BOUH ! Avouez que vous vous attendiez pas DU TOUT à me voir aujourd'hui ! =D
Eh oui, je fais une petite visite surprise, en ce samedi de Pâques ^^ Attendez que j'vous explique. Ces derniers temps, j'ai remarqué que j'avais plus de temps le samedi que le dimanche. DONC ! J'me suis dit : « Eh mais attends… Est-ce que ça serait pas plus pratique si au lieu de poster mon chapitre le dimanche, je le postais le samedi ? =D » Illumination, et prise de décision. Dorénavant, mon jour de publication sera le samedi !
Brefouilles brefouilles, on passe au chapitre du jour. Je vous avais promis un chapitre plutôt long, mais j'ai finalement décidé de le couper en deux, ce qui fait qu'il fait une taille que nous qualifierons de raisonnable (un petit 2500 mots, ça vous va ?). Par contre, je vous préviens, je n'ai pas eu l'occasion de le relire énormément, et il est très probable que vous trouviez plus de fautes que d'habitude. Je m'en excuse d'avance... A part ça, je remercie comme à mon habitude mes revieuwes adorées Liliheaity et Torima Kenro !
Je vous souhaite une bonne lecture, vous rappelant au passage que One Piece ne m'appartient, mais que Pilou et les quelques personnages qui gravitent autour, si ^^
Expérience Inachevée.
Partie 3 : Envol et remerciements
Chapitre 22 : Echange et interactions
Un grincement sourd et sinistre résonne en écho dans le couloir. La lourde porte s'ouvre alors sur une pièce très sombre, d'où émane un courant d'air froid. Anton, toujours la main sur la poignée, prend appuie sur la canne que Mickaël lui a fabriquée et avance difficilement dans l'entrée de la pièce. Il s'arrête au bout de quelques pas et cherche à tâtons sur le mur l'interrupteur. Lorsqu'il le trouve enfin, il l'actionne, et trois lampes plafonnières se mettent à grésiller. La seconde suivant, la pièce est plongée dans la lumière, éblouissant les pirates restés sur le pas de la porte.
Anton se retourne vers eux et déclare, en ouvrant son bras libre :
- Et voici mon atelier !
Sur le pas de la porte, Mickaël, Justin, Edouard et la jeune fille ouvrent de grands yeux sur l'immense pièce, presque aussi grande que leur salon commun, remplie de bois, de meubles en construction, de quelques vieilles machines et de sciure.
Une petite créature humanoïde se glisse habilement entre leur jambes et Titouan rejoint son père dans la lumière.
- Viens voir Mazelle ! Viens voir comme c'est beau !
Les pirates ne se font pas prier pour entrer. Mickaël inspecte de son regard de professionnel les établis du tailleur, comparant avec son atelier pour tâcher de s'en inspirer. De leur côté, Justin et Edouard admirent les travaux déjà réalisés et apprécient la précision et la beauté des différents meubles et objets de décoration. La jeune fille est quant à elle totalement bouche-bée de découvrir ce si grand espace. Tout l'émerveille dans cet atelier. Les outils, les établis, les meubles, les poutres de bois… Elle garde ses deux immenses billes grandes ouvertes d'étonnement et d'admiration
- Ça t'fatigue pas trop les yeux de bosser uniquement à la lumière artificielle ? demande Mickaël en se tournant vers Anton.
- Ah mais j'ai de grandes baies vitrées également ! Tiens, Titouan mon grand tu veux bien aller ouvrir les volets ?
Le petit garçon ne se fait pas prier, trop heureux de pouvoir aider son père. Il ouvre le premier volet avec énergie, illuminant l'atelier de la lumière du jour. Le deuxième volet semble cependant beaucoup plus dur à monter, et le petit garçon fatigue vite…
C'est alors que deux gros bras lui viennent en aide. Il lève la tête et croise le regard d'Edouard qui lui sourit joyeusement.
- Un coup d'main p'tit gars ?
L'enfant n'ose rien répondre, trop impressionné par le pirate qui ouvre le volet en une fraction de seconde. Il fait de même avec le dernier volet sous les grands yeux ronds du petit garçon, et se retourne pour regarder la pièce d'un œil nouveau.
- C'est vrai qu'il en a d'la gueule ct'atelier ! C'est pas un truc de faiblard !
