Chapitre 52 : Odeur salvatrice

Azrine ne savait plus du tout ce qui c'était passer, ni où et quand il était mais il avait ouvert les yeux. Il ne voyait rien du tout, aucune lumière. Était-il mort ? ou dans une pièce sans lumière ? Il l'ignorait. Cependant il n'entendait rien et ne pouvez bouger la moindre partie de son corps.

- C'est fait, dit une voix derrière sage derrière lui.

- Qu'est ce qui est fait ? demanda impatiemment une voix arrogante.

Ces voix lui étaient familière mais il n'arrivait pas à se souvenir où ils les avaient entendus.

- Le premier des 12 vient de prendre conscience de son fardeau.

- Hein ?

La personne à la voix arrogante semblait être la seule à ne pas comprendre à entendre les multiples rire.

- La réincarnation d'Azrine est complète, expliqua une voix douce. La cœur maudit va maintenant passer à sa prochaine réincarnation.

- Ah ça ? Qu'est-ce que ça change ?

- Cela change tout, dit une voix sage. Nous savons comment vaincre Azrine Kischto mais ses réincarnations peuvent ne pas avoir ses faiblesses, ils ne sont pas à 100% énergien.

- Ne me dit pas que tu penses que ces misérables réincarnations pourraient nous vaincre ? pesta la voix arrogante.

- Le cœur maudit est la seule faiblesse d'Azrine et s'il arrive à la supprimer nous ne pourrons le vaincre, repris la voix sage.

La voix arrogante éclata de rire, un rire sinistre qui fit frissonner Azrine.

- Et vous croyez qu'il sera capable de trouver 12 véritables amours ? Nous parlons de l'énergien au cœur maudit !

- Le premier en est capable, fit remarquer une voix mélodieuse.

- Pwah, si cela arrive elle mourra rapidement.

Bien qu'ignorant de quoi il parlait, la colère monta, le faisant revenir à la réalité. Il se redressa violemment que le bouclier qu'il avait mis en place autour de lui heurta les personnes qui était autour de lui, les projetant sur quelques mètres.

Il mit un certain temps à remettre en place ses souvenirs. Pourquoi était-il dans le parc au milieu de l'après-midi avec un boucliers dorée autour de lui ? Et surtout pourquoi McGonagall aidait Tonks à se relevée ?

McGonagall et Tonks semblaient lui parler rapidement mais il n'entendait rien mis les yeux humides de Tonks mais le visage soulage de McGonagall lui fit un déclic.

Il était descendu dans le parc suite à la dispute avec Ron qui lui reprochait de se focaliser uniquement sur Voldemort et Tumter, négligeant ainsi ses amis en passant peu de temps avec eux et en les tenant dans le secret. Ceci avait provoqué un choc émotionnel chez lui, opposant des parties totalement opposées de lui-même et fit ressortit ses incompréhensions et ses contradictions. Incapable de se calmer, il avait fini par sombrer dans l'inconscience et avait par reflex, surement utiliser le cri du Bouclier pour se protéger.

De suite, il refoula le sentiment de colère qui avait ressenti de son rêve bizarre avec les voix qu'il avait entendu dans le Poudlard express. Il avait soi-disant pris conscience de son fardeau et que la prochaine réincarnation pouvait commencer. De plus il pouvait trouver le véritable amour, nécessaire pour anéantir la faiblesse du cœur maudit. Ceci ne voulait rien dire mais il y penserait plus tard. Reprenant le contrôle de soi, il se calma et repris son attitude indifférente et sérieuse qu'il avait naturellement.

Il se sentait différent, il avait l'impression de voir le monde différemment, de ressentir les choses différemment.

- Qu'est ce qui m'est arrivé ? se demanda-t-il en regardant ses mains qui lui paraissait étrangère.

Son regard croisa celui de Tonks et elle l'avait surement découverte durant sa ronde mais que le bouclier qu'il avait mis en place empêchait toute interaction. D'une simple pensé il abatis la protection et Tonks rua sur lui pour vérifier qu'il allait bien

- Azrine ! Tout va bien ? Qu'est ce qui s'est passé ? Personne ne te trouvait et … je t'ai trouvé ici ce matin lors de ma ronde … j'ai cru …

- Je vais bien, désolé d'avoir alarmé tout le monde.

