normale sans que quelque chose de grave ne se passe," dit Lillian avec un petit rire.
"C'est fou à quel point, on ne pouvait pas se supporter à l'époque," dit Harry en secouant la tête.
"Et ce n'est pas faute d'avoir essayé," dit Lillian d'un ton sarcastique.
"Cette guerre aura au moins eut un effet positif, elle t'aura rendu plus mature," dit Harry avec un sourire narquois.
"Moi !" Dit Lillian avec indignation, "Tu étais au moins aussi immature que moi, je te rappelle !"
"Ce n'est pas faux," dit Harry dans un rare moment d'humilité. Lillian, ne s'attendant pas à cette réponse, se tut.
Un silence confortable s'installa entre les deux alors qu'ils repensaient aux années passées.
"Même à cette époque, tu avais la fâcheuse manie de risquer ta vie pour sauver la mienne," ajouta Lillian après un moment, avec un ton faussement réprobateur.
"Je n'avais pas vraiment le choix, qui d'autre est-ce que j'aurais rendu folle pendant ma scolarité si tu n'avais pas été là," dit-il avec un sourire narquois.
Lillian s'approcha de lui pour lui donner une petite tape sur l'épaule, "Idiot," dit-elle avec un sourire affectueux. Harry remarqua immédiatement qu'elle n'avait pas reculé après avoir donné le coup, leurs épaules se touchaient et son visage n'était qu'à quelques centimètres du sien.
Harry la regarda dans les yeux et son rythme cardiaque accéléra. Tout ce qui lui avait dit Sirius ainsi que les réflexions qu'il avait eut ces derniers mois sur Lillian lui revinrent à l'esprit, mais avant qu'il ne puisse réfléchir d'avantage à ce qu'il devrait faire, ses lèvres s'appuyaient contre sa joue. Il recula précipitamment son visage, il ne savait pas ce qui lui avait pris.
Lillian avait l'air stupéfaite, mais elle ne semblait pas en colère, ce qui était bon signe pour Harry. Prenant son courage à deux mains, et avant qu'il ne change d'avis, il décida à nouveau de l'embrasser sur la joue.
Lillian, qui ne comprenait pas vraiment ce qu'il passait, décida qu'elle l'appréciait cette initiative. Avant qu'Harry ne puisse reculer totalement, elle l'embrassa rapidement sur la joue. Avec un sourire, Harry lui rendit son baiser, au coin de la bouche cette fois-ci, que Lillian lui rendit aussitôt.
"Et puis zut," murmura Harry avant de l'embrasser pour de bon.
Lillian sentit ses lèvres caresser les siennes et toutes ses pensées furent dissoutes en un instant.
Quelques minutes plus tôt
Pendant tout ce temps, Harry et Lillian n'avaient pas connaissance de la présence de Sirius et de Chelsea sous la cape d'invisibilité d'Harry à quelques mètres d'eux. Ils n'étaient pas non plus au courant des sortilèges et enchantements que Sirius avait mis en place pour s'assurer qu'ils se croiseraient tous les deux ce soir.
"Tu sais," murmura Chelsea, "En tant qu'espion professionnelle, espionner des enfants me fait me sentir comme une pédophile !"
"Chut," murmura Sirius. "C'est pour la bonne cause."
"La bonne cause ! J'arrive pas à croire que ma vie en ait été réduite à ça !"
"Pourquoi as-tu accepté de m'aider alors ?" Demanda Sirius.
"Parce qu'ils ont clairement le béguin l'un pour l'autre," dit Chelsea. "Par contre, je n'ai jamais accepté de t'aider à satisfaire tes envies perverses et voir deux ados s'embrasser !"
Sirius se retourna, ce qui était difficile, compte tenu de leurs tailles et du fait que la cape d'invisibilité n'était pas si grande, et lui donna une pichenette sur le nez en la fusilla du regard.
"Aie !"
Ils se turent tous les deux quand Harry arrêta de parler et regarda autour de lui avec méfiance.
"Qu'est-ce qu'il y a ?"
"J'ai cru entendre quelqu'un."