- Edouard… le gronde gentiment Justin. Tu pourrais adapter ton vocabulaire à ton public, tu sais… Y a un gamin de 4 ans qui t'écoutes, j'te signale !
Le gamin en question sourit légèrement à cette déclaration, et Edouard proteste.
- Mais… J'ai rien dit de mal !
Justin roule des yeux et Titouan se met à rire doucement. La jeune fille s'approche alors de lui, le sourire aux lèvres.
- Pourquoi tu rigoles ? s'étonne-t-elle.
- Pour rien… répond mystérieusement le petit garçon. Dis, il te plait l'atelier ?
- Oh oui alors ! Il est super grand ! Et y a pleins d'outils fascinants !
Elle se remet à déambuler entre les étagères, les yeux remplis d'étoiles. Un peu plus loin, Mickaël s'exclame.
- Whooo tu fais même des armes ?
Anton approuve.
- Oui, principalement des couteaux, des dagues… Quelques arcs aussi mais ça se vend peu. Sinon, tout ce qui a un manche en bois, donc les haches, les lances…
- Mais tu travailles l'acier aussi ?
- Disons que je m'y suis mis récemment.
Le quarantenaire s'assoit sur un tabouret près du pirate pour se reposer un peu pendant que ce dernier inspecte avec admiration la dague qu'il tient dans sa main.
- Tu pourrais m'apprendre ?
- Ecoute gamin, si ça t'chante oui pas de problème !
Mickaël n'a pas le temps de tiquer à l'entente du mot « gamin », la jeune fille intervient avant lui.
- Oh moi aussi je veux apprendre !
Anton fronce les sourcils.
- Tu serais pas un peu trop jeune pour apprendre ce genre de chose, toi, dis voir ?
La jeune fille tord ses lèvres. Il marque un point. Elle lance un regard implorant vers Mickaël, mais n'y trouve aucun soutient.
- Le vieux à raison, Petite. Mais t'inquiète pas, quand tu seras plus grande tu pourras toujours me demander ! S'il me montre comment faire, je pourrai très certainement te montrer à mon tour !
La jeune fille est un peu déçue, mais se résout à se satisfaire de ça pour le moment. En attendant, elle continue de se promener entre les établis, aux côté de Titouan qui est fier de pouvoir lui apprendre les quelques noms d'outils qu'il connaît.
C'est alors qu'une petite tête passe par l'encadrement de la porte.
- Demoiselle ? Titouan ? Vous êtes là ?
La jeune fille se tourne vers la petite voix et sourit à Baptiste qui entre à petits pas dans la pièce, un peu impressionné par le grand pirate qui tient une dague dans sa main.
- Coucou Batis ! le salue la jeune fille. Tu nous cherchais ?
Le jeune garçon sourit en apercevant son frère et la jeune fille, et les rejoint en évitant les étagères et les morceaux de bois qui trainent au sol. Il a encore un peu de mal à se faire à sa vision monoculaire, et peine à s'orienter et à estimer les distances. En arrivant près de la jeune fille, son pied heurte une poutre au sol et il manque de tomber en avant. La petite poupée tend les bras par réflexe, bien qu'elle encore soit trop loin pour le rattraper, mais c'est finalement Justin qui intercepte le garçon dans sa chute, lui évitant une mauvaise rencontre avec le sol.
- Attention mon garçon, y a des trucs qui trainent un peu partout par terre ici. Ce serait bête de se blesser à nouveau !
Baptiste approuve vivement du chef. Il s'est fait un peu peur en tombant en avant, et il ne sait pas trop comment se comporter face au pirate qui vient de lui éviter une mauvaise chute. Heureusement, il est vite rejoint par son frère et la jeune fille.
- Batis tout va bien ?
Elle pose sur lui de grands yeux inquiets, et il répond par un immense sourire.
- Oui, ça va. Comme dit souvent maman, y a eu plus de peur que de mal.
Justin sourit à son tour et lui tapote affectueusement le crâne.
- C'est un bon état d'esprit ça. T'iras loin dans la vie toi.
Le garçon sourit et recentre son attention sur la jeune fille.
- Maman elle veut savoir ce que tu veux manger ce midi, explique-t-il.
