Bonjour les gens,
Voici l'avant dernier chapitre de cette histoire, j'espère que vous aimerez.
Merci à ceux qui prennent le temps de me laisser un com, ça me fait très plaisir (je pense à Kain notamment)
Vous souhaitant une bonne lecture
Votre bien dévouée,
Ma compagne était restée silencieuse durant tout le trajet nous conduisant à Voltera, se contentant de garder sa main crispée dans la mienne. Je pouvais imaginer ce qui se passer dans son esprit, ce qui ne devait pas être bien différent de ce qui se passait dans le mien, passant encore et encore les tortures que l'enfoiré allait devoir supporter.
Une seule chose dans les propos d'Alice m'avait cependant apporté un certain soulagement, Aro lui-même aurait fini par le tuer. Connaissant le profond attachement qu'il avait pour ses frères, je ne pouvais que me réjouir en sachant qu'il n'aurait pas hésité.
Alors que je garais la voiture dans une petite ruelle proche du château, je déviais mon regard pour scruter celui de ma compagne qui avait commencé à grogner bas. J'effleurais doucement sa joue du dos de ma main et elle tourna la tête vers moi, fermant les yeux l'espace d'une seconde pour se calmer.
- J'ai soif, siffla-t-elle
Je souriais en hochant la tête et lui fis signe de sortir de la voiture. Nous pénétrions dans les jardins du château pour rejoindre l'entrée, mais au lieu de nous diriger de suite dans la direction de la salle du trône, nous dévions vers les cachots pour la nourrir, d'ailleurs, je devais bien avouer que j'avais moi-même besoin de boire, ma colère ayant épuisée toute énergie.
Le garde gardant les lieux me reconnu de suite, il baissa légèrement la tête en signe de respect et ouvrit la porte pour nous. Isabella n'attendit pas qu'il ouvre l'une des portes des cachots, elle arracha littéralement l'une d'elle pour sauter sur un homme, vidant la vie hors de lui si vite que je ne pus m'empêcher de me sentir allumé. Elle passa directement à celui qui se tenait dans la même cellule tentant inutilement de reculer et lui empoigna violemment les cheveux.
- Nourris-toi avec moi, souffla-t-elle les lèvres rougis par le sang
Sans hésiter, je bondissais pour enfoncer les dents dans la jugulaire et me nourrissais avec elle, sans la lâcher ses yeux qui brûlaient d'une étrange intensité. Je pouvais à présent entrevoir le monstre qui avait prit le contrôle durant des mois, l'excitation, la sauvagerie suintant de tous les pores de sa peau. Dès qu'il fut vidé, elle laissa son corps retomber lourdement sur le sol et empoigna ma chemise pour m'embrasser violemment. A cet instant, je fus plus que ravis de l'état dans lequel elle se trouvait, parce que j'étais dans le même et qu'elle était foutrement excitante.
Elle se détacha de mes lèvres et me scruta un moment
- Je suis toujours là, mon compagnon, m'assura-t-elle en grognant
J'étirais un léger sourire, heureux en prenant conscience que sa bête se sentait obligée de me rassurer. Je levais la main pour caresser doucement son visage.
- Je sais, chérie. Je te trouve juste incroyablement bandante
Me rendant mon sourire, elle m'embrassa de nouveau sauvagement toute en caressant mon excitation en murmurant un « plus tard », puis me prit la main pour m'entraîner à l'extérieur des cachots. Nous longions tranquillement les couloirs sans nous soucier des gardes que nous rencontrions, et je l'entendis reprendre son grognement à mesure que nous nous rapprochions de notre but. Elle se tourna brusquement vers moi et son regard changea du tout au tout durant un instant.
- S'il te plaît... laisse-moi faire, me pria-t-elle à la limite du désespoir. J'ai besoin de... j'ai besoin...
- Je sais, ma compagne, lui assurais-je. Je me chargerais de gérer les gardes
Elle hocha la tête et reprit sa marche. Je comprenais son désir, son besoin et je n'allais pas lui gâcher sa vengeance, d'ailleurs voir ce parasite mourir des mains de celle qu'il désirait mais m'appartenait ne faisait qu'attiser d'avantage mon plaisir. J'espérais juste que les gardes n'auraient pas la mauvaise idée de s'interposer ou qu'Aro aurait la présence d'esprit de les retenir. J'espérais également que Marcus et sa nouvelle compagne n'étaient pas là.