- Mr. Mogbleer, que s'est-il passé exactement ? demanda McGonagall sévèrement mais l'inquiétude était perceptible dans sa voix.

Azrine mis un certains à réfléchir à ce qu'il devait répondre.

- J'ai eu le cœur brisé, répondit-il simplement, et cela a provoqué un changement lié au monde originel.

Il savait qu'aucune des deux ne comprendrait cette explication mais il se trompait.

- Le monde originel ? demanda Tonks surprise.

- C'est compliqué, dit McGonagall. Il faut que vous alliez expliquer cela au directeur.

- Professeur vous …

- Je suis dans la confidence, avoua-t-elle. Vous pouvez marcher ?

Le Survivant tenta de se lever mais il mourait de faim et il était très faible, passé une nuit dans le froid sans manger fut assez éprouvant.

- Je ne pense pas, dit-il faiblement.

- Tonks, emmenez Azrine chez le directeur. Je m'occupe de lui faire monter des remontants et un repas chaud. J'informerais mes collègues que vous n'assisterez pas à leurs cours.

Aidé par l'Auror, Azrine fut ramené au château. Fort heureusement pour lui, les couloirs étaient vides, il n'aurait pas imaginé le bruit que cela aurait fait si Tonks aurait dut se frayer un chemin entre les élèves en portant Azrine.

- On dirait qu'il sait que tu arrives, dit Tonks en voyant le passage vers le bureau du directeur ouvert.

- Comme toujours, dit Azrine d'une voix neutre.

La porte du bureau était elle aussi ouverte et le directeur derrière son bureau qui se leva pour relayer Tonks.

- Merci Tonks, je me charge du reste, dit Dumbledore en aidant Azrine à marcher.

- Entendu professeur, Minerva se charge d'apporter quoi le restaurer et …

- Oui ?

L'évocation du monde originel semblait avoir soulever des questions chez elle et Azrine devina son envie de réponse.

- Rien, je vous le confie professeur.

L'Auror descendit à toute vitesse les escaliers. Dumbledore referma la porte de son bureau d'un simple coup de baguette et emmena Azrine dans l'arrière salle.

Une fois installé autour de la table ronde, Azrine souffla un peu. Même assisté c'était éprouvant de marcher avec aussi peu de force.

- Tu as changé, dit Dumbledore. On dirait que tu …

- J'ai pris conscience de mon fardeau … j'ai eu une sorte de rêve ou des voix parlait de ça …

Azrine conta les deux rêves qu'il avait eu avec les voix et partagea son hypothèse, selon lui, il faisait partie d'un conflit de grande envergure et l'Azrine originel était la cible des personnes de ses rêves et les réincarnations auraient un rôle jouer dans ce conflit.

Dumbledore pris son temps pour réfléchir à cela. Pendant ce temps de réflexion, McGonagall avait apporté une potion de Mme Pomfresh et un repas chaud pour Azrine, qu'il commença sans attendre, lui faisant le plus grand bien.

- Tout ceci est encore très flou, nous ne pouvons faire que des hypothèses Azrine. Je suis d'accord avec toi qu'il existe surement un conflit de plus grande envergure quelque part mais il semble que rien ne nous permette d'y participer actuellement. Je pense que cela arrivera un jour et qu'on n'y pourra rien, la puissance de l'Azrine doit être considérable pour avoir survécu à la destruction d'un univers et de pouvoir voyager de monde en monde.

Azrine observa Dumbledore qui semblait être aussi dépassé que lui.

- Je me demande surtout qui à changer en toi. Tu me semble plus …

- Froid et distant, coupa Azrine. J'ai découvert que j'avais trois personnalités. L'une d'elle est celle qui est sortie lors de l'exercice de l'Imperium avec Maugrey où je l'ai attaqué. Je ne sais qui c'est mais ce n'est pas une partie de moi j'en suis sur … une autre personne vie en moi. La seconde était celle de l'Azrine originel, il disait qu'il était une sorte d'écho et qu'il représentant la partie gentille, sociale et amoureuse que je rejetais inconsciemment. J'ai pris conscience du mal que pouvait provoque les sentiments, peut-être est-cela le fardeau que je porte mais c'est vraiment bizarre … je ne comprends même plus pourquoi j'aimais Hassouna et à quoi cela sert d'avoir des amis ? Tout ce que j'ai envie c'est de tuer Voldemort et de vivre en hermite de ce monde ! Et la partie de l'Azrine origine qui vivait n'est plus … LUI COMPRENAIT !