Chelsea et Sirius restèrent immobiles et retinrent leur souffle en priant qu'Harry ne fasse rien pour les révéler.
"Ça devait être mon imagination, j'ai eu une longue journée et je suis fatigué."
Ils soupirèrent de soulagement silencieusement sous la cape et suivirent le reste de la conversation en silence. Quand Lillian s'approcha d'Harry, Chelsea serra le bras de Sirius avec anticipation, ses protestations oubliée. Ils attendirent, en retenant leur souffle, qu'Harry se décide, ce qui ne vint pas assez vite pour Sirius.
"Oh, pour l'amour du ciel," marmonna-t-il avec exaspération. Il sortit sa baguette et d'un coup sec, envoya le visage d'Harry droit sur la joue de Lillian.
"Espèce d'idiot !" Siffla furieusement Chelsea. "Pourquoi est-ce que tu as fait ça !?"
Sirius laissa échapper quelque chose d'incompréhensible et Chelsea eut envie de lui casser le nez. Il venait de gâcher leur moment ! Les mots ne pouvaient décrire la colère qu'elle ressentait envers Sirius à ce moment. Ces protestations s'évanouirent quand elle vit le reste de la scène.
"Et puis zut," murmura Harry avant de l'embrasser.
Quelques minutes plus tard, ils se séparèrent et posèrent leurs fronts l'un contre l'autre.
"Wow," murmura Harry avec un sourire béa qui semblait complètement déplacé sur son visage habituellement stoïque. Ils ne s'étaient toujours pas lâchés.
Lillian répondit en plantant un autre baiser sur ses lèvres avec un petit rire. "Je n'arrive pas à y croire," dit-elle à bout de souffle. Harry sourit, se releva en l'emmenant avec lui et la poussa doucement vers le mur.
Lillian leva un sourcil. "Vraiment ?"
Harry l'embrassa profondément. Aucun des deux ne remarqua la formation de vapeur entre eux alors que leurs peaux entraient en contact et que leur maîtrise sur leurs éléments s'affaiblissaient. Ils étaient trop concentré l'un sur l'autre.
"QUE SE PASSE-T-IL ICI ?"
Harry fit littéralement un bon en arrière au son de la voix familière. C'était le professeur McGonagall.
"Professeur," Lillian poussa un petit cri de peur et tapota ses robes en essayant de paraître présentable. Harry avait sa main sur le cœur. Il en avait marre d'être surpris et il regarda le professeur furieux avec méfiance.
"Nous étions simplement en train de discuter, professeur," dit Harry innocemment.
"Discuter, vous appelez ce que vous étiez en train de faire: discuter !" Tonna McGonagall. "Et d'où viens toute cette vapeur ?"
Harry et Lillian se regardèrent avec confusion, puis ils virent que le professeur avait raison. Le couloir était assez embué et une vilaine pensée parcourut l'esprit des deux adolescents.
"Ça, c'est ce que j'appelle un baiser torride," murmura, Chelsea. Elle n'était plus en colère contre Sirius et avait placé sa tête sur son épaule.
"Tu m'ôtes les mots de la bouche," murmura Sirius. "Maintenant, allons-nous en d'ici. Le spectacle est terminé, je ne veux pas que McGonagall nous attrape nous aussi !"
"Oh," bouda Chelsea.
"Gardes-tes fantasmes pervers pour toi," réprimanda Sirius avec un air faussement sérieux. "J'ai vu l'expression sur ton visage quand ils ont commencé à s'embrasser."
Walker lui donna une tape sur la tête. "Par contre, d'où venais toute cette vapeur ?" Demanda-t-elle. "Je ne m'y attendais pas du tout."
"Harry est un élémentaliste de glace et Lillian une élémentaliste de feu," expliqua Sirius.
Chelsea avait l'air perdue.
"Un élémentaliste est un sorcier ou une sorcière qui contrôle un des éléments de la nature, ils sont rares et extrêmement puissants."
"Et ces deux enfants sont des élémentaliste ?" Demanda Chelsea. "Quelles étaient les chances," dit-elle avec admiration.