Enfin, nous arrivions devant les larges portes, la petite humaine derrière son bureau fronça les sourcils en nous remarquant, je lui fis signe de rester à sa place si elle voulait garder son cou intact, j'étais persuadé que dans l'état actuelle des choses, ma compagne n'hésiterait pas à se faire plaisir, même en sachant qu'Aro avait décidé de transformer l'humaine dans un futur proche. Loin d'être stupide, celle-ci hocha la tête et ne bougea pas d'un pouce. Elle connaissait notre nature et savait exactement quelle attitude adopter face à un vampire enragé. De toute façon, à part rester immobile, il n'y avait pas grand chose à faire.
Reportant mon attention sur ma compagne, je la vis scruter curieusement les grandes portes devant elle, immobile.
- Chérie ? L'appelais-je doucement
Elle se tourna vers moi, le visage enragé illustrant parfaitement les émotions qu'elle me renvoyait.
- Je ne veux pas le tuer trop vite, grommela-t-elle en grinçant des dents
Je hochais la tête dans la compréhension
- Ne t'inquiète pas chérie, la rassurais-je, je vais faire en sorte que notre petite séance se prolonge autant que possible
Avec ça, elle poussa enfin les portes devant elle, je n'étais pas surpris de ne voir aucune surprise sur les visages des vampires dans la salle, tous avaient sentis notre présence, en revanche, ils nous scrutaient tous curieusement. Aro et Cauis étaient visiblement occupés à discuter d'une quelconque affaire, tranquillement installé autour d'une table et je fus soulagé de constater que Marcus n'était pas là.
- Garett ! S'exclame Aro en s'approchant prudemment
Je l'arrêtais d'un geste et concentra mon attention sur Cauis qui à présent ne pouvait plus me cacher les émotions écœurantes qu'il ressentait alors que son regard voyageait de ma compagne à moi. Apparemment, il était déçu de nous voir de nouveau réuni.
Isabella lâcha ma main et reporta furtivement son regard sur Aro
- Je ne veux pas te faire de mal, grogna-t-elle rageusement. Recule s'il te plaît
Aro fronça les sourcils sans comprendre, mais fit quelques pas en arrière
- Mon enfant, commença-t-il tristement. Je suis désolé pour tout ce qui s'est...
- Recule ! Hurla-t-elle
Celui-ci cligna des yeux en prenant de nouveau quelques pas en arrière. Le regard de ma compagne se reporta alors sur Cauis qui observait la scène en silence, mais je pouvais sentir la crainte se rependre en lui comme une traînée de poudre alors qu'Isabella s'approchait lentement de lui.
- Comment as-tu pu ? Siffla-t-elle en tentant de garder le contrôle de sa rage
- De quoi...
Elle ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase que celui-ci se retrouva projeté de l'autre côté de la salle sous les yeux ébahis d'Aro et des gardes qui nous entouraient. Jane prit de suite un pas vers elle mais je bondissais de suite derrière elle.
- Je te conseil de rester tranquille si tu tiens à ta tête, la menaçais-je en murmurant doucement contre son oreille
Aro parut enfin reprendre contenance alors qu'il regardait son frère se relever en grognant rageusement. Je fus plus que surpris lorsqu'il traqua vers Cauis comme s'il venait brusquement de prendre conscience de quelque chose. Il se planta devant son frère apparemment tout aussi énervé que lui.
- Qu'as-tu fait ? Siffla-t-il
- Je ne suis pas un de tes sous-fifres, Aro ! Rétorqua Cauis avant de reporter son regard sur les gardes autour de nous. Qu'attendez-vous ? Elle vient de m'attaquer !
Aro bondit devant son frère et passa rapidement son regard sur les gardes
- Dehors !
La seconde suivante, tous les gardes avaient quitté la pièce, nous laissant tous les quatre sans se faire prier. Cauis avait beau porter le même titre que son frère, Aro était le leader, celui à qui les gardes avaient prêté allégeance.
Ma compagne quand à elle n'avait pas bougée d'un pouce, elle se tenait droite, immobile et toujours enragée, je l'aidais cependant à se contrôler, sans cela j'étais sur que Cauis serait déjà mort.
- Ta main ! Grogna brusquement Aro en tendant la sienne vers son frère.
Cauis recula d'un pas et passa son regard autour de la pièce, cherchant apparemment un moyen de s'échapper. Remarquant cela, ma compagne apparut devant lui pour lui assener un coup de poing qui le cloua au sol. Tremblante, elle empoigna sa chevelure et le traîna sans ménagement jusqu'à Aro qui s'empara alors lui-même de la main de son frère.