- Oh… Euh… Je sais pas trop…
La jeune fille réfléchit un instant, puis ses yeux se mettent à briller lorsqu'elle repense à la salade de crudité absolument succulente que Sébastien surnomme la « salade-spéciale-du-beau-temps ». C'est alors qu'elle se souvient que pour réaliser cette salade, il faut des légumes qu'on ne trouve que sur les îles où il fait chaud, et elle fait une petite moue déçue. En face d'elle, Baptiste n'a pas tout compris. N'étant pas dans sa tête, il l'a simplement vu passer d'une expression de plaisir total à une grimace de déception en une fraction de seconde. Il penche la tête en signe d'incompréhension.
- Bon, déclare la jeune fille. On va aller voir Sep pour lui demander ce qu'on peut faire.
Elle se dirige alors d'un pas décidé vers la sortie. Derrière elle, les deux enfants échangent un regard intrigué, et se dépêchent de la rejoindre dans le couloir.
…
- Et donc, mon problème, c'est que j'ai quand même vraiment très envie de manger ta « salade-spéciale-du-beau-temps ».
Sébastien regarde la jeune fille avec des yeux de merlan frit. Il était plongé dans une discussion passionnante avec Gustave sur les poissons de la région lorsque la jeune fille l'a interrompu.
- Pilou, je t'ai pas suivi là… Ça n'a pas de sens ce que tu dis.
- Ben non, je sais bien, approuve la jeune fille. Parce que pour faire une « salade-spéciale-du-beau-temps » il faut des légumes qu'on trouve que sur les îles où il fait beau temps, donc évidemment ça n'a pas de sens !
- Mais ce n'est pas de ça dont il s'agit ! désespère Sébastien. C'est juste que tu débarques comme ça et tu commences ta phrase par « et donc » ! Comment veux-tu qu'on te suive ?
- Mais c'est parce que ma maman elle veut savoir ce qu'elle veut manger ce midi ! tente d'expliquer Titouan pour aider la jeune fille.
- Et le problème, c'est que j'ai même vraiment très très très envie de manger une « salade-spéciale-du-beau-temps » !
Un silence passe, tel un fantôme dans les yeux de Sébastien, qui finit par secouer la tête d'incompréhension.
- Dites, on pourrait reprendre depuis le début, vous m'avez perdu là.
La jeune fille soupire alors que Gustave rigole dans sa moustache. Pour régler les problèmes de communication, Baptiste explique calmement :
- Maman voulait savoir ce que Demoiselle voulait manger ce midi, commence-t-il.
- Ouais, jusque-là, ça va, j'ai suivi.
- Et moi je voulais vraiment, mais alors vraiment beaucoup, manger une-
- « Salade-spéciale-du-beau-temps » oui ! Ça j'ai compris.
- Mais c'est pas possible ! renchérit la jeune fille. Parce que ici on pourra jamais trouver les légumes qui vont bien ! Hein que j'ai raison !
- Oui, oui t'as raison, j'ai jamais dit le contraire ! se défend Sébastien.
Comme un nouveau silence s'installe, le cuisinier demande :
- Et tu es venu me voir juste pour ça ?
- Ben non évidemment, répond la jeune fille du tac-au-tac. Je voulais savoir si y avait pas moyen que tu cuisines un truc trop bon quand même.
- Ah, c'est donc de cela qu'il s'agit, comprend enfin Sébastien. Bon, tu sais quoi, vous allez venir avec moi, on va aller voir Sajia, et on va réfléchir ensemble à ce qu'on pourrait préparer.
La proposition est approuvée à l'unanimité et les trois enfants suivent le pirate jusque dans la cuisine.
- Eh, dis Sep ! Je pourra vous aider ?
A l'entente de cette faute de conjugaison, Baptiste brûle d'envie de corriger la jeune fille. Mais il n'ose pas trop le faire devant le pirate. Alors il tord simplement ses lèvres en la regardant fixement. C'est finalement le pirate lui-même qui se chargera de la corriger.
- On dit « je pourrai », Petite. Et oui, si tu veux, pourquoi pas !
- Oh moi aussi je veux aider ! s'exclame alors le petit Titouan.
- Oui, moi aussi ! renchérit Baptiste.
- Eh bien vous demanderez à votre mère, mais je pense qu'elle sera d'accord !
- D'accord pour quoi ? demande Sajia en les voyant arriver dans la cuisine.