"Ils vont devoir apprendre à exercer un contrôle parfait sur leurs éléments s'ils ne veulent pas que des accidents se produisent dans le feu de l'action," dit-il en riant. "Cela va être vraiment amusant à regarder."
"C'est qui le pervers, maintenant," se moqua Chelsea.
À quelques mètres d'eux, McGonagall criait toujours sur les deux adolescents à propos de décence, de limites d'âge, d'éthique et tout un tas d'autre choses qu'ils s'attendaient à entendre en étant réprimandé par un adulte.
Harry jeta un coup d'œil à Lillian pour voir si elle écoutait le professeur et faillit éclater de rire quand il la vit se retenir de sourire alors qu'elle regardait ses pieds en faisant semblant d'être désolée.
"Vous m'écoutez, Potter ?!" Cria McGonagall.
"Oui professeur," dit Harry, reportant son attention sur le professeur. "Mais sachant que l'école n'est pas en session, je ne comprends pas pourquoi vous êtes si contrariée ?"
Le professeur bafouilla. "Ce n'est pas une raison, Potter," dit-elle froidement. "Retournez dans votre salle commune, tout de suite," dit McGonagall d'une voix calme et mortelle.
Ils n'eurent pas besoin qu'on le leur répète deux fois et filèrent aussitôt. Harry regarda en arrière et vit McGonagall les suivre. Le professeur était en train de s'assurer qu'ils retournaient bien dans la salle commune.
"Le professeur McGonagall, t'a-t-elle semblée un peu en colère ?" Demanda Harry à Lillian feignant l'ignorance.
"Juste un peu," répondit Lillian avec un sourire narquois. "C'est très gentil de sa part de s'assurer que nous arrivons à nos dortoirs respectifs."
Harry rit silencieusement.
Leurs regards se rencontrèrent et l'envie de s'embrasser était forte.
"On s'active !" Aboya McGonagall.
Ils ont juste soupiré de résignation. Quand ils atteignirent la salle commune, Harry se tourna vers le professeur.
"Euh, Professeur," dit-il avec hésitation.
"Qu'y a-t-il, Potter," demanda-t-elle, agacée.
"J'apprécierais que vous gardiez le secret sur ce qui s'est passé."
Lillian acquiesça furieusement. "S'il vous plaît, professeur," ajouta-t-elle. Elle n'était pas prête à dire à quiconque ce qui s'était passé entre elle et Harry alors qu'elle n'était même pas elle-même sûre de ce qui s'était passé entre eux et de ce qui allait se passer dans le futur !
McGonagall pinça les lèvres et plissa les yeux. "Bien," dit-elle finalement. "Mais vous feriez mieux de retourner dans vos chambres et d'y rester !" Dit-elle en les avertissant.
"Bien sûr professeur, merci professeur," dirent-ils ensemble avant d'entrer dans la salle commune. Le portrait se referma derrière eux et ils attendirent, retenant leur souffle, de voir si le professeur allait entrer.
Harry laissa échapper un long soupir et s'effondra sur le canapé alors que Lillian s'installait sur les coussins près de la cheminée.
"Quelle soirée," s'exclama Lillian.
Un sourire s'étira sur la bouche d'Harry malgré tous ses efforts. "Je ne te le fais pas dire."
"Qu'est-ce qui va se passer maintenant," demanda-t-il quelques secondes plus tard, avec hésitation. "Notre situation n'est pas exactement normale et je n'ai aucune idée de ce qui se passe dans ma tête en ce moment."
"Moi non plus," murmura-t-elle. "Mais je sais ce que je veux, et toi ?"
"Je... je pense que oui," dit Harry. Tout cela était nouveau pour lui. C'était nouveau pour les tout deux.
Ils se turent une fois de plus, mais ne laissèrent pas leur regard s'éloigner l'un de l'autre. Il était plus facile pour eux de se comprendre par l'émotion que leurs yeux reflétaient.
Le nœud du problème était de savoir quoi faire de ces sentiments qu'ils avaient l'un pour l'autre. Devaient-ils agir et se rendre vulnérables ou enterrer tout ça et agir comme si rien ne s'était jamais produit ?