Celui-ci se statufia tendit qu'il lisait les souvenirs récents dans l'esprit de son frère. Avant même qu'il n'en sorte, je fus happer par des vagues de dégoûts, de déception, de colère et de tristesse. Aro lâcha la main de son frère comme si elle venait de le brûler et recula décontenancé et écœuré par ce qu'il venait de voir.
- Comment as-tu pu faire une chose pareille ? Lui demanda-t-il. Toi, mieux que quiconque connaît la peine qu'engendre la perdre d'un compagnon
Cauis que ma compagne avait libéré de sa poigne se redressa le visage fou et les émotions à la limite de l'hystérie.
- Je m'en suis remis ! S'écria-t-il. Elle en fera de même !
- Parce que tu crois ce fantasme toujours possible ? S'indigna Aro en scrutant son frère comme s'il était fou
- Je prends ce que je veux ! Rétorqua son frère. Je...
Isabella se jeta violemment sur lui, le frappant si fort qu'il traversa de nouveau la pièce pour s'écraser sur l'une des colonnes de béton qui ornait la pièce
- Sale petite ordure ! Siffla-t-elle en traquant lentement vers lui. Comment as-tu osé profiter de ma souffrance pour réaliser ton fantasme délirant ? Durant des mois je n'ai fais que réclamer ma mort, me demandant pourquoi tout le monde semblait finir par me quitter, me demandant ce qui n'allait pas chez moi pour que celui que je croyais être mon compagnon me rejette de la sorte !
Je ne pus m'empêcher de baisser les yeux en écoutant ses mots, plus honteux encore que je ne l'avais été jusqu'ici. Je savais qu'elle avait prit le blâme sur elle, mais écouter ses plaintes me briser le cœur.
Lorsqu'elle arriva devant Cauis, son pied se connecta avec son visage, le faisant atterrir violemment sur l'un des fauteuils derrière lui.
- Et le pire, continua-t-elle de plus en plus enragée, c'est que tu as osé en profiter pour me mettre dans ton lit, je ne peux même pas trouver les mots pour décrire le dégoût...
- Mon enfant, l'interpella soudainement Aro, vous n'avez pas couché ensemble...
Isabella s'arrêta net dans son élan pour reporter tout comme moi son attention sur Aro, cherchant toute trace de mensonge sur son visage.
- Mais... je me souviens l'avoir laissé m'embrasser... et... et après j'étais nu sur son lit
- C'est ce qu'il a voulu te faire croire, souffla tristement Aro qui se laissa lourdement tombé sur les marches derrière lui. Mais dès qu'il t'a embrassé tu l'as repoussé, affirmant que tu étais incapable de trahir Garett de la sorte... lorsqu'il... il a rétorqué que Garett ne se gênait sans doute pas pour prendre du plaisir avec sa nouvelle compagne, tu as commencé à pleurer, choqué par ses paroles, tu es resté immobile durant plusieurs jours et il en a profité pour te déshabiller et te laisser sur son lit...
Malgré le soulagement en apprenant que ce porc n'avait pas eu ce qu'il voulait, je devins à mon tour enragé et bondissais à mon tour pour me planter entre Cauis et ma compagne, visiblement choqué tout autant que soulagée par la nouvelle.
J'empoignais fermement le cou de cette crevure en le serrant si fort que j'entendis un craquement qui le fit hurler. Je laissais mon pouvoir lécher sa peau, profitant de ses cris d'agonie alors que j'électrocutais tout con corps en y mettant toute ma puissance.
- Putain de parasite ! Grondais-je en balançant son corps au pied de ma compagne
Celle-ci était toujours immobile frottant furieusement sa poitrine, mais elle parut se reprendre brusquement lorsque ses yeux se posèrent sur le visage douloureux de Cauis qui tremblait toujours. Il tenta de se reculer à mesure que ma compagne s'avançait vers lui, la colère ayant été remplacée par la crainte.
- Aro ! Appela-t-il. Tu ne vas pas la laisser faire ?
- Tu as été trop loin, mon frère, se contenta de répondre Aro en secouant tristement la tête
Enragée, Isabella bondit sur lui pour s'emparer de l'un de ses bras qu'elle arracha d'un coup sec pour le balancer derrière elle, alors que je restais immobile, profitant joyeusement du spectacle. Elle en fit de même avec l'autre, puis ses jambes.
- Je devrais te laisser vivre ainsi des années durant pour te punir, mais je ne suis pas aussi cruelle que toi, souffla-t-elle avant d'arracher sa tête
Je ne perdais pas de temps et m'emparai de mon briquet pour brûler son corps, puis je me glissais derrière ma compagne, collant mon torse contre son dos, tendis que nous scrutions l'objet de notre malheur disparaître dans les flammes.