Azrine avait quasiment crié ces derniers mots et des larmes coulait sur ses joues. Le visage du directeur devint grave, il n'avait pas prévu qu'il subisse un tel choc émotionnel et que ce qui faisait d'Azrine un potentiel leader allait s'en aller d'un jour à l'autre pour laisser le vrai Azrine Mogbleer revenir.

- Je suis au courant de ta dispute avec tes amis.

- Ce ne sont pas des amis, rétorqua Azrine.

- Ils le sont, repris calmement le directeur. Juste après ta disparition Ginny est venue me parler pour m'expliquer ce qu'il venait de se passer.

- Humpf, pourquoi faire ?

- Pour me faire part de ce qui la déchirait et du problème. Je dois dire que je ne pensais pas que les émotions telle que l'amitié et l'amour serait la faiblesse de l'Azrine originel mais ta vision semble aller dans ce sens, tout en disant que ça lui soit nécessaire. J'ai l'impression de revoir l'Azrine de première année. Un garçon très mûr pour son âge, intelligent et puissant. Un sorcier qui a conscience que le monde dépend de lui et pour protéger tout le monde il décide d'avancer seul malgré les dangers.

Le Gryffondor pouvait difficilement contredire cela, c'est exactement ce qu'il pensait, il regretta que ce vieux sorcier en sache autant sur lui.

- Je dirais que tu as totalement raison, tu es le seul à pouvoir tuer Voldemort. Nos leçons particulières sont là pour t'aider à cela.

- A cause de la prophétie ?

- La prophétie n'a rien à voir. Souviens-toi de tes ambitions avant que tu aies connaissance de la prophétie, dit Dumbledore d'une voix vive. Ne voulais-tu pas tuer Voldemort ?

- Si, avoua Azrine.

- Tu aurais très bien pu ignorer Voldemort pour vivre tranquille mais cela n'aurait rien changer car aux yeux de Voldemort tu es celui que la prophétie désigne donc il ne te laissera jamais vivre en paix. Il est totalement obnubilé par cette prophétie et c'est ce qui te désigne comme le seul capable de le tuer et comme Voldemort veux te tuer de ses propres mains pour démontrer sa toute-puissance, cela se résume à un simple duel entre deux sorciers. Certes il y a des dommages collatéraux mais ne te soucie pas de cela, ton seul but est de tuer Voldemort et pour cela nous devons découvrir ses secrets.

Les mots du directeur résonnèrent dans la tête d'Azrine, c'était de loin la première fois qu'il l'encourageait à ne penser qu'a Voldemort et non autres car il devait triompher à tout prix.

- Et les conseils sur l'importance de l'amour et de l'amitié ? demanda Azrine avec ironie. Ceci n'a plus d'importance ? Je ne me l'explique pas mais je n'ai jamais autant souffert hier que dans toute ma vie, les Dursley et Voldemort sont des enfants de cœurs comparer à ces abrutis.

- Ceci reste important pour ne pas devenir comme Voldemort. Malgré tout ce que tu as vécu, tu es toujours resté du bon côté, tu n'as jamais sombré dans l'obscurité.

- Je pense que je viens de le faire, dit sombrement Azrine.

- J'en doute car tant que tu seras capable d'aimer, tu resteras quelqu'un de bien car Azrine Mogbleer est quelqu'un de bien qui a vécu de mauvaises choses.

- Capable d'aimer ? Je pense que je les hais tous … ils ne comprennent pas … ne comprennent pas que le combat contre Voldemort est plus important que les petite historie de couple ou d'amitié. Si tout le monde passait leurs temps libres à s'entrainer et à étudier, ils seraient capables de vaincre tous les Mangemorts voir tenir tête à l'autre con !

- Je sais bien Azrine. Mais nous sommes humains et pas tous comme toi. Beaucoup ont besoin d'avoir ce ne serais ce qu'une personne auprès d'eux pour avoir le courage et la force de se battre.