Titouan vient enserrer les jambes de sa mère.
- Dis maman, on peut vous aider à faire le mangeeeer ?
- Bien sûr, mais pourquoi « vous » ?
Sébastien s'appuie sur la table dans un sourire un peu gêné.
- C'est-à-dire que Pilou aimerait que je cuisine un truc bon. Alors j'me suis dit qu'on pourrait p'têt voir ça ensemble.
Sajia sourit.
- Je vois, je vois. Je vous en prie, vous pouvez jeter un œil à ce que j'ai en réserve. Il y a pas mal de produits locaux. Vous devriez trouver votre bonheur.
Sébastien inspecte les différents placards en songeant que c'est vraiment étrange de se faire vouvoyer.
- Oh, Sep ! s'exclame la jeune fille derrière lui. Y faut aussi absolument que tu prennes la recette des plats que Sazia elle a cuisiné quand vous étiez pas là ! Parce que ils étaient vraiment troooooop trop bon !
Le pirate lui jette un regard interrogateur, pour en savoir plus sur lesdites recettes, mais c'est finalement Sajia elle-même qui demande :
- Les plats que j'ai préparé le midi où tu as mangé avec nous ?
La jeune fille approuve vivement et la mère se tourne vers ses tiroirs.
- Dans ce cas, je dois avoir les recettes dans ce livre-là.
Elle sort un gros bouquin d'où dépassent de nombreux papiers et Sébastien délaisse les placards pour se pencher vers l'objet.
- C'était quoi comme plat ?
- Une viande en sauce préparée avec des épices d'ici, et des légumes locaux cuits de manière traditionnelle. C'est un plat assez courant par chez nous.
Elle montre la recette au cuisinier qui lève ses sourcils au fil de sa lecture.
- En tout cas, ça a l'air rudement bon !
La jeune femme sourit et Sébastien appelle Samuel, installé au salon. L'interpelé relève le nez de la partie de puissance 4 qu'il dispute contre Jules sous le regard amusé d'Anny.
- Ouais qu'ess'tu veux ?
- Tu dois bien avoir du papier avec toi, non ?
- Si bien sûr ! Tu veux que j't'en apporte ?
- Ouais, avec un crayon s'teu plaît !
Le jeune homme s'exécute et apporte au cuisinier papier et crayon.
- Merci mec, t'es un amour ! déclare Sébastien sur un ton surjoué.
- Je t'en prie mon sucre-d'orge, tout le plaisir est pour moi… lui répond Samuel sur le même ton.
- Gaffe à c'que tu dis, mec ! lui crie Jules du salon. Maxou pourrait être jaloux !
Les hommes partent à rire, sous le regard étonné de Sajia.
Assise à la table, la jeune fille n'a pas perdu une miette de cet échange. Elle sourit. Cette complicité, cette ambiance joviale, ces gestes du quotidien, ces blagues foireuses, ces mots banals et ces hommes attachants… Les retrouver fait naître en elle une bouffé de sérénité. Dans la maison, c'est vrai, il n'y plus vraiment cet ordre parfait. Quelque chose a été brisé lors de l'attaque de l'avant-veille. Mais depuis l'arrivée des Hearts, c'est comme si ce déséquilibre avait été rafistolé. Ce n'est pas parfait, et il faudra du temps pour que le calme apaisant et l'ordre ne reviennent. Mais en attendant, elle a retrouvé sa place. Et rien que pour cela, elle est heureuse.
- Voilà, c'est noté ! s'exclame Sébastien. Et au vue de ce que j'ai pu recensé dans le frigo et la réserve, j'ai une petite idée de ce qu'on va pouvoir faire à manger ce midi…
Ils plissent les yeux dans une expression malicieuse et les enfants tournent leurs trois têtes vers lui, des étoiles pleins les yeux, prêts à aider du mieux qu'ils peuvent. Si le plat à la fin en vaut la chandelle, ils pourraient bien déplacer des montagnes…
NdK Et voilà ! C'est fini pour aujourd'hui ! Vous aurez la suite la semaine prochaine, si j'ai le temps de l'écrire (et je ferais tout pour que ce soit le cas ^^) et en attendant, je vous souhaite un bien agréable week-end de Pâques ! :)
Au plaisir !