"Je ne veux pas laisser tomber ce qu'on a," dit brusquement Lillian. "Je préfère qu'on essaie, peu importe la guerre, plutôt que d'abandonner ça."
"On a rarement l'occasion de passer du temps ensemble," dit doucement Harry. "Nous avons tous les deux des routines différentes et maintenant qu'il est possible pour nous d'attaquer Voldemort de front, tu sais que je vais devoir m'impliquer encore plus."
"Au diable, nos routines," dit-elle férocement. "On peut trouver une solution pour s'arranger et n'oublie pas ce que je suis... N'oublie pas non plus pourquoi Flamel m'a entraîné, il voulait que je reste à tes côtés.
"J'ai l'habitude de faire les choses par moi-même," dit obstinément Harry.
Lillian s'énerva en entendant ça. "Alors pourquoi m'as-tu embrassé ?" Demanda-t-elle. "Tu profitais simplement de la situation ?"
"Tu sais que ce n'est pas vrai," rétorqua Harry brusquement. "J'ai des sentiments pour toi et je veux être avec toi, mais..."
"Mais quoi ? On a tous les deux des sentiments pour l'autre, alors faisons en sorte que ça marche ! Ce n'est pas si compliqué ou est-ce que ton cerveau n'arrive pas à le comprendre ?"
"Je ne sais pas si c'est une bonne idée, c'est tout !" S'exclama Harry.
Lillian se leva et se dirigea vers lui. Elle posa les mains sur le canapé de chaque côté de sa tête et se pencha vers lui.
"Je peux te voir te battre contre tes sentiments," dit-elle en fixant ses yeux, son visage à quelques centimètres du sien. "Je sais que tu le veux, mais cette partie rationnelle agaçante de ton cerveau te donne toutes les mauvaises raisons pour empêcher qu'une bonne chose se produise. Je te connais, Harry.
Je sais que tu as été seul la plupart de ta vie et que d'être soudainement en compagnie d'une fille agaçante comme moi doit être... et bien agaçant, mais ça te rend heureux n'est-ce pas ? Ça me rend également heureuse de t'avoir à mes côtés."
"Tu sais très bien que je déteste les situations trop émotives," dit Harry en levant les yeux au ciel. Il évitait de la regarder dans les yeux. Il savait qu'il céderait s'il le faisait.
"Harry!" Dit Lillian avec colère. "Arrêtez d'essayer d'esquiver tout ça !"
"Personne ne veut vivre les derniers instants de sa vie avec des regrets." Les mots de Sirius résonnaient dans son esprit et Harry dut admettre qu'il y avait des chance pour qu'il sorte pas vivant de cette guerre. C'était une pensée qui donnait à réfléchir.
Il se décida enfin à regarder Lillian dans les yeux. Il y vit de la détermination, de la force, et oserait-il le dire, de l'amour et c'était dirigé vers lui. La seule autre personne qu'il avait vue diriger de telles émotions vers lui était Sirius et soudain, tout lui fut clair.
"Je n'ai qu'une condition," dit-il en soupirant.
"Qu'est-ce que c'est ?" Demanda Lillian prudemment.
"Aucun de ces drames émotionnels ne devra jamais se reproduire et nous sommes bons."
Lillian sourit et s'éloigna de lui. "Nous avons un accord ?" Dit-elle en lui tendant la main et en faisant semblant d'être professionnelle.
"Marché conclu," dit Harry, se levant et serrant fermement sa main avant de l'embrasser.
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Voilà voilà, ça fait un moment qu'il n'y pas eu de chapitre, j'ai été énormément occupé ces derniers mois, mais je suis maintenant en vacances donc les chapitres sortiront plus vite. On approche de la fin de cette aventure, et j'estime que je terminerai Harry Potter et le Pouvoir Elémentaire d'ici la fin de l'année. J'ai d'autres idées d'histoire qui me flotte dans la tête, avec un peu de chance, j'enchaînerai directement après avec une toute nouvelle histoire.
Comme d'habitude, n'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre !
À la prochaine !
Chapitre 49 - Mission