- Ça tombe bien j'ai besoin de personne !

- J'en doute, je pense qu'au fond de toi tu as besoin de quelqu'un.

Le directeur sorti une fiole contenant une potion dorée familière.

- C'est de la …

- L'Amortentia, confirma Dumbledore. Tu connais ses effets mais il a été découvert que certains prisonniers d'Azkaban ou certaines personnes ne sente aucune odeur attirante provenant de cette potion et qu'elle serait sans effet sur eux. La conclusion était simple, personne dans ce monde ne les intéressaient.

- Et vous pensez je vais sentir quelque chose ?

- J'en suis convaincu. C'était le cas lors du premier cours de Slughorn ?

- Oui, avoua Azrine, mais l'odeur ne faisait penser à personne que je connaissais.

Dumbledore eu un petit rictus et déboucha la fiole et la tendit à Azrine. Une simple respiration suffit l'enivrer d'odeur similaire à la première fois mais le parfum bizarre avait disparu et une odeur de fleur l'avait remplacé et il l'avait déjà senti quelque part et souvent mais il n'y avait jamais prêté attention auparavant.

- Effectivement, dit Azrine en se calmant, il se pourrais que je n'aie pas totalement mal tourné.

- Tu as besoin de preuve concrète pour savoir qui tu es, dit Dumbledore, j'ai suivi avec un certains amusement tes difficultés avec les filles.

- L'autre Azrine en était …

- La cause ? Non, je pense que c'était ce qui te poussait à comprendre car au départ tu t'en fichais des filles et de leurs sentiments. Il t'a surement poussé à comprendre mais maintenant qu'il est parti, je pense que tu seras totalement indifférent à cela.

- Sauf si je découvre à qui appartient l'odeur qui m'attire.

Dumbledore acquiesça. Il était heureux de voir Azrine se calmer et se rouvrir au monde qui l'entourait. Une autre partie de lui-même était sincèrement désolé pour Azrine car Tumter avait laisser un mot au directeur annonçant ce changement et du danger que cela changement représentait, mais le directeur ne l'avait pas cru.

Azrine Mogbleer sombra lorsqu'il comprendra le contre-coup des sentiments. Si jamais il perd le pouvoir d'aimer, notre monde est voué à l'échec. Je sais que la confiance n'est pas de mises à mon encontre mais je sais que l'Homme de bien que vous êtes ne laisseras pas Azrine sombrer.

Pour cela je vous conseille de vous entretenir avec les proches d'Azrine afin de vérifier qu'ils sont bien conscients de l'état d'esprit d'Azrine et qu'ils ne le prennent pas mal. Souvenez-vous de son père.

P.S : L'Armortentia est très pratique.

- Professeur. Mon père était comment ? Demanda Azrine en faisant sortir le directeur de ses pensées.

- Il te ressemblait beaucoup. La montée en puissance de Voldemort lui avait donné un but dans la vie. Il était très doué et appréciez même s'il était indifférent avec tout le monde. Lors de sa dernière année, il fut pris d'une motivation sans raison ayant pour but de stopper tout conflit dans l'école pour se concentrer sur Voldemort. La quasi-totalité des 5èmes années aux 7ème furent remis à leur place et ce fut l'année la plus calme de l'école mais aussi celle où il se fit détester. Il réussit tout de même à faire changer certaines mentalités, ce qui fut fort utile par la suite. Il me semble que tu lui ressemble en tout point même si ta mère t'a légué le plus précieux.

Face au visage interrogatif d'Azrine, Dumbledore esquissa un sourire.

- Sa gentillesse.

- Ha ? je suis gentil moi ?

- Tu acceptes de parler aux autres et de côtoyer les autres facilement.

- Certes et ?

- Adresser la parole à ton père pour une chose qu'il considérait sans importance était fortement déconseiller.

Azrine imagina très bien son père stupéfixier tous ceux qui lui disait bonjour ou lui posait une question stupide.

- Je vois. Personnellement je doute que les autres voudrons me parler encore avec la dispute.

- Ho je pense que oui, car une part de toi a besoin d'eux.

Le Gryffondor haussa les épaules. Il avait envie de ne plus les voir avant de parler à Dumbledore mais maintenant, ils lui manquaient un peu et regrettait même certains de ses mots d'hier soir. Ce sentiment lui était totalement inconnu mais il se doutait qu'avant il l'aurait compris.

- Je pense que j'ai besoin de temps pour remettre tout en place, dit Azrine.

- Ton séjour à l'infirmerie te permettra de le faire. Mme Pomfresh doit être furieuse que tu sois dans mon bureau à parler au lieu dans un lit à te reposer.

- On va finir par mettre un lit à mon nom, dit Azrine avec un faible sourire.

Le directeur pouffa et envisagea l'idée. Assisté par Dumbledore, Azrine fut conduis à l'infirmerie où il reçut les soins nécessaires.

Selon Mme Pomfresh, il avait passé 16 heures dans le froid. Son traitement était simple, du repos, du repos et du repos. Jamais Azrine passa autant de temps à dormir. Les rares moments où il était éveillé il était seul mais la pile de devoir, de cours et de cadeau augmentait à chacun de ses réveils.

Il passa le restant de la première semaine du mois d'Octobre à faire ça mais il n'était jamais réveillé lors des visites de ses amis, ce qui pour lui était un hasard très utile car il ne savait toujours pas comment réagir devant Ron et les filles.

Le vendredi, Mme Pomfresh lui annonça qu'il pourra sortir le lendemain matin pour la sortie à Près-Au-Lard et pour le club de duel qu'il supervisait. Lors de la pause du midi, il finissait le dernier devoir que lui avait apporté ses camarades et but la potion que lui prescrivait l'infirmière depuis quelques jours pour qu'il dorme d'un sommeil sans rêve.

Il ignora combien de temps il était resté endormis mais cette fois-ci il entendait des voix autour de lui, deux, mais surtout il comprit rapidement ce qui l'avait tiré de son sommeil, une odeur de fleur, la même que dans le bureau de Dumbledore. L'envie de découvrir qui c'était fut de plus en plus forte.

- Waaa ! crièrent les deux voix en voyant Azrine se redresser d'un coup.

Ignorant ce qu'il lui avait pris, Azrine regarda les deux personnes qui avait criées. Il fut assez surpris de voir Hassouna et Ginny se remettre de leur frayeur.

- Désolé, dit-il, mauvais rêve.

Les deux filles murmurèrent un faible « Pas grave ». Un silence s'installa entre eux, les deux fuyaient le regard d'Azrine mais ce dernier était plus occupé à déterminer laquelle portait le parfum mais Ginny l'interrompus dans ses recherches.

- Je suis désolée pour tout, dit-elle, on a tous …

- Je sais, coupa Azrine d'une voix calme. J'ai eu pas mal de temps pour comprendre votre ressentit.

- Ce qu'a dit Ron est un peu la façon brute, dit Hassouna timidement.

- On ne pense pas toute la même chose, expliqua Ginny, personnellement …

- Stop, coupa Azrine. Techniquement je me fiche de que vous ressentez. J'ai changé … c'est un peu …

- On sait, Dumbledore nous a prévenus, avoua Hassouna. Et je ne sais pas si c'est un bien ou un mal.

- Je ne saurais le dire moi-même. De plus je ne sais même pas quoi vous dire, de partir, de rester, de m'excuser, de me haïr …

Sans rien dire, Ginny s'approcha de lui et l'enlaça. L'odeur de fleur était celle de Ginny, rendant le câlin agréable et gênant.

- Je comprends ton attitude et je serais toujours là pour te soutenir, ce qui me rend triste n'as rien avoir avec toi, murmura Ginny, tout ce que je veux c'est que tu tues Voldemort et que tu puisses vivre en paix.

Elle déposa un bisou affectueux sur la joue de son ami et s'écarta. Les larmes coulaient sur ses joues. Azrine la retient et essuya ses larmes.

- Merci, si je peux quand même t'aider … dit le moi.

La rouquine eu un sourire avant de partir, laissant le couple seul.

- Je l'ai toujours sus, dit Hassouna.

- Hein ?

- Que sortir avec toi était un pari osé. Même si cela n'a pas était la vie de couple que j'espérais, j'étais heureuse mais je ne pense pas pouvoir continuer.

Azrine resta silencieux, il savait qu'Hassouna avait eu du mal à accepter de sortir avec lui.

- Je t'aime toujours, mais j'ai peur, trop peur. J'avais envie de te le dire cet été mais je n'ai pas trouvé le courage. Désolé que Ron ait interprétez mon malaise de travers mais j'aimerais redevenir ton amie, si j'y arrive.

Le jeune homme l'invita à s'approcher pour un câlin qu'elle accepta volontiers.

- Je suis désolé, murmura Azrine, mais je dois vaincre Voldemort avant d'espérer avoir la moindre relation. J'espère que tu me pardonneras un jour.

- Idiot, tu n'as rien à te faire pardonner.

L'étreinte dura un moment. Azrine était triste pour Hassouna mais savait que c'était un risque possible en sortant avec elle. Il ne pouvait lui dire qu'il ne ressentait plus rien à son sujet car cela ferait trop de dégât. C'était la partie qui a disparu qui l'aimait et ce n'était plus le cas.

- Ha, faut que Ginny m'explique comment elle fait, dit Hassouna en mettant fin à l'étreinte.

- Comment elle fait quoi ?

- Pour t'ouvrir. Dès qu'on arrive à éviter que tu te renferme tu redeviens l'Azrine que tout le monde aime mais on n'y arrivait pas depuis cet été.

- Je doute que ce soit aussi simple, dit Azrine, et d'où je me renferme ?

- Dès que tu peux, dit Hassouna avec un sourire. Tu ne t'en sois peut-être jamais rendu compte mais pour nous il existe deux Azrine, celui renfermé qui sort quand tu t'énerve ou que tu es sérieux et celui ouvert qui parle, rigole etc. Je ne sais pas ce que veut vraiment dire ce que nous as expliquer Dumbledore avec l'histoire de la partie d'un Azrine venant d'un autre univers car je m'en fiche un peu. L'Azrine que j'aime et que tout le monde apprécie est là et il possède deux facettes que j'aime et les autres aussi, même si 2 mois avec le côté renfermé fut assez lourd mais on t'aime quand même.

Peut-être qu'Hassouna avait raison à son sujet et que c'était aussi simple que ça mais ce n'était pas cette partie du discours de son amie qui l'avait marqué. Tout comme Ginny elle l'acceptait tel qu'il était même si elle préférait le voir rire, discuter avec les autres que passer son temps à s'entrainer.

- Je tenterais d'être plus ouvert, dit-il en appuyant le mot, quand je serais avec vous.

- Cool. Ha au fait, faudrait que tu voies Ron rapidement. Il s'en veut un peu, enfin beaucoup surtout depuis qu'on lui a dit ce que nous on ressentait. Il a un peu exagéré et généralisé, tu peux comprendre avec sa sœur qui ne va pas bien. Il a cru que c'était de ta faute.

- Je lui en parlerais … dire qu'après la dispute je voulais ne jamais vous revoir et me voilà à être soulagé d'entendre que vous ne me détestez pas … je suis vraiment compliqué.

- C'est ce qui te rend unique et adorable, dit Hassouna avec un franc sourire. Au fait, demain obligation de sortir à Près-Au-Lard avec nous.

- J'imagine que je n'ai pas le choix.

- Evidement que non ! Faut bien rattraper tes bêtises.

Tous deux rigolèrent un peu.

- Au fait c'est quoi l'odeur du parfum de Ginny ? interrogea Azrine.

- Pourquoi tu veux savoir ça ?

- Simple curiosité, prétendit le Gryffondor en restant hermétique.

C'est l'odeur des Roses-de-Lunes, une fleur assez populaire.

Azrine opina, content d'avoir mis un nom sur l'odeur qui l'attirait tant même s'il repoussa les conclusions qu'il pouvait en tirer.

Ce fut le premier soir de tout son séjour à l'infirmerie où il eut un réel appétit. Mme Pomfresh lui fit remarquer qu'il avait retrouvé le sourire lui faisant repenser à Ginny et Hassouna. Cette simple pensé l'empêcha de réprimer un large sourire ce qui fit pouffer l'infirmière. Peut-être était-ce cela l'amitié, avoir des personnes qui t'accepte telle que tu es et qui reste malgré les difficultés.